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Archive pour le 5 décembre, 2011

L’essor de la diplomatie algérienne pendant la révolution

Par Ait Benali Boubekeur

Dés le début de la guerr de libération nationale, les initiateurs de l’action armée ne tablent pas sur une victoire militaire. Dans le premier temps, la priorité est de créer un large rassemblement des Algériens afin de dépasser les querelles ayant handicapé le mouvement national jusque-là. Ainsi, pour que la voie de l’Algérie soit entendue, la délégation extérieure du FLN, dont la mission est d’internationaliser la cause algérienne, est renforcée. En effet, bien qu’en Algérie les activistes et les centralistes aient rompu tout contact après la tenue du congrès du comité central, le 15 août 1954, au Caire, les deux entités trouvent vite un terrain d’entente. Selon Ferhat Abbas,  dans « Autopsie d’une guerre » : « La délégation extérieure s’étaient agrandie de deux centralistes : Hocine Lahouel et M’hamed Yazid. Ils avaient tous deux boudé le CRUA. Mais après la démonstration du 1er novembre, il n’y avait plus à hésiter. Ils rejoignent la délégation extérieure. Il faut dire à la décharge de Lahouel qu’il ne jouissait pas d’une bonne santé. Il souffrait des bronches et d’asthme. Par contre Yazid, plein de faconde et connaissant l’anglais, devient un bon collaborateur de Ait Ahmed. »

(Lire la suite)

Syrie: Arrestation de la réelle « gay girl in Damascus »

free1.jpgLa blogueuse et activiste syrienne Razan Ghazzawi a été arrêtée ce dimanche après-midi 4 décembre par les autorités syriennes à la frontière syro-jordanienne. Elle se rendait à Amman pour participer à une conférence organisée par le Centre syrien pour les médias et la liberté d’expression. 

Razan Ghazzawi a toujours défendu son droit à bloguer sous son vrai nom, sans anonymat, tout en affichant ouvertement ses positions sur le changement qu’elle souhaite pour son pays la Syrie.

Née aux États-Unis de parents syriens, elle a grandi à Damas. Elle travaille comme coordinatrice pour le centre Syrien pour les médias et la liberté d’expression et est diplômée du Département de littérature anglaise à la Faculté des arts de l’Université de Damas .

Son Blog Razaniyat, qu’elle tient depuis 6 ans en anglais et en arabe défend de manière publique et libre ses positions sur la liberté d’avoir une sexualité différente de celle de la majorité, se définissant elle même comme transgenre.

L’ironie veut qu’elle a inspiré il y a quelques mois une information fausse qui a circulé dans les médias anglo-saxons, l’affaire dite de gay-girl in Damascus.

Internet Sans Frontières condamne de la manière la plus ferme cette arrestation et souhaite la libération immédiate de cette jeune activiste. Le  seul tort de Razan Ghazzawi est d’avoir eu une opinion en ligne, libre et ouverte.

Mobilisation:

Relayez le  Hashtag #freeghazan sur Twitter
Participez et partagez sur la page Facebook Free Razan Ghazzawi
Ajoutez le twibbon Free Razan sur vos avatars

 

Commentaire: J’ai vu Razan pour la dernière fois début octobre 2011 à l’Aéroport Carthage de Tunis. J’étais avec Abdou Bendjoudi. J’ai dit à Razan: « Tu n’as pas peur de te faire arrêter après ton retour en Syrie ?  » Elle m’a dit  » Quand on milite pour la liberté on risque de se faire arrêter. C’est le prix à payer ». Je suis de tout coeur avec toi Razan. El Mouhtarem 

Convention du PSE: Les socialistes entre le marteau des technocrates et l’enclume des indignés !

pse.jpgPar El Mouhtarem

Jeudi 24 novembre. Je suis arrivé à Bruxelles Midi vers 16h. Mon hôtel est situé à quelques 500 mètres de la station. Le quartier est habité par des Belges issus de l’immigration. Et les Marocains représentent la majorité. D’ailleurs, les réceptionnistes et les autres employés de l’hôtel sont tous d’origine marocaine.

En Belgique, les immigrés Marocains et  Turcs viennent en première position, avec 10 % pour les Marocains et 5% pour les Turcs. Les Marocains sont aujourd’hui quelques 200.000.

Nous sommes quatre blogueurs hébergés dans cet établissement: moi, deux Allemands (une fille et un garçon) et une Hongroise. Je pose mes bagages dans ma chambre située au quatrième étage, avant de rejoindre «Mont des Arts» où devait se tenir la Convention progressiste du Parti Socialiste Européen www.renew.. Une conférence de presse a été organisée à 19h30 par les dirigeants du PSE. Après la rencontre avec les journalistes, Sara Montinaro, Communications – social media and campaigns au PSE, nous convie (blogueurs) à une rencontre pour nous expliquer dans le détail le programme des deux journées de travail.

Durant ces deux jours, les 25 et 26 novembre, pas moins de 2000 participants venus de toute l’Europe et d’ailleurs ont participé au débat qui a été « organisé en quatre sessions (chacune incluant des workshops/ateliers et une plénière) concernant les défis cruciaux et thèmes suivants: Un nouveau modèle de croissance équitable; Une société juste: égalité pou tous; Des nouvelles réponses globales aux nouveaux changements globales et Démocratie et citoyenneté active ».

Vendredi 25 novembre. 9h00.

Je rejoins le workshop «Social integration: The key to a fair and open economy» qui se tient dans une salle au troisième étage. C’est Emir Kir, ministre belge de l’action sociale et des relations internationales qui intervient en premier pour souligner le rôle que joue l’immigration dans le développement de l’Europe. Fils d’un émigré turc, Emir rappelle à l’assistance que ses parents sont venus en Belgique pas pour faire du tourisme mais pour travailler dans…une mine. «Nos parents faisaient le travail que les Européens refusaient de faire», rappelle le jeune ministre.

«L’intégration se fait sur le terrain social et économique»

Dénonçant les conservateurs qui montrent du doigt les immigrés, rendus responsables de toutes les crises qui secouent l’Europe, Emir Kir regrette que les partisans de la droite se focalisent sur l’immigré délinquant et tournent le dos à celui qui travaille et réussit. L’orateur a expliqué également le sens de l’intégration qui est réduite, selon la droite, à l’apprentissage de la langue du pays d’accueil. «L’intégration, en dehors de l’accès à la langue, se fait sur le terrain social et économique», souligne le conférencier.

De son côté, un jeune chercheur espagnol, réfute les accusations de la droite à l’encontre de l’immigration rendue responsable de la criminalité et d’autres maux sociaux. «Toutes les études ont montré qu’il n’y a aucun lien entre l’immigration et la criminalité. Au contraire, là où il y a immigration, il y a moins de crimes», précise l’intervenant. En Espagne, l’immigration représente 14% de la population.

Claude Moraes, membre du Parti travailliste (Royaume Uni) s’inquiète de l’ampleur que prend le racisme en Europe en indiquant qu’au Royaume-Uni où vivent quelques 550.000 Polonais, les Anglais, estiment qu’il y a «trop d’immigrés», alors qu’en Allemagne deux tiers pensent que l’immigration pose problème.

11h00. Ouverture de la Convention progressiste:

Le coup d’envoi de la Convention progressiste est donné par Philip Condery, le secrétaire général du PSE. Dans son discours Cordery rend un grand hommage à l’ancien président du PSE, Poul Nyrup Rasmussen qui a annoncé son retrait de sa fonction quelques jours auparavant.

Prenant la parole au nom du Parti Socialiste belge (le président du parti Elio Di Rupo est retenu par les négociations gouvernementales), le sénateur Paul Magnette, dénonce la mainmise des technocrates sur les institutions européennes. «Le rêve des conservateurs a toujours été de désigner les technocrates et les banquiers pour diriger l’Union européenne à la place des élus du peuple», dénonce Paul Magnette.

L’orateur s’insurge par ailleurs contre les agences de notation qui dictent aux pays de l’UE comment gérer leurs affaires. A cet effet, il appelle à imposer des taxes sur la spéculation financière et à réguler les agences de notation.

Invité à intervenir, Georges Papandréou, ancien premier ministre de la Grèce, regrette que l’Europe soit dominée par les conservateurs qui l’ont conduit à sa chute. «Nous avons été patriotes et courageux… Il faut mettre en place un système juste et transparent… Nous avons hérité d’une situation chaotique d’un gouvernement conservateur… Nous devons investir dans une Europe synonyme de qualité dans les infrastructures, l’information…», conclut l’ancien premier ministre, sous un tonnerre d’applaudissements.

12h00: Plénière:

C’est dans une salle pleine à craquer que se tient la plénière animée par des leaders socialistes. Plusieurs thèmes sont évoqués devant une assistance très attentive. La présidente de «Ecosy» (Young European Socialists) http://www.ecosy.org/, Kaisa Penny intervient dans la thématique consacrée à l’immigration et l’intégration sociale en Europe. Pour Kaisa, la lutte contre le racisme ne signifie rien d’autre que la lutte contre ses causes: l’exclusion, le chômage, la misère.

Le ministre Islandais de l’éducation explique, pour sa part, que le sentiment de peur et la mauvaise éducation conduisent au racisme. L’orateur souligne, par ailleurs, que le défi de l’Europe est la solidarité entre les générations. «L’Europe est confrontée à un problème de population vieillissante. Notre défi est la solidarité entre générations… Les gens veulent vieillir chez eux et non pas dans des centres de vieillesse», ajoute l’intervenant.

(…)

Samedi 26 novembre. 15h30. Workshop « Le printemps arabe:Réponses et responsabilités européennes »

Le débat sur les révolutions arabes était très riche et très instructif. Intervenant en premier, l’ancien commissaire du FATAH palestinien, Nabil Shaat salue le combat des peuples arabes pour la liberté et la démocratie. «Je suis très optimiste. Les jeunes tunisiens et égyptiens ont montré la voie à suivre aux autres peuples arabes. Et ce qui se passe en Egypte va définir ce qui se passera dans le monde arabe», déclare M. Shaat. Ce dernier se dit fier de la Tunisie, «un pays pilote pour le monde arabe dont le peuple a choisi librement ses représentants».

Le conférencier rappelle qu’il y a seulement 20 ans, l’Europe de l’est et l’Amérique latine n’étaient pas libres. «Mais depuis, le mur de Berlin et les dictatures de parti unique imposées par l’URSS n’existent plus». L’ancien compagnon de Yasser Arafat regrette toutefois l’existence d’un mur en Palestine haut de 8 mètres et long de 300 kilomètres. «Le mur de Berlin s’est effondré, mais en Palestine il y a toujours ce mur qui sépare nos enfants de leur école», regrette Nabil Shaat. Sur les négociations de paix au Moyen-Orient, M. Shaat dénonce la politique d’Israël qui « appelle les Palestiniens à une table de négociations pour négocier une terre pour la paix alors que cette terre est occupée». Et de préciser : «Notre objectif n’est pas la conquête, nous voulons la paix».

Fransisca Sauquillo, vice-présidente de SOLIDAR salue pour sa part la lutte des peuples arabes pour leur émancipation du joug des dictatures militaires. Evoquant le cas de l’Algérie, l’oratrice rappelle le coup d’Etat militaire de janvier 1992 contre la volonté du peuple algérien. La représente de Solidar regrette la non implication des Algériens dans le mouvement associatif, citant un rapport d’un centre d’études algérien qui évoque l’existence de 80.000 associations alors que 90% des Algériens ne sont pas impliqués dans le mouvement associatif.

Parler de l’existence de prés de 100.000 associations en Algérie ne peut me laisser indifférent. Je prends alors la parole pour démentir ce chiffre en affirmant que si l’Armée a fait un coup d’Etat ce n’est surement pas pour permettre l’existence d’une vie associative. «Ce chiffre peut s’avérer vrai s’il s’agit d’associations de malfaiteurs. En Algérie, il n’existe pas de mouvement associatif autonome. Il y a des associations financées par le pouvoir et qui servent de machine électorale à l’occasion des élections». Je profite de l’occasion pour dénoncer la démarche de l’Union européenne dans le financement du mouvement associatif en Algérie, qui se fait dans un cadre peu ou pas du tout transparent.

(…)

11h00 : Plénière

Retour à la grande salle où se tiennent les plénières. Le débat avec les leaders de partis socialistes est modéré par le ministre de la défense de la Norvège. Il est jeune, pas du tout ventripotent, il est surtout intellectuel, donc loin des dirigeants de notre Armée.

«L’UE a tendance à regarder en interne…»

Le ministre norvégien prend la parole pour présenter le panel des invités. Dans son introduction, l’orateur fait remarquer que les sociaux démocratiques se trouvent bien plus dans l’opposition que dans les gouvernements, mais nous voulons bien qu’ils se trouvent dans le gouvernement et dans l’opposition.

Dénonçant le rôle timide que joue l’Europe dans les relations internationales, l’intervenant explique qu’il y a un problème de leadership dans ce monde. Selon lui, l’Union Européenne peut jouer ce rôle. «L’UE doit avoir l’influence conforme à son poids politique. Nous avons du mal à nous engager sur le plan extérieur, nous nous sommes enfermés…La prochaine présidence de l’UE doit parler d’une voix plus forte… L’UE a tendance à regarder en interne sans regarder ce qui se passe en dehors», regrette le modérateur.

Le Directeur général de l’OMC, Pascal Lamy regrette que l’Europe n’ait plus de pilote dans l’avion. «Nous avons besoin de leaders nationaux qui doivent trouver une solution sinon la crise sera pire qu’aujourd’hui», avertit le conférencier. Selon lui, le G20 a le leadership mais n’a pas de légitimité. «Lorsqu’on évoque les institutions, les pauvres préfèrent les nations unies», indique M. Lamy.

«Nous voyons l’émergence d’un pouvoir informel dans le monde»

Pour sa part, Eamon Gilmore député Irlandais déplore qu’aujourd’hui ce sont les marchés qui remplissent le vide, et qu’on se tourne vers ce que dit le FMI. Il appelle les Européens à développer des systèmes, car ils ne font que répondre au marché. L’orateur plaide pour un système démocratique multinational de gouvernance pour le monde. «Les institutions internationales doivent se réformer y compris les nations unies et les institutions de l’UE… Il serait judicieux de revoir la manière de fonctionnement des institutions…Nous voyons l’émergence d’un pouvoir informel, ce qui va porter préjudice à l’Europe», déclare , Eamon Gilmore. Ce dernier plaide pour le leadership collectif au niveau de l’UE et dénonce le leadership de deux pays (France et Allemagne). Il reconnaît toutefois que l’UE a progressé, et joue un rôle beaucoup plus actif sur le plan international notamment dans le processus de paix au Moyen-Orient.

Sharan Burrow, secrétaire générale de Confédération internationale des syndicats, dénonce le pouvoir des agences de notation. Selon elle, les dirigeants européens écoutent les agences de notation et non pas les citoyens. «L’UE a perdu son autorité morale», dénonce Mme Burrow. «Un politique qui croit qu’en s’attaquant aux travailleurs qu’il peut résoudre la crise, ne recevra pas nos cartes de vœux à l’occasion de Noël», affirme l’oratrice.

Le ministre norvégien de la défense enchaîne en disant que les pays qui se portent bien sont ceux où il y a des syndicats forts. «Pourquoi les pays scandinaves se portent toujours mieux que les autres ?», s’interroge-t-il.

Pascale Lamy affirme qu’il n’y aura pas de progrès si on ne travaille pas avec la société civile et les syndicats. «L’Internationale Socialiste n’est pas le creuset de cet effort pratique et théorique dont on a besoin», regrette-t-il.

«L’entente entre les islamistes et les sociaux démocrates, une nécessité durant la transition »

Sur la solidarité internationale, le représentant du parti tunisien Etakatol, Khalil Zaouia, membre de l’Assemblée constituante,  explique que la réussite du processus démocratique en Tunisie et tributaire de l’économie. «Il y a 750.000 chômeurs en Tunisie sur une population de 10 millions », souligne l’orateur. Ce dernier demande aux pays de l’Europe de soutenir le tourisme tunisien. Le tourisme, selon lui, génère un million d’emplois, et qu’en 2010, le secteur a enregistré 50% de pertes. Il rappelle aux dirigeants de l’Europe que la politique de voisinage doit se baser sur la prospérité partagée.

Concernant la victoire des islamistes lors de l’élection de l’Assemblée constituante, Khellil rassure les Européens que l’entente entre les islamistes et les sociaux démocrates est une nécessité durant cette période de transition, en précisant que le parti islamiste a gagné 25% de l’électorat avec 40% de sièges. «Le parti islamiste n’a pas eu la majorité », souligne-t-il. Et d’ajouter : « Les islamistes sont encerclés par les démocrates»..

Un avis que ne partage pas le président du CHP Turc. Pour ce dernier, il n’existe pas d’islamistes modérés. Le leader du CHP dénonce la propagande voulant présenter le régime turc comme un modèle pour les peuples arabes. «Le nombre de journalistes emprisonnés en Turquie est plus important que celui en Chine. Nous voulons servir de modèle avec un démocratie et une liberté de la presse, mais compte tenu de la situation des libertés, la Turquie est loin d’être ce modèle », affirme l’orateur, sous une salve d’applaudissements.

15h30. Atelier: Liberté d’expression et Médias

Le représentant de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) dénonce la restriction des libertés dans certains pays de l’Europe et les pressions exercées sur les journalistes dans le cadre de leur mission. En Hongrie et en Italie, la police et la justice sont autorisées à écouter les appels téléphoniques des journalistes. C’est une atteinte à la liberté de la presse… Depuis le 11 septembre 2001, les gouvernements se servent de la lutte antiterroriste pour espionner les journalistes… La liberté de la presse veut dire protection des sources», déclare le conférencier. Selon lui, en Hongrie et en Roumanie il y a l’ingérence politique. «Des pressions politiques sont exercées sur les journalistes. Pour les dirigeants de ces pays, les médias menacent la sécurité nationale. Le conférencier rappelle qu’en Hongrie, le gouvernement voulait faire adopter au parlement une loi exigeant des médias de diffuser 50 % de bonnes nouvelles et 50% de mauvaises nouvelles.

«L’UE doit fixer des lois communes sur les médias»

Une journaliste de la chaîne de télévision publique italienne RAI, Giuseppina Paterniti, raconte la situation des médias dans son pays sous le règne de Berlusconi. Le gouvernement Berlusconi a promulgué une loi sur l’écoute téléphonique des journalistes. Des milliers d’Italiens sont descendus dans la rue pour dénoncer cette loi qui a été bloquée. La journaliste plaide pour l’interdiction aux patrons de médias de se présenter aux élections parlementaires, à changer la loi autorisant le gouvernement à désigner le responsable de l’audiovisuel; changer la loi qui règle RAI, c’est le gouvernement qui nomme le conseil d’administration…

La conférencière regrette qu’en Italie, il est interdit aux journalistes d’accéder aux centres d’accueil des immigrants qui vivent dans des conditions inhumaines à la limite au respect des droits de l’homme. Il faudra changer les lois fondamentales, nous sommes devant la propagande plutôt que de l’information. L’UE doit fixer des lois communes. Il faut des lois européennes.

Un journaliste d’Euractiv www.euractiv.com , dénonce les conditions de l’exercice de la profession de journaliste à Bruxelles. «Les dirigeants européens sont inaccessibles. Impossible d’interviewer Barroso, le président de la Commission européenne. On nous empêche de faire notre travail…Le journaliste doit gagner son pain et rester fidèle à la profession», déclare le journaliste d’Euractiv.

« Bruxelles qui ne fait rien devant les dépassements et les abus »

Originaire de Bulgarie, le journaliste d’Euractiv raconte la situation de la presse dans ce petit pays pauvre. «La plupart des journaux ne sont pas commercialement fiables. Pas de presse de qualité. Les responsables des journaux font plaisir aux sponsors… On ne sait jamais qui est le vrai propriétaire d’un journal…», dénonce l’orateur. 

Le conférencier évoque le rôle que joue le premier ministre de droite Bokyo Borisov dans la soumission de la presse. «Le premier ministre est communicateur né. Il parle le langage de la rue, les médias l’adorent. Sa photo fait vendre. Il se fait élire homme politique de l’année et même footballeur de l’année. Il est en contact privé avec les journalistes. Ce premier ministre qui vient d’un monde obscur met tout l’argent public dans une banque et cette dernière achète les journaux qui font son éloge». Le journaliste regrette que la situation de la presse ait empiré depuis que la Bulgarie a intégré l’UE et dénonce Bruxelles qui ne fait rien devant les dépassements et les abus. «En Hongrie, Euractiv ne bénéficie pas de publicité puisque le rédacteur en chef est proche de la gauche», dénonce l’intervenant.

Je prends la parole pour dire: «Avec tout ce qui se passe comme dépassements en Europe, je comprends pourquoi la répression dans les pays de la rive sud de la Méditerranée n’émeut pas les dirigeants européens…Si la situation de la liberté de la presse continue sur ce rythme en Europe, les autres pays vont réprimer davantage en justifiant la répression par ce qui se passe dans votre continent ».

17h30. Plénière

Au deuxième jour de la Convention progressiste, une plénière est consacrée aux réformes des partis politiques. Job Cohen, leader du PVDA (Pays bas) explique la nécessité de démocratiser les partis socialistes de l’Europe. «Nous devons réfléchir à comment démocratiser nos partis. Nous avons un think thank important associé à notre parti et qui se projette dans l’avenir », explique-t-il. Dans le cadre de la démocratisation des partis,  Job Cohen plaide pour l’élection d’un candidat socialiste à la présidence de la Commission européenne.

« Nous ne vivons pas l’époque du changement, nous vivons le changement d’une époque ! »

Carlos Peredes, un jeune militant du Mouvement Real Democraty en Espagne appelle les partis à se démocratiser, à renouveler leur encadrement. «Depuis 20 ans, nous voyons les mêmes visages durant les élections. Les mêmes élites. Il faut donner de l’importance à la base pour désigner ses représentants… Par souci de transparence, les citoyens doivent savoir d’où provient l’argent des partis politiques», déclare Carlos Peredes.

Le partisan de la démocratie 4.1 (un projet qui vise à améliorer la démocratie dans les organisations), regrette que ceux qui accèdent au pouvoir vivent dans un autre monde. « Il faut parler aux citoyens dans la rue. Les partis ont rompu le lien avec la population. Le PSOE a appliqué des mesures sans prendre en considération l’avis des citoyens. L’élite doit de se rendre compte des objectifs des citoyens. J’ai le sentiment que vous avancez moins et que vous vous réunissez en haut lieu sans prendre en considération la base. Vous vivez dans un monde de spéculation financière», accuse-t-il.

Evoquant les services publics, Carlos affirme que ces services garantissent la dignité humaine notamment dans le secteur de la santé. «Aujourd’hui en Catalogne, la loi exige de celui qui dort avec un malade dans un hôpital de payer une facture. Pourquoi les services médicaux ne sont pas mondialisés ? Où se trouvent ceux qui ont signé les accords qui ont conduit la Grèce au chaos. C’est une honte ! Nous ne vivons pas l’époque du changement, nous vivons le changement d’une époque !»

André Flahaut, président de la chambre des représentants en Belgique appelle les socialistes  à sortir du débat d’appareil s’ils veulent faire triompher les valeurs socialistes. «Les gens attendent des réponses concrètes à leur travail. Il faut transformer la société avec cette valeur de solidarité. Il faut gagner les élections, il nous faut un parti fort qui agisse sur la base de valeurs…Nous sommes à un moment très dangereux. Les élus socialistes sont pris entre les banquiers et les insurgés. Baroso n’a pas de légitimité. Nous refusons de définir notre budget sur la base de ce que demandent les banquiers… Il faut convaincre les gens à être des militants citoyens. Nous chantons l’Internationale, les banquiers ne le font pas ! »

« Nous devons nous démarquer de la droite quand on est au pouvoir »

Pour sa part, Antonio Jose Seguro (PS Portugal) affirme que dans le cadre de la transparence  son parti a adopté une charte exigeant des responsables du parti de déclarer leurs biens. «Il faut ouvrir le fonctionnement des partis, ouvrir le débat entre l’élite et la base et créer des conditions qui permettaient aux sympathisants d’y participer. »

Concernant la crise en Europe, le conférencier affirme qu’il y a un déficit démocratique dans la désignation des dirigeants des institutions. Il s’interroge sur la manière dont sont élus ceux qui sont à la tête de la banque centrale européenne, avant d’affirmer qu’il y a un déficit démocratique, et que les citoyens ne peuvent pas les sanctionner. «Est-il possible de réglementer la mondialisation du marché ? Pourquoi on ne met pas un terme aux paradis fiscaux ? Le capital bouge, par contre le citoyen reste… Le défi pour la gauche est de changer d’action. Aujourd’hui, il n y a que 3 Etats de l’UE qui sont dirigés par les socialistes. Pourquoi les citoyens préfèrent la droite et les conservateurs ? », s’interroge-t-il  « Nous devons nous démarquer de la droite quand on est au pouvoir », tranche Jose Seguro. Le conférencier appelle le PSE à présenter un candidat à la présidence de la Commission européenne, et se mettre d’accord sur un programme politique avant de choisir le candidat.

« S’indigner c’est bien, s’engager c’est mieux »

Le Belge André Flahaut plaide pour l’union organisée entre les mouvements traditionnels (syndicats..), les nouveaux mouvements et les partis politiques. « Cette union est la seule voie praticable», déclare-t-il. Concernant la victoire de la droite en Europe, l’intervenant affirme que les conservateurs donnent l’impression aux gens qu’ils portent des solutions. «Le citoyen a besoin d’un logement, d’un emploi, de l’éducation pour ses enfants, il faut le rassurer. Il faut sortir de l’hyper individualisme, ramener le sens du collectif.».dit-il

De son côté, Antonio Jose Seguro indique que les socialistes on besoin de causes. «Il faut des causes pour que les gens se mobilisent. Il faut les convaincre qu’il est possible d’arriver à quelque chose. Les gens vivent dans la méfiance…Aujourd’hui, la fonction d’écoute de la population se perd. Les partis doivent s’ouvrir. Les citoyens considèrent les partis comme des représentants de l’Etat et non pas des représentants des citoyens dans les institutions de l’Etat.  Mais les citoyens ne doivent pas se contenter de s’indigner, ils doivent s’engager», préconise le portugais.

Clôture de la Convention progressiste

La clôture s’est déroulée dans une très bonne ambiance. Après deux journées de débats, d’échanges, les participants sont conviés à la grande salle de conférences pour assister à la séance de clôture.  Said El Khadraoui du Parti Socialiste de Belgique annonce la bonne nouvelle de l’adoption du budget par le gouvernement belge. Une autre bonne nouvelle qui a fait réagir la salle, l’annonce faite par l’intervenant sur la désignation prochaine d’un un premier ministre socialiste. «Le chemin était difficile en combat contre ceux qui croient que c’est l’austérité qui règle la crise », déclare El Khadraoui. «Les agences de notation lorsqu’elles font des erreurs, elles ne sont pas responsables…Ces agences représentent des opinions… L’Europe mérite mieux », précise Saïd.

Lui succédant à la tribune, Martin Schulz du SPD Allemand chauffe la salle à blanc. «Il faut écouter les gens dans la rue. Il faut prendre les citoyens au sérieux. Nous sommes là pour protéger les plus faibles… Le grand patron chante sa chanson capitaliste internationale sans règles… Les conservateurs veulent moins de salaires, et baisser les droits sociaux…Nous avons besoin de messages très simples… Quelles sont les attentes des citoyens pour voter sociaux démocrates ? Avant les parents disaient: « Nous espérons que nos enfants vivront mieux que nous, aujourd’hui ils disent que nos enfants mènent une vie difficile plus que nous»

«Le citoyens n’attend  pas qu’il devienne millionnaire. Il veut un salaire décent, un emploi décent, un logement, il attend un emploi qui n’est pas un facteur de coût mais pour gagner sa vie, acheter ses vêtements, passer des vacances…il veut que ses enfants aient la possibilité d’être formé…Les socialistes sont confrontés à des moments difficiles. Le mouvement socialiste est vivant. Comment en tant que mouvement aujourd’hui nous sommes des partis… Nous devons éradiquer les paradis fiscaux et appliquer une taxe sur les transactions financières.

En Europe les pauvres doivent être solidaires des riches ! Il faut réglementer les marchés financiers, ce n’est pas à l’agence de notation de décider à la place des élus. Personne ne sait qui est derrière ces agences. Le destin d’un pays est entre les mains d’une entreprise privée aux USA. Il faut une agence européenne transparente. Ce qui donne les notations sont ceux qui ont le pouvoir entre les mains. »

Le nouveau président par intérim du PSE, Sergei Stanishev affirme  que le PSE est bien plus fort que jamais. « A chaque fois, on se relève parce que nous avons analysé nos faiblesses. Il y a 10 ans je n’avais pas imaginé qu’un Bulgare puisse être à la tête du PSE…Dans deux ans et demi, nous pourront présenter un candidat à la présidence de la commission européenne… Dans 10 mois, nous allons tenir notre congrès en Roumanie. Les citoyens attendent une alternative. Si on ne la leur propose pas ils trouveront une autre, les citoyens ne peuvent attendre éternellement.

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