Le général Nezzar entendu par la justice Suisse

Le général à la retraite Khaled Nezzar, l’un des responsables de la tragédie algérienne, a été auditionné ce vendredi 21 octobre par la justice suisse, dans une affaire de torture. Selon El Watan, il s’agirait d’un ancien responsable du FIS dissous, résidant en Suisse, et s’est dit être victime de torture au début des années quatre-vingt dix, qui avait déposé une plainte contre des militaires algériens. Le plaignant serait un acien vice-président du FIS dissous de l’APC de Meftah (Blida). Se rendant dans la capitale helvétique pour des soins, Khaled Nezzar a été entendue le procureur à Genève pour donner sa version des faits. A l’heure où nous mettons en ligne, l’audition de l’ancien homme fort du régime algérien se poursuit.

 

 

 

 

 

Commentaires

  1. Rabah dit :

    wa ja aalna min Feraouna ayatane lil aalamain » dit le Saint Coran.

    Aucun des 13 Pharaon qui ont gouverné l’Egypte antique n’est resté 42 ans au pouvoir comme le « fou de Tripoli », soutenu par les fous d’Alger, de Damas, de Sanaa, de Khartoum, de Téhéran, de Caracas, de la Havane et de Pyong Yang.

    Kadhafi et ses enfants étaient les hommes qui en savaient trop, c’est pour cela que leur liquidation physique était devenue impérative non seulement pour la nébuleuse du CNT mais aussi pour leurs alliés de l’OTAN, qui ont , à un moment ou à un autre, flirté avec le régime lybien.

    En tout état de cause Laakouba aux autres tyrans arabes incha Allah, qu’ils soient « présidents » imposés par la force et la fraude massive ou monarques absolus.

    Leurs jours sont comptés car l’automne des dicatateurs est bel et bien arrivé.

    Aussi choquantes soient-elles, les photos montrant Kadhafi et son fils Moaatassim, gisant dans une mare de sang vont donner à réfléchir aux derniers dictateurs arabes, cupides et obstinés, à l’image de Bouteflika, qui s’accroche pathétiquement à son koursi vermoulu malgré son rejet, de plus en lus fort par le peuple algérien, décidé à mener une révolution démocratique pacifique.

    Le Général Major Khaled Nezzar, qui vient d’echapper pour la deuxième fois à la Justice d’un pays européen ( la France et la Suisse ),et ses amis sont-ils capables de ramener à la raison le canasson qu’il nous imposent depuis 1999, pour qu’il rentre chez lui car il est en train de mener le pays droit à la catastrophe.

    Vive l’Algérie unie, jeune, libre et démocratique !

    Vive la République !.

  2. lebouche dit :

    le début de la fin pour le règne des voleurs de la révolution de 1954,du congrès de la soummam,du GPRA et de l’assemblé national CONSTITUANTE§

  3. ALGERIEMEILLEUR dit :

    les harkis les caporaux DAF qui n´ont déserté que dans les derniers mois de la guerre de libération et qui n´ont apporté a l´algerie que la destruction et le malheur. le caporal DAF khaled nezzar le criminel et assassin notoire, il a dit dans une réunion des officiers superieurs de L´ANP, héritiére de la glorieuse ALN. nous avons été formés pour tuer. nous savons le faire. sous entendu: nous tuerons tous ceux qui s´opposeront a notre pouvoir, islamistes et démocrates ou meme si tu viens de Mars ….

  4. Anonyme dit :

    c’est faut c’est l’ONG TRIAL qui a déposé la plainte http://www.youtube.com/watch?v=x9wzrQ51lc8&feature=share

  5. Leziamiste dit :

    c’est faut c’est l’ONG TRIAL qui a déposé la plainte http://www.youtube.com/watch?v=x9wzrQ51lc8&feature=share

    Voir encore sur le site de l’ONG http://www.trial-ch.org/fr/a-propos-de-trial/trial-agit/details/article/le-printemps-arabe-arrive-en-suisse-un-ancien-general-algerien-arrete-et-poursuivi-pour-crimes-de-g.html?tx_ttnewsbackPid=1188&cHash=6523a4727d863bb55358c69e83d1b034
    La presse algérienne fait de la propagande c’est pas normal c’est dans ce genre d’affaire qu’on découvre la réalité d’elwatan.

  6. said dit :

    NEZZAR a perdu la tete.

    Nezzar panique. Vraisemblablement déstabilisé lors de son audition par le procureur fédéral suisse suite à une plainte qui le vise personnellement, le général en retraite Khaled Nezzar, pour se défendre, a porté une accusation aussi bizarre qu’inattendue à l’encontre du chef historique Hocine Aït Ahmed, l’assimilant à «un élément du FIS qui avait commis des carnages».

    Accusation grotesque, affabulation ou ce général a-t-il simplement perdu tous ses moyens lors de son audition ? Qu’on en juge ! «S’il y a eu des dépassements de la part des autorités, ça ne pouvait qu’être des dépassements d’individus isolés, qui, une fois portés à la connaissance des autorités, étaient sanctionnés. Tous les autres carnages sont le fait des éléments du FIS qui, eux, ne sont pas sanctionnés. J’ajoute même qu’un de ces éléments se trouve en Suisse, à savoir M. Aït Ahmed !» Telle fut la réponse de Khaled Nezzar au procureur fédéral suisse qui l’interrogeait sur le rôle de l’armée dans le régime politique de 1992 à 1993. Cette déclaration est, le moins qu’on puisse dire, aussi étrange qu’infondée. Figure emblématique de la lutte de libération nationale et de l’instauration de la démocratie en Algérie, M. Aït Ahmed est le leader du Front des forces socialistes (FFS), le plus vieux parti de l’opposition.

    Comment peut-il être alors membre d’un autre parti comme l’ex-FIS ? Se pose ainsi la question : qui cherche-t-il à convaincre ? L’ancien ministre de la Défense a-t-il à dessein cité le nom d’Aït Ahmed, qui se trouve depuis son premier exil installé à Lausanne, comme pour le rendre responsable de son interpellation par la justice helvétique ? L’éventail des questions peut en effet s’élargir autant que peuvent le permettre les différends politiques qui opposent les deux hommes sur une gestion très controversée de la décennie noire et de l’interruption du processus électoral. Au demeurant, cette accusation laisse pantois tant elle frise le burlesque. Nezzar est-il seulement capable de se croire lui-même !

  7. lili dit :

    Rabah
    wa ja aalna min Feraouna ayatane lil aalamain” dit le Saint Coran.
    Vive l’Algérie unie, jeune, libre et démocratique !

    Vive la République !.+++
    Si ce sont les versets de coran les bases de ta dictature islamique, ce que tu appelle « démocratie ». Je me passe volontiers de tes propositions d’union. L’union sans toi est plus que souhaitable

  8. poilu dit :

    Le général Nezzar a été entendu par la justice pour avoir torturé un responsable du FIS.
    Je félicite Le général Nezzar. Le fis et ses membres ont plus que du sang sur les mains sur la barbe et sur le coran qu’ils citent, qu’ils brandissent sans arrêt.

    Bravo général Nezzar pour ma part sans procès j’aurais passé sous les armes tous les fondateurs du fis , les sympathisants, et ceux montés au maquis. Nous aurions ainsi évité la tuerie perpétré par cette idéologie NAZISLAMAISTE qui a égorgé des villages entiers. C’est quoi 10 000 membres du fis qui auraient permis d’épargner les 200 000 vies égorgées par le fis 10 ans durant.

  9. Omar dit :

    Le Général Khaled Nezzar n’avait pas besoin pour se défendre, de dénigrer et de vouloir enfoncer M. Hocine Ait Ahmed.

    « S’il y a eu des dépassements de la part des autorités, ça ne pouvait qu’être des dépassements d’individus isolés, qui, une fois portés à la connaissance des autorités, étaient sanctionnés. Tous les autres carnages sont le fait des éléments du FIS qui, eux, ne sont pas sanctionnés. J’ajoute même qu’un de ces éléments se trouve en Suisse, à savoir M. Aït Ahmed ! » extrait du PV de la police suisse.

    Il pouvait utiliser des arguments plus crédibles meme si le flirt d’Ait Ahmed avec le FIS dissous, avec lequel il a voulu organiser, conjointement avec le FLN de Mehri, le PT de Louisa Hannoune et le PRA de Boukrouh, la rencontre de l’Eglise de Saint Egidio, pres de Rome (Italie).

    A mon avis le Général Nezzar, affaibli par la maladie, a du paniquer pour avancer une telle ineptie.

    A quoi a servi l’amnestie de Bouteflika?

    SOS, peuple et pays en danger !

  10. Hamdane dit :

    Je n’exclus pas du tout l’hypothèse que le coup soit parti d’Alger, via un membre influent du clan présidentiel, que l’ANP aurait empêché de commettre l’irréparable contre le pays à cause de la maladie invalidante de Bouteflika, exploitée par les uns et les autres, et de la fuite en avant suicidaire qui en découle.

    La vieille querelle pour le pouvoir entre la Présidence de la République et l’ANP, n’est pas une simple vue de l’esprit.

  11. said dit :

    Qui peut croire un seul instant que ceux qui ont interrompus le processus electoral notamment les generaux a leur tete NEZZAR l’ ont fait pour des causes nobles? Il faut etre debile ou degenere pour nous faire croire cela.Tous ces indues privilegiés n’ ont en verité defendues que leur rente et le pouvoir.ceux qui croient que les generaux ont un quelconque etat d ame sont soit des naifs soit ils font eux meme partie de ceux qui ont pillés le pays et se sont octroyés des privilèges. En realité Les tenants du pouvoir militaire ne sont inspirés d’ aucune ideologie, d’ aucune doctrine,ni autres, seuls comptent à leurs yeux: le pouvoir, les privileges et l’ argent.Tout le reste (la democratie, sauveur de la republique,liberté, etc) n ‘est que du baratin ,que des beaux discours dont eux meme ne sont pas convaincus puisque leur progeniture ont desertés le pays.Alors arretez de dire que les generaux ont sauves le pays, ce sont eux les responsables de la mal vie des algeriens et de l’ anarchie dans tous les domaines.

  12. said dit :

    Mediapart publie une liste d’officiers Algériens accusés de crimes contre l’humanité et impliqués dans une guerre de clan !

    Le journal en ligne français Mediapart publie une liste d’officiers algériens accusés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans les années 1990. « Certains d’entre eux ont été discrètement écartés par leurs pairs des sphères officielles de décision, souvent au de prix de juteux fromages, même s’ils conservent dans l’ombre un pouvoir certain », estime Mediapart qui croit savoir aussi que certains de ses officiers sont toujours en poste aujourd’hui et sont les véritables « décideurs » dans l’Algérie de 2011.
    Pour lire l’intégralité de l’article de Mediapart : http://blogs.mediapart.fr/blog/francois-geze/251011/algerie-le-general-khaled-nezzar-rattrape-en-suisse-par-une-plainte-p

  13. daniel dit :

    merci dieu merci la justice suisse et merci la justice europeénne a qui le prochain tour touts les dirigeants arabes ce sont comme des chiens et il vent mourire pire qu’une chienne moi je demande au citoyen algerien de pose plainte contre les generaux algeriens il ya bruxelle en belgique et strasboug en france envoyer meme des messages email et demander comment la procédure pénale

  14. Boubekeur dit :

    Quel crédit accordé aux propos Khaled Nezzar lors de son arrestation ?
    L’interpellation de l’homme fort du régime algérien, dans les années 1990, par la justice helvétique, prouve, si besoin est, que les dépassements ne restent pas impunis. Arrêté dans sa résidence (un hôtel cinq étoiles), l’audition du général Nezzar a duré deux jours. La procureure fédérale suisse, Laurence Boillat, explique au général que son arrestation est intervenue suite à la plainte déposée par TRIAL (Track Impunity Always). Cette ONG se base, pour ce faire, sur le témoignage de deux Algériens établis en Suisse. Selon le récit de Daadi Seddik, un des plaignants, son arrestation, à Alger, le 17 février 1993 à 2 heures du matin, fut suivie de graves atteintes à son intégrité physique. Lorsque le journaliste d’El Watan lui demande pourquoi la plainte a été déposée contre Khaled Nezzar, Daadi Seddik étaye sa thèse en soutenant que « C’est lui qui dirigeait l’Algérie à cette époque. J’accuse Khaled Nezzar d’être responsable de la torture que j’ai subie en Algérie ». Quant à Ahcene Kerkadi, chirurgien dentiste de profession, il affirme qu’il a été torturé suite à son arrestation en 1993. Ses tortionnaires voulurent coute que coute lui arracher des aveux de son implication dans le terrorisme, et ce bien qu’il n’ait rien à voir avec la violence. Cependant, en considérant que la plainte est recevable, la procureure détermine le cadre dans lequel l’audition va se dérouler. D’emblée, elle interroge le général Nezzar sur les motifs de sa présence en Suisse. Le moins que l’on puisse dire c’est que la réponse n’est pas convaincante. Ce qui intrigue la procureure c’est surtout de savoir en quelle qualité se trouve-t-il en Suisse. Car, bien qu’il ait en sa possession un passeport diplomatique, la procureure lui signifie que cela ne lui donnera aucun privilège. Surtout, insiste-t-elle, le général n’est pas accrédité d’aucune mission. Pour revenir au vif du sujet, la procureure axa ses interrogations sur la décennie noire. En tout cas, malgré les 200000 morts, Khaled Nezzar ne considère pas que cette guerre fût sale. Pour lui, « Cette guerre s’est déclenchée car le FIS à l’époque voulait le pouvoir, quitte à utiliser la violence ». Quel mépris de la politique et de la justice. La violence ne se règle-elle pas dans les tribunaux, M. Nezzar ? Bien entendu, le parti politique, pour peu qu’il soit autorisé, s’assigne pour mission de diriger le pays. Or quelques lignes plus loin, le général se contredit en affirmant que le FIS n’avait que 21% de voix. Dans ce cas, comment un tel parti aurait-il représenté un grand danger pour l’Algérie ? Ces questions restent bien sur sans réponses.
    Cependant, l’audition ne se limite pas uniquement à l’arrêt des élections législatives de 1992. A la question de savoir qu’elles étaient ses fonctions avant 1992, Khaled Nezzar répond qu’il était un officier de l’armée française [en plein guerre d’Algérie]. « J’ai déserté l’armée française pendant la guerre d’Algérie [en 1958] en rejoignant les maquis », a-t-il argué. A vrai dire, il n’a pas rejoint le maquis, si l’on considère que le maquis est le terrain où se déroulent les combats. En revanche, il est allé à Tunis. Or les patriotes algériens, bien que se trouvant sous le drapeau français, commencèrent à déserter dès 1955. Khaled Nezzar fait partie de la seconde vague de déserteurs. Selon Abdelhamid Brahimi : « Les ralliements individuels ou de groupes d’éléments algériens de l’armée française observés en 1957 et notamment à partir de 1958 s’opérait non vers l’ALN, mais vers le FLN à Tunis pour entrer par la grande porte » (Aux origines de la tragédie algérienne, 1958-2000, page 44). L’auteur du livre raconte comment, au mois de mai 1959, un groupe de « déserteurs » de l’armée française approcha les jeunes officiers issus des écoles orientales en vue de sceller leur alliance. Slimane Hoffman, porte parole de ce groupe de DAF, s’adressa comme suit aux jeunes officiers maquisards : « Nous, ex officiers de l’armée française et vous, officiers sortis des académies militaires arabes, sommes les mieux placés et les mieux préparés pour nous imposer et disposer du commandement de l’armée algérienne après l’indépendance » (page46). Cependant, bien que les DAF aient été liés, dans le premier temps, à Krim Belkacem, ministre des forces armées jusqu’à décembre 1959, son affaiblissement engendra la rupture avec le groupe des DAF. Lorsque Boumediene a été désigné chef d’Etat-major général en janvier 1960, ces « déserteurs » se rapprochèrent naturellement du nouvel homme fort de l’armée. Pour Abdelhamid Brahimi : « En 1962, les « déserteurs » de l’armée française comptent parmi les plus proches collaborateurs de Boumediene. Une fois nommé vice-président du Conseil et ministre de la Défense en septembre 1962, il nomme Abdelkader Chabou (lieutenant de l’armée française 4 ans auparavant) au poste de secrétaire général du ministère de la Défense nationale. Le poste sensible de directeur du personnel est confié à Lahbib Khellil, ex sous lieutenant dans l’armée française, 3 ans auparavant… Ce groupe de « déserteurs », dont les plus actifs sont Larbi Belkheir, Khaled Nezzar, Mostepha Cheloufi, Benabbas Gheziel, Salim Saadi, Mohamed Touati et Mohamed Lamari, est dirigé par Abdelkader Chabou et Slimane Hoffman » (P135). Cela dit, tant que Boumediene était encore en vie, l’armée fut subordonnée à ses ordres. A sa mort en décembre 1978, la succession fut ouverte, mais pas dans le cadre conventionnel. Finalement, la désignation du nouveau président s’est faite en dehors du peuple. Et le choix fut porté sur le plus malléable des colonels, haut gradé et plus âgé, en l’occurrence Chadli Bendjedid. Et c’est à ce moment-là que l’ascension des DAF fut fulgurante. « Le général Khaled Nezzar, « déserteur » de l’armée française, est nommé chef d’état-major de l’armée en 1989, puis ministre de la défense en 1990 », écrit Abdelhamid Brahimi (page 139).
    Cependant, pour fermer cette parenthèse de quelques rappels historiques, il va de soi que le haut commandement de l’armée, et non pas une volonté de l’armée algérienne dans sa globalité, fut au centre de toutes les décisions engageant l’avenir politique de l’Algérie. Néanmoins, chacun est libre de croire ou pas au rôle prépondérant de l’armée dans la gestion des affaires du pays. Par ailleurs, à la question de la procureure fédérale Suisse de savoir comment le général a participé au Coup d’Etat, ce dernier nie catégoriquement avoir pris part. « J’étais parmi ceux qui prônaient l’arrêt du processus électoral, c’est vrai, ceci dans l’intérêt de mon pays, mais je n’ai rien à voir avec la démission de Chadli Bendjedid », argue le général Nezzar. Cependant, bien qu’une partie du peuple algérien puisse croire à de telles allégations, il n’en reste pas moins que son statut et sa volonté d’arrêter les élections firent du général un acteur décisif au moment de déposer le Président Chadli. Et qu’il en déplaise aux éradicateurs, l’arrêt du processus électoral ne peut être assimilé qu’à un coup d’Etat. Et une fois le président déposé, il s’en est suivie une campagne répressive contre les militants et les sympathisants du FIS. Cette politique s’est traduite, sur le terrain, par l’ouverture des camps d’internement dans le sud algérien. Et c’est justement ces méthodes qui rattrapent les dirigeants algériens, dont le général Nezzar en tête d’affiche.
    Toutefois, bien qu’il soit injuste d’occulter les actes d’une frange du FIS, la gestion purement sécuritaire du conflit a donné lieu à des dépassements tous azimuts. Contre toute attente, et perdant surement la raison, le général Nezzar assimile Hocine Ait Ahmed, chef historique de la révolution algérienne, à un simple terroriste. Quand ça vient de si bas, ça ne peut pas atteindre le plafond, pourrait-on dire. En tout cas, quelle bassesse, doit-on dire. En effet, comment peut-il réduire le rôle d’Ait Ahmed, qui a consacré sa vie pour l’instauration de la démocratie en Algérie, à un simple exécuteur d’acte de carnage en Algérie ? Pour Hacen Ouali, journaliste d’El Watan, il s’agit plutôt d’une « Accusation grotesque ou ce général a-t-il simplement perdu tous ses moyens lors de son audition ? ». Il y a de tout ça. Mais il y a aussi la rancune de la part du général. En effet, le général Nezzar n’est pas prêt d’oublier le témoignage d’Ait Ahmed en 2002, à Paris, lors du procès l’opposant à Habib Saouadia, auteur du livre, rappelons-nous, intitulé « La sale guerre ». Le jour du procès, Ait Ahmed regarda Nezzar dans les yeux et lui dit : « M. Khaled Nezzar, vous avez fait un coup d’Etat ! La façon dont tout ça s’est déroulé, c’était un vrai coup d’Etat. Et c’était une catastrophe… Nous nous sommes vus avant l’interruption du processus électoral et je vous ai conseillé de le poursuivre, ce que vous m’aviez promis en me donnant votre parole. » Ce que le général Nezzar ne nia pas lors du procès. Mais il ajouta : « mais entre nous il y a un écart… » Ce à quoi Ait Ahmed répliqua en disant que l’écart les séparant était celui d’ « un fleuve de sang ». Pendant cette décennie, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y avait énormément de sang qui a coulé pour rien. Cependant, si on se limitait juste aux conséquences tragiques de cette guerre civile, on dirait que la gestion du coup d’Etat était catastrophique. En effet, en moins de dix ans, 200000 Algériens perdirent leur vie. Sur le plan économique, l’Algérie a connu une régression vertigineuse. En effet, le produit intérieur brut (PIB) par tête d’habitant est passé de 2500 dollars en 1990 à 1376 dollars en 1997. En revanche, selon Abelhamid Brahimi, « Les dépenses militaires ont considérablement augmenté au cours de la décennie rouge. Ces dépenses sont accrues de 45% en 1994 et de 144% en 1995 pour atteindre 2 milliards en 1996. En 1998, ces dépenses ont augmenté de 100% » (p282). Quant au chômage, le constat de l’ancien premier ministre, sous Chadli, est accablant : « Le chômage, en augmentation constante, a dépassé le cap des 40% depuis 1997 et atteint 50%, voire davantage dans beaucoup de régions du pays… le nombre des chômeurs est passé de 1300000 en 1992 à plus de 3500000 en 1998 » (p282). Or, en Algérie, qui dit augmentation des dépenses dit augmentation de la dette extérieure. En 1998, la dette fut de l’ordre de 34 milliards de dollars, alors qu’il avait été de l’ordre de 26 milliards de dollars en 1992. En fin, pour résumer l’évolution politique pendant cette décennie, Abdelhamid Brahimi constate : « Il convient de rappeler à cet égard qu’entre 1992 et 2000, l’Algérie a eu 4 chefs d’Etat, 6 premiers ministres et des centaines de ministres, tandis que les 4 généraux impliqués dans le cour d’Etat de 1992 sont toujours à leurs postes respectifs au cours de cette période » (p142).
    En guise de conclusion, on peut dire que le mal de l’Algérie précédait de loin l’annulation des élections législatives de décembre 1991-janvier 1992. Le verrouillage du champ politique a indubitablement permis le développement de courants radicaux en Algérie. Sans avoir la moindre sympathie pour ces courants extrémistes, il convient de signaler que leur avènement fut dû à la gabegie du régime en place depuis 1962. Ceci dit, bien que le général Nezzar nie tout en bloc, les conséquences de la crise témoignent de la gestion catastrophique des affaires du pays.
    Par Ait Benali Boubekeur

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