Archive pour mai, 2011

Tunisie: le blogueur Slim Amamou démissionne du gouvernement

slim.jpgUn cyberdissident très actif sous le régime Ben Ali, emprisonné pendant la « révolution du jasmin », Slim Amamou, a démissionné de son poste de secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports au sein du gouvernement tunisien de transition, a-t-il annoncé lundi soir sur Twitter. « Je confirme, j’ai démissionné. Il ne reste plus que les formalités administratives », affirme le blogueur et militant de la liberté d’expression, très connu en Tunisie.

M. Amamou avait annoncé plus tôt lundi son intention de quitter le gouvernement, dans un entretien à la radio tunisienne Express FM, en estimant que sa mission au sein du gouvernement était terminée.

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Le chef de sûreté de wilaya de Tizi-Ouzou aurait démissionné

lapolice.pngInstallé il y a un mois (11 avril) à la tête de la Sûreté de wilaya de Tizi-Ouzou, Moussa Bellabes aurait démissionné de son poste hier . Et pour cause, après la campagne menée ces derniers jours contre le commerce illicite dans la ville de Tizi-Ouzou, la police a procédé à l’arrestation de plusieurs jeunes délinquants. Alors que les citoyens ont salué l’action des services de Moussa Belabas, le juge près le tribunal de Tizi-Ouzou n’a pas trouvé mieux que d’ordonner la libération de délinquants connus. La libération de ces voyous a provoqué l’ire du chef de sûreté de wilaya de Tizi-Ouzou qui aurait déposé sa démission. El Mouhtarem

Lâché par les services de Toufik ? Sadi s’en prend au DRS !

sadi.jpgLâché depuis quelques temps par les services du général major Mohamed Mediene, le président du RCD, Said Sadi ne rate aucune occasion pour s’attaquer au DRS. Dans un  entretien accordé au journal électronique arabe, Elaph, paru aujourd’hui, le président du RCD a affirmé que Bouteflika et le DRS partagent la conviction que, faute de pouvoir perpétuer le parti unique, il faut impérativement couler le pays dans la pensée unique.

Répondant à une question sur la dissolution du Parlement, Said Sadi a indiqué qu’il ne sert à rien de dissoudre le Parlement si c’est le DRS et Bouteflika qui organisent les élections suivantes. Sur la nature du pouvoir algérien, le chef du RCD a déclaré qu’il faut toujours avoir à l’esprit que le pouvoir en Algérie est structuré et contrôlé par le DRS. 

Interrogé sur l’inefficacité des partis politiques et leur discrédit, Sadi a déclaré: «On censure l’opposition et le DRS laisse courir la rumeur que les partis démocratiques sont inaudibles». Et d’ajouter : «On bourre les urnes dans toutes les élections et le même DRS sort sa propagande martelant que le citoyen ne vote pas par ce que la classe politique est discréditée». Pour rappel, il ya quelques mois, Said Sadi a rencontré le général Toufik pour se plaindre du président Abdelaziz Bouteflika. El Mouhtarem

Laghouat: Un militant de la LADDH devant la justice !

laddh.jpgOmar Farouk Slimani, membre du bureau de la LADDH de la wilaya de Laghouat doit comparaitre devant le tribunal de la même wilaya le mardi 24 mai 2011. Farouk est poursuivi pour le délit d’attroupement non armé, agression avec violence sur les agents de la force publique selon les articles 98 et 148 du Code pénal.
Le jeune Farouk a été arrêté lors d’un contrôle d’identité le vendredi 7 janvier 2010, au moment des émeutes de la jeunesse qui ont touché l’ensemble du territoire national début janvier 2011. Le gendarme qui l’avait interpellé, l’avait conduit dans les locaux de la gendarmerie de la ville après avoir vu que Farouk était en possession d’une carte d’adhésion de la LADDH. Farouk sera libéré après 48 heures de garde à vue et une présentation devant le juge d’instruction.

Cinq mois après sa mésaventure, Farouk découvre qu’il est poursuivi en justice avec vingt autres jeunes arrêtés lors de ces événements. La LADDH s’interroge sur la nature de ce procès alors même qu’il était évident que Farouk a été arrêté seule, loin des événements, et sa qualité de militant de la LADDH a été dument prouvée.

Elle s’interroge aussi sur la poursuite de l’action judiciaire contre des jeunes arrêtés lors des événements de janvier dernier et cela en contradiction avec l’annonce faite par le Président de la république lors d’un conseil des ministre tenu en février dernier, concernant l’abondant des poursuites judiciaires contre les jeunes poursuivis pour leur participation aux émeutes de janvier.

La LADDH suivra de très près le déroulement de ce procès.

Bensalah reçoit Louisa Hanoune et deux militants du RND

scoutsalgrie.jpgAu troisième jour des consultations politiques, Abdelkader Bensalah reçoit la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT) Mme Louisa Hanoune, le président des Scouts Musulmans algériens (SMA), Nouredinne Benbraham (deux fois député du RND, le parti de Bensalah) et le secrétaire général de l’Organisation des enfants de Moudjahidine (ONEM), Khalfa Mbarek, ancien membre du bureau du RND. El Mouhtarem  

L’ambassade de Syrie à Alger menace les manifestants

syrie.jpgLes services de l’ambassade de Syrie à Alger ont menacé d’arrêter les Syriens ayant participé au rassemblement devant leur ambassade. Le porte-parole de la commission de soutien aux revendications du peuple syrien à Alger, l’avocat Adnane Bouche, a déclaré à une agence de presse que «l’ambassadeur de Syrie à Alger a menacé les manifestants d’interdiction de retourner en Syrie». El Mouhtarem  

 

Tizi-Ouzou: 64 enlèvements enregistrés depuis 2006

kid.jpgLa wilaya de Tizi-Ouzou enregistre 64 victimes d’enlèvement depuis 2006, a affrimé le président de l’APW de Tizi-Ouzou à l’Expression.  Pour déterminer les tenants et les aboutissants de cette situation, sévissant dans la région, le P/ APW a appelé les services de sécurité à faire des enquêtes et des investigations. Il a également interpellé les pouvoirs publics à assumer leurs responsabilités et agir pour mettre un terme à cette situation d’insécurité, devenue le quotidien des citoyens. El Mouhtarem

Ghozali lance un appel au pouvoir apparent et le pouvoir caché pour aller vers des réformes véritables

ghozali.jpgL’ancien chef du gouvernement, Sid Ahmed Ghozali, a indiqué dimanche à Alger que les consultations nationales sur les réformes politiques, entamées samedi, engageaient “l’avenir du pays” qu’il faut appréhender en tenant compte, selon lui, d’une analyse “objective” de la situation actuelle du pays et de la région (…) Selon Ghozali, faire face à ces défis ne passe pas uniquement par un changement des lois, notamment la Loi fondamentale (Constitution), d’autant plus, a-t-il dit, que “ces lois ne sont pas respectées, dans leur contenu, depuis des décennies”.

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Priorité à l’amendement de la Constitution (Soltani)

aboujarasoltani.jpg« Au MSP, on a revu, dans la forme, l’ordre des priorités des réformes politiques en proposant, en premier, l’amendement de la Constitution du fait de son caractère de Loi fondamentale du pays, avant tout autre texte de loi », a déclaré Soltani, à l’issue de sa rencontre avec les membres de l’Instance de consultations sur les réformes politiques.

« Le MSP milite pour l’institution d’un système parlementaire où les délibérations, la gouvernance et la gestion des finances publiques devraient relever des élus du peuple, lesquels seront issus d’un vote transparent, propre et intègre », rapporte l’APS.


Hocine Aït Ahmed

haa3.jpgPar Hamid Grine « Liberté »

En ce mois de mars 1999, ce n’est pas sans émotion que j’allais interviewer Hocine AÏt Ahmed. Dame ! c’est l’un des chefs historiques du FLN, le chef du commando qui a attaqué la poste d’Oran, l’homme qui a défié Ben Bella, l’homme qui a participé à la libération de l’Algérie en demeurant à l’indépendance ce qu’il a toujours été : un démocrate rebelle qui se cabre devant toute injustice et toute forme d’oppression des libertés civiques et politiques. 

Le septuagénaire que j’avais vu pour les besoins d’un hebdomadaire étranger avait toujours bon pied, bon œil avec ce sourire franc qui lui a valu bien des amitiés et dont l’absence lui a valu bien d’inimitiés, car voilà Aït Ahmed ne sait pas faire semblant. Durant près de deux heures, il répondit à nos questions. Avec une hauteur de vue et une franchise exceptionnelle. Il voulait bien croire à ses chances sans trop d’illusions, il faut le préciser, mais ce qui l’intéressait vraiment ce n’était pas son élection, mais le sort de l’Algérie, mais la paix en Algérie, mais les conditions de vie de ces Algériens pour lesquels il a défié le colonialisme dès l’âge de 16 ans, subi sa  prison. Il subira aussi celle de l’Algérie indépendante. Indépendante pour une caste dont le peuple restait dépendant. Et Aït Ahmed s’insurgeait contre cette caste qui voulait instaurer une dictature fermant le champ politique à tous les démocrates qui militaient pour une Algérie ouverte au pluralisme politique. J’ai très vite compris que son problème est de même nature que celui de Abane Ramdane et Ferhat Abbas : il avait trop de culture et moins de flexibilité que les autres. Tel est le drame des intellectuels dont l’intelligence est souvent un handicap face à la ruse de ceux qui n’ont pas leur bagage. Les uns regardent haut. Les autres frappent bas. Je veux dire les frappent bas. Là où il y a du mou. Là où ça fait mal.

Une semaine après la rencontre, j’appelais Aït Ahmed pour l’informer de la parution de son entretien. Alors que j’étais en train de converser avec lui, un compatriote, admirateur fou de celui qu’il appelle Da L’hocine me demanda la permission de lui dire un mot. J’en informais mon interlocuteur qui accepta avec plaisir. Mon collègue se précipita sur le téléphone avec la même énergie qu’un malade au stade final sur un médicament miracle. Voyant cette dévotion, je me suis éloigné de quelques pas. Au bout de quelques minutes, comme mon compatriote avait raccroché, je revins vers lui. Il n’était plus le même. L’enthousiasme avait cédé la place à une déception qui lui a plombé les traits. On dirait une figure de cire. Mais quoi, qu’est-il arrivé à mon ami ? Je m’attendais à ce qu’il danse de bonheur, le voilà mutique et le visage blême.
Aït Ahmed lui a-t-il envoyé un missile par téléphone ?

Avec mille précautions, je lui demandais ce qui lui est arrivé. Il bougonna quelques mots que j’ai pu interpréter. Au cours de la discussion, il avait glissé spontanément à Aït Ahmed qu’il était natif de Aïn El-Hammam, du même bled que lui. Aït Ahmed lui avait répondu d’un ton sec : “Ce n’est pas une référence pour moi. Je n’ai qu’un bled, c’est l’Algérie.” Il salua et raccrocha. D’où le désarroi de mon ami que je n’ai jamais soupçonné de régionalisme, il était, comme son interlocuteur d’ailleurs, au-dessus de ça. Après avoir été échaudé, sans doute mon ami aima-t-il moins Aït Ahmed, mais le respecta plus. Comme on respecte un homme qui ne craint pas, au nom de ses principes, de vous contredire au risque de vous déplaire

Il me reste une certitude. Aït Ahmed est un potentiel qu’on nous a fait rater.
Que de ratés d’ailleurs : lui, Ferhat Abbes et tant d’autres démocrates. “Ah ! si Aït Ahmed avait été…” Avec des “si” on dessinera une Algérie à la mesure de nos rêves. Une Algérie rêvée qui n’aura rien à voir avec celle où l’on vit. Le rêve, le péché mignon des démocrates…

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