Archive pour juin, 2011

Distribution de logements avant l’arrivée du Rapporteur spécial de l’ONU sur le logement

logement.jpgLes walis ont instruit les commissions de daïra chargées de la distribution du logement social de procéder à la distribution des logements avant le 30 juin 2011 soit 9 jours avant l’arrivée de Mme Raquel Rolnik, Rapporteur spécial sur le logement de l’ONU.

Mme Raquel Rolnik arrivera en Algérie le 9 juillet prochain pour une visite de quelques jours à Alger et Oran. A noter que l’affichage des listes de bénéficiaires de logements a provoqué des réactions violentes dans plusieurs communes du pays. El Mouhtarem

Photos de l’une des villas saccagée par les militaires à Azazga le 23 juin 2011

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Photos de l’une des villas saccagée par les militaires à Azazga le 23 juin 2011

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Rappel de ce qui s’est passé à Azazga

azazga1.jpgEl Mouhtarem d’après les comptes rendus de la presse nationale 

Jeudi 23 juin 2011

Un attentat terroriste avait ciblé un convoi militaire vers 13h30 au lieu dit « Tazaghart » près de l’hôpital «Maghnem-Lounès» de la ville. Six militaires avaient été blessés lors de l’attaque à l’explosif, selon un bilan non officiel. Immédiatement après l’attentat, les militaires se sont déployés dans le voisinage et se sont introduits à l’intérieur de deux villas pour se livrer à des actes de saccage et de pillage. Des coups de feu ont été tirés à l’intérieur des deux maisons, et les façades extérieures portent les traces de projectiles d’arme lourde.

Les éléments de l’ANP ont tué par balles et à bout portant un ouvrier. La victime, Bial Mustapha, 41 ans, père de quatre enfants, originaire du village Oumadhene, dans la commune de Souamaa, était un ouvrier chez un ancien maquisard. Dial Mustapha a été blessé, quand il a essayé de fuir les coups de feu, il a été suivi jusqu’à la route pour être achevé. Les soldats ont également blessé par balles, une personne âgée de 62 ans, jardinier de son état.

Par la suite, les militaires, armés de kalachnikovs ont fouillé tous les services de l’hôpital. Même le service de la maternité n’a pas échappé à cette descente. Des femmes enceintes et des employées en fin de carrière ont été insultées et maltraitées. Les logements de fonction  situés dans l’enceinte de l’hôpital ont été passés au peigne fin par les soldats.

Vendredi 24 juin

Le ministère de la Défense évoque une «méprise»

Le ministère de la Défense nationale reconnaît la mort d’un citoyen mais relativise la portée du drame. «Durant la riposte du détachement (militaire) et la poursuite du groupe terroriste auteur de l’attentat, un citoyen a été atteint par méprise», note le ministère dans un communiqué. Le commandement de l’armée décide également d’ouvrir une enquête.

Le wali de Tizi-Ouzou dénonce un massacre

Une délégation des autorités civiles et militaires s’est rendue sur les lieux du drame avant de rencontrer la population au siège de l’APC. Le député du RCD, Nordine Aït Hamouda et Hadj Saïd, président de l’APW par intérim, se sont déplacés à Azazga.
Dans son intervention, le wali de Tizi-Ouzou a confirmé qu’il y a eu vol, pillage, dégradation de biens d’autrui. «C’est un véritable massacre qui ne dit pas son nom. Au niveau de l’hôpital, les gens ont  été soumis à un passage à tabac. Personne ne peut admettre cette situation. C’est indescriptible, inqualifiable et sauvage ce qui vient de se passer. Rien n’excuse pareil comportement, y compris par le prétexte du mouvement de panique. Personne ne peut admettre ces agissements et les plus hautes autorités militaires s’engagent à traduire devant les juridictions compétentes les éléments impliqués dans ces dépassements ainsi que leurs responsables.»

Dans la soirée, une délégation composée du wali, le chef du secteur militaire,  le commandant  du groupement de la gendarmerie nationale et le chef de sûreté de wilaya,  s’est déplacée à la maison du défunt.

Samedi 25 juin

Une grève générale a été observée dans la ville d’Azzazga, en signe de protestation contre les dépassements enregistrés.
A Oumadhène, petit village distant de 11 km du chef-lieu de la commune de Souamaa, une foule nombreuse a accompagné le défunt à sa dernière demeure. Ils étaient des milliers à venir assister aux funérailles.  Lors de l’enterrement,  on a remarqué la présence du chef de cabinet du wali de Tizi Ouzou et le président de l’APW.

Dimanche 25 juin

Des milliers de citoyens ont marché dans la ville d’Azazga à l’appel de la coordination des villages de Azazga pour dénoncer l’assassinat d’un citoyen par des militaires le 23 juin. En première de la marche, Dda Moh, dit capitaine Rouget, héros de la guerre d’indépendance, le président de l’APW de Tizi Ouzou, le président de l’APC de Souama et les membres de la familles de la victime.
Les manifestants qui ont scandé des slogans hostiles à l’institution militaire ont exigé la vérité dans cette affaire. Une déclaration, signée par plusieurs comités de village de la commune d’Azazga, a été rendue publique pour dénoncer le comportement des militaires après l’attentat de jeudi 23 juin.

Mustapha Dial «victime de la tragédie nationale» 

Le wali de Tizi Ouzou a signé, dimanche, la décision d’attribution du statut de «victime de la tragédie nationale» pour Mustapha Dial, assassiné par des éléments de l’ANP, jeudi 23 juin , à Azazga, rapporte El Watan. 

Notons que le décret présidentiel n°06-93 du 29 moharrem 1427 correspondant au 28 février 2006, relatif à l’indemnisation des victimes de la tragédie nationale, stipule  que «les personnes physiques, victimes de dommages corporels ou matériels subis par suite d’actes de terrorisme ou d’accident survenus dans le cadre de la lutte antiterroriste, ainsi que de leurs ayants droit bénéficieront d’une indemnisation». 

Lundi 27 juin.

Grève et sit-in à l’hôpital d’Azazga
Le personnel de l’hôpital Maghnem-Lounès d’Azazga a observé une grève de quatre heures ponctuée par un sit-in d’une durée d’une heure, pour dénoncer les brutalités commises sur des médecins et infirmiers en plein exercice de leurs fonctions.

Quel rôle pour l’armée en Algérie ?

arme1.jpgPar Ait Benali Boubekeur

Le sujet qui revient avec acuité, ces derniers temps en Algérie, est celui de l’armée. Colonne vertébrale du régime, elle a été et est toujours aux commandes. Et ce fait est un secret de polichinelle. Toutefois, il faut distinguer ses responsabilités actuelles ou du moins depuis l’indépendance de celles assumées, avec brio, lors de la guerre de libération. 

En effet, bien qu’elle ait joué un rôle primordial entre 1954 et 1962, la façon dont a été pris le pouvoir en 1962  fut illégale et  répréhensible. Car, dans les démocraties qui se respectent, l’armée doit être sous l’autorité du gouvernement, dirigé par les civils. Les chefs militaires sont nommés par le pouvoir civil. Et ils ne doivent s’occuper que des missions préalablement fixées par le gouvernement légitime. Ce dernier tirant évidemment sa légitimité du peuple. Or, en Algérie, un homme a mis en place une machine de guerre dès 1961 en vue de prendre le pouvoir une fois l’indépendance acquise. Ainsi, sans l’appétit vorace de Boumediene pour le pouvoir, l’Algérie aurait pu avoir un destin à part. Au jour d’aujourd’hui, on ne parlerait peut être pas de son rôle dans la société. Hélas, comme le souligne Abdelkader Yafsah, « l’armée algérienne est intiment liée au pouvoir.» (1) Cette immixtion de l’armée dans les affaires politiques impliqua un exercice du pouvoir par la force.

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Algeria’s spring starts in the newsroom

mouammarkadhafiabdelazizbouteflika1.jpgBy Michael Martin | June 22, 2011 www.ibtimes.com

Algerians waged a roaring war against French imperialism in 1954. In 2011, it’s among the quietest nations in the MENA region.

If an Algerian democracy movement exists today, it lives in newsrooms, according to the journalists bargaining with President Abdelaziz Bouteflika’s administration for freedom of expression in emailed petitions and Facebook groups.

« My family members died for the self-determination of the Algerian people [in the revolution], and I am still fighting for self-determination, » said prominent Algerian journalist and free press activist Chafaâ Bouaiche.

Bouaiche’s popular blog Algérie-Politique has launched campaigns to free imprisoned journalists and lambast media outlets acting as mouthpieces for the government.

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Abdelkarim Hamzaoui exclu arbitrairement de l’université d’Alger

cne.jpgL’étudiant Abdelkarim Hamzaoui, membre de la Coordination nationale autonome des étudiants (CNAE) et doctorant en sciences sociales, a été exclu de l’université pour une période de deux ans. La décision a été prise arbitrairement par un conseil de discipline qui n’a pas respecté les procédures légales. «Abdelkarim Hamzaoui n’a pas été convoqué au conseil de discipline comme le prévoit la réglementation», nous a déclaré Farid Hadj-Mohand, membre de la CNAE.

Selon la réglementation, la commission de discipline doit convoqué l’étudiant qui, de son côté, a le droit d’être défendu par un étudiant de son choix. «Nous allons riposter en organisant des actions de soutien à Abdelkrim Hamzaoui», a indiqué Farid Hadj Mohand.

L’administration de l’université d’Alger reproche à Hamzaoui Abdelkarim d’avoir «perturbé l’année universitaire». Par ailleurs, contrairement à ce qui a été rapporté par les sites d’information, Abdelkarim n’a pas observé de grève de la faim. El Mouhtarem

Le PDG de Sonatrach démis de ses fonctions ?

cherouati.jpgAprès le DG d’Air Algérie, Wahid Bouabdellah, le DG d’Algérie Poste, Omar Zerarga, c’est au tour du PDG de Sonatrach, Noreddine Cherouati d’être remercié. Nous apprenons d’uns source informée qu’il est mis fin aux fonctions du PDG de Sonatrach seulement après une année à la tête de cette grande société pétrolière.

Pour rappel, Nordine Cherouati a été nommé en mai 2010 à la tête du groupe pétrolier public en remplacement de Abdelhafid Feghouli, qui en assurait l’intérim depuis le mois de janvier 2010 après la mise sous contrôle judiciaire de l’ancien PDG Mohamed Meziane. El Mouhtarem

Le neveu de Kasdi Merbah: « Qui pourrait encore ignorer que Kasdi Merbah a été «liquidé» par un clan du pouvoir ? »

kasdimerbah.jpgAbderrezak Laïbi, neveu de Kasdi Merbah pour « Algérie Politique »

A la suite de l’article publié dans la livraison du 25 juin 2011 du quotidien El Watan, sous la signature de Salima Tlemçani, (page 5, colonne 5) sous le titre « Hattab a participé aux assassinats de Matoub et de Merbah », il me paraît essentiel, dans le strict souci de vérité, d’y apporter les correctifs et précisions suivants.

 

Un mensonge répété 10 fois reste un mensonge; répété 10000 fois, il devient une vérité. C’est cette célèbe maxime, digne des enseignements d’Edward Bernays dans son fameux ouvrage Propaganda, qui semble inspirer Zineb Oubouchou, alias Salima Tlemçani lorsqu’elle tente très maladroitement de faire accroire que «Kasdi Merbah a été assassiné par Hacène Hattab, Hakim, Toufik et Zoheir.»

Depuis le jour fatidique du 21 août 1993, c’est des milliers de fois qu’on a tenté de distiller cette «vérité officielle».  Or, le citoyen algérien lambda, aguerri par tant d’années de feu et de sang, est devenu définitivement réfractaire à ce genre de désinformation et de manipulation. Qui pourrait encore ignorer que Kasdi Merbah a été «liquidé» par un clan du pouvoir, hostile à sa démarche de réconciliation nationale initiée dès le 12 juillet 1993, à travers son fameux appel lancé à l’ensemble des forces vives de la nation ?   D’ailleurs Liamine Zéroual, ministre de la Défense de l’époque était parfaitement au courant de cette initiative et la soutenait. 

Pourtant, à l’époque, la réconciliation pouvait facilement se faire car il n’y avait pas encore eu les 200 000 morts ou plus, les dizaines de milliers de disparus, de veuves et d’orphelins. La clairvoyance ainsi que la volonté politique et l’amour de la patrie suffisaient.

Aujourd’hui, ces-mêmes criminels sans foi ni loi, dont certains ont disparu, se rallient à cette option car ils sont au pied du mur et savent qu’ils ne peuvent plus rien contre le cours inéluctable de l’histoire. Mais, la réconciliation d’aujourd’hui peut-elle avoir le même sens et la même valeur, sans la douloureuse et incontournable épreuve de vérité  ?   Sans cette dernière, Ma Rayhach Tefra Ya Lalla Zineb ! Comprenez-le, une bonne fois pour toutes ! 

Dans le mois qui a suivi cette tragédie, la télévision a montré les images des présumés assassins. J’ai moi-même reconnu certains d’entre eux. 

 

Il s’agissait de jeunes de la localité qui s’occupaient paisiblement d’un poulailler et d’une citronneraie situés sur la route de Aïn-Taya et avec lesquels nous entretenions les meilleures relations. Par contre, un certain KACI-ABDALLAH Mohamed, alias Chakib, ancien des services, devenu industriel dans la plasturgie et la sérigraphie a joué un rôle central dans cet attentat en trahissant son ancien patron et président du parti MAJD dont, curieusement, il était devenu membre depuis peu. En vérité, il était en mission d’infiltration en même temps que d’autres qui se reconnaîtront. 

En guise de prime pour cette vile besogne, il se verra nommé membre du défunt Conseil National de Transition (CNT) jusqu’au 24 août de l’année suivante où il fut à son tour éliminé par ses donneurs d’ordre pour le réduire au silence définitifZineb Oubouchou devrait donc revoir sa copie et cesser d’écrire sous la dictée de ceux qui veulent couvrir la vérité d’une chappe de plomb. Il n’y avait aucune maison mitoyenne de louée et le signal n’a pas été donné à partir de là. 

KACI-ABDALLAH Mohamed était là pour remplir cette sale besogne.

Quoiqu’il en soit, les exécutants importent peu. Ils sont peut-être déjà morts pour certains ou rongés par leur mauvaise conscience pour d’autres. Ce qui importe le plus, c’est de mettre un nom sur les commanditaires et les donneurs d’ordre. Le groupe qui a exécuté cet attentat ne se réduisait pas à quatre ou cinq éléments; il s’agissait d’un groupe de choc surentraîné, une espèce d’escadron de la mort, ayant utilisé des armes israéliennes avec une profusion de munitions et la détermination d’exterminer les occupants des deux véhicules pour ne laisser aucun survivant susceptible de témoigner. 

J’étais moi-même à trois cents mètres de là, car c’était les vacances et je séjournais dans la maison de mon oncle. Il venait de me quitter en même temps que ses compagnons pour se rendre chez KACI-ABDALLAH Mohamed alias Chakib, qui les attendait à quelques centaines de mètres de là et j’ai été le premier arrivé sur les lieux de l’attentat.

Le FIS a tout de suite fait savoir qu’il était étranger à cette affaire. La radio clandestine du FIS avait fait la même déclaration et une cassette audio avait été glissée dans la boîte aux lettres de la maison familiale à El-Biar. Sur le mur d’enceinte de l’école primaire Paul Bert d’El-Biar, on pouvait lire des inscriptions toutes fraîches proclamant l’innocence du FIS.  Qamreddine KHERBANE, dans un article paru dans Jeune Afrique à l’époque des faits avait catégoriquement écarté toute implication des islamistes. Anwar Nacereddine HADDAM avait fait une déclaration allant dans le même sens.    

Curieusement, quelques minutes à peine après l’attentat, Larbi BELKHEIR avait contacté le directeur d’un quotidien national en lui disant qu’une rumeur faisant état de l’assassinat de Kasdi MERBAH circulait en ville et il lui demanda d’appeler sa femme pour s’en assurer …

Lalla Zineb devrait revoir le code de déontologie de sa noble profession, hélas réduite à un instrument entre les mains d’officines occultes, en propageant de vils mensonges. J’ai toujours eu le plus grand respect pour les services de mon pays, mais l’idée que je me fais d’eux s’apparente à celle de Kasdi MERBAH qui a toujours oeuvré pour la défense et la préservation des intérêts de la nation et non pas celle d’un outil placé entre les mains de fous dégénérés menant l’Algérie vers le chaos et la livrant à la rapine. 

Car pour moi, un Chakib KHELIL est infiniment plus dangereux que le plus dangereux des terroristes. De HATTAB Abdelkader puis Mouloud au départ, on nous sert à présent du Hacène, en attendant — qui sait ? — une autre version. Mais, pour qui nous prennent-ils ? 

Le FIS ayant formellement démenti toute implication, un autre sigle fut créé dans les laboratoires du clan, le sinistre GIA. C’est à la suite de cet attentat, que le GIA se fit connaître du grand public à travers une revendication écrite faxée, comme par hasard, au journal El-Watan, à partir d’un bureau de poste de la rue de Rennes à Paris que j’ai d’ailleurs visité.

Une parodie de justice fut alors montée et je soulignerai à cet effet, l’absence de toute instruction judiciaire: ni auditions, ni autopsie, ni étude ballistique, ni reconstitution sur la scène de crime… C’est d’ailleurs ce qui se passera avec l’assassinat de MATOUB Lounès où l’on assiste à une détention préventive qui dure encore depuis plus de onze années ! Une première dans les annales mondiales de la justice … Par la suite, l’attitude du pouvoir se caractérisera par une omerta totale sur l’assasinat de Kasdi MERBAH et de ses compagnons, se contentant de répéter à l’envi, la version officielle. Tout a été fait pour tenter de faire oublier cet illustre personnage.

Comme pour le président Mohamed BOUDIAF lui aussi ignoblement trahi et exécuté — un véritable parricide –, les commémorations de leur assassinat se feront en cercle restreint, limitées aux seules familles et aux proches et en l’absence des officiels et de l’ENTV. Tous ont peur d’être remarqués à El-Alia. Pour reprendre l’expression d’un fidèle du MAJD et de son président, c’est comme si Kasdi MERBAH était radio-actif. Même mort, Kasdi MERBAH est toujours craint et redouté car il ne badinait jamais avec le sens de l’honneur et du devoir. 

Quant au MAJD, tout fut fait dans un premier temps pour réduire son aura et freiner son envol, puis pour le transformer en un autre parti, le RPR dont le président fut lui aussi nommé au fameux CNT …L’essentiel était qu’on n’entendît plus parler de lui !

Il faut savoir que Kasdi MERBAH avait longuement réfléchi au sigle qu’il donnerait à son parti. Le choix porté au MAJD était loin d’être fortuit ou gratuit. En s’appuyant sur la Justice d’abord et sur le développement, il savait que sans une justice indépendante, forte et équitable, rien de crédible et rien de durable ne pourrait être construit. Avec le développement tout azimut du pays, cette politique pouvait effectivement nous mener vers la gloire (Majd), autre sens du sigle. Hélas, d’autres en ont décidé autrement … 

A cet instant précis, j’ai une pensée émue pour le regretté Mouloud, son chef de protocole et pour Maître MOULEY Habib, ancien du MALG et fidèle compagnon qui a passé le restant de son existence à tenter de redonner vie au MAJD, hélas sans succès, devant les multiples tracasseries, devenues classiques du pouvoir en place … 

Kasdi MERBAH et ses compagnons sont morts pour la Paix. Ce sont des Chouhada de la Paix. Allah Yarhem Echchouhada !  Tahia Al Djazaïr ! 

FFS Tizi-Ouzou: Conférence débat en hommage à Matoub Lounes

matoub1.jpgCompte-rendu de Jugurtha Abbou

Ni la canicule et ni la programmation d’une conférence par un comité administratif un jour de semaine n’ont empêché le FFS de remplir la grande salle du théâtre de la maison de culture Mouloud MAMMERI de Tizi-Ouzou en ce dimanche 26 juin à 13h00 par une assistance en majorité de jeunes garçons et filles venus de toute la région.

La conférence qui s’est déroulée sous le signe de «l’hommage au Rebelle», a été animée par Farid Bouaziz, premier secrétaire fédéral du FFS de Tizi-Ouzou, Malika Matoub, présidente de la fondation Lounes Matoub, Me Aissa Rahmoune, membre du comité directeur de la LADDH et ont, tour à tour déployé leur verve pour étaler un discours qui sur les assassinats politiques, qui sur les dérives judiciaires, qui sur les violations de droits de l’homme en Algérie.

Après l’écoute de l’hymne national et l’observation d’une minute de silence à la mémoire de toutes les victimes du combat pour la démocratie, le modérateur de la conférence, Kamel Mammar, 1er secrétaire de la section FFS de Tizi-Ouzou, déclara que cette conférence rentre dans le cadre du programme d’animation politique de la structure qu’il dirige.

Prenant la parole, Malika Matoub déplora que malgré les treize années passées depuis l’assassinat de son frère, l’affaire reste à son point de départ. Pis, certaines parties lui dénient le droit de revendiquer une reconstruction des faits du meurtre. Le procureur adjoint de la cour de Tizi-Ouzou lui a même déclaré que l’instruction étant finie, le procès sera incessamment ouvert. Cela lui a fait dire qu’il y a une volonté politique délibérée d’étouffer l’affaire. Elle finira par dire: 13 ans BARAKAT ! Il est temps que les gens connaissent la vérité sur l’assassinat de Lounes MATOUB. L’espoir réside en elle dans le fait que malgré le mort d’un MATOUB, des Lounes naissent tous les ans.

Intervenant en second, Me Aissa Rahmoune n’a pas eu la langue tendre. Après s’être excusé de l’absence du président de la LADDH retenu pour un cas de force majeure, il s’est lancé dans un plaidoyer en faveur de la reconstitution des faits de l’assassinat. Pour cela, il s’est basé sur des questions essentielles: Comment le chanteur a-t-il été assassiné ? Par qui et pourquoi il a été assassiné ? La vérité est facile à rétablir, dira-t-il, sauf que dans notre pays, non seulement la justice est paresseuse, mais elle est indépendante à la dépendance.

Pour sa part, Farid Bouaziz, a tout d’abord remercié les présents d’avoir répondu à l’appel de « l’Ile de démocratie» qu’est le FFS, seul espace restant à la libre expression. Ailleurs, c’est du faux annonça t-il. A force d’être manipulé par les faussaires, le peuple a fini par tout comprendre. Pour preuve, la Kabylie jadis à l’avant-garde des contestations politiques, se retrouve dépolitisée tant le pouvoir n’a cessé de fabriquer de faux interlocuteurs… Malheureusement, tout le monde est consulté hormis le peuple.

Revenant au rebelle, il dira que celui-ci même mort, constitue un cauchemar pour ses détracteurs, car en plus d’être un grand chanteur, Lounes a su résumer toutes les manœuvres des décideurs en un seul mot : «Dh aghourrou (le leurre)». 

A la fin de la conférence, une quinzaine d’intervenants a posé des questions relatives tant à l’assassinat de MATOUB qu’à la situation politique du pays. L’ancien député du FFS, Malek Sadali a agrémenté les débats par un témoignage sur les positions du parti après le 25 juin 1998, période durant laquelle il était secrétaire national du parti.

En guise de clôture, le 1er secrétaire de la section organisatrice à déclarer que «plus on accuse le FFS et plus on ouvre un débat de fond; et plus on ouvre un débat de fond plus la vérité jaillit avec force pour discréditer les accusateurs et les charlatans de la démocratie».          

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