Archive pour 'Affaire Mecili'

Vers une issue honorable de l’affaire Mohamed Ziane Hasseni: Solution des braves

hasni.jpgPar Noureddine Khelassi, La Tribune du 31/12/2008

Fini le temps de l’attente angoissée pour Mohamed Ziane Hasseni et de l’entêtement pour le juge qui l’a mis en examen l’été dernier ? Oui, à en croire les informations au sujet de l’évolution de l’affaire du directeur du protocole et des cérémonies au ministère algérien des Affaires étrangères.  D’abord, les résultats des tests ADN subis par le diplomate algérien se seraient révélés négatifs. Le haut fonctionnaire et sa défense en auraient d’ailleurs été dûment informés par le juge parisien Baudoin Thouvenot, en charge jusqu’ici du dossier.

Ensuite, l’ex-capitaine du DRS Abboud Hichem, qui a déjà été auditionné trois fois par le même juge, en 2001 et 2002, a témoigné officiellement le 17 décembre dernier.
Son témoignage, apparemment décisif, a solidement conforté la thèse de l’homonymie imparfaite dont a été victime Mohamed Ziane Hasseni. L’ancien chef de cabinet du général Mohamed Betchine à la DGPS a affirmé de manière catégorique, sur la base de sa connaissance personnelle du diplomate et de Rachid Ziane Hassani, commanditaire présumé de l’assassinat de l’avocat français André-Ali Mécili, au mois d’avril 1987, que le premier n’est absolument pas le second. Et que, surtout, l’un et l’autre sont deux personnes bien distinctes, aux identités réellement différentes et aux carrières franchement dissemblables.

Défection du colonel Samraoui
Ce témoignage a d’autant plus sonné fort et juste que l’autre témoin clé dans l’affaire, n’a pas, lui, répondu à la convocation du magistrat français. L’ancien colonel du DRS Mohamed Samraoui, puisque c’est de lui qu’il est question, a prétexté un mandat d’arrêt international lancé contre lui par l’Algérie pour se dérober. Même si ses craintes à ce propos peuvent être réelles, son absence a bien un goût d’école buissonnière judiciaire. L’ancien bras droit du défunt général major Smaïn Lamari à la DSI du DRS avait demandé la protection de la police française avant un éventuel déplacement à Paris. Son absence a donc empêché une confrontation avec Abboud Hichem et avec Mohamed Ziane Hasseni qu’il avait affirmé avoir reconnu comme étant formellement Rachid Ziane Hasseni.

Non sans émettre, il est vrai, quelques petits doutes à ce sujet et à développer de tardifs scrupules inhérents à une accusation sans fondement réel d’un homme qui pourrait finalement s’avérer innocent. Un nouveau témoignage de ce réfugié en Allemagne, où il fut résident du DRS et correspondant officiel du BND allemand, aurait été d’autant plus utile qu’il aurait été confronté à celui de Abboud Hichem. D’autant plus important qu’il aurait été également apprécié à l’aune de sa confrontation avec Mohamed Ziane Hasseni qu’il prétend bien connaître au point de l’identifier comme étant l’ancien capitaine des services algériens, Rachid Ziane Hassani. Pourtant, Mohamed Samraoui est un témoin déterminant, surdéterminant même, étant donné que son témoignage initial a constitué le fil rouge du dossier d’accusation. Il avait même fondé la première conviction intime du juge Baudoin Thouvenot, lequel, s’y basant, avait inculpé et mis en examen et sous contrôle judiciaire Mohamed Ziane Hasseni.

S’ajoute aussi au registre des bonnes nouvelles pour Mohamed Ziane Hasseni le fait que le juge Baudoin Thouvenot ne serait plus, dans les prochaines semaines, responsable du dossier d’instruction. Selon ces mêmes informations concordantes, il serait muté dans un autre département français et serait remplacé par une juge d’instruction, présente d’ailleurs lors de l’audition de décembre 2008 du témoin Abboud Hichem. Contrairement à des informations ayant circulé à ce sujet Alger, le juge ne serait pas formellement dessaisi du dossier. Il bénéficierait plutôt d’une mutation en bonne et due forme dans une autre juridiction parisienne, précisément en région Ile-de-France.    

Lors de son audition par Baudoin Thouvenot, Abboud Hichem, extrêmement motivé pour contribuer à la manifestation de la vérité, a déclaré au juge qu’il n’y avait aucune ressemblance physique entre Hasseni et Hassani. Particulièrement affirmatif, il a indiqué au juge que la surcharge pondérale du diplomate, visible sur les photos et sur les images de la chaîne de télévision française FR3, ne pouvait pas l’induire en erreur. Ancien journaliste sportif, l’ex-officier des services algériens a affirmé au juge qu’il connaissait le premier depuis 1984. Il avait fait sa connaissance à la faveur d’un reportage réalisé pour le compte de l’hebdomadaire sportif El Hadef sur l’entreprise de BTP DNC, relevant à l’époque du ministère de l’Habitat. A cette date, Mohamed Ziane Hasseni était l’un des conseillers du ministre de tutelle, Abderrahmane Belayat. Les deux hommes, qui avaient alors beaucoup sympathisé, s’étaient revus ensuite, à plusieurs reprises, notamment pour assister à des rencontres de football.

S’agissant de Rachid Hassani, cadre de la Gendarmerie nationale avant de rejoindre l’ex-Sécurité militaire, dirigée alors par le général Medjdoub Lakehal Ayat, Abboud Hichem le connaît bien. Très bien même. Et pour cause, le commanditaire présumé de l’assassinat de l’avocat Mécili est son propre cousin. Il est, comme lui, natif de la ville d’Oum El Bouaghi, dans l’Est algérien. 

La relance de l’affaire, un hasard
Contrairement à ce que d’aucuns pouvaient penser, la réactivation du dossier de l’assassinat de l’ancien ami et conseiller de Hocine Aït Ahmed au FFS n’est pas imputable à Annie Mécili, la veuve éplorée de l’ancien avocat. Elle est due à un hasard. En fait à une interview choc, accordée par Abboud Hichem, en juillet 2003 à l’hebdomadaire français le Nouvel Observateur. Dans cet entretien, l’ex-capitaine évoquait l’affaire Mécili et accusait clairement l’ancien président Chadli Bendjedid et son directeur de cabinet de l’époque, le général Larbi Belkheir, d’avoir couvert et commandité la liquidation physique d’André-Ali Mécili.

A la suite de la diffusion de cette interview, disponible d’ailleurs sur le site de Abboud Hichem agirpourlalgerie.com, le juge Baudoin Thouvenot l’a convoqué pour qu’il s’explique sur les graves accusations proférées. Ce que le concerné fera d’ailleurs lors de deux auditions aux mois d’août 2001 et 2002, et qu’il répétera presque mot pour mot lors de son 4e témoignage devant le même juge, le 17 décembre 2008. Abboud Hichem a, par la même occasion, suggéré au juge d’interroger le colonel Mohamed Samraoui qui avait sa petite idée sur l’affaire. Convaincu, le magistrat ira en Allemagne recueillir en 2003 le témoignage de celui qui a déclaré au juge, et ensuite publiquement, qu’il a été témoin, à Skikda, l’été 1987, de la remise d’une somme de 800 000 francs français à Abdelmalek Amellou, l’assassin présumé d’André-Ali Mécili.

A cette date, Mohamed Samraoui était le représentant des services algériens à la 5e Région militaire dont relevait la région de Skikda. Il était auparavant l’un des principaux responsables des services opérationnels de la SM, remplacée en mai 1987 par la DGPS. Il avait, selon ses propres dires, assisté à la remise de ce montant à Amellou par le capitaine Rachid Ziane Hassani. D’où, du fait, son témoignage selon lequel Rachid Ziane Hassani et Mohamed Ziane Hasseni ne feraient qu’un.

Si les motivations réelles du témoin Mohamed Samraoui demeurent obscures, ses affirmations, frappées quand même du sceau du doute au sujet de l’identification de Mohamed Ziane Hasseni, sont plus que jamais sujettes à caution, car vraiment bancales. Le juge Baudoin Thouvenot, sur la base de la défection, à Paris, de Samraoui, convoqué pour témoigner à nouveau dans un cadre de confrontation, précisément le jour du témoignage contradictoire d’Abboud Hichem, pourrait réviser sa conviction intime initiale. Il pourrait même s’en forger une nouvelle, se fondant aussi sur les résultats des tests ADN et graphologiques de Mohamed Ziane Hasseni. Et l’on verrait alors que, dans cette affaire, le dupe ne serait pas forcément l’accusé.

Affaire Hasseni: La vérité finit toujours par surgir et elle a ses caprices

verit.bmpJe n’écris pas souvent comme j’aurai voulu, car le site malheureusement est parfois inaccessible, et puis à la longue on se lasse de rabacher la même chose. Certains par leurs attitudes désobligeantes nous amènent à être acerbes et je le regrette si j’ai donné cette impression là. La marmite est pleine et elle déborbe de choses inutiles et injustes qui me sont personnellement adressées. Le dilemme est particulièrement visible. La cassure est évidente, la nature de mes contradicteurs est aussi claire que l’eau de roche. 

En tout cas beaucoup de blogueurs confirment tout comme moi qu’ils ont lus et suffisamment jugés qui manipule et qui écrit avec sa fougue et son coeur.
Je remercie Ammisaid, Abdelkader, justice et verité pour leur prise de position.
Que dire à the kabil, taous, jazairia, mohis. Vous avez l’un derrière l’autre dit ce que vous avez à dire , en me nommant personnellement, je vous laisse à vos certitudes. Ce que j’avais à dire, je l’ai dit , à plusieurs reprises. J’ajoute toutefois ce commentaire pour vous donner du grain à moudre. Il faut bien justifier votre rôle pour ne pas dire votre mission. 

A jazairia, c’est bien volonté que je vous rencontrerai mais pas à Alger; c’est sur les hauts plateaux si cela vous conviendrait. Il faudra cependant bien vous couvrir car il fait un froid glacial, surtout le soir.
Pour revenir à cette dernière mise au point.
Vous avez des méthodes que je n’aime pas et qui me parlent plus que vos discours qui distillent le doux et l’aigre doux. Même quand vous essayez d’être gentils, vous n’arrivez pas, car votre naturel reprend le dessus. 

Quand à moi détrompez vous, je n’ai aucune stratégie vis-à-vis de vous, vous ne m’interessez pas. Je vous dis une autre bonne chose. Comment pensez-vous un instant que vous pouvez m’embarquer dans votre tactique usée. Vous avez un compte à régler avec Samraoui, peut-être avez-vous des raisons autrement plus importantes et capitales que le fait que ce dernier témoigne ou pas, mais croire que je vais vous suivre dans vos vaines tentatives vous vous trompez. Ce sont les faits qui parlent pour nous tous et non les élucubrations surtout quand elles sont tendancieuses et viciées. 

Je ne connais pas comme vous le diplomate à Paris. Comme il apparait à travers vos commentaires que vous le connaissez bien ou bien vous voulez le connaitre, je veux vous dire une dernière chose. Puisque vous affirmez, en connaissance de cause, que l’intéressé n’est pas le complice, n’est-ce-pas plus facile de lui conseiller de prouver son innocence, de dire ce qu’il sait, de faire des conférences de presse , de se montrer à la télévision et d’éviter de jouer le jeu de cache cache… Il n’a pas été bien conseillé , car s’il avait agi comme tout autre citoyen, personne n’aurait alors autant de doute sur sa personne et il aurait regagné sa famille à Marseille ou à Tolga. S’il ne peut pas agir comme un citoyen normal, alors il n’est pas un citoyen normal et dans ce cas il doit assumer. Voila c’est simple et limpide. 

La justice tranchera de toute façon avec ou sans les témoignages. Si comme vous dites vous aimez la justice, alors pourquoi ne devons-nous pas tous comme nous sommes, chercher les criminels là où ils se cachent et les dénoncer au pouvoir d’Alger et aux organisations internationales ?
En agissant ainsi, puisque ce dossier vous préoccupe au plus haut point, et vous en faites une préoccupation majeure quotidienne, de ces investigations, simples de surcroit, on ferait oeuvre utile et on finira par savoir qui ment et qui dit la vérité. 

Mais peut-être que cette suggestion n’est pas dans la logique imprimée à cette affaire.
Vous répétez souvent, que j’ai condamné tel ou tel , mais Diable ! en vertu de quoi je le ferai, qui suis- je pour vous inquiéter.
Ne vous en faites, je suis un citoyen qui ne s’empêche pas de dire tout ce que vous ne voulez pas entendre, mais je connais mes limites et je n’incrimine personne sans preuve. Et je dois dire qu’en vous lisant tous les quatre , vous me laissez aucune chance de douter de mes affirmations en ce qui vous concerne tous. L’avenir nous révélera tant de secrets gardés, dissimulés à des fins non avoués. On le saura car chacun de nous a un style , a des tournures, un vocabulaire qui sont aussi révélateurs que notre “adn”. La vérité finit toujours par surgir et elle a ses caprices, elle apparait quand on l’attend le moins et ce pour se démarquer du mensonge et des menteurs.. 

Enfin, par inadvertance en lisant un article de Benchenouf, je suis tombé sur les commentaires de the kbil et taous, je dois dire que j’étais surpris de leur teneur. Ils n’avaient pas autant d’audience qu’ici c’est le moins que l’on puisse dire.
J’ai alors fait un commentaire d’encouragement à Samraoui, et je l’assume car je le pense. J’ai donné également un avis sur ceux qui lui donne des leçons comme s’il en avait réellement besoin. J’ai dit ce que j’avais sur le coeur, car je n’aime la surenchère sur des questions de vils rancunes et de stratégèmes répondant à une sollicitation bien précise… 

Je ne joue le jeu de personne, je ne suis le maillon d’aucun clanc, je ne cherche pas à tout prix à faire taire un homme qui en sait beaucoup , pour une certaine vanité d’homme ou une concurrence qui n’a pas lieu d’exister.
Ce n’est pas une question de personne qui me préoccupe c’est un ensemble de faits et d’actes, un ensemble de délits commis qui importent et dont l’affaire Mecili n’est que le fil directeur.
Tous ceux qui veulent faire taire Samraoui ont des reproches à ce faire, et ça je le pense sincèrement.
Il y a ceux qui font de l’inquisition sous le motif de rassemblement et la brouille et qui agisse dans l’impunité la plus totale des Français et des Algériens et puis en face il y a ceux qui font l’objet d’un mandat d’arrêt international. C’est ce qui explique notre différence d’appréciation et puis il y a un tas d’autres événements connus du passé antérieur simple.
Par Mohand

Larbi Belkheir, le 3ème mandat et Hicham Aboud

belkhir.jpgNous apprenons d’une source informée que le général à la retraite et ambassadeur d’Algérie au Maroc, Larbi Belkheir, a exprimé son opposition à l’amendement de l’article 74 de la Constitution permettant au président Abdelaziz Bouteflika de briguer un troisième mandat présidentiel. Une raison pour laquelle des cercles à Alger ont demandé à l’ancien capitaine Hicham Aboud de revenir à la charge pour accuser Belkheir d’être le commanditaire de l’assassinat, en avril 1987 à Paris , de l’avocat et militant Ali Mecili. Une manière, explique notre source, d’enfoncer davantage l’ancien chef de cabinet de l’ancien président de la République Chadli Bendjedid, actuellement hospitalisé à Alger. 

El Mouhtarem 

Combien d’assassinats auraient pu être déjoués si les hommes parlent et agissent

boudiaf.gifJe vous parle de l’Algérie, vous me répondez Hassani. A un autre je dis qui il est, il me répond j’écris mal. Bien sûr nous n’avons pas eu les mêmes enseignements. C’est le réflexe de journaliste, qui pense qu’il est le plus compétent pour dire les choses.
Ce blog a pris les formes, il est en quelque sorte l’image même de la situation du pays. Il y a des démocrates épris de droit et de justice, des défendeurs des intérêts publics et qui veulent que leur pays redevienne fréquentable avec des principes des devoirs et des droits. Et puis à côté, il y a ceux qui ont le pouvoir, qui ont formé une caste de priviligiés, qui ont constitué une armée de soumis, qu’ils abreuvent et satisfont du plus petit désir jusqu’au plus grand: l’impunité. Ils sont prêts aux plus vils combinaisons. Ils veulent que l’Algérie continue d’être infréquentable et ils feront tout pour demeurer dans cet état qui s’apparente à une organisation mafieuse et non un Etat démocratique.

Avec cette race d’opportunistes ce n’est pas demain que nous aurons des Nobel. Ce n’est également pas demain que le droit s’appliquera sans passer outre. Ils se liguent pour combattre des idées, un à un, nous subissons leurs attaques. Aucun d’eux ne fait son autocritique ni ne dit que peut être le vis à vis a raison non ! Ils continuent leur oeuvre démoralisatrice dans le but est la démobilisation sur les principes. Ils font ici aussi comme leurs chefs, combattre tout esprit libre, annihiler toute idée de changement, façonner la vie de millions d’Algériens pour leur unique bénéfice, se renforcer partout où ils se retrouvent pour faire front à ceux qui remettent en cause leur ignoble conduite.

Quand on veut abattre une personne, il faut se demander pourquoi ? Est-ce seulement de la vanité ? Est-ce une compétition ? Est-ce un réglement de compte ? Est-ce l’application réflechie d’une mesure qui prend toute son importance maintenant après la déroute de leurs complices et l’utilisation illégale des outils du droit international.

On manipule les personnes et on déroute les esprits. D’une affaire de droit pénal, de l’assassinat, ils sont arrivés à s’arcbouter sur une personne pour nous faire oublier l’essentiel. Les écrits qui ont un dénominateur commun, celui de défendre une idée vaille que vaille, fusse-t-elle déraisonnable, continuent avec la même hargne. Un à un nous devenons leur cible, leurs arguments sont toujours les mêmes, leurs objectifs sont inchangés: protéger un des leurs et incriminer celui qui est devenu la cible de tous y compris des politiques de pacotilles. Ils se mobiliseraient jamais autant s’ils ne se sont pas ligués pour un objectif celui de faire taire Samraoui de toutes les façons. Il a un pouvoir de nuisance qu’ils ont compris, son cas rappelle d’autres cas dans l’histoire récente de l’Algérie.

J’ai lu depuis plusieurs jours, sans intervenir, un certain nombre de commentaires, ils ont un dénominateur commun, celui de brouiller les pistes qui nous méneront à la vérité sur cette assassinat. Assassinat qu’on aurait pu éviter comme a dit Sniper et il a raison. On fuit les faits. Quand on est au courant qu’un crime ou qu’un délit allait se commettre et on se tait, on est complice.
Combien d’assassinats auraient pu être déjoués si les hommes parlent et agissent. Mourad et ses compagnons, ont bien été assassinés Kasdi merbah aussi, Boudiaf également et la liste est longue, tous ceux qui avaient à coeur de mettre les points sur les I à ceux qui aujourd’hui encore tentent de perpétuer une situation intenable, on veut les empêcher d’agir. Mais en sous mains on pousse d’autres à agir dans le sillon qu’ils ont décidé: celui de ne rien laisser poindre de leurs actes pendant la décennie noire et maintenant encore.

Les assassinats ne resteront pas impunis tout comme comme celui de Mecili, c’est une simple question de timing. Comme en justice pour qu’une plainte soit recevable, il faut avoir un intérêt évident. Posons nous la question: pourquoi il y a autant de personnes qui se posent en censeurs et qui ne cessent de tenter de nous manipuler ? Quel intérêt ont-ils à agir ainsi au détriment de la raison ? Quelle raison suffisante permet de qualifier un témoin de complice alors qu’il a dit et répété qu’il dirait ce qu’il sait sur ce dossier. Quelle différence de ton enfin nous remarquons sur ce blog. Cette différence de ton nous apprend beaucoup. Elle permet de se faire une raison et de laisser se déchainer ceux qui désormais ne peuvent pas se cacher même derrière l’anonymat du Net. Les véritables responsables se dissimulent derrière des leures petits par leur tête et par leur envergure. Mecili même mort les fait se mouvoir comme des bêtes traquées. Dieu leur réservera une mort lente plus lente encore que la manifestation de la vérité.

Je termine ce commentaire par une suggestion. Il apparait clairement qu’il y a deux clans distincts sur ce blog. Il y a les serviteurs de la mafia d’un côté et les défenseurs de la démocratie et des droits de l’homme de l’autre. Qu’on me dise le contraire car c’est tellement évident qu’aucune passerelle n’est possible.
Ne serait-il pas correct d’inviter ceux qui ne partagent pas la philosophie du FFS de créer leur propre blog pour se défouler. Je ne cite personne, ils se reconnaitront.
Les déchirements et les attaques répétées des uns sur les autres montrent qu’ils sont différents et qu’ils ont fondamentalement des visions différentes. Dans ces conditions, il n’y a pas d’enrechissement par les échanges, il y a anéantissement. L’anéantissement des voix discordantes en Algérie nous suffit pour en souffir d’autres.

Les opposants de pacotilles auront tout intérêt à se retrouver entre potes. Ils pourront mieux élaborer leurs tactiques parceque jusqu’à maintenant on peut dire qu’elles sont toutes décousues et tellement nulles.
Par Mohand

Repas familial autour d’un condamné

abo.jpgAh les lèches bottes du DRS remettent ça encore et encore.
Ils ont des ressources inépuisables. C’est comme des insectes, vous en écrasez un, il en ressort d’autres par derrière. Ils abondent dans les jugements de valeur à laquelle ils s’attachent et s’y agrippent corps et âme. Avilir avant de détruire. Le long chapelet des assassinats n’est pas assez étoffé, ils veulent encore plus. Il exploite maintenant leur propre victime pour s’attaquer à ceux qui les démasquent.

M. Aboud avait beau pérorer que M. Mecili était victime du DRS et le commanditaire était M. Hassani, son cousin, mais cela n’a pas fait avancer l’affaire. Il a fallu que M. Samraoui apporte son témoignage avec force détail pour que les choses deviennent sérieuses et provoqué la réouverture du dossier. On ne sait pas à quel jeu s’est encore livré M. Aboud dans cette affaire, mais on voit aujourd’hui que son but était de servir la junte militaire en voulant innocenter l’Algérie en la mettant sur le dos du principal témoin. Faire d’une pierre deux coups. C’est pas mal grotesque. Mais M. Aboud oublie dans son élan qu’il est lui-même complice du meurtre puisqu’il était le confident du meurtrier, son cousin avec qui il s’est donné à des conciliabules plaisants autour de repas familiaux comme il l’a rapporté lui-même dans El Watan.

M. Hassani lui a raconté beaucoup de choses dans ce fameux repas…M. Aboud ne voyait-il pas que M. Mecili était en danger ? Ils avaient donc tous les détails du plan de l’assassinat si l’on suit son raisonnement. Alors pourquoi en 2001 dans sa déposition il cite Hassani, Belklheir comme commanditaires et pas Samraoui qu’il fréquentait encore comme il le cri maintenant à tout vent. La vérité est qu’il a observé un silence lourd de conséquence. Un silence meurtrier, qui ne semble pas peser sur sa conscience. Un seul coup de téléphone de lui et M. Mecili était sauvé. Mais il ne faut rien attendre de ceux qui voient des cousins planifier un meurtre et ne s’interposent, ni en amont ni en aval. Il était sûrement emporté par sa solidarité familiale; il a été sensible aux motifs de M. Hassani alors il a gardé le silence.

Par Sniper

Les résultats des tests ADN du diplomate Hasseni sont négatifs

adn.bmpLes résultats des tests ADN subis en France par le diplomate Mohamed Ziane Hasseni, inculpé pour son rôle présumé dans l’assassinat en 1987 de l’opposant Ali Mecili, sont négatifs, a appris mercredi le site internet toutsurlalgerie, qui cite des sources proches du dossier.

Le diplomate et sa défense ont été officiellement informés du contenu de ces résultats par le juge Baudoin Thouvenot, en charge du dossier, selon la même source. Comme l’avait rapporté toutsurlalgerie le 19 décembre, la justice française, à travers les tests ADN, cherchait notamment à savoir si les balles qui avaient servi dans l’assassinat de Ali Mecili ont été remises au tueur par M. Hasseni. Elle dispose, en effet, encore des trois douilles de balles récupérées sur les lieux du crime. Les résultats de l’expertise graphologique, à laquelle le diplomate a été soumis, n’ont pas été communiqués. Le juge n’a donné aucune indication sur la date de leur disponibilité éventuelle.

Pour ce test, la justice cherche à établir si l’ordre de mission retrouvé sur le tueur de M. Mecili a été signé par Mohamed Ziane Hasseni. Pour le diplomate Hasseni, ce résultat constitue la deuxième bonne nouvelle en quelques jours, après celle du témoignage en sa faveur de Hichem Aboud. Ce dernier, considéré comme l’un des principaux témoins dans cette affaire aux côtés de l’ancien officier du DRS Mohamed Samraoui, a été entendu le 17 décembre par le juge Thouvenot. Il avait mis M. Hasseni hors de cause et accusé l’ancien président Chadli Bendjedid et Larbi Belkheir d’avoir commandité l’assassinat de Ali Mecili.

Cherchez la vérité

mecili1.jpgLes commentaires des uns et des autres suggèrent que le sujet essentiel, celui de l’assassinat de Mécili est passé au second plan. Tout ce que le juge français fait est un acte de procédure pénale qui n’est pas terminée. Que Hicham témoigne pour l’un contre l’autre, que Semraoui ne se présente pas à Paris, ne changent rien au problème. Que la personne mise en examen soit inculpée ou non, ne changent rien au problème.

L’assassinat de Mécili est un fait, ce n’est pas un mensonge. Ceux qui l’ont assassiné doivent être connus et jugés. Voici la réalité des faits. Le dossier est toujours ouvert. Pasqua et Pandreau ne sont pas encore convoqués. D’une affaire franco-algérienne, les défenseurs des assassins l’ont transformée en affaire algéro-algérienne; jugée en France. Pourquoi, à ce jour, la justice algérienne n’a pas ouvert une enquête sur le sujet. Pourquoi le pouvoir a peur de sa propre justice? Pourquoi les défenseurs des criminels et des assassins, ces nouveaux bas-triotes ne lancent pas une pétition nationale pour obliger la justice de l’Algérie à ouvrir une enquête sur l’assassinat de Mécili, qui est une continuité des assassinats de Khémisti, de Chaabani, Ait-Medri, de Krim Belkacem, Boumedienne, de Boudiaf, de Merbah et bien d’autres encore.

Dans cette Algérie meurtrie,les cimetières et les morts font peur aux vivants. Oui, les morts font trembler les vivants. Les cimetières sont un danger, car les cadavres des innocents sont là. Mécili, cadavre, fait peur aux vivants. Mécili mort est devenu un autre danger pour les vivants. Hier, vivant, il était un danger pour le pouvoir, aujourd’hui, mort, il reste toujours un danger pour le pouvoir. Continuer, défenseurs des criminels et assassins à enterrer le vrai problème par un autre plus minime. Le dossier Mécili n’est pas clos, même si Hichem témoigne pour et Samraoui pour ou contre ou ne dit rien, le dossier est ouvert. Il ne dépend pas des deux témoins à charge et à décharge. L’Algérie des cancres ne peut vaincre l’Algérie des hommes libres.

Par Maamar Boudersa

Mohamed Samraoui: « Je me battrai jusqu’à ma dernière goutte de sang pour la manifestation de la vérité sur l´affaire Mecili »

samraoui1.jpgMise au point adressée par l’ancien colonel Mohamed Samraoui à la rédaction du quotidien El Watan et qui n’est pas encore parue.  

Monsieur/Madame,

Le journaliste Said Rabia dans un article intitulé «l´ex officier des services de renseignement Mohammed Samraoui se rétracte» (El Watan édition datée du 22.12.2008) me prête avec désinvolture des propos fantaisistes que je n´ai jamais tenus.
Est-ce le fruit de son imagination ou participe-t-il à une manipulation qui vise à semer la confusion intellectuelle avec le but perceptible d´induire en erreur l´opinion publique ?
Je ne saurai le dire, par contre la seule certitude est que je maintiens l´intégralité de ma déposition faite au juge Thévenot en juillet 2003.

Si mon silence volontaire ou le fait de ne pas m´être rendu à Paris pour répondre à la convocation du juge sont interprétés à tort comme un aveu de rétractation par ceux qui cherchent à étouffer la vérité, alors ils se trompent lourdement.
La quête de vérité sur l´assassinat crapuleux d´un citoyen algérien qui militait pour l´instauration de la justice et de la démocratie en Algérie ne sera obstruée ni par les gesticulations des «bouffons du roi» qu´ils soient ministres, sénateurs, président d´une structure factice ou agents du DRS, ni par les tentatives grossières de diversion et d´intoxication.

Je me battrai jusqu´à ma dernière goutte de sang pour la manifestation de la vérité sur l´affaire Mecili, ainsi que sur d´autres dossiers liés aux assassinats politiques, aux disparitions forcées et aux crimes commis par les décideurs.
Que les citoyens ne se méprennent pas, je n´appartiens pas et je n´ai jamais appartenu à un clan du pouvoir. Mon action est dictée par la primauté du droit afin que les Algériens ne soient plus tyrannisés par la mafia qui prend en otage le pays et ses institutions et qui confisque ses richesses.
Le meilleur moyen d´envoyer Hassani aux assises est de taper sur Samraoui.

A bon entendeur, salut.

Le 23.12.2008
M.S

Si seulement M. Medelci joint l’acte à la parole

medelci1.jpgVoilà encore un plat fumant et indigeste que sert le chef fantoche du MAE. Le ministre le plus effacé et le plus faible du gouvernement tant les interventions externes dans les nominations et dans la politique extérieure sont incalculables.

Mais M. Medelci a toujours les moyens de faire des déclarations bravaches et de donner des coups de pied dans l’eau comme dans l’affaire de Hasseni-Hassani. Mais là aussi faut-il avoir l’intelligence pour ne pas compliquer l’embarras de l’Algérie officielle qui cache des criminels et étouffe la vérité en voulant libérer un “innocent” présumé commanditaire d’un meurtre politique. Faire appel à l’ONU est la meilleure manière d’internationaliser l’affaire de Mecili. L’ONU n’est pas un comité de soutien M. Medelci. Le DRS ne vous laissera jamais entreprendre cette démarche; il ne veut pas étaler son sale linge devant le monde entier. C’est la famille de feu Mecili qui devrait saisir cette occasion pour alerter les instances internationales et demander leur appui pour faire pression sur l’Algérie afin qu’elle se prononce sur le meurtre de M. Mecili.

C’est le moment pour les sympathisants de faire pression sur les représentants de l’Etat algérien pour les amener à agir dans le bon sens de la justice; celui de la présentation des excuses et de l’ouverture du dossier criminel de leur assassin et son commanditaire si vraiment Hasseni n’est pas le vrai commanditaire. Ils savent pertinemment que les criminels coulent de beaux jours dans notre pays et c’est eux qui contrôlent ce pays. S’ils se taisent encore, il faut alors agir avec des actions pacifiques, mais fermes et incessantes. Il faut les accueillir avec des protestations à chaque descente d’avion en Europe et dans leurs hôtels à l’étranger.

Et pourquoi ne pas exprimer le raz-le-bol à Alger même, devant le siège de Ksentini et de tous ceux qui se sont permis de s’exprimer sur le diplomate. Je crois que la justice et le juge Thouvenot ont besoin aussi de tels coups de main. La pression est forte sur eux. Il faut les soutenir; après deux décennies les chances de retrouver les assassins s’amenuiseront fortement. Il n’y aura peut-être jamais plus d’autres juges Thouvenot…

Comme ce Medelci, Ksentini, Ould Abbas, Bouteflika, sont devenus des complices de fait à ce crime crapuleux. C’est le moment de relever la tête devant ces démons qui restent de marbre devant la douleur de la famille de Mecili et font le boucan pour un des leurs.

Par Sniper

Photo: Mourad Medelci, ancien ministre des Finances en discussion avec Abdelghani Djerrar, patron de Tonic Emballage !

Ksentini: « Le déssaisissement du juge Thouvenot du dossier est un signe positif »

charmantespoir.gifLe président de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’Homme (CNCPPDH) a déclaré hier, à propos de l’affaire du diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni, qu’après l’audition du deuxième témoin, allusion à Hichem Aboud, il ne devrait plus y avoir de problèmes et que cela doit aboutir à un non-lieu. D’ailleurs, a-t-il ajouté, «le déssaisissement du juge Thouvenot du dossier est un signe positif  car il s’est montré incapable de gérer cette affaire».

A la question de savoir si derrière cette affaire ne se cachaient pas des pressions politiques exercées sur l’Algérie, Me Ksentini a déclaré : «Sans aucun doute. C’est la règle du jeu en politique. C’est comme cela que les choses se construisent; c’est toujours du donnant, donnant. C’est malheureux parce qu’il s’agit de la liberté d’un individu qui est étranger à cette affaire qu’il ne connaît ni de près ni de loin.»  Se faisant plus précis, il affirmera que, si cette affaire ne revêt pas un caractère éminemment politique, il n’en demeure pas mois qu’elle est empreinte d’une coloration politique. Source La Tribune

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