Disparus depuis 2002…

Disparus depuis 2002... dans Non classé afficheDjamel Zenati, un appartement à Béjaia, un autre à Melbou, une retraite en or à l’âge de 42 ans, 10 ans de silence…

Mustapha Bouhadef, proche conseiller de Karim Younes, il passe son temps à l’APN 10 ans après l’avoir quitté; il a démissionné du FFS en 2007, il aimait jouer à la belote avec le général Abbes Ghziel…

Samir Bouakouir a quitté l’Algérie en 2002 après la décision de boycotter les législatives. Seul responsable du FFS à avoir bénéficié d’un logement social qui l’a revendu.  En France, il a eu ses papiers grâce au FFS…Il y a deux mois, il traitait Djamel Zenati de traître…

Ali Kerboua, ancien premier secrétaire, une villa à Bousmail sur le terrain de l’Institut maritime qu’il dirigeait. En 1999, alors que Ait Ahmed s’est retiré de l’élection présidentielle, Kerboua, en sa qualité de représentant du FFS à la CNISEL avait empoché 90 millions de centimes à l’insu du parti. Il a été radié du parti pour non payement de ses cotisations…

Djoudi Mammeri a passé 6 ans au sénat avant de quitter l’Algérie pour s’installer en Allemagne. Bel appartement à Dely Ibrahim (Alger) , une retraite en or… En 2004, il avait appelé au boycott des sénatoriales en sa qualité de premier secrétaire du parti alors qu’il est resté membre du conseil de la nation jusqu’en 2006. 

Commentaires

  1. Razik06 dit :

    Les déserteurs

    « Ironie du sort et comble de l’histoire, il se retrouve nez à nez avec les cadavres qu’il a laissés dans le placard… Que peuvent bien se dire le bourreau et ses victimes? Question lancinante ! » Un militant

    Lorsque Tabbou était 1er secrétaire du FFS, il développait exactement le même discours à l’encontre de ceux qui ne pensaient pas comme lui. Il tenait le parti d’une poignée de fer. L’on se rappelle de l’épisode des contestataires qui se réclamaient d’un certain « FFS authentique ». Dès lors qu’on n’est pas aux commandes, l’on ressort tout le répertoire d’accusations à l’encontre de « l’Autre ».

    Voici quelques extraits de déclarations de ce groupuscule à l’adresse de Tabbou, et avec lesquels ils s’acoquine aujourd’hui et qui campe le même rôle.
     » Un gamin naïf et sans expérience » pour les plus indulgents et « un chargé de missions par le pouvoir pour détruire le FFS » Ces frondeurs comptent installer des structures parallèles à celles officielles dirigées par Karim Tabbou, « un appareil à la solde du pouvoir.  » (In le Jeune Indépendant du 31 août 2008)
    « Les « frondeurs » remettent au goût du jour les « revendications militantes » exprimées précédemment, à savoir la réhabilitation du politique à l’intérieur du parti en instaurant un débat militant à tous les niveaux des structures ; mettre fin à la « confiscation de la décision politique par l’appareil et la reprise de l’initiative politique sur le terrain en tant que force d’opposition et de proposition. » (In El watan du 21/08/2008)

    Que dit Tabbou aujourd’hui ? Exactement les mêmes déclarations, les même propos, les mêmes accusations.
     » Ces mesures sont l’expression d’une direction totalement coupée de la base militante et dénoncée par la majorité des cadres du parti » (Déclaration de Karim Tabbou, en réaction à la mesure de suspension prise à son encontre par la direction du parti).

    Voyons ! Tabbou est bien jeune pour être frappé d’amnésie. Lui, à la tête du parti, non seulement « sa direction » était totalement coupée de la base militante, pire, encore ! Il a coupé la base militante, à telle enseigne que la quasi-totalité des sièges des sections était fermée. Le néant ! C’est lui qui disait que « le pouvoir voulait donner l’illusion du changement dans le statut quo. Tabbou l’avait bien compris et, en bon pratiquant, il avait imprimé cette « mécanique » sur le parti.
    Excepté ses copains, l’écrasante majorité des militants témoigne et affirme que Tabbou était un dictateur en puissance au sein du parti. Comme tout dictateur, rusé, arrogant, maniant les petites phrases, les formules incisives à la perfection, autant contre les militants qu’envers les autorités (pour pimenter le tout et pour impressionner et faire « vrai ». « L’illusion de radicalité », dont il se revendique aujourd’hui. En réalité, sa démarche ne faisait qu’enfoncer le parti et l’éloigner de la population, pour en faire un parti « d’élites ». Le parti était réduit à ses conférences au sein des campus universitaires (Tizi-Ouzou et Béjaia).
    Ceux qui ont eu à le côtoyer à l’université, et ils sont nombreux, décrivent quelqu’un d’intelligemment violent et qui avait, déjà, la folie des grandeurs, aveuglé par le pouvoir. Même celui de faire et de défaire, à sa guise, les sections universitaires. A ceux qui osaient le contredire, il leur réservait, sèchement et froidement la même réplique: « Que vous le vouliez ou pas, c’est moi le parti ! » (Sic!)

    L’on se rappelle de sa déclaration à l’adresse de Zerhouni en le traitant de « voyou. » (LeSoir d’Algérie du 28 novembre 2007). Même Aït Ahmed, qui est pourtant loin d’être en odeur de sainteté avec les sinistres hommes du pouvoir dont l’ancien ministre de l’Intérieur, ne recourait pas à ce genre de propos à la limite de la vulgarité et contreproductifs et qui ne grandissent pas leur auteur. Quelqu’un avait comparé l’ex-premier secrétaire d’ « adolescent politique »
    Sa démission au lendemain de l’échec aux locales n’était qu’une opération marketing de communication. Celle-ci était parfaitement calculée et programmée. Il savait qu’il serait reconduit par le président du parti. Il savait qu’il reviendrait pour assoire, et en toute « légitimité » son hégémonie sur le parti et ses structures.
    On a vu comment il a réussi à « emballer » le 4e Congrès, avec une anarchie et désorganisation parfaites et où les congressistes ont passé la nuit à la belle étoile dans des véhicules, certains candidats élus au Conseil national, alors qu’ils étaient incognito jusque dans leur section d’origine. Un 1er secrétaire d’un parti de l’envergure du FFS ne se laisse pas guider par ses impulsions et ne va pas jusqu’ à agresser un journaliste, fut-il de l’Entv (Lors du 4e Congrès).

    On le disait contre la participation aux législatives du 10 mai. Et, à la surprise et à la stupéfaction générales, on le retrouve deuxième sur la liste FFS de Tizi-Ouzou… (Selon des échos, il aurait même supplié Laskri de figurer sur la liste. Pourquoi ? Comment expliquer cette duplicité et cette volte-face ? Une seule explication. Il n’avait pas cherché la tête de liste. Il voulait juste une position confortable qui lui assure son élection. « Fort » de son statut de député, il pourrait (et il le fait) sortir au grand jour et exercer une sorte de chantage, pensant qu’il aurait les faveurs du président du parti ou, à défaut, entraîner un nombre de sections et de militants pour se débarrasser éventuellement du président. Le témoignage d’une militante est à ce titre édifiant. En lui posant la question de savoir sa position sur la participation du parti aux législatives, Tabbou lui répond : « Pourquoi pas !? » Un autre témoignage d’une autre militante : Celle-ci reçoit un coup de téléphone. Tabbou à l’appareil. Celui-ci l’a contactée pour la mettre en garde et la dissuader contre une éventuelle et probable proposition de Laskri d’intégrer le Secrétariat national. La militante en question se trouvait dans le bus lorsque son téléphone a sonné…

    L’opération de « restructuration », de destruction, devrais-je dire, qu’il avait entreprise n’avait qu’une finalité : poser ses pions et imposer les « siens », au sein des sections et, par conséquent, au sein des fédérations, pour contrôler le parti.
    Les sections ont été remplacées par des commissions administratives, certes conformément aux textes du parti adoptés lors du dernier Congrès, embrigadé et savamment contrôlé par Tabbou et son équipe. Tous ceux qui ont intervenu lors des dernières assises du parti et qui lui ont porté la contradiction ont été « fichés ». Une démarche qui consistait à repérer les éléments « déviants » et ceux qui lui sont fidèles. Neutraliser les premiers (marginalisations, suspensions, exclusions…) pour, ensuite, donner son feu vert à l’installation d’une section en intronisant les seconds.

    Un vrai militant n’accepte pas d’être dans une liste, après avoir été partisan acharné du boycott. Un vrai militant, n’accepte pas de se tapir dans une liste, et se retirer de la campagne. Un vrai militant doit être conséquent avec ses discours de haute « voltige ». Un vrai militant s’assume, il se doit d’assumer sa désertion et son retrait de la campagne, en remettant son mandat de député et en se retirant de l’APN. Qu’il ait le courage, l’honnêteté intellectuelle, la décence de remettre son mandat pour mériter son entrée en « dissidence »
    Tabbou évoque des sièges indûment attribués au FFS! Il faudra, d’abord, commencer par le sien. Il est « élu » député sans aucun mérite militant. Sa posture pendant la campagne le disqualifie, désormais.

    Lui-même, à la tête du parti, Il avait bâillonné le débat, réduit les sections à de simples boites aux lettres, pratiqué l’exclusion, en s’entourant de « cadres » qui n’ont rien à envier à ceux des portes du sièges national qui lui servait de bunker. Il était tout. Il était le premier secrétaire, il était le secrétariat national, il était le conseil national, il était les fédérations, il était les sections, il était rédacteur des déclarations, il était le parti. Grisé par sa promotion fulgurante au sein du parti (fait qui a d’ailleurs suscité beaucoup d’interrogations), il lui manquait d’être le président à la place du président. Là, il est rattrapé par le sort d’Icare.

    Qu’il dise aux militants comment il a imposé des listes aux locales de 2008. Des militants ont assisté, sidérés, à des coups d’Etat (en direct) au niveau de la DRAG, lors du dépôt des listes. Toutes celles qui étaient l’émanation des assemblées générales des militants furent rejetées (à l’instar de celle de Barbacha) et sur ordre de Tabbou, furent substituées par d’autres « castings ». Celle de Béjaia a été établie dans un café et la suite on la connaît…
    Lui-même, alors (alors qu’il était à la communication) il avait affiché un dédain total à l’égard de militants qui se sont rendus au siège national pour, justement, dénoncer l’exclusion de militants en leur imposant des représentants qu’ils n’ont pas choisis. Son arrogance et son mépris à leur égard étaient mémorables.
    On pensait Tabbou plus intelligent que « ça » … que de se donner en spectacle, que de s’exhiber sur la place publique et brocarder le parti et sa direction. Si ma mémoire ne me fait pas défaut, c’est lui qui disait : « Le jour où vous me verrez critiquer le FFS, vous pouvez me considérer appartenir au DRS ! » Des explications s’imposent !

    Quant aux autres, les déserteurs, ceux qui osent s’exprimer au nom du parti, alors qu’il n’ont font plus partie, juste une question : « Où étiez-vous lorsque les militants du parti faisaient face au fascisme des arouch, lorsque les militants étaient agressés, lorsque les sièges du parti étaient mis a feu ? Nous connaissons la réponse. Vous vous la couliez douce. Nous n’avons, ni entendu ni lu de déclaration, ni de Bouakouir, ni de Bouhadef, ni de Kerboua, ni de Mammeri, ni de Zenati… Un adage bien de chez nous dit, à peu près ceci « La parole est aisée loin des baïonnettes des gendarmes (Tashal t fransisth moulach ijadarmyan)

    Tabbou rejoint finalement ceux qui avait fait les frais de son hégémonie sur le parti et de sa gestion unilatérale. Ironie du sort et comble de l’histoire, il se retrouve nez à nez avec les cadavres qu’il a laissés dans le placard… Que peuvent bien se dire le bourreau et ses victimes? Question lancinante !

    Un militant

  2. DZCalling dit :

    Révélations intéressantes, mais pourquoi avoir attendu 10 ans pour dire tout cela? Et qu’est ce qui empecherait un observateur exterieur de penser que ce genre de comportement est peut-etre en train d’etre reproduit par l’équipe dirigeante actuelle? Faudra-t-il attendre encore 10 ans pour le savoir?

  3. mercato dit :

    loin de se verser dans toute polémique ,je pense que le ffs aurait pu etre une opposition avec un impact positif certain , malheureusement il est resté cloué dans la légitimité historique tout en sachant que le tourisme politique ne peut etre à l’origine d’un choix judicieux du fait qu’il se fait sur la base de dire alors soyez sérieux pour gagner du terrain ,il a fallu 1/4 de siècle pour sortir du boycot alors faudrat’il encore 1/4 de siecle pour faire un choix du meneur d’une facon démocratique .

  4. kafiz nadir dit :

    Algérie est un pays musulmans, qui possède les quatre saisons et une richesse lumineuse (la bénédiction du dieu) d’après un expert en économie, l’Algérie à les moyens de prendre en charge 300 millions d’habitants, avec une vie meilleur et acceptable, Malheureusement, avec seulement 35 millions d’habitants on se retrouve dans une situation regrettable, Pour cela, Je me suis forgé une conviction, arrivant à une seule conclusion concernant mon pays : le problème de notre chère pays ne se pose pas au niveau de notre président de la république, d’où une partie importante de ceux qui ont atteint une certaine position dans la société qui peuvent réunir une fortune, même au détriment des citoyens ordinaires. Ils n’hésiteront pas une seule seconde pour effectuer des pillages, ou même de marcher sur des cadavres, partout où c’est possible. Ils vendront le pays et sa population pour l’argent, le prestige et la prospérité , Notre société est atteint d’une maladie de l’égoïsme.

  5. Moh'Said dit :

    Cinquante ans d’indépendance :
    La nécessité d’un devoir d’inventaire
    Par Chems Eddine Chitour
    « Il arrive que l’on aime les Algériens, mais certainement pas pour leur caractère. Plus sûrement pour leur douloureuse et glorieuse histoire, leur guerre de Libération nationale…» René Naba
    A l’approche du 50ème anniversaire de l’indépendance, Alger dit attendre des « actes » de la part de Paris (DR)
    Après avoir décrit ce que fut l’invasion coloniale, nous allons présenter ci-dessous comment les cinquante ans d’indépendance ont été vécus par les Algériens.
    Souvenons-nous de l’épopée de la libération d’un peuple, tout était permis.
    Nous étions libres!
    Le monde nous regardait avec envie et respect.
    L’aura de la Révolution fut planétaire, des thèses étaient soutenues aux Etats-Unis et l’Algérie faisait l’objet de toutes les sollicitudes.
    Alger vibrait au rythme de la décolonisation. Alger était la Mecque des révolutionnaires.
    Il n’était pas rare de croiser Nelson Mandela, Samora Matchell, Amilcar Cabral et même Le Che fut du voyage.
    Souvenons-nous les années soixante, la vague de décolonisation a donné l’illusion que les pays étaient réellement indépendants et que tout était permis, la misère morale et matérielle devait faire place à la liberté de parole, de travailler, bref, de donner la pleine mesure de son talent.
    Cruelle erreur, les espoirs furent rapidement confisqués par des dirigeants qui jouèrent le même rôle que l’ancien occupant tout en s’éliminant mutuellement sous les regards harassés des peuples.
    Aimé Césaire, en son temps, jugeant d’un œil très critique cet hold-up de la liberté, de la démocratie, eut cette formule lapidaire sans appel: ««La lutte pour l’indépendance, c’est l’épopée! L’indépendance acquise, c’est la tragédie.»
    A l’Indépendance, nous étions tout feu, tout flamme et nous tirions notre légitimité internationale de l’aura de la glorieuse Révolution de Novembre.
    La flamme de la Révolution s’est refroidie en rites sans conviction, pour donner l’illusion de la continuité.
    L’Algérie actuelle, qu’est-ce- que c’est?
    Un pays qui se cherche, qui n’a pas divorcé avec ses démons du régionalisme, du népotisme?
    Qui peine à se déployer, qui prend du retard, qui vit sur une rente immorale car elle n’est pas celle de l’effort, de la sueur, de la créativité?
    C’est tout cela en même temps!
    Le pays s’enfonce inexorablement dans une espèce de farniente trompeur tant que le baril couvre notre gabegie.
    Après, ce sera le chaos.
    Le pouvoir accaparé
    Cinquante ans après l’Indépendance, nous n’avons plus le droit de continuer à diaboliser les autres et les rendre responsables de notre gabegie actuelle.
    Si le devoir d’inventaire est toujours d’actualité avec l’ancienne puissance coloniale, nous ne pouvons pas l’incriminer chaque fois que nous échouons dans la plus pure tradition de la théorie du complot.
    Pourtant, la guerre de Libération a été pour nous une source de ressourcement.
    Le grand tort est que nous n’avons pas su prendre les virages rendus nécessaires par l’évolution rapide du monde.
    Il est impossible dans le cadre de cette contribution de décrire dans le détail comment le pouvoir fut accaparé par l’armée des frontières qui imposa outre Ben Bella et Boumediene, une Constitution sur mesure dénoncée par Ferhat Abbas dans une lettre de démission retentissante.
    Bref, le pouvoir personnel de Ben Bella, ses décisions erratiques lui valurent à son tour d’être hors-jeu.
    Boumediene eut alors les coudées franches.
    Dans de nombreux écrits, nous avions décrit la lutte sourde pour deux projets de société aux antipodes l’un de l’autre.
    A titre d’exemple, si pendant les premières années de l’indépendance la massification de l’éducation était légitime car elle permit à des millions d’Algériens d’aller à l’école, qui souffrit d’un manque d’enseignants ce qui a amené les pouvoirs successifs à puiser dans la source moyen-orientale.
    Les enseignants recrutés ne répondaient pas dans leur grande majorité aux critères attendus de la part de ceux qui avaient le lourd privilège de «formater» les futurs cadres du pays.
    Résultat des courses: malgré des moyens colossaux, l’école a été qualitativement un échec.
    Certes, nous disposons de 25.000 écoles, de 5000 CEM, de 2000 lycées, de 400.000 enseignants, d’un budget qui représente près de 5% du total.
    Les taux mirifiques de réussite au Bac ne doivent pas cacher la réalité.
    Le niveau est déplorable, nous le voyons dans le supérieur.
    Certes, nous délivrons des dizaines de milliers de diplômes mais que valent-ils réellement? Justement, l’enseignement supérieur est analogue à un train fou que personne ne peut arrêter.
    Il délivre des diplômes qui correspondent bien souvent à des métiers qui n’existent pas.
    A quoi sert alors l’université si même les rares diplômés bien formés ne trouvent pas d’emplois du fait que les politiques post-Boumediene ont stérilisé la création de richesses, laminé les rares entreprises et ouvert l’Algérie au bazar.
    On comprend alors pourquoi la formation d’ingénieurs à été supprimée dans les universités au profit d’un LMD dont on découvre graduellement les errements et les limites.
    La rente fut mise à profit
    La période Boumediene vit une séquestration des libertés, les adversaires étaient réduits au silence.
    Sur le plan social et avec les moyens de l’époque, trois plans de développement eurent lieu et les trois révolutions culturelle, agraire et industrielle eurent des destins divers.
    Ce fut un échec pour la révolution agraire malgré la tentative de construction des mille villages agricoles pour sédentariser la paysannerie.
    La révolution culturelle, qui ignora la composante amazighe, fut aussi un échec patent.
    L’Algérie fut confiée corps et âme à une sphère moyen-orientale et on en paie le prix en termes d’errance.
    L’essentiel de l’outil de raffinage date de cette période.

    Des dizaines d’usines furent construites, l’Algérie tentait de se faire une place. La nationalisation des hydrocarbures, la construction de la transsaharienne et aussi le Barrage vert dont on découvre les vertus trente ans après furent des réussites.
    Après la mort de Boumediene, nous avons vécu la période «euphorique» du programme anti pénurie (PAP).
    Du fait d’une conjoncture favorable, le baril était à 30 dollars et le dollar à cinq francs, l’Algérie découvrait la société de consommation.
    La rente fut mise à profit pour «une vie meilleure».
    Les gouvernements successifs ont détricoté minutieusement tout ce qui a été construit.
    Ce fut un tournant?
    Dès 1984, le retournement du marché amena l’Algérie à s’endetter pour se nourrir, la dette grimpa avec l’incurie.
    Ce qui amena d’abord les évènements de 1988 et là encore, l’ouverture proposée par le président Chadli fut de courte durée.
    Le parti du FLN fut laminé et l’ouverture au multipartisme vit arriver le FIS.
    Les élections propres et honnêtes de décembre 1992 lui donnèrent la majorité des sièges à l’Assemblée.
    Il n’y eut pas de second tour. Chadli fut démissionné.
    L’arrivée de Boudiaf remobilisa la jeunesse qui découvrait que l’amour du pays pouvait transcender les partis.
    En vain. La parenthèse de l’espoir dura 165 jours. Elle donna ensuite lieu au chaos de la décennie rouge.
    200.000 morts plus tard malgré encore la parenthèse aussi de Zeroual qui eut à se battre pour maintenir l’État debout et se battre contre le FMI qui nous a ajusté structurellement plusieurs fois…
    La dernière période à partir d’avril 1999 vit une baisse progressive du terrorisme, grâce notamment aux lois sur la Rahma proposées par Bouteflika aux indemnisations et aussi au fait qu’à l’échelle planétaire, le monde commençait à s’intéresser à l’Algérie et à son combat après l’attaque des WTC en septembre 2001.
    Pour cette dernière période à partir de 1999, une rente insolente a permis le lancement de grands travaux à mettre au crédit, l’autoroute Est-Ouest, le métro, l’autorail sont des réalités.
    Les centaines de milliers de logements sont un tonneau des danaïdes.
    Il est plus facile d’avoir un appartement en brûlant des pneus qu’en attendant en tant que cadre universitaire son tour depuis des lustres.
    Les constructions de milliers d’écoles, de lycées, voire d’amphis donnèrent à tort l’illusion de la performance.
    Les zerdas culturelles successives, l’indigence des médias lourds ne peuvent pas couvrir la gabegie qui fait que l’Algérie dépense sans compter et à importer pour 45 milliards de dollars en 2011 dont 8 milliards de dollars de nourriture.
    Elle se tient toujours le ventre et indexe son destin sur le prix d’un baril de pétrole en priant qu’il ne descende pas au-dessous de 80 dollars.
    L’Algérien de 2012 importe tout, ne sait plus rien faire, perd ses cadres et vit au jour le jour n’ayant plus la foi ce feu sacré qui nous faisait espérer en l’avenir avec 100 fois moins de moyens actuellement.
    Le jeune Algérien de 2012 bavarde avec un portable vissé à l’oreille, il chausse des Nike, se met du gel, tchache sur Internet roule pour certains en 4×4, et pense que tout lui est dû.
    Il ne sait pas ce que c’est que l’effort, l’honnête, il pense que l’école et l’université ne servent à rien prenant l’exemple sur les troubadours et les footballeurs qui gagnent en une saison ce que gagne un enseignant en une vie… L’Algérien de 2012 pense que tout est pourri qu’il n’y a rien à faire, que l’horizon est bouché et que c’est le sauve-qui peut.
    Notre indépendance a atteint l’âge de raison.
    Mais l’Algérie peine toujours à se redéployer dans un environnement mondial de plus en plus hostile.
    Est-ce parce qu’elle n’abrite pas en son sein les compétences à même de la faire sortir de l’ornière?
    Est-ce qu’elle n’a pas les ressources qui lui permettraient de financer son développement?
    Non!
    Comment alors expliquer cette panne dans l’action qui fait que nous sommes encore à chercher un projet de société et à vivre au quotidien gaspillant une rente imméritée qui hypothèque lentement mais sûrement l’avenir de nos enfants.
    Qu’est-ce qu’être indépendant ?
    Qu’est-ce qu’être indépendant au XXIe siècle avec une mondialisation dimensionnée à la taille des plus grands, des plus forts, des plus immoraux?
    Qu’est-ce qu’être indépendant quand on est dépendant à 80% pour sa nourriture, à 100% pour sa construction, les transports, quand on est dépendant à 100% pour ses achats de tous les jours.
    Nous nous retrouvons, en 2012, en train de confier la construction de ce pays à des étrangers sans aucune sédimentation.
    C’est un scandale.
    Les barils de pétrole cachent notre indigence mentale et nos gabegies.
    De 1962 à 1978, l’Algérie a engrangé
    22 milliards de dollars,
    de 1979 à 1991ce fut près de 100 milliards de dollars,
    de 1992 à 1998, c’est encore 150 milliards de dollars, enfin pour la période 1999 à 2011, l’Algérie a engrangé 545 milliards de dollars.
    Qu’avons-nous fait de cette manne?
    80% de notre nourriture dépend de l’étranger, le taux d’intégration est à peine de 20%.
    Comme l’a souligné le Premier ministre clairement le 02 juin 2012, il y a échec collectif de cette politique entre 2000/2012.
    Les réformes à venir seront douloureuses, l’Etat est artificiellement riche, un tissu productif délabré en régression et une population en majorité de plus en plus pauvre prête toujours à l’émeute, du fait de l’inexistence de canaux de dialogue, l’Ugta au même titre que la famille révolutionnaire ayant mis le pays en coupe réglée
    Qu’est-ce qu’être indépendant quand nous ne pouvons plus défendre notre territoire qu’avec des arbalètes face aux drones, aux fusils laser, aux avions F16 et autres foudres?
    Chacun sait que le Service national a été institué en 1969 par le président Boumediene a été le creuset de la nation.
    Le peu de cadres dont disposait l’Algérie devait faire le Service national et il n’y avait pas de passe-droit.
    Qu’est-ce qu’être indépendant quand notre système éducatif est en miettes et que l’on casse les dernières défenses immunitaires que sont les formations technologiques (ingéniorat) jetant dans le désarroi, à titre d’exemple, la plus vieille institution du pays – l’Ecole Polytechnique d’Alger-, presque centenaire et qui a formé des Algériennes et des Algériens avec un niveau respectable?
    Jeunesse en panne d’espérance
    Qu’est-ce qu’être indépendant quand on a stérilisé toute velléité de fierté des Algériens à telle enseigne que cet événement majeur est vécu dans la clandestinité la plus totale pour 99% de la population, notamment la jeunesse.
    Le monde a profondément changé; en 18 mois, le Monde arabe a été bouleversé de fond en comble pour un dessein qui n´est malheureusement pas au bénéfice des peuples arabes.
    Des alliances se nouent, d´autres se dénouent. Quoi qu´on dise, les regards sont braqués sur l´Algérie.
    Nous ne sommes pas à l´abri d´un tsunami, nos frontières sont de plus en plus vulnérables et nous donnons l´impression de nous installer dans les temps morts avec des slogans du siècle précédent.
    Il ne faut pas croire que nous sommes invulnérables.
    Le démon du régionalisme, l’échec du vivre-ensemble par le mépris de l’identité amazighe originelle, la soif du pouvoir, l´appât du gain et pour notre malheur, l´étendue du pays, sa richesse en hydrocarbures et en terres agricoles, sont autant de critères de vulnérabilité.
    Ce mimétisme que nous avons de l’Occident en tentant de lui ressembler dans la dimension consommation et non dans celle du travail, de l’effort, de l’intelligence et de l’endurance est encore plus tragique au sein des pays arabes car aucun d’eux ne crée de la richesse, ils vivent en satrapes sur le fonds de commerce de la nature, tel que le pétrole, le gaz.
    Nicolas Sarkis déclarait récemment:
    «L’Algérie va devenir un importateur de pétrole.
    L’Algérie est le premier pays producteur qui risque de devenir un pays importateur de pétrole.
    L’Algérie n’a pas joué la prudence dans l’exploitation de ses richesses, l’Algérie peut se réveiller un jour sur une situation très douloureuse.»
    C’est d’autant plus vrai que le prix du pétrole étant devenu erratique, l’Algérie devra-t-elle continuer à se tenir le ventre? Et avoir peur du lendemain?
    Quand pour fêter 50 ans d’indépendance on confie l’événement à la culture, entendons par là des troubadours, il y a péril en la demeure. Cette sous-culture endort les jeunes par les soporifiques achetés en milliers de barils de pétrole qui auraient pu être laissés dans le sous-sol pour les générations futures, cette culture de l’éphémère flatte à l’envi les pulsions premières des jeunes sans mettre à contribution leurs neurones.
    L´Algérie est devenue un immense tube digestif, décervelé, l´Algérien veut, sans effort, tout et tout de suite et par un mimétisme ravageur, il n´emprunte à l´Occident que ce qu´il ne produit pas, mais qu´il peut pour le moment encore acheter avec les barils de la rente.
    Cependant, les Algériens sont capables aussi du meilleur, je viens d’apprendre qu’un Algérien est l’un des concepteurs du robot de l’espace à la Nasa.
    Bravo!
    Des pays se créent ou sont défaits sous nos yeux, au gré de la volonté des puissants.
    Il ne faut pas croire ou laisser croire que nous sommes immunisés, notre tour viendra, c’est inéluctable.

    On ne laissera pas tranquille un pays de
    2387 642 km² – le premier pays d’Afrique après la partition du Soudan- avec sa profondeur stratégique, son potentiel énergétique, ses différents climats… son potentiel archéologique et touristique-
    Elle deviendra une Terre promise pour les seigneurs dans ce XXIe siècle de tous les dangers.
    Pendant plus de vingt ans, pouvoir et partis politiques dont on peut douter de la valeur ajoutée, ont amené à la situation d´anomie actuelle le moment est venu, de faire émerger les nouvelles légitimités du XXIe siècle.
    Chacun devra être jugé sur sa valeur ajoutée en tant que scientifique.
    La transition inéluctable doit se faire sans douleur et que l’on mette enfin le peuple algérien au travail.

    La situation du pays impose de donner l’exemple et de parler vrai à cette jeunesse en panne d’espérance.
    Professeur émérite Chems Eddine Chitour
    Ecole Polytechnique Alger enp-edu.dz

  6. Mohand1 dit :

    C’est terriblement affligeant et démoralisant de constater ce qui se passe et ce qui s’est passé … la politique je croyais que c’est la manière et l’art de gérer la « cité ». C’est certainement pas la gestion d’humeurs et de remords de militants. On est militant parcequ’on croit à la politique de son parti. Cette politique et ses lignes directrices et de conduite ce n’est pas de vains mots mais elle a pour but d’améliorer la gestion du pays, et surtout le bien être des citoyens. On n’en est malheureusement pas à ce niveau de reflexion quand on lit les réactions et les opinions des uns et des autres. Dans ce pays, il y a les partisans qui s’échinent pour monter plus haut et bénéficier de privilèges (malheureusement les exemples sont nombreux et ceux cités dans ce blog en font partie) et puis à coté en sous mains ou en douce, il y a une bande de mafiosis qui ne ratent aucune occasion de raquetter les partenaires étrangers de l’Algérie pour leur propre et unique intérêt. Il y a des histoires tout à fait abracadabrantes sur la question qui circulent actuellement, si j’ai le temps je me ferai un plaisir d’y revenir pour y consacrer un ou plusieurs écrits.
    On ferait mieux de les mettre en lumière car ces bandits de grands chemins ne se tiendront à carreau que si on les condamne clairement et sans détour. Je pense que le fait de parler clairement des agissements de soit disants militants procéde de la logique qui veut que nul n’est au dessus des régles et des lois. On les mettant au pied du mur en rappelant leurs actes clairement sans fausse information on ne fait que nettoyer pour asseoir une saine démarche plus confiance aux principes défendus notamment par le FFS notamment.
    J’ai toujours dit que ces gens opportunistes ne sont véritablement atteint que lorsqu’on s’occupe de leur manière de faire. On dit généralement que faire de la politique c’est une sorte d’accomplissement de soi en se conscrant plus aux autres, mais chez nous la théorie est inversée puisque certains « politiciens » montent l’arbre par les cimes et les branches… puis ils s’attaquent au tronc gros et juteux car c’est leur unique but!

    Mohand1

  7. H . Abbaci dit :

    J’aime bien ce texte. J’ai le meme jugement sur ces anciens disparus du partis. Ils auraient pu se taire car ils ménent un train de vie paisible grace au FFS.

  8. Bélaid dit :

    Je suis triste de voir d’anciens camarades tirer à boulet rouge sur la FFS. En tant qu’ancien militant de la commune de Bab El Oued, je souhaite que cette situation n’interfère pas dans le rôle naturel du FFS qui est et reste l’opposition à ce système et prépare le renouveau de l’Algérie.

  9. Lyly dit :

    Ces gens la ne doivent pas parler après une longue convalescence politique!!

  10. Moh'Said dit :

    La schizophrénie du système est-elle réelle ou un mensonge pur ?
    Nous sommes une génération d’algériens, née après l’indépendance. Nous étions élevés avec cette fierté et le respect de nos aînés moudjahiddines et chouhadas qui se sont battus pour nous. Au fil du temps, nous nous sommes tous rendus compte que l’on a tous été abreuvés de mensonges, que certains des tenants du pouvoir mis en place depuis 1962, ne sont pas là pour construire la nation, et assurer la continuité de la révolution algérienne. Ils sont là pour se servir, et servir leurs amis, et non la nation. Ils se sont tous enrichis au détriment de la population qui crie aux abois de la précarité, de la misère. Le peuple algérien est devenu adulte et mûr pour faire le choix de mon modèle de société, pour forger son destin. Il n’a plus de leçons, ni de récitations, ni de jérémiades politiques à recevoir de ces stroumpfs de 1962. Soyons sérieux en tant que patriotes, nationalistes, tout simplement algériens, l’Algérie n’est pas une épicerie, ni une basse-cour. C’est une nation avec un peuple fier, tolérant et généreux. L’Algérie est indépendante depuis 50 ans, et déjà une population de 37 millions d’habitants. 98% des revenus du pays proviennent de la rente pétrolière. Et 98% des importations sont payées par cette rente. Aucune diversification économique. En deux mots, l’Algérie ne produit rien comme valeur ajoutée. Nous sommes un pays de consommation. Un idiot savant nous dirait qu’avec cette attitude et cette gouvernance, l’Algérie va tout droit à la catastrophe. Evidemment, entretemps, il ya des millionnaires et des pauvres qui émergent, chaque jour, comme des champignons. Pour se justifier ou bien avoir une conscience tranquille, certains responsables, en général, avancent le même refrain: « Si l’Algérie est malade, c’est la faute du système !! », et d’autres, en particulier, Sir Ahmed Ghozali : « Nous sommes les harkis du système !». Quel délire ! Quelle démence ! Quelle rhétorique démagogique ! Du n’importe quoi. De la cacophonie. Un système est un concept abstrait et intellectuel, mais qui comporte des entités. Chaque entité a une fonction et une responsabilité pour faire fonctionner ce système. Et l’Algérie est dotée d’un système politique dont les entités sont les responsables et les gouvernants. Ce n’est pas le système qu’il faut diaboliser, ni le mettre sur le piédestal. Ce sont les responsabilités de tout chacun qu’il faut mettre sur la balance. Quand on a été un haut responsable, on a occupé une fonction de la gestion du pays, on est redevable et justiciable envers son pays et son peuple. Il faut assumer ses responsabilités de responsable, et non de fuyard despote. En Algérie, beaucoup se sont enrichis, et ensuite, ils s’effacent pour critiquer et mettre en porte à faux, le système qu’ils ont servi, qu’ils ont choyer, et qui les a nourri allègrement. Le changement viendra lentement et surement, car le peuple a la patience et le temps avec lui. Tant qu’aux gouvernants repus, leurs jours sont comptés avec leur sac de millions dans les banques étrangères. L’Algérie est une vache à lait qui n’appartient à personne. Elle appartient au peuple algérien. Pour l’instant, cette vache a été volée par des aliens, venus du Maroc, ou de Tunisie. A savoir…….
    Moh’said Merktoub, Architecte

  11. malika dit :

    sallam,

    il faut chercher tous ces personnes, a tous les niveaux de la societe, qui ont vole, et ramasser des fortunes, des bien mal acquis, etc….et les traduire en justice. Il faut nettoyer la corruption. Ce n’est pas avec un salaire de senateur ou de depute, que l’on va posseder 4 ou 5 appartements, et un hotel a Paris……C’est avec le vol et la benediction du systeme.

  12. iflis dit :

    Je suis heureux de voir le FFS sous son vrai jour.
    Il est vrai que ceux qui se sont auto-proclames « plus vieux parti de l’opposition« , ne pouvaient s’en prevaloir de titre de democrate, etant donne que leur « democratie«  n’est que de facade.

    Aujourd’hui, ce genre de language que l’on jette a la figure de Zenati, Kerboua, Bouhadef n’est pas nouveau. Le FFS a reussi a installer un lexique rancunier et sans etats d’ames a l’endroit de quiconque contredit, ne serait-ce un instant, les tenants du discours du « plus vieux partisme-d’oppositionnisme« .
    Peut etre que sa disparition definitive, levera le jour sur la Kabylie qu’il tient en otage.

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