Archive pour 'Affaire Mecili'

Pour la mémoire…

oubliet.gifL’ancien officier de la Sécurité militaire algérienne, Hicham Aboud, a affirmé hier sur son site internet que Rachid Hassani n’est pas le commanditaire de l’assassinat de Mecili. Aboud a accusé l’ancien président Chadli Bendjedid et le général à la retraite Larbi Belkheir d’être les commanditaires de cet assassinat. 

En date du 30 âoût 2008, Hicham Aboud a déclaré dans un entretien au quotidien Ennahar:  «Les gens doivent savoir que lorsque Rachid Hassani avait commandité l’assassinat de André Mecili, il n’avait réagi ni de son propre gré, ni en dehors de sa profession. (…) Rachid Hassani, en sa qualité d’officier de
la SM, était convaincu que Mecili qui portait la nationalité et un nom français était un agent des Services français et que ces derniers avaient la main mise sur l’opposition algérienne représentée par Hocine Aït Ahmed et Benbella. Pour briser la main des Services français, il fallait donner un coup fatal qui consistait en l’assassinat de Mecili. L’assassinat rentrait dans le cadre de la guerre entre les Services algériens et les Services français », a soutenu l’ancien Betchine boy. El Mouhtarem

Le retour de l’enfant prodigue

abou.bmpLes déclarations bellicistes du capitaine Aboud ne trouvent écho que chez ceux qui sont dressés à se mettre au garde-à-vous. Chez ceux qui par nature ils se sont laissés domestiquer par les assassins d’un peuple. M. Aboud prend son simple témoignage pour une victoire éclatante et s’imagine qu’il est devenu le héros que les Algériens attendaient depuis longtemps. L’accueil grandiose que lui réservent les journaux algériens plus célèbres par leur allégeance aux militaires que par autre chose de plus sérieux, a quelque chose d’ahurissant et d’irréaliste. Un tel impair pouvait conduire à l’arrestation et l’emprisonnement du directeur de la publication, du rédacteur en chef et de l’Auteur de l’interview.

Le glorieux journal “La Nation”, Le Matin, et des dizaines de journaux ont fait dans le passé l’expérience de la conséquence de leur “écart » de conduite. Il ne reste chez le buraliste que des titres qui ne déplaisent pas ou pas trop. Mais, il est fort à parier que les vaillants journaleux d’Ennahar, d’Echourouk et Liberté, qui ne cherchent que la vérité bien agréable à entendre (par certaines oreilles), ne seraient pas assez enivrés par le scoop de l’enfant prodigue, pour laisser passer toute la “vérité” du leur nouveau héros. Il est fort à parier que les anciennes accusations qu’il porta contre certains généraux seront mises entre guillemets ou carrément considérées comme lapsus involontaires de Aboud et jetées aux oubliettes. Les deux parties veilleront à ce que cette collusion se passe dans la joie et le bonheur.

Le capitaine ne va pas jouer maintenant le rabat-joie en exigeant de dire toute la vérité qu’il ”déclame depuis longtemps et pas seulement sa haine morbide contre Samraoui. Il se laisse berné par la douceur de ce transport que lui assure l’accueil chaleureux des journaux algériens et l’éblouissement des projecteurs qu’ils l’ont toujours boudé. Il a suffi qu’il tape sur un exilé et le vent tourne pour lui alors que son bateau chavirait dans l’indifférence la plus totale. Il a le vent en poupe maintenant, il est dans les nues.

Dans ces hallalis de Si khouna Aboud El Batal (ou el batel excusez l’homophonie…) contre Samraoui qui serait aux abois on note quelques fausses notes et non les moindres quand même. Je me réfère simplement à sa dernière déclaration affichée sur son blog que certains internautes ont rapporté ici.

Son texte est rempli de haine, d’insultes. On a l’impression d’entendre un langage familier chez les gangs de rue; “vient te mesurer à moi si t’es un homme”; “t’es un trouillard”; ” lâche et n’ayant pas un iota de courage pour me regarder dans le blanc des yeux (sic)”; etc. C’est un langage qui revient souvent dans ses diatribes, et les dépouilles de tout espèce de sérieux.

Aussi il est curieux de la part d’un homme sensé et responsable de demander à quelqu’un de venir dans un endroit où l’attend un danger certain. Il considère que si M. Samraoui ne vient pas en France c’est par manque de courage et une fuite. Et c’est de cette manière qu’il appuie son propre témoignage… Si on l’accompagne dedans son raisonnement, il devrait entrer en Algérie et porter plainte contre les généraux, comme Belkheir, contre qui il a fait de grave accusation. On ne reprend pas ses phrases belliqueuses, mais on a envie de lui dire juste: ”chiche si vous avez du courage! Rentrez en Algérie et affrontez les généraux!”. S’il ne le fait pas, quel crédit lui accorder ?

Je pense qu’il ne faut pas vendre la peau d’un ours avant de l’avoir tué. Il faut entendre ce que M. Samraoui a à dire sur cette affaire, ce que le juge Thouvenot a recueilli comme informations pendant l’instruction, et on fera la part des choses lucidement avec discernement. Ce n’est pas les gesticulations ridicules qui font le bonheur de la dictature algérienne qui nous en empêchera.

Par Sniper

Lettre d’un sénateur algérien à Kouchner: “L’affaire Hasseni, un déni de droit”

kouchener.jpgPar : El Hadj Omar Mahdad(*)

Lorsqu’un homme symbolise l’humanisme et la solidarité internationale, lorsqu’un homme, poussé par le désir d’agir utilement, accepte de le faire contre vents et marées, lorsqu’un homme souffre de ne pas pouvoir faire plus pour les autres, alors chacun sait qu’il s’agit de M. Bernard Kouchner.

Malgré toutes ces qualités humaines, le père fondateur de MSF se retrouve souvent bien désarmé dans un monde où, malgré tous les efforts d’hommes et de femmes de bonne volonté, les écarts s’agrandissent au fur et à mesure de l’avancée de l’indifférence qui transforme les cœurs en un désert aride. Malgré toutes les difficultés, vous n’avez jamais baissé les bras, malgré le carcan ministériel qui vous impose, parfois, des positions décalées par rapport à vous-même.

C’est justement une de ces positions que je vous demande de reconsidérer dans une autre acception. Je suis certain qu’à partir du fait où vous appréhenderez cette affaire dans son côté éthique et humanitaire, vous changerez d’avis quant au cas de notre haut fonctionnaire qui est retenu arbitrairement en France depuis le mois d’août 2008.

Cet homme, victime innocente d’une confusion de personne, si tant est que la personne recherchée existe réellement, n’est pas seulement l’objet d’un déni de justice, mais il est aussi victime d’un déni de droit.
Dans la presse, certains ont été jusqu’à dire qu’il se savait recherché ! Comment l’aurait-il pu puisqu’il n’a jamais rien fait de répréhensible, que ce soit dans son pays ou ailleurs ?
D’ailleurs, pourquoi les autorités françaises lui ont-elles délivré un visa diplomatique (puisqu’il voyageait avec un passeport diplomatique) si elles pensaient qu’il était recherché ?

Selon les dispositions de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, si tel était le cas, les autorités françaises auraient dû refuser d’accorder ledit visa, sauf si le but recherché était de dresser un “guet-apens” à M. Mohammed Ziane Hasseni, c’est pourquoi j’ai évoqué le déni de droit.
À présent, dès lors que ce sont des services qui, de facto, relèvent des affaires étrangères, qui ont délivré le visa, vous pouvez donc valablement agir pour que M. Hasseni recouvre sa liberté au plus tôt, d’autant plus qu’il s’est plié aux expertises exigées, même s’il lui répugnait de les faire car les jugeant dégradantes pour un homme innocent et en visite en France à la faveur d’un passeport diplomatique.

Aujourd’hui, je pense qu’il est nécessaire que Bernard Kouchner que nous admirons tous (au point de l’envier certaines fois) sache trouver le moyen le plus efficace pour aider un homme dans la détresse morale la plus absolue.
J’espère que cet appel ne restera pas vain et que vous rehausserez encore davantage la très haute opinion que j’ai de vous.
Je vous prie de croire, Excellence, Monsieur le ministre, en l’expression de ma très haute et très parfaite considération.
E. H. O. M.

(*) Sénateur du tiers présidentiel
Vice-président du tiers présidentiel au Sénat, membre du Parlement euro-méditerranéen, vice-président de la commission énergie et environnement PEM

Commentaire: Le sport favori de ce sénateur du tiers présidentiel est désormais la publication de lettres ouvertes dans les colonnes de la presse nationale.

Par ailleurs, notre sénateur ignore que les titulaires d’un passeport diplomatique algérien sont exemptés de la formalité de visa d’entrée en France depuis le 9 août 2007, soit cinq jours avant l’arrestation du diplomate Mohamed Ziane Hasseni à l’airoport de Marseille, date de l’entrée en vigueur de l’accord bilatéral sur l’exemption réciproque de visas de court séjour pour les titulaires d’un passeport diplomatique. El Mouhtarem

Farouk Ksentini: « Le juge Thouvenot doit mettre en examen Mohamed Samraoui »

ksentini0329elkhabar.jpgLa balle est maintenant dans le camp de la justice française qui, pour sa crédibilité, est tenue de se comporter, vis-à-vis de la déposition de Hichem Aboud de la même façon qu’elle l’a fait avec le témoignage de Mohamed Samraoui. C’est ce qui ressort de la déclaration faite hier au «Jour d’Algérie» par Me Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative de protection et promotion des droits de l’homme (CNCDPPH). «Le juge doit être conséquent avec lui-même et prendre en considération la déposition de Hichem Aboud», lance-t-il.

Le magistrat français va-t-il mettre en examen Mohamed Samraoui, à la faveur de ce rebondissement ? «A mon avis, il va le faire», ajoute Me Farouk Ksentini. «Le juge doit se comporter en conséquence, comme il l’a fait  avec le diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni», explique-t-il. Et dans le cas où la justice française évitait de prendre en considération cet important témoignage de Hichem Aboud ? Cela serait préjudiciable à la crédibilité de la justice française qui, pour prouver son impartialité, doit accorder la même importance, du moins au témoignage de Hichem Aboud, comme elle l’a fait pour le témoignage de Mohamed Samraoui, signifie Me Farouk Ksentini selon lequel «un mandat d’amener pourrait être lancé par la justice française contre Mohamed Samraoui» qui, comme il était attendu, n’a pas répondu à la convocation qui lui avait été adressée par la justice pour se présenter mercredi dernier à la confrontation avec Hichem Aboud.  M. A.

El Mouhtarem répond à Hicham Aboud

aboud.bmpLe 17 décembre 2008, l’ancien officier de la Sécurité militaire algérienne, Hicham Aboud a été entendu par le juge Baudouin Thouvenot dans l’affaire du diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni. Dans un compte-rendu publié sur son site internet www.agirpourlalgerie.com, Hicham Aboud affirme que le juge lui a présenté un document sur lequel s’appuie la défense. Il s’agit de la traduction d’une interview accordée au quotidien algérien arabophone En-Nahar El-Jadid.

« Tout en reconnaissant être l’auteur de cette interview, j’ai fait remarquer que la journaliste qui m’a interviewé a déformé et tronqué mes propos. En plus de la mauvaise qualité de la traduction faite par un anonyme* sur je ne sais quel support », avant d’ajouter que le traducteur de cette interview a signé par un pseudonyme qui en dit long sur son complexe de la respectabilité. Il s’est fait nommer «el-Mouhtarem» oubliant qu’un homme respectable laisse le soin aux autres de le qualifier de Mouhtarem…Le juge m’a, alors, demandé comment pouvais-je être affirmatif dans cette interview quant à l’innocence de Mohamed Ziane-Hasseni puisque je ne l’avais pas encore vu ».  

……………………….. 

Je tiens à souligner que la traduction de l’interview n’était pas mauvaise et le juge Thouvenot peut bel et bien demander un exemplaire du journal Ennahar, du 21 août 2008, pour constater que j’ai traduit fidélement les propos de Hicham Aboud.

Je remercie le juge Thouvenot qui a pris en considération ce document qui nous renseigne sur le vrai visage de Hicham Aboub.   

Par ailleurs, il est à s’interroger pourquoi Hicham Aboud, qui affirme que la journaliste qui l’a interviewé a déformé et tronqué ses propos, n’a pas adressé une mise au point à la rédaction du quotidien Ennahar ? 

Sur un autre chapitre, Hicham Aboud a indiqué que le juge lui a rappelé qu’au mois d’août 2002, il lui avait déclaré que Hassani Rachid était consul en Allemagne. « Or, la personne arrêtée était effectivement consul en Allemagne à cette période. » Se sentant coincé par le juge et piégé par ses propres déclarations, Hicham Aboud déclare:  » Je ne faisais que rapporter ce que m’avait déclaré Mohamed Samraoui« .

« La juge qui secondait M. Thouvenot m’a demandé pourquoi je n’avais pas vérifié de moi-même la véracité de l’information avant de la rapporter. J’ai répondu que Samraoui pour se montrer convaincant a été jusqu’à me dire que Hassani l’avait contacté pour négocier son retour en Algérie. Je n’avais aucune raison de ne pas le croire », a souligné Aboud qui affirme pourtant que le capitaine Rachid Hassani est son cousin ! Il est maintenant clairement établi que Hicham Aboud n’est pas crédible. Y’a-t-il un Algérien qui ignore ce que fait dans la vie son cousin ?  

Enfin, je publie pour la seconde fois l’interview de Hicham Aboud tout en déclarant au spécialiste de l’insulte, de l’invective et de l’intox, Hicham Aboud, que lui ne peut pas être Mouhtarem vu son parcours, ses attitudes et son comportement indignes d’un Algérien.    

Hicham Aboud au journal Ennahar: “Hassani est innoncent” * 

Ennahar du 21 août 2008 

En votre qualité d’unique témoin dans l’affaire de l’assassinat de l’avocat Ali Mécili en avril 1987, voyez-vous une quelconque relation entre le diplomate algérien Mohamed Ziani Hassani et le complice dans le meurtre ? 

Hicham Aboud: Le principal complice dans l’assassinat de Mecili est connu, et Mohamed Ziane Hassani n’a aucune relation avec lui. En effet, le nom Ziane n’existe pas dans la région de Oum Bouaghi. C’est ce qui rend possible l’hypothèse de l’homonymat. Par ailleurs, Mohamed Ziane Hassani est un simple diplomate. Ce qui me désole c’est le silence des autorités des deux pays dans l’affaire, alors que la durée de détention du diplomate a déjà bouclé une semaine. Moi personnellement, je considère que l’arrestation de Hassani de cette manière est une humiliation pour le gouvernement et le peuple algériens. Le diplomate Hassani est détenteur d’un passeport diplomatique ; il représente à cet effet un Etat. 

Qu’est-ce qui vous dire que le diplomate Hassani est innocent…Sur quoi se base ton témoignage ? 

Hicham Aboud: Le complice dans l’assassinat de Mecili est connu ( Ennahar ne veut pas révéler son identité pour des raisons spéciales) et le nom de Ziane n’existe pas à Oum Bouaghi dont sommes issus moi et le véritable commanditaire du crime. L’accusé principal, je le connais parfaitement. Il est issu d’une famille révolutionnaire; il est détenteur de la nationalité française et son âge dépasse 50 ans. 

Pouvez-vous témoigner devant la justice française ? 

Hicham Aboud: J’ai pris contact avec les autorités judiciaires françaises afin de mettre à ma disposition la photo du diplomate dans le but de l’identifier; parce que je connais parfaitement le complice dans l’assassinat. A cet effet, je peux affirmer que ce simple diplomate est innocent et qu’il est victime d’une méprise des autorités françaises. Je ne vais pas taire mon témoignage… Je suis prêts à me présenter devant la justice en dépit de mon état de santé qui nécessite mon hospitalisation. Je demande à l’avocat du diplomate algérien de me ramener la photo et je suis prêts à témoigner en toutes circonstances. Il est tout de même triste de voir un diplomate algérien humilié dans un autre pays sans que les autorités algériennes ne bougent le petit doigt. 

Comment expliquez-vous le traitement réservé à notre diplomate par les autorités françaises ? 

Hicham Aboud: En réalité, je constate que l’affaire est traitée avec une certaine légèreté. Il est clair que les autorités françaises ont commis une grave erreur en procédant à l’arrestation d’un diplomate algérien. J’ai des doutes quant à l’implication de Mohamled Ziane Hassani dans l’affaire. J’ai tenté de contacter les autorités françaises et le juge Thouvenot, mais je n’ai pas réussi à avoir une réponse malgré le fait que le juge a demandé mon témoignage en 2001. J’ai essayé de le contacter pour régler définitivement le problème parce que je suis certain qu’il y a erreur. Je suis certain que les autorités françaises se sont trompées en arrêtant une personne parce qu’elle porte le nom de Hassani alors que plusieurs personnes portent ce même nom. L’arrestation de Hassani est une erreur que les autorités française devront assumer. 

Qui est ce qui se cache réellement derrière l’arrestation d’un diplomate d’un pays souverain ?  

Hicham Aboud: Les gens qui se cachent derrière l’affaire ce sont ceux les détracteurs de la ministre de la justice, d’origine maghrébine, Rachida Dati. Ces gens veulent écarter et humilier diplomatiquement la ministre pour ses origines arabo-musulmanes. Il est regrettable de constater qu’au moment où l’Algérie croyait que ses relations avec
la France étaient sur la bonne voie,
la France commet une erreur aussi grave. Je m’interroge sur le silence des deux Etats. 

Avez-vous quelque chose à ajouter pour éclairer l’opinion sur l’innocence du diplomate en détention à l’ambassade d’Algérie à Paris ?  

Hicham Aboud: Je suis en France. Si la justice française me sollicite, je suis prêts à témoigner, parce que je suis certain que le diplomate arrêté est innocent.  

*L’interview est parue aujourd’hui dans le quotidien Ennahar en langue arabe. La traduction est d’El Mouhtarem www.ffs1963.unblog.fr

Le coup de Jarnac grandeur nature et dans toute sa hideur

aboud.bmpChangement de ton et de couleur chez le capitaine Aboud. C’est une habitude chez lui on dirait. On se fait opposant et opposant des opposants. Comme dit le Coran qu’il utilise à mauvais escient: “ni avec ceux-ci ni avec ceux-là”. Depuis le début il a signalé les assassins et les commanditaires de cet ignoble assassinat. Mais jamais il n’a parlé du colonel Samraoui en tant que commanditaire. C’est même lui qui a proposé et a insisté pour qu’il témoigne avec lui. Maintenant il l’accable et met le crime sur son dos. Votre couteau était bien dissimulé derrière votre bonne foi. Il a été témoin exactement comme lui a été témoin de cette affaire. Les deux connaissaient l’assassin et le commanditaire. M. Aboud plus que l’autre puisque M. Hassani était son ami et son confident d’après ses propres déclarations.

On trouve dans ses déclarations vipérines d’autres mensonges qui ne l’honorent pas et ne fera pas la fièrté de ses enfants, comme:
“Samraoui n’est pas courageux pour se confronter à Hasseni, parce qu’il sait que ce dernier est innocent.”

Honte à lui ! Tout le monde sait que le colonel a déclaré publiquement qu’il veut rencontrer Hasseni pour s’assurer et avoir la conscience tranquille. La haine qui sort de sa bouche comme du venin, est claire comme de l’eau de roche. Pourquoi ces coups dans le dos ? Si vous avez des preuves contre lui, révélez-les. Il aurait pu se contenter de s’interroger, en enfant bien élevé, sur l’éventuelle méprise de Samraoui, affirmer son incompréhension, ou juste appel amical pour l’avertir de son erreur. Mais, non l’objectif était autre… Je ne dis pas encore qu’il est en mission, mais Il facilite grandement la tâche à ceux qui soi-disant il dénonce.

Si vraiment M. Aboud combattait la dictature en Algérie c’est le Colonel Samraoui qui pouvait l’aider le plus. Pourquoi il utilise une affaire ‘”homonymie” et un drame humain pour régler le compte de Samraoui ? Pourquoi lui dénie-t-il le droit de se tromper comme tout être humain à la limite ? Pourquoi M. Samraoui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international, mais pas Aboud ? Pourquoi on lui accorde des interviews dans les journaux algériens, mais pas à Samraoui ? Et surtout pourquoi certains ici et ailleurs traitent ce dernier de “félon », mais pas Aboud alors que tous les deux sont supposés être dans la même enseigne par rapport au régime algérien.

Suite à cette tournure, je me méfierai de ce personnage chafouin comme d’un renard. À bon entendeur, salut! comme qui dirait l’autre.

Par Sniper

France-Algerie: Hasseni est-il «le bon» ?

hasni.jpgLe diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni, interpellé le 14 août à l’aéroport de Marseille en vertu d’un mandat d’arrêt émis en décembre 2007 par la justice française, est-il le mystérieux «capitaine Hassani», recherché depuis plus de vingt ans par la police judiciaire pour son implication dans l’assassinat en 1987, à Paris, de l’avocat Ali Mecili, proche de l’opposant Hocine Aït Ahmed ? «Non, c’est une erreur, une homonymie, Hasseni est innocent», s’indigne un officiel algérien. Après vingt ans de léthargie, la procédure va-t-elle tourner à l’incident diplomatique ?

Le dossier, en tout cas, est épineux. Car c’est la signature du «capitaine Hassani» qui figurait au bas de l’ordre de mission détenu par le proxénète Abdelmalek Amellou, arrêté par la PJ, peu après l’assassinat de Me Mecili. Et lorsqu’il a comparu devant le juge Thouvenot, chargé de l’instruction, Mohamed Samraoui, ancien colonel de la Sécurité militaire algérienne, aujourd’hui réfugié en Allemagne, a indiqué que Hasseni était bien le «capitaine Hassani». Affirmation aussi catégorique que troublante puisque Samraoui ne connaissait pas l’énigmatique capitaine. En revanche, Hichem Abboud, ancien chef de cabinet du patron de la Sécurité militaire, qui, lors d’un entretien avec «le Nouvel Observateur», avait mis en cause son propre cousin, le «capitaine Hassani», dans l’assassinat de Me Mcili, a affirmé au juge qu’il s’agissait d’une méprise.

Après avoir d’abord refusé de se soumettre à un test ADN et à une expertise graphologique, Mohamed Ziane Hasseni a donné son accord il y a deux mois. Il est vrai que, depuis le début, la justice, dans cette affaire, se hâte lentement.

Farid Aichoune
Le Nouvel Observateur

La fondation du 8 Mai 1945 « L’affaire Hasseni est une réponse aux demandes incessantes de notre pouvoir relatives aux génocides perpétrés par la colonisation »

hasseni.jpgDans un un communiqué rendu public, hier, la fondation du 8 Mai 1945 s’indigne et s’interroge sur les visées des autorités judiciaires françaises à impliquer le diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni, qui a pourtant fourni toutes les preuves de sa non participation au crime perpétré sur le sol français en 1987.

« La fondation du 8 Mai 1945 s’indigne, encore une fois, face à l’attitude malhonnête et irresponsable qu’impose soi-disant la justice française dans l’affaire dite Mecili », lit-on dans le communiqué qui souligne que «cette attitude tente à dessein d’envenimer les relations bilatérales entre les deux pays». «Dans cette intrigue qualifiée d’affaire, la justice française outrepasse ses droits et ceux régis par les conventions internationales qu’elle s’évertue tant à faire respecter sous d’autres cieux », poursuit le communiqué.

La fondation interpelle les autorités françaises sur leur mutisme face aux crimes commis au nom de la France en Algérie, notamment par «les Aussaresses, Schmidt et consorts » sur des pans entiers de la société algérienne lors de la guerre de libération. « Pourquoi la justice française, si prompte à vouloir rétablir les vérités, est partiale et injuste quand il s’agit d’affaires qui touchent les Maghrébins et en particulier l’Algérie ? », s’interroge la fondation qui poursuit en indiquant que «la France continue à considérer l’Algérien comme son sujet et l’esprit de l’indigénat ne semble pas s’estomper ».

La fondation du 8 Mai 1945 s’interroge sur la confusion entretenue entre le nom du présumé assassin de l’avocat algérien et celui du diplomate en poste à Paris. « Comment peut-on confondre entre un certain Mohammed Ziane Hasseni et un Rachid Hassani », se demande la fondation.

La fondation, qui rappellera la déclaration de maître Jean-Louis Pelletier, l’avocat de Ziane Hasseni qui avait qualifié l’affaire de simple « affaire d’homonymie », s’interroge encore si cette attitude des autorités judiciaires françaises n’est pas « une réponse aux demandes incessantes de notre pouvoir relatives aux génocides perpétrés par la colonisation ou le refus de cette loi infâme qui valorise le système colonial ou simplement une machination tendancieuse aux relents xénophobes ».

A l’adresse du ministre des Affaires étrangères français Bernard Kouchner qui affirmait récemment, à propos de l’affaire, que les pouvoirs exécutif et judiciaire en France sont séparés, la fondation répond en rappelant qu’elle a déjà fait les frais de cette «partialité» tant dans le procès Maurice Papon que dans ceux qu’elle enregistre aujourd’hui et ceux «inventés à l’occasion».

«L’ingérence est-elle un critère de démocratie ou une forme nouvelle de gouvernance ?», s’interroge la fondation qui fait appel à l’ensemble des ONG, les associations nationales et étrangères, la communauté algérienne à l’étranger, les partis politiques algériens et français à dénoncer ce qu’elle a qualifie dans son communiqué de «grave entrave de la justice française qui ne fait que détériorer les relations déjà conflictuelles par la surdité de la France officielle à vouloir ignorer les souffrances endurées par ses anciens « sujets et indigènes» et à s’entêter à se donner raison malgré son immense erreur devant le tribunal de l’histoire».

M. Ksentini, ange ou diable ?

diable.jpgL’analyse de M. Ksentini est fondée sur deux positions totalement contradictoires.
La première c’est de défendre mordicus la thèse du Pouvoir et voir dans la mise en examen de M. Hasseni une victime d’une trame tissée par des forces occultes françaises dont l’objectif inavoué est de nuire à l’Algérie. Dans ce rôle, il est parfait.

Comment ne pas le reconnaître tant sa fougue et son talent sont mis à profit dans l’opération de sauvetage du “soldat Hasseni”. Il n’a pas cessé de marteler que la France a dérogé à ses obligations et ses engagements relatifs au respect de la présomption d’innocence et des Droits de l’homme.

Cette attitude est conforme à la feuille de route que lui implicitement transmit l’Etat depuis le début de la création de sa commission: la CNCPPDH, née de facto avec des moustaches selon la formule consacrée. Il est de son droit de défendre M. Hasseni; un Algérien qui subit les “affres” de l’injustice et l’humiliation sur une terre étrangère.

En homme rompu à la chose juridique, il enchaînera avec ferveur, les accusations et condamnations à l’endroit du juge Thouvenot et de la France. Quoique moins belliqueux et menaçant que M. Ould Abbas, ses déclarations véhémentes n’expriment pas moins l’exaspération de ses mandants. Sur ce chapitre-là, il ne manque pas d’énergie ni de panache. Son argumentation ne souffrirait pas de failles puisqu’il n’y a aucune preuve contre M. Hasseni. S’il était un ambitieux, M. Ksentini ne pouvait pas tomber sur un meilleur cheval de bataille – ou de Troie – pour progresser en notoriété et de crédibilité intra-muros.

Il sert la victime et sert ses intérêts personnels sans risque de mordre la poussière; toute la nation est derrière lui dans l’affaire… Il a juste à fredonner devant son auditoire “Min Djibalina” et voilà que le peuple se soulève avec lui et sort dans des marches improvisées…

La deuxième attitude, pernicieuse celle-là, est de persister à ignorer royalement l’affaire de l’assassinat de l’Algérien Mecili, ancien moudjahid et ancien membre du MALG. Malgré la gravité des faits, il ne daignera jamais à se pencher sur le dossier Algéro-Algérien.

Monsieur Mecili était un combattant au vrai sens du terme, aguerri, dont le parcours est plus glorieux, plus riche et plus noble que celui du locataire d’El Mouradia et de ses larbins comme Ould Abbas. Ni l’homme ni son passé glorieux n’étaient suffisants pour attendrir notre chantre des Droits de l’homme. Sa conscience est restée imperturbable et sa rhétorique perfide est restée très rigide. L’aveuglement est total et la perversion de l’âme réussie.

Pour M. Ksentini et ses disciples, il faut séparer les deux affaires Hasseni-Mecili. L’un n’a pas à endosser le drame de l’autre. Argument habile et implacable. Mais son argumentation s’arrêtera là exactement comme sa mission. M. Ksentini ne s’attardera jamais sur le meurtre de M. Mecili excepté quelques mots de compassion pour la famille de la victime et une déclaration d’intention avant l’affaire de M. Hasseni; un lapsus linguae dont il mesurera plus tard la témérité.

Oubliant sa responsabilité morale son engagement pour la cause de la justice, il ne daignera jamais à se charger du dossier de M. Mecili. Le meurtre de ce dernier qui engage la responsabilité directe de l’Etat algérien, ne semble pas assez grave, ni assez abject ni assez arbitraire pour amorcer une prise de conscience et réagir en conséquence en homme de Loi, intègre et sensible.

Les revendications de la famille de la victime resteront lettre morte. À cette famille, il opposera lâchement un mur de froideur et d’indifférence. Il se détourne délibérément de ce drame. Il est certain que dans son for intérieur il s’est inventé des prétextes illusoires pour justifier son silence et son absence de volonté dans la recherche de la vérité. Il devient un autre complice des meurtriers à cause du rôle qu’il s’est attribué; celui de tout faire pour réparer les injustices. N’est-il pas payé pour ce travail?

Pour Hasseni, il multiplie les points de presse. Mais pour M. Mecili il n’en a cure. Pour M. Hasseni il apporte soutien moral et compétence professionnelle. Pour la famille de défunt M. Micili, il opposera une fin de non-recevoir. Dans l’affaire de M. Hasseni, notre avocat s’ingéniera dans ses démonstrations publiques à faire éclater la vérité. Dans l’affaire de M. Mecili, il récusera l’obligation de se pencher sur dossier que tout le monde connaît par cœur tant les témoins directs du meurtre sont vivants et prêts à témoigner.

On peut continuer indéfiniment les comparaisons des deux attitudes discriminatoires et outrageuses de cet homme de Loi pour se rendre compte que son rôle était, est et sera celui d’être le bouclier des criminels; une machine à laver des bouchers et un distributeur de billets de banque comme bâillons de la vérité et la justice. M. Ksentini participe odieusement à une deuxième mise à mort de feu Mecili

Vu l’entrain qu’il montre dans l’appui des thèses du Pouvoir, il a toujours assumé ces rôles sans honte ni regrets. Ses bailleurs de fonds se sont servi de sa probité et de ses compétences aux fins de se refaire virginité après avoir dévasté le pays et anéantit les espoirs d’une vie prospère, juste et démocratique pour tout le peuple.

Ils se sont servis de lui avec son approbation et peut-être sa bénédiction pour tuer la justice et la vérité. Ces deux dernières surgiront inexorablement dans quelques années comme a surgi la vérité sur le meurtre ignoble d’Abane Ramdane et très récemment celui du colonel Chaabani. À cet avènement personne ne souhaitera être à votre place. La génération qui vivra ce jour-là n’aura pas de difficulté à trouver la réponse posée dans le titre…

Par Sniper

Hicham Aboud: « Chadli et Samraoui ont commandité l’assassinat de Mecili »

aboud.bmpL’ancien officier de la SM, Hicham Aboud, a confirmé, aujourd’hui au quotidien Ennahar (proche du DRS), avoir été entendu, hier, par le juge Thouvenot dans l’affaire du diplomate Mohamed Ziane Hasseni. L’ancien officier algérien a accusé l’ancien président Chadli Bendjedid, l’ancien colonel Mohamed Samraoui, Rachid Hassani et d’autres hauts responsables de l’Etat, d’avoir commandité l’assassinat de Ali Mecili en avril 1987 à Paris.  

« Samraoui n’est pas courageux pour se confronter à Hasseni, parce qu’il sait que ce dernier est innocent. Pis, il a peur d’être poursuivi pour complicité dans l’assassinat de Mecili », a déclaré Aboud. «J’ai dit au juge que Hasseni est innocent et que je le connaissais parfaitement depuis le temps où il était conseiller au ministère de l’Habitat», a ajouté Aboud.  

Par ailleurs, Hicham Aboud a souligné qu’il n’avait pas rencontré Hasseni lors de son témoignage devant le juge d’instruction. « Le Juge m’a montré des photos anciennes et d’autres plus récentes du diplomate; j’ai immédiatement reconnu Hasseni l’innocent qui n’a aucune relation avec l’assassinat de Meicli « , a conclu l’ancien chef de cabinet de Mohamed Betchine. El Mouhtarem

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