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Archive pour octobre, 2011

Les otages pris dans une zone hors du contrôle d’Alger selon le ministre de l’Intérieur

 

Les trois coopérants européens enlevés en Algérie le 23 octobre ont été pris dans une zone qui n’était pas sous contrôle d’Alger, a déclaré lundi le ministre de l’Intérieur Dahou Ould Kablia. « L’enlèvement s’est produit dans une zone qui n’était pas sous le système de surveillance algérien, du moins dans le camp lui-même », a reconnu le ministre dans une déclaration à l’AFP en marge de l’inauguration du métro dans la capitale algérienne.

 

 

 

 

Les deux Espagnols, une femme et un homme, et l’Italienne, membres d’une ONG, ont été enlevés à Hassi Rabuni, près de Tindouf (sud-ouest algérien), une zone qui abrite des camps de réfugiés sahraouis. Hassi Rabuni est le siège de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), représentation politique des sahraouis soutenue par l’Algérie. « L’enquête se poursuit », a indiqué le ministre qui s’est refusé à donner davantage de détails. AFP

 

 

Egypte: un blogueur placé en détention provisoire pour 15 jours

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Algérie: Treize nouvelles prisons avant la fin de l’année

Treize nouveaux établissements pénitentiaires, d’une capacité globale de 19 000 places, seront réceptionnés à l’echelle nationale d’ici à la fin de l’année en cours, a annoncé le directeur général de l’Administration pénitentiaire et de
la Réinsertion, Mokhtar Felioune. Selon Le Jour, l
e DG de l’administration pénitentiaire a également fait part de l’ouverture de 8 centres d’éducation en milieu ouvert sur les 25 programmés, relevant que les autres sont en cours de réalisation. El Mouhtarem 

Facture militaire algérienne auprès de Paris: 94 millions d’euros en 2010

volaviondechasserennes.jpgSelon les chiffres du ministère français de la Défense, l’Algérie a acheté auprès des industriels français de la défense pour un montant de 93,22 millions d’euros. Cette facture représente des équipements pour lesquels la France a délivré ce que les commerciaux de la direction générale de l’armement du ministère français de la Défense et les diplomates du Quai d’Orsay désignent sous l’abréviation d’AEMG (autorisations d’exportation de matériel de guerre). Au total 31 autorisations sur 49 demandes d’agréments préalables. Selon Le Temps, la facture militaire du voisin marocain auprès des industriels français pèse quatre fois plus que celle de l’Algérie : 354,7 millions d’euros. Nettement moins pesante que celle de Rabat, la facture libyenne s’est élevée à 65,2 millions d’euros, presque quatre fois la facture tunisienne (15,8 millions d’euros).

Alger-Tunis-Alger : notes sur une nouvelle aube

tunisair.jpgPar Chafaa Bouaiche 

Jeudi 20 octobre.

Je me rends à l’agence Tunis Air située à quelques mètres de la Grande poste d’Alger pour acheter mon billet pour Tunis. Aux alentours, des ouvriers de l’APC d’Alger centre s’activent à peindre les façades donnant sur la bouche du métro Tafourah. Il semble  que c’est le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika qui va inaugurer le métro le 1er Novembre prochain.

A l’intérieur de l’agence Tunis Air, je suis seul face aux agents de guichet (deux dames et le caissier, un homme la soixantaine). Un jeune tunisien rentre. Il demande au caissier de lui indiquer l’adresse de l’ambassade de Tunisie à Alger. Sans sourire, le caissier répond sèchement: «C’est au Golf, tu demandes aux gens dans la rue ils vont t’expliquer». Le Tunisien n’a rien compris. Il préfère cependant quitter sans un mot le regard agressif de l’employé algérien de Tunis Air. Je suis choqué par l’attitude du caissier. Je lui en fais la remarque: « Pourquoi vous ne lui avez pas indiqué l’adresse de l’ambassade ? ». Il répond avec mépris: «Je sais qu’il cherche l’ambassade pour le vote, donc c’est son problème». Je rétorque sèchement: «je suis Algérien et j’irai à Tunis pour assister aux élections. C’est un événement historique que je ne voudrais pas rater. Les Tunisiens ont fait leur révolution alors que nous en Algérie on passe notre temps à critiquer les autres…En plus je me demande pourquoi vous avez accroché le portrait de Bouteflika dans une agence tunisienne ?» «On accroche ce qu’on veut », répond-t-il… Je paye mon billet et je quitte l’agence.      

Vendredi 21 octobre.

aeroportdalger1.jpgAéroport Houari Boumediene, 12h00. Deux heures et demi avant le vol. Je fais les formalités d’enregistrement, j’achète deux journaux et je m’attable à la cafétéria. Un sandwich fromage avec une tranche de pâté et une canette de coca à 560 DA. Mon ami Abdou me rejoint à la salle d’embarquement. Je me rends compte soudain que j’ai oublié mon téléphone portable et quelques pièces d’argent (prés de 350 DA) au poste de contrôle avant d’entrer à la salle d’embarquement. Je reviens vers les policiers pour récupérer mon téléphone portable. Un policier me dit «On a gardé ton téléphone. En principe tu nous donnes ces pièces pour prendre un café ». Je pense qu’il plaisante. Je dis: «Vous pouvez les prendre». Sans hésitation, le policier prend les pièces. Il me remercie !

Il reste 20 minutes pour le départ. On fait la queue pour embarquer dans l’avion. Un groupe de personnes accompagné d’une hôtesse entre directement. Ce sont des députés. J’ai reconnu l’ancien porte-parole du FLN, Said Bouhedja. Je fais le provocateur. Je dis aux passagers qu’ils sont des députés du FLN et qu’ils ne se sentent pas concernés par la «chaîne». Bouhedja dit qu’ils représentent plusieurs partis et pas seulement le FLN. Abdou leur demande s’ils vont superviser les élections tunisiennes et encourager la démocratie dans ce pays. Un député se retourne vers nous et dit: «n’importe quoi».

Aéroport Carthage, Tunis, environ 17h30. Au moins cinq chauffeurs de taxi nous offrent leur service. Nous prenons un taxi à 20 dinars. Le prix est exagéré… Arrivés à avenue Bourguiba, nville.bmpous descendons. Sur les trottoirs, des militants de partis distribuent des prospectus et des dépliants. C’est le dernier jour de la campagne électorale. Nous empruntons l’avenue Marseille à la recherche d’un hôtel pas cher. Après 20 minutes de marche, on tombe sur un hôtel 2 étoiles  «Naplouse». On prend deux chambres. On sort sans attendre. On veut voir ce qui se passe dans la capitale.

Le centre ville est très mouvementé. Une ambiance de fête règne. Toutes les terrasses sont pleines… On rencontre une journaliste algérienne venue couvrir les élections. On se dirige vers la salle de cinéma Le Mondial pour assister à la réunion des observateurs du scrutin. Salle comble. Plus de 500 personnes sont là, face à des experts qui expliquent les modalités de surveillance des élections. Cela rentre dans le cadre d’une formation de 4000 observateurs  «Mouraqiboune» financée par l’Union européenne. On prend des photos, on filme, on discute avec les Mouraqiboune. Le tout est clôturé par une fête, en musique. On chante et on danse. Une trentaine de minutes. On quitte la salle. Les observateurs se donnent rendez-vous pour le 23 octobre. Pour le  jour du scrutin.

salleobservateur.jpgobservateur.jpgobse.jpg

Samedi 22 octobre. J-1.

Ballade dans les rues de Tunis. Je rencontre Francisco, un journaliste portugais qui est déjà là depuis quelques jours. Francisco était là avant et durant la révolution tunisienne. Notre rencontre a lieu devant le théâtre. Nous parlons de la situation en Tunisie et de l’Algérie. Francisco veut comprendre pourquoi les Algériens n’ont pas fait leur révolution…

Vers 18 heures, alors que je cherchais un ami tunisien, je croise Hakim Addad. C’est la grande surprise. Nous sommes contents de nous revoir. Nous restons ensemble jusqu’à tard dans la soirée. On se donne rendez-vous pour demain, devant  le théâtre. Je rejoins Abdou…

addad2.jpgDimanche 23 octobre. Jour d’élection. Réveil. Direction centre ville. Je passe devant un centre de vote. Des centaines de personnes attendent leur tour pour voter. J’immortalise l’évènement en prenant des photos avec mon téléphone portable. De nombreux jeunes et des électeurs très ordonnés. Je retrouve Hakim devant le théâtre. On se rend vers un centre de vote. Abdou et Francisco sont avec nous. On  observe tous ces Tunisiens impatients d’arriver devant la porte du centre de vote. Des militaires sont postés devant la porte. Ils portent une rose à la main. Offertes par des électeurs… On repart au centre ville. Hakim doit rentrer à Alger. J’ai rendez-vous avec Abdou. On prend un café avec Francisco et deux journalistes tunisiens. Le chauffeur de Nessma TV arrive.

bureauvote.jpg vielle.jpgdrapeau.jpgmili.jpg

Le siège de Nessma se trouve à quelques kilomètres de la capitale. On fait un direct. Une première pour moi. Dans le salon, le directeur de Nesma fait des allers et retour. Il évoque l’affaire du film «Persepolis» et la réaction des islamistes…Il parle d’une émission où il a invité une présidente d’une association qui lutte contre la pédophilie. «Notre invité a accusé certains imams de pédophilie. Est-ce que je dois censurer ce passage ? », s’interroge-t-il.

Attente. Une longue heure. C’est le moment de me préparer. J’ai le trac… L’animateur me pose trois questions sur les internautes algériens et les élections en Tunisie. J’en profite et je parle des élections législatives avortées en Algérie. «En Algérie, les généraux ont fait avorter le processus démocratique en 1991». L’animateur est peu déstabilisé…On sort du studio, il est hilare: «Les Algériens ne peuvent pas s’empêcher de parler des généraux»…

Dans le salon, des blogueurs tunisiens commentent le discours du chef du CNT libyen. «Oh mon Dieu, ils vont instaurer la  charia en Libye ! », crie une jeune blogueuse. «Ils vont tolérer la polygamie, c’est scandaleux !», commente une autre… Kadhafi était-il laïque ? Après le passage de Abdou, nous quittons Nesma…Le chauffeur nous accompagne jusqu’au centre ville de Tunis. Nouvelle longue veillée dans cette Tunisie qui invente un nouveau, un nouveau temps. …Retour à la chambre. Je regarde un débat sur la chaîne nationale de la télévision tunisienne sur les élections. Propos libres et intéressants. Mais les questions des journalistes ressemblent à celles que posent les journalistes de l’ENTV. C’est vrai que c’est une nouvelle expérience. Ils ne tarderont pas à ne plus ressembler à ceux de l’ENTV. Au train où M. Mehal annonce ses «réformes»…  

journaux.bmpLendemain d’élections, lecture de journaux. Peu de commentaires sur les élections, les résultats ne sont pas encore communiqués par l’Instance de surveillance des élections, même si tout le monde parle de la victoire du parti islamiste Ennahdha.

Une victoire qui ne semble pas faire peur aux Tunisiens…

Au café de Paris, avenue Bourguiba, des jeunes, une bière à la main, disent avoir voté Ennahdha. Mohamed, 26 ans, confirme: il a donné sa voix pour le parti de Ghannouchi. «Je bois de l’alcool tant que les bars sont ouverts. Demain si Ennahdha décide de les fermer, je ne vais plus boire… Nous devons revenir à notre religion. Ennahdha c’est un parti qui s’est engagé en faveur de la justice sociale. C’est ce qui manque en Tunisie».

A ma droite, un autre jeune n’a pas voté. Parce qu’il a fait de la prison à l’époque de Ben Ali. «J’étais policier et j’ai fait une tentative de Harga qui m’a coûté 6 mois de prison. Je n’ai pas le droit de voter, mais si j’ai à choisir je voterais Ennahdha. C’est un parti qui est juste et droit ».

mecili.jpgJe sors du café. Un peu étonné. Je rejoins Abdou. On se prend des pizzas…Je rencontre un touriste  espagnol qui ressemble à Ali Mecili. Abdou me prend en photo avec lui… On cause. On marche. Nouvelles rencontres. Mustapha Bouchachi, président de la LADDH et Ali Djerri, ancien directeur d’El Khabar. Ils sont à Tunis dans le cadre de la surveillance des élections. Je demande à Ali Djerri ce qu’il pense des élections. Il  répond qu’elles se sont déroulées dans de très bonnes conditions. Et la victoire des islamistes ? Il répond que les islamistes d’Ennahdha sont très modérés et qu’ils sont très différents des militants du FIS. Vers 22H00, nous rentrons à l’hôtel El Hana où nous rencontrons des Thouar libyens (blessés) . Ils nous racontent la « révolution » libyenne du début jusqu’à la mort de Kadhafi. Nous discutons avec plusieurs rebelles; ils disent la même chose et utilisent les mêmes mots. Tous sont pour l’instauration de la chariaa islamia en Libye. Pour eux Kadhafi leur avait interdit même la prière d’el fedjr ! Leurs chefs expriment leur hostilité au pouvoir algérien et son armée. Moi en provocateur, je leur rappelle le rôle de la France dans la guerre en Libye.    

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Mardi 25 octobre.

Retour en Algérie. Dans l’avion, je demande au député du FLN, Said Bouhadja s’il a constaté des cas de fraude. Il me répond devant des passagers algériens: «C’est en Algérie qu’il y a la fraude».

Retour donc au pays de la fraude.

Communiqué du FFS

ffs.jpgA l’occasion du 57ème anniversaire du déclenchement de
la Révolution algérienne, le Front des Forces Socialistes organise deux conférences-débat, le mardi 1er novembre 2011.
A Tébessa, le premier secrétaire du Parti, Karim Tabbou animera une conférence à 14h00 au niveau de la salle des conférences de l’hôtel «Ben Osmane», sis à Tébessa centre. A Alger, des membres du secrétariat national animeront une conférence à 14h30 au centre culturel de Cheraga.

Tunisien un jour, Algérien toujours

addad1.jpg

Par Hakim Addad

Emouvante, souriante, ensoleillée, belle. Voilà quelques uns des mots que je pourrais utiliser pour qualifier cette historique journée du 23 0ctobre vécue à Tunis. Un Peuple, éveillé, réveillé, qui se lève pour voter sa Constituante après s’être soulevé pour faire chuter un Dictateur et une bonne partie de  son clan. Certains s’étaient autoproclamés US le 11 Septembre 2011 et je peux les comprendre. Moi je me sentis Tunisien ce 23 Octobre 2011.

Les Tunisiens (es) ont choisi, comme avaient choisi les Algériens (es) le 26 Décembre 1991. Bien sûr une partie de la droite, les Islamistes, ont pris la première place comme attendu. Bien sûr aussi d’autres formations Politiques dont de gauche ont eu leurs voix et leurs élus. Et bien sûr, voila que s’élève les « vierges effarouchées » qui crient « haro ; le loup est la » à propos de la victoire d’El Nahda. Du déjà vu quoi.

Les Tunisiens (es) ont fait une bonne partie du chemin tracé lors de leur Révolution. Après la chute de Ben Ali and Co, voila une assemblée Constituante élue qui devra traduire en texte la volonté populaire, du moins, là est son mandat. Beaucoup vont «gôzer» sur la menace Islamiste, surtout les chaines relais de la « bonne » pensée BHLienne au service de l’empire. Peu, très peu assumeront si demain les cimetières commençaient à se remplir à grande vitesse. Logique après tout, « ils » seront du coté du fusil comme « ils » le furent ailleurs.

Après des années de soutien aveugle aux dictatures de la région. Un temps pris d’une bizarre lucidité, « ils » se sont mis à nous chanter les louanges de la Démocratie est du vote Libre pour nous, peuples du Sud. C’est ce qu’ont fait les Tunisiens (es), ils ont choisis la Liberté et la Démocratie. Mais non, ils auraient mal fait. Apparemment, le respect du choix des urnes pour ces « bons » « penseurs » c’est ; « Hallalou alayhoum, haramoun alayna » (permis pour eux, interdit pour nous).Pour « eux », éternellement nous devrons choisir la peste pour éviter le choléra. Et pourtant ne feraient-ils pas mieux de balayer devant leurs portes pour commencer, au vu des scores que réalise l’extrême droite en Europe depuis des années et en arrive même à être présente au second tour d’une présidentielle. Nous pourtant, nous ne leur avons pas dit d’arrêter le processus.   

Qu’à ceux la ne tienne, le Peuple Tunisien a voté, en Peuple Libre et en masse, il a élu son assemblée constituante, en sois c’est déjà une grande victoire. Ceux qui ont gagné ont dit qu’ils respecteraient les acquis de la Révolution, Libertés Démocratiques, individuelles et collectives, Droits Humains en général et en particulier. Chiche. Les autres, ont accepté le choix du Peuple dignement et avec grandeur. La suite reste à faire, beaucoup reste à faire, les Tunisiens (es) le savent. Nous Algériens aussi. Oui, tout n’est pas parfait et jamais ne le sera. Il y aura d’autres luttes, d’autres batailles, d’autres campagnes électorales. D’autres Victoires restent à conquérir. La vigilance, la résistance devront êtres de mise de manière permanente pour sauvegarder l’esprit de la Révolution.              

Ce fut oui une magnifique journée que cette journée du 23/10/2011 (tiens encore Octobre !), elle devra avoir des répercutions un peu partout à commencer par chez nous en Algérie mais là n’est pas le propos aujourd’hui. Oui avec Fierté je dis que j’y étais. Déambulant dans les rues de Tunis, je me suis rappelé la belle journée du 26/12/91 en Algérie. Une majorité du Peuple debout pour voter, heureux de le faire pour la première fois Librement depuis 1962 et décidé à changer les choses par la voie pacifique, Démocratique, la suite on la connait. Je me suis aussi projeter vers un Avenir, lointain ou proche mais qui adviendra, ou nous aussi  comme les Tunisiens (es), retourneront en masse aux urnes pour élire notre assemblée Constituante. Même si oui ca sera difficile et parait pour beaucoup impossible.  Ce jour adviendra. Il ne dépend que de nous d’en rapprocher l’échéance.    

Peuple de Tunisie, Choukran et bon vent !

Les priorités politiques du nouvel homme fort de Tunisie

www.lemonde.fr

 

Agé de 60 ans, Rached Ghannouchi, de vrai nom Rached Kheriji, qui fut étudiant à la Sorbonne en France, a cofondé au début des années 1980 le Mouvement de la tendance islamique (MIT) qui prendra plus tard le nom d’Ennahda (« renaissance »). Condamné à la prison à perpétuité, il s’exile d’abord à Alger, avant de s’installer en 1991 dans la banlieue de Londres. Le 30 janvier 2011, il est revenu en Tunisie. Son parti a remporté les premières élections libres de Tunisie. Le Monde l’a rencontré à Tunis quelques heures avant l’annonce des résultats définitifs, jeudi 27 octobre. 

 

Vous avez été absent pendant vingt-deux ans de Tunis. A quoi attribuez-vous le succès d’Ennahda aux élections de l’Assemblée constituante ?

 

C’est le résultat naturel de la résistance de nos militants et aussi le fruit de la fidélité du peuple tunisien. Ben Ali a échoué à détruire la mémoire des Tunisiens. Cela prouve que, malgré notre absence qui a duré vingt-quatre ans et malgré la machine médiatique et policière qui a essayé de nous anéantir, la volonté populaire est plus forte.

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Mesures fictives pour l’indépendance de la Justice et le droit à la défense?

logo.jpgCopenhague, 27 octobre 2011 – Dans un rapport discuté aujourd’hui lors d’une conférence organisée par son membre
la Ligue Algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH) à Alger, le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) demande aux autorités algériennes une réelle volonté politique de faire progresser de manière substantielle la cause de l’indépendance de
la Justice. 
  

En vue de cette conférence qui s’est tenue aujourd’hui à l’Hôtel E-Safir d’Alger et lors de laquelle
la LADDH a débattu des thématiques liées à l’indépendance de la justice, le REMDH a mis à disposition son rapport sur l’indépendance et l’impartialité du système judiciaire ainsi qu’un
mémorandum conjoint (REMDH – CFDA – LADDH). Ce document offre une analyse du projet de loi sur les associations actuellement en discussion à l’Assemblée populaire nationale.  

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Algérie: Les mères de disparus nous quittent sans avoir connu le sort qui a été réservé à leur fils

Des parents de disparus nous ont encore quitté sans avoir connu le sort de leurs enfants disparus dans les années 1990. En peu de temps, le CFDA et SOS Disparus viennent d’apprendre le décès de deux mères de disparus qui à l’instar de toutes les mères de disparu en Algérie, les épouses, les pères, les sœurs,  n’ont jamais cessé de rechercher la vérité sur le sort de leurs enfants ou de leur proche. 

Après Madame Zhor Bounatiro, dont le fils, Abdelghani, a disparu après été arrêté par un Groupe d’Intervention Spécial du DRS, dans la nuit du 24 juin 1996, à son domicile familial d’El Biar, c’est Madame Cheridji Malha, agée de 87 ans,  qui nous a quitté jeudi 20 octobre 2011. Son fils Mohamed Cheridji, a disparu après avoir été arrêté par la police le 25 janvier 1998 chez sa sœur à la place du 1er mai à Alger.

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