Archive pour 'Actualités Algérie'

Sid Ahmed Ghozali: l’état d’urgence n’a plus de raison d’être

sig1.jpgLe maintien de l’état d’urgence veut-il dire que les raisons de son instauration sont toujours d’actualité ? Il est clair que jusqu’à la fin des années 1990, il ne pouvait pas y avoir autre chose que l’état d’urgence. Maintenant, l’état d’urgence n’a plus de raison d’être dès lors que les hauts responsables politiques disent que la concorde civile a réussi, que les problèmes de sécurité sont réglés et qu’il y a même un chef militaire qui a dit que le problème des maquis était réglé. Et puis, quelques années après, il y a eu la réconciliation nationale comme si, en fait, ces problèmes n’étaient pas réglés. Si l’on veut prendre au mot les responsables politiques, l’état d’urgence n’a plus raison d’être. Je ne suis pas au fait de la réelle situation sur le plan de la sécurité, sauf que je ne crois pas, à mon avis, que les problèmes de sécurité sont derrière nous.
Si c’était le cas, l’état d’urgence effectivement n’a plus de sens. L’état d’urgence peut être aussi utilisé pour maintenir une restriction légale des libertés. Il y a peut-être des forces à l’intérieur du pouvoir, qui sont très peu attachées à l’exercice des libertés qui sont pour le maintien de l’état d’urgence.
Au stade de l’analyse, je ne crois pas que la question de la sécurité a été résolue, mais sur le plan politique je vis comme un citoyen et comme un homme public une situation qui me prouve qu’il y a un abus dans les restrictions des libertés.
L’état d’urgence n’a de raison d’être que lorsque la sécurité du pays est menacée. L’est-elle encore ? C’est bien possible. Mais moi, je dis qu’elle est menacée parce que précisément la situation sociale et politique ne s’améliore pas.

 

Extrait d’un entretien réalisé par Le jeune indépendant

Belaid Abdesselam: Les excuses de la France ne sont pas nécessaires

1belaid1518elkhabar.jpgInvité de Fatour Essabah du quotidien El Khabar, l’ancien Chef du Gouvernement, Belaid Abdeslam, a estimé que la France n’avait pas à s’excuser pour ce qu’elle a fait durant l’ère coloniale. M. Abdeslam a indiqué : « je vais vous surprendre mais il n’y a aucune raison de demander ces excuses parce que tout simplement c’est impossible du point de vue pratique, car aucun pays ne s’est jamais excusé pour une agression sur un autre, à l’exception de ceux qui ont été défaits en guerre à l’instar de l’Allemagne nazi, quand à nous nous avons obligé la France à reconnaître notre indépendance et se retirer de l’Algérie mais nous ne l’avons pas vaincu pour la détruire, elle est aujourd’hui une puissance mondiale et ses excuses sont impossibles et improbables ». Pour ce qui est de la détermination de Bouteflika et son insistance sur les excuses, M. Abdeslam a indiqué que c’est parce que c’est le président et que par conséquent il essaye de concrétiser les souhaits de tous les citoyens.

Les dérives de Salim Saadoune !

Salim Saâdoun a ouvert une véritable boîte de Pandore lors de son émission de nuit en date du lundi 6 août. Il a jugé bon de reprendre un thème que l’un de ses auditeurs avait soulevé la veille c’est-à-dire dimanche 5 août. Ce dernier avait témoigné est-ce vrai ou faux ? du refus d’un père originaire de la Kabylie d’accorder la main de sa fille à un prétendant, au motif qu’il est originaire d’une région arabophone. En remettant le sujet sur le tapis, le lendemain, la chaîne III a fini par déclencher une véritable coulée de bave haineuse de la part d’une auditrice (…) Pour revenir à l’auditrice vedette de l’émission puisqu’elle a tenu l’antenne plus de trois quarts d’heure (un record), elle n’a cessé de répéter : « Je ne donnerai jamais ma fille à un garçon kabyle comme je n’accepterai jamais que mon fils épouse une fille kabyle.» Et d’énumérer des arguments aussi farfelus que sa profession de foi. Un auditeur de Constantine marié à une Bougiote a essayé de la raisonner en citant son exemple personnel et d’autres mariages réussis loin de toute considération ubuesque. En vain ! Elle eu ces mots : « J’éduquerai mes enfants de la sorte qu’ils refusent tout rapprochement avec les Kabyles. » Et vlan ! Une leçon d’éducation morale et civique en direct sur les ondes. Une question se pose : comment expliquer qu’une tribune d’expression aussi prestigieuse puisse accorder un temps d’antenne aussi long à une personne complètement déjantée ? Et dire que Rachid Mimouni, Mouloud Mammeri, Kateb Yacine, voire pour les vivants Assia Djebar ou d’autres brillants universitaires et intellectuels natifs de cette terre gorgée de sang n’ouvrent pas droit à une seconde d’antenne dans les gros médias dits nationaux.
Sources El Watan

Commentaire: Que peut-on attendre d’un Salim Saadoune qui, en tant que DG de la radio El Bahdja, a couvert une conférence de presse du P-DG de Nedjma pour bénéficier d’un téléphone portable et d’une puce.

Reda Taliani clame la marocanité du Sahara

redataliani.jpg Réda Taliani a été incontestablement la vedette tant attendue de cette soirée de clôture de Casa Music, sur la scène d’El Hank. Ce chanteur de raï s’est rendu célèbre par ses chansons «Joséphine» et «Partir loin» en featuring avec le groupe de rap français 113. Heureux de son succès au Maroc, Réda Taliani a déclaré aux Marocains, dès qu’il est monté sur scène, que le Sahara était marocain et qu’il restera toujours marocain. Pour faire preuve de plus de sympathie, le chanteur n’hésita pas à porter en bandoulière le drapeau marocain qu’il lui a été remis affectueusement par l’un de ses fans. Selon les organisateurs, ils étaient plus de 110.000 personnes à marquer leur présence sur cette scène.

« Le général Touati est un médiocre pas un MOKH »

touati.bmpDans un entretien accordé au journal djazair News, Belaid Abdeslam a déclaré que le général Touati est un médiocre et pas un MOKH. Abdeslam a révélé que durant son exercice de poste de chef du gouvernement, les importateurs ont exercé des pressions sur l’Armée afin d’ouvrir le marché. Les services des impôts, selon Abdeslam, ont découvert que l’homme d’affaires Issad Rebrab devait payer 140 milliards de centimes d’impôts. Après avoir fixé un délais d’un mois à Rebrab afin de s’acquitter de ses impôts, Abdeslam a été évincé.
Enfin, Abdeslam a révélé que le général touati n’a rejoint la révolution qu’en 1961.

Belaid Abdesselam: « Le Général Touati mettait en évidence des pratiques politiques peu reluisantes de l’ANP »

Belaid Abdesselam a accusé le Général Mohamed Touati d’avoir conspiré contre son Gouvernement et avoir causé sa chute. Dans le même contexte, il n’éloigne pas un lien éventuel entre les vacances passées par le Général à Paris en juillet 1993 et les critiques du ministre français des affaires étrangères alors, Alain Jupé, un mois après, concernant la politique économique de l’Algérie.
Dans ce sens, Abdesselam a révélé que « le Général Touati s’est rendu en 1993 au Trésor Français pour obtenir des renseignements sur l’économie nationale». Il a qualifié cette démarche d’ « étrange », insistant sur le fait que « parmi ceux qui avaient été ses interlocuteurs, du côté français au cours de cette démarche, personne ne doutait que le Général Touati agissait, en l’occurrence, non à titre personnel, mais au nom de l’institution militaire dont il se prétendait être le porte-parole et le « mokh » (cerveau). En se comportant de la sorte, il ne pouvait mieux mettre en évidence les pratiques politiques peu reluisantes que l’opinion aussi bien interne qu’externe portait malheureusement à la charge de « notre ANP », pratiques qui consistaient à pousser sur l’avant scène des hommes présentés comme les dirigeants responsables du pays et à mener, parallèlement, dans les coulisses et à l’insu de ces mêmes dirigeants autant que de l’opinion nationale, des actions tendant à les faire apparaître comme des pantins dépourvus de toute crédibilité aux yeux de leurs partenaires étrangers ».
Il a longuement parlé des pressions exercées sur lui pour accélérer la signature de l’accord de rééchelonnement avec le Fond Monétaire Internationale, FMI, en présentant un plus grand nombre de concessions qui « hypothèquent » l’avenir et le présent du peuple algérien ».

Abassi Madani revendique son indemnisation

L’ancien numéro 1 du Front islamique du salut (FIS) dissous, qui se trouve depuis 2005 à Doha, la capitale du Qatar, est sorti hier de son silence pour revendiquer son droit à une indemnisation financière pour les années passées en prison et en assignation à résidence.
Abassi Madani revient, dans un communiqué de presse, sur les circonstances qui l’ont poussé à saisir la commission de l’ONU pour la défense des droits de l’homme afin de demander une réparation financière pour sa condamnation qu’il a qualifiée d’ »abusive ». . «La commission des droits de l’homme a conclu que mon jugement par un tribunal militaire était une violation des articles 9 et 13 du traité international des droits civiques et politiques, approuvé par l’Algérie en 1989… Et de ce fait, mon indemnisation est l’instauration d’un principe important de la responsabilité internationale des Etats qui confirme le droit à l’indemnisation des victimes…», affirme l’ancien leader du FIS dissous.
Pour l’ex-numéro 1 du parti dissous, le plus important dans cette décision prise par la commission onusienne est qu’elle insiste sur la prise de toutes les dispositions légales et administratives pour que ce genre de «violation» ne se reproduise plus jamais à l’avenir.
Avant de conclure, Abassi affirme que la sortie de la crise que connaît le pays n’est possible qu’à travers une vraie réconciliation, en tournant la page au passé douloureux qu’a connu l’Algérie. Il recommande, ainsi, la création de «commissions de vérité», à l’exemple de ce qui s’est passé en Afrique du Sud et en Amérique latine, «pour mettre toute la lumière sur cette crise et éviter de refaire les erreurs du passé».

Algérie: 21nouveaux généraux

bouteflikaanp.jpghab#
Le président Abdelaziz Bouteflika, a présidé aujourd’hui, au siège du ministère de la Défense nationale (MDN), une cérémonie de remise de grades et de médailles à des officiers supérieurs de l’Armée nationale populaire (ANP) à l’occasion de la célébration du 45e anniversaire de l’Indépendance.
Au cours de cette cérémonie, les officiers supérieurs de l’ANP suivants ont été promus au grade de général:

# Maâmar Boukhenoufa# Amar Boussis# Benziane Mokdad# Rachid Guettaf# Walid Salaâ# Djamel Abla# Meftah Saouab# Mohamed Nadjib Amara# Mohamed Saleh Benbicha# Ali Mrabet# Ibrahim Tsouria Belaïd # Ahmed Toufik Maâmeri# Hocine Aggoune# El Mansour Benamara# Charef Hamami
# Mustapha Antar# Mohamed Chikouche# Abed Halouz# Namousse Hamidou# Rouai Mohamed Abdelouab# Kahal Djamel

Le père de Lembarek Boumarafi: « Mon fils est innocent »

pereboumarafi2030.jpgDans un entretien accordé au quotidien arabophone Echourouk, Ahmed Boumaarafi, 73 ans, père de Lembarek Boumaarafi assassin présumé de l’ancien président du HCE Mohamed Boudiaf, tué le 29 juin 1992 à Annaba, a affirmé que son fils est innocent. « Pour moi, mon fils n’a pas assassiné Boudiaf», a-t-il déclaré et d’ajouter que « si j’étais riche, on n’aurait jamais impliqué mon fils dans cette affaire»

 

A la question de savoir s’il avait constaté un quelconque changement dans le comportement de son fils avant l’assassinat de Boudiaf, le père de Lembarek Boumarafi a répondu par la négative. « Mon fils m’avait contacté avant l’assassinat de Boudiaf et je n’avais ressenti aucun changement dans son comportement. Cela me renforce dans ma conviction qu’il n’avait ni planifié ni commis l’acte de l’assassinat de Mohamed Boudiaf », a déclaré Ahmed Boumarafi. «Ce sont les hommes des dossiers noirs, que Boudiaf allait dénoncer, qui ont tué le président. Ils avaient compris que le danger les guettait; ils ont alors assassiné Boudiaf», a conclu le père de Boumarafi Lembarak

L’ex-FIS menace : «En finir avec la dictature de Bouteflika»

37751mouraddhina.jpgPar Marion Moussadek (Le Temps – Genève)

 

ALGERIE. Des dissidents exilés en Europe, notamment en Suisse, se fédèrent pour tenter de renverser le régime en place à Alger. Parmi eux, d’anciens islamistes radicaux poursuivis par la justice de leur pays. Enquête.

 

Al-Rachad, «Le bon sens», mouvement politique fondé par des Algériens réfugiés en Suisse, au Royaume-Uni et en Allemagne, a été lancé le 18 avril depuis Londres. Le groupuscule veut renverser le président Abdelaziz Bouteflika et son régime. Pour parvenir à ses fins, il drague aussi bien des sympathisants islamistes (MSP, ex-Hamas algérien) que des membres du FLN (ex-parti unique) ou du FFS (socialiste). Et il s’adresse tant à la diaspora qui a jeté l’ancre en Europe qu’aux résidents cantonnés en Algérie.
Le mouvement – et non le parti – aspire à un «Etat de droit et à la bonne gouvernance», et propose «au peuple algérien une alternative pour un changement radical du système politique». Trois des cinq membres fondateurs vivent en Suisse: Abbas Aroua enseigne à la Faculté de médecine de Lausanne; Mourad Dhina est un ancien collaborateur du CERN et de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich; Rachid Mesli travaille pour l’organisation arabe des droits de  salut (FIS) en 1992, il se réfugie à Saint-Genis-Pouilly, aux portes de Genève dans l’Ain. Deux ans plus tard, il est soupçonné de trafic d’armes par la France. Il prend alors la poudre d’escampette en Suisse où sa demande d’asile est rejetée à deux reprises. Entre 2002 et 2004, il devient néanmoins responsable du bureau exécutif du FIS à l’étranger. Depuis 1995, il est ainsi toléré sur le territoire helvétique, grâce à une admission provisoire qui s’éternise. Privé de passeport par les autorités algériennes, il est condamné à arpenter les 26 cantons. Lui, sa femme, et ses six enfants, dont cinq sont nés ici.
Dans un français irréprochable, l’ex-leader par intérim se défend de relayer tout discours propagandiste. Mais il confesse volontiers entretenir des liens «quasi permanents» avec le leader historique du FIS, Abassi Madani, et son bras droit Ali Belhadj, qui ont croupi douze ans dans les geôles algériennes et ont toujours refusé de condamner les activités armées du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), devenu Al-Qaida Maghreb.
Quelle influence s’apprête à exercer Al-Rachad, et en tirant quelles ficelles? Une plateforme euro-atlantique chargée de surveiller les cellules islamistes dormantes ayant une vitrine sur Internet garde un œil attentif sur le mouvement. Pas de commentaire du côté de l’ambassadeur algérien à Berne, qui réclame néanmoins ponctuellement à la Confédération l’extradition de Mourad Dhina, condamné par contumace à 20 ans de réclusion criminelle. Quant à la Police fédérale, elle explique laconiquement: «Le groupement d’opposition politique est connu de nos services (ndlr: Service analyse et prévention de lutte contre le terrorisme), mais pour l’instant, on ne décèle aucun lien avec des actes extrémistes violents.»
En attendant, la campagne de recrutement bat son plein et Al-Rachad envisage de se doter de sa propre chaîne télévisée. Directeur du Centre d’études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen (Cermam) à Genève, l’Algérien Hasni Abidi souligne: «C’est la première fois que des islamistes influents s’ouvrent autant. C’est bon pour leur image. C’est donc un moyen de recruter le plus possible.» A Londres, Mohamed Larbi Zitout, pilote du projet d’Al-Rachad, résume sans détour son objectif: «Nous pensons organiser une sorte d’Intifada, de manifestation nationale […]. Il y aura toujours un prix à payer. L’Algérie, ce n’est pas la Géorgie, on ne peut pas réussir une révolution qu’avec des fleurs.»

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