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Archive pour le 27 août, 2011

Mort au Mali du chef touareg Ibrahim Ag Bahanga

ibrahimagbahanga0.jpgSource RFI

 

On a appris dans la nuit de vendredi à samedi 27 août 2011 la mort d’Ibrahim Ag Bahanga, chef rebelle touareg le plus radical du nord-Mali. Agé d’une quarantaine d’années, originaire du massif de l’Adrar des Iforas, c’est dans cette région située au Nord-est du Mali qu’il a trouvé la mort lors d’un accident. Ibrahim Ag Bahanga n’avait jamais déposé totalement les armes.

L’homme est un guerrier. Dans les années 80, avec d’autres rebelles touaregs du Mali et du Niger, il suit une formation militaire en Libye. A l’époque Mouammar Kadhafi ouvrait ses camps d’entraînements aux Touaregs des pays du Sahel. Ensuite Ibrahim Ag Bahanga rentre au nord du Mali et prend les armes au sein du Mouvement populaire de l’Azawad.

 

Malgré l’accord de paix de 2006, Ibrahim Ag Bahanga ne dépose pas les armes. Il prend la tête d’une dissidence, enlève de nombreux militaires maliens et fait feu de tout bois. Militaires de l’armée régulière et mouvements d’autodéfense composés de civils de la région de Tombouctou décident de traquer le chef rebelle.

 

Ibrahim Ag Bahanga se replie alors vers la Libye. Il revient discrètement au Mali, avant de retourner en Libye en plein conflit. Sur place, comme d’autres chefs de groupes armés, il aurait fait d’importantes provisions en armements et en munitions, avant de regagner son milieu naturel, le désert malien, où il a trouvé la mort.

 


 

 

Familles de disparus: Rassemblement dimanche à la place du 1er Mai à Alger

A l’occasion de la 28ème journée internationale des disparus, Sos Disparus et le CFDA organisent un rassemblement à 10h, le 28 août prochain, place 1er Mai, à Alger. Selon la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, entrée en vigueur en décembre dernier mais non ratifiée par l’Algérie, la disparition forcée est «l’arrestation, la détention, l’enlèvement ou toute autre forme de privation de liberté par des agents de l’État [ …] suivi du déni de la reconnaissance de la privation de liberté ou de la dissimulation du sort réservé à la personne disparue ou du lieu où elle se trouve, la soustrayant à la protection de la loi».

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Attentat de Cherchel: 18 morts selon le MDN

cherchel.jpgLe nombre de décès dans l’attentat terroriste perpétré vendredi contre le mess extérieur de l’Académie militaire inter-armes de Cherchell s’élève désormais à dix-huit (18) morts, dont deux (02) civils, indique samedi un nouveau bilan du ministère de la Défense nationale.

Vingt personnes ont été blessées et ont quitté l’hôpital après y avoir reçu les soins nécessaires. Cependant, six autres personnes ont été maintenues sous contrôle médical, dont l’une est dans « un état très grave », précise-t-on de même source.

Le ministère de la Défense nationale estime que ce crime terroriste « démontre une nouvelle fois que les groupuscules terroristes tentent à travers cet acte abject d’atteindre des objectifs médiatiques afin de desserrer l’étau qui leur est imposé sur le terrain par les forces combinées de sécurité qui ont réalisé des résultats remarquables, notamment durant les dernières semaines ».

Le Haut Commandement de l’Armée nationale populaire, « tout en s’inclinant à la mémoire des chouhada ayant péri dans cet acte ignoble », a réitéré sa « détermination à mettre hors d’état de nuire ces bandes criminelles et assurer la paix et la quiétude dans l’ensemble du pays ». APS

Réseaux sociaux en Algérie : 32% des internautes y accèdent

bloga.jpgMakhlouf Aït Ziane El Moudjahid 

Le Front des forces socialistes a organisé jeudi dernier au niveau de son siège à Alger une conférence débat portant sur le thème : «Les réseaux sociaux en Algérie». Plusieurs interventions de qualité ont marqué cette rencontre. On retiendra notamment celles de l’universitaire Arezki Derguini, qui a traité du thème des «Réseaux sociaux et autonomie sociale», de Samir Hchicha, blogueur algérien installé à Paris, qui est intervenu à distance sur «Le printemps arabe et l’impact sur la blogosphère DZ », et enfin du directeur de la revue INTIC, spécialisée dans les nouvelles technologies, qui a évoqué lui «L’utilisation d’internet par les Algériens».  

Selon cet expert, qui répond au nom de Nassim Lounès, il y a «une prise de conscience collective sur l’importance des technologies de l’information et de la communication». Une prise de conscience «qui est en train de s’ancrer chez les Algériens», a-t-il affirmé. Il a indiqué que «l’utilisation de l’internet a connu ces derniers temps une croissance remarquable».
Etayant ses dires, M. Lounès a présenté les résultats obtenus par  une étude sur les usages et perceptions des internautes du Web algérien. Initiée par deux entreprises algériennes, IDEATIC et Med&Com, cette étude met en évidence le fait que la gent féminine, qui ne s’intéressait pas à la Toile au début des années 2000, a grandement rattrapé son retard : «Alors qu’elles ne constituaient que 25,8 % des internautes algériens qui se connectaient sur la Toile, elles sont aujourd’hui 30% à se rendre sur internet, tous âges confondus», a-t-il signalé.

Allant plus loin, le directeur de la revue INTIC a estimé que «grâce aux politiques de développement de l’ADSL partout en Algérie, nous constatons une meilleure pénétration d’internet dans tout le pays, contrairement aux années précédentes où l’étude révélait une concentration au Centre». Conséquence directe de cette politique, les jeunes sont, encore une fois, cette année, les plus nombreux à se connecter régulièrement à internet.

L’intervenant a relevé que «seulement 32% des internautes  déclarent se connecter pour accéder aux réseaux sociaux, tels que Facebook ou Twitter». Aussi, selon lui, «le grand gagnant de ce marché très porteur est sans conteste Facebook qui totalise 70% des connexions des réseaux sociaux en Algérie». Il dit dans ce contexte que «le chiffre à retenir, même s’il est approximatif, est que Facebook compte 1,8 million de membres algériens».

De son côté, le professeur Arezki Derguini a souligné que grâce à l’émergence de ces réseaux sociaux, l’information est devenue rapidement accessible, par rapport aux années précédentes. «Avant, l’information passait par plusieurs intermédiaires, alors qu’aujourd’hui, avec cette nouvelle technologie, il n’y a plus d’intermédiaire. Il y a seulement le producteur et le consommateur», a-t-il ajouté.
Mettant l’accent sur l’impact des révolutions arabes sur l’Algérie, il a souligné  qu’«il y a deux aspects : l’un quantitatif et l’autre qualitatif. Concernant le premier, le nombre des adhérents à internet a augmenté pour atteindre les 2,5 millions, tandis que le second fait état de la consultation à internet. Un aspect qui a permis aux citoyens d’acquérir plusieurs connaissances et le transfert du savoir-faire».

Dans le même ordre d’idées, Abdou Bendjoudi, blogueur et membre du MJIC, a indiqué que, «les réseaux sociaux comme Twitter ou Facebook ont joué un grand rôle dans les révolutions arabes. Il a cité comme exemple la révolution du Jasmin en Tunisie où les manifestants ont utilisé ces réseaux pour coordonner leurs actions», avant d’ajouter que «les Algériens, pour la plupart, utilisent ces réseaux sociaux comme des espaces d’amusement et de discussion».

Réseaux sociaux et blogosphère en Algérie: Les libertés en toile de fond

blogo.jpgMehdi Bsikri, El Watan 

L’éclatement des révoltes populaires dans le monde arabe peut s’expliquer par d’innombrables facteurs. Les outils qui ont servi à leur réussite sont plusieurs. Les réseaux sociaux et la blogosphère ont été des atouts. Mais en Algérie, en intense période de contestation, le pouvoir a censuré et piraté les blogs animés par des jeunes Algériens. Les blogueurs sont surveillés. Leur activité déplaît au régime. Nous assistions à une autre forme d’atteinte aux libertés individuelles mise sous silence. 

Réunis dans la soirée de jeudi dernier, au siège national du FFS (Alger), autour d’une table ronde sur le thème «Les réseaux sociaux et la blogosphère en Algérie», les invités, blogeurs et journalistes, ont dénoncé la censure de leur support média au début de l’année. «Lorsque la révolte a éclaté au mois de janvier, des blogs ont été piratés et censurés», révèle en premier Abdou Bendjoudi, blogueur et membre du Mouvement de la jeunesse indépendante. Il affirme que «les médias sociaux et les blogs sont infiltrés par les renseignement généraux». Ce dernier se réfère à une enquête individuelle entreprise durant trois mois. Il a constaté que «les services créent de faux profils sur Facebook pour savoir qui est pour qui et qui est contre qui». 

M. Bendjoudi explique que le verrouillage médiatique que connaît le paysage audiovisuel pousse les Algériens à investir
la Toile pour se mette au diapason de l’actualité alternative. «L’ENTV diffuse de l’information erronée, et selon le désir du pourvoir. La frustration pousse la jeunesse à s’accrocher à d’autres canaux de communication, plus libres et moins sclérosés.» Dans sa lancée, il indique que «la censure et la manipulation est à l’origine du développement du média citoyen, qui est un outil pour freiner l’idéologisation de l’information. Par exemple, en janvier dernier, l’ENTV offrait un faux contenu sur les mouvements de protestation. Donc, le seul remède, pour connaître la vérité, c’était de voir les vidéos postées sur Facebook ou Youtube. L’exemple d’envoyés spéciaux algériens est le meilleur à donner dans ce sillage».

Le retard qu’accumule l’Algérie pour ouvrir son espace audiovisuel se répercutera négativement au cours des prochaines années. Le pays risque d’être en déphasage total avec les conditions de travail qui régenteront le domaine d’ici 20 ans. «Si l’Etat ouvre l’audiovisuel, c’est le mot de la fin de ceux qui dirigent l’ENTV aujourd’hui», estime M. Bendjoudi. 

Une navigation de consommation et peu de production 

blog.jpgLe blogueur algérien, connu sous le nom de Hchicha, est intervenu à partir de Paris. Il pense que «les Algériens et les Tunisiens ont évolué de la même manière sur le web et ont adhéré d’une pareille façon sur le réseau facebook. Mais les Tunisiens ont fait leur révolution. Car, en Tunisie, les animateurs des réseaux sociaux et les blogueurs sont des activistes de longue date. Ils sont organisés. Ils ont utilisé internet comme un outil de rassemblement». En Egypte et en Tunisie, les appels sur les réseaux sociaux et les blogs pour destituer les régimes et pour manifester ont eu des échos. «Ces supports web sont animés par des activistes et des défenseurs des droits de l’homme», a expliqué le blogueur et journaliste Allaoua Hadji.

L’universitaire Arezki Derguini estime de son côté que l’internaute algérien est plus un consommateur que producteur. «Les utilisateurs nationaux des réseaux sociaux sont des consommateurs passifs et non pas des producteurs de l’information, contrairement aux activistes tunisiens et égyptiens», juge-t-il. Il recommande d’ailleurs aux journalistes de travailler avec les blogueurs, tout en supposant que le rédacteur doit écrire selon la demande du marché. C’est là une opinion d’ordre économique qui est «acceptée dans les pays pionniers du journalisme». Il déplore également l’absence flagrante des professionnels de la presse sur le réseau Twitter.

Enfin, Nassim El Ouenass, directeur de la revue Intic, a présenté les résultats d’une étude réalisée par Webdialna. Elle montre que les Algériens se connectent en moyenne 20 heures par semaine. 73% des sondés déclarent utiliser
la Toile pour récolter l’information. L’étude avance un chiffre de plus de 6 millions d’internautes en Algérie, dont 70% sont des hommes. Le nombre de «facebookistes» dépasse un million. Google est le premier site visité, suivi de Facebook, Yahoo, blogspot et le site arabophone Startimes. 

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