• Accueil
  • > Algérie Politique
  • > Représentativité des femmes aux assemblées élues : une proportion d’un tiers obligatoire

Représentativité des femmes aux assemblées élues : une proportion d’un tiers obligatoire

photodujour.jpgLe projet de loi organique relative à l’élargissement de la représentativité des femmes aux assemblées élues dispose que chaque liste de candidats doit comprendre une proportion de femmes qui ne peut être inférieure au tiers (1/3) du nombre total des candidats de la liste, qu’elle soit indépendante ou présentée par un parti politique.

Cette disposition (art.2) s’applique aux élections de l’Assemblée populaire nationale, des Assemblées populaires de wilayas et des Assemblée populaires communales des communes chefs lieux de daira, ainsi que des communes dont la population est supérieure à 20.000 habitants.

Selon l’article 5 du projet, dont l’examen a été initié dimanche par la commission des affaires juridiques, administratives et des libertés de l’APN, toute liste de candidats à une élection établie en violation des dispositions de l’article 2 de la présente loi organique est rejetée. L’application de ce système obligatoire de quotas lors de l’établissement des listes électorales « induira de façon graduelle l’augmentation du nombre des femmes élues », indique le texte.

Il n’a pas été jugé nécessaire de prendre une quelconque mesure pour augmenter les chances d’accès de la femme au Conseil de la nation, ont noté les auteurs du projet, expliquant que ceci tient au fait que ce système entraînera une plus grande représentation de la femme au sein des Assemblées populaires locales et de l’Assemblée populaire nationale et permettra ainsi aux élues de se présenter aux élections du Conseil de la nation.

Par ailleurs, le système relatif à l’élection des membres du Conseil de la nation, qui est celui du scrutin indirect sur la base de listes nominatives des élus des Assemblées populaires locales, « ne permet pas, selon l’exposé des motifs, la mise en place d’autres mécanismes susceptibles d’augmenter la participation de la femme dans ce conseil, sauf à recourir à la réservation de sièges au profit des femmes ou procéder au changement radical du système électoral des membres de ce conseil ».

Dans le but de maintenir le taux de représentation des femmes dans les assemblées élues, le projet de loi organique propose que le remplacement s’effectue par un candidat ou un élu de même sexe. Il propose, en outre, la possibilité d’accorder aux partis politiques des aides financières (calculées par rapport au nombre de leurs candidates élues) afin de les encourager à oeuvrer dans le sens de l’élargissement de leur base aux femmes.

L’article 31 bis de la Constitution enjoint à l’Etat d’oeuvrer à la promotion des droits politiques de la femme en augmentant ses chances d’accès à la représentation dans les assemblées élues. L’exposé des motifs énonce que le projet de loi a pris en compte les avis et les propositions de l’ensemble des intervenants, à savoir les partis politiques, les représentants de la société civile et les personnalités politiques nationales, émis devant l’organe chargé des consultations politiques institué par le président de la République.

La représentation des femmes à l’Assemblée populaire nationale est actuellement de 30 femmes sur 389 députés soit 7,7%. Au Conseil de la nation, elle est de 7 femmes sur 144 membres, soit 4,86%. La représentation au niveau des assemblées locales (Assemblées populaires communales et Assemblées populaires de wilaya), se limite à trois postes de présidentes sur un total de 1.541 présidents d’Assemblées populaires communales à travers le territoire national, alors qu’aucune Assemblée populaire de wilaya n’est, à ce jour, présidée par une femme. APS

Commentaires

  1. ilmath dit :

    Si l’on doit être représentés par des femmes comme khalekhra (toumi) on n’en veut pas !!!

  2. hasheickoum dit :

    quel position pour les femmes
    dans un pays ou le seule droit des hommes
    c’est de s’endettée,consommée et fermée sa gueule!

  3. salay dit :

    Il y a la « langue de bois », Boutef and Ould Kablia innovent en « politique de bois ». Dans le pays du code de l’infamie où la femme a peur de sortir sans Jilvav, les con-gelés du système inventent des quotas pour la présence féminine dans la liste des partis! Qu’ils commencent par imposer la gent féminine et aussi les jeunes hors de leurs fratries (Zerhounia) aux postes décisionnels: ministres, ambassades, walis, chef daira, pdg, directeurs…Ce n’est que logique pour un Etat qui se réclame de droit et du droit. Dans nul pays du monde, l’administration n’impose aux partis leur politique. Leurs militants optent pour des choix, des objectifs, des programmes…Avec le chantre de la langue de bois, Ould Kavlia et son maître malade Boutef, l’Algérie sombrera pour rejoindre la somalie si rien n’est fait à commencer par le rejet de ces pitreries en débats dans la caisse de résonance de Tahalouft, l’APN pour ne pas la nommer

  4. Anonyme dit :

    la sieste du peuple

Laisser un commentaire

FRONT NATIONAL - Bouches-du... |
Mouvement des Jeunes Social... |
15ème circonscription du No... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Sagvar, le Roman Noir de la...
| Sarkophage
| UES - Claude WEBER