6 avril, 2010
Ali Mécili, un homme, un destin, un combat
Samir Ghezlaoui pour « Algérie Politique »
Sept avril 1987-07 avril 2010, voilà que se bouclent 23 longues années d’injustice et d’impunité d’un crime odieux qui a coûté la vie à maître Ali Mécili. Aujourd’hui la presse algérienne et les soi-disant défenseurs de la démocratie se sont ralliés aux gardiens du temple, en prenant la défense de l’accusé principal dans cet «homicide politique», arrêté par la justice française. Loin de culpabiliser le diplomate Mohamed Ziane Hasseni du fait que seul le juge chargé de l’affaire peut trancher sur cette question, l’acharnement de la presse algérienne contre la justice française qui a «osé arrêter un diplomate algérien en fonction», tout en oubliant la vraie victime dans cette affaire, est vraiment bizarre. Bizarre, serait plutôt un adjectif modéré par rapport à une position honteuse.
D’accord on a eu «la rage nationaliste» pour défendre Hasseni, diplomate de son état et apparemment innocent, mais pourquoi ne pas avoir le courage de chercher les vrais coupables ? La victime dans cette affaire est Mécili et non pas Hasseni.
Le martyr, en question, avant qu’il soit un dirigeant d’un parti politique précis, n’était-il pas un défenseur acharné de la démocratie et des droits de l’homme en Algérie ? L’âme pure de ce noble homme ne mérite-t-elle pas qu’elle ait le repos éternel et cesser de se retourner dans sa tombe, loin de la terre algérienne ? Ne devons-nous pas demander haut et fort: où sont donc les vrais coupables ? Sont-ils punis ? La justice est-elle établie ?
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Les juges chargés de l’enquête sur l’assassinat de l’opposant algérien Ali Mecili en 1987 à Paris ont refusé d’ordonner un non-lieu en faveur du diplomate Mohamed Ziane Hasseni qui avait déposé une requête en ce sens, a-t-on appris mercredi de sources concordantes, confirmant une information du Monde. Le diplomate algérien passe en revanche du statut de mis en examen à celui de témoin assisté en raison de l’insuffisance des charges pesant contre lui, a précisé son avocat Jean-Louis Pelletier.
À l’initiative de sa famille et de ses amis. RASSEMBLEMENT pour Ali Mécili à Paris. Le dimanche 11 avril 2010 à 14 h 30 Cimetière du Père Lachaise. Entrée principale.
Quelques jours après la mort du général Larbi Belkheir, commanditaire de l’assassinat de l’avocat Ali Mecili, c’est un autre « complice » dans l’assassinat de l’opposant algérien qui s’en va. Robert Pandraud, 81 ans, ancien ministre délégué à la Sécurité auprès de Charles Pasqua est décédé jeudi matin à Suresnes (Hauts-de-Seine). Ce natif de la Haute-Loire a été député de la Seine-Saint-Denis de 1986 à 2007. Pandraud avait été vivement critiqué pour avoir ainsi commenté la mort de l’étudiant Malik Oussekine, frappé à mort par deux policiers lors du mouvement étudiant en 1986: « Si j’avais un fils sous dialyse, je l’empêcherais d’aller faire le con la nuit », rappelle AP. Par ailleurs, lors de l’assassinat en 1987 à Paris de l’avocat et opposant Ali Mecili, c’est Robert Pandrau, alors ministre de la Sécurité, qui a décidé d’expulser, le 12 juin 1987, l’assassin Abdelmalek Amellou. El Mouhtarem
La France a encore une fois cédé au chantage du pouvoir algérien. Trois jours après les déclarations d’un député du FLN sur une proposition de criminaliser le colonialisme français, le parquet de Paris a requis aujourd’hui un non-lieu en faveur du diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni, interpellé en France en 2008 et placé sous contrôle judiciaire dans l’enquête sur l’assassinat de l’opposant Ali Mecili en 1987 à Paris. Visé par un mandat d’arrêt international, M. Hasseni était désigné par un ancien officier des services secrets algériens, Mohamed Samraoui, réfugié en Allemagne, comme le commanditaire de l’assassinat d’Ali Mecili. Mais M. Samraoui était en partie revenu sur ses déclarations lors d’une confrontation avec M. Hasseni, organisée le 4 juin par visio-conférence. Le diplomate avait été inculpé pour complicité d’assassinat et placé sous un contrôle judiciaire qui lui a un temps imposé de rester en France. Cette inculpation de M. Hasseni avait provoqué la colère du gouvernement algérien, « indigné » par le sort réservé à son diplomate. El Mouhtarem et AFP
Le diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni, interpellé en France en 2008 et placé sous contrôle judiciaire dans l’enquête sur l’assassinat de l’opposant Ali Mecili en 1987 à Paris, a déposé fin août une « requête aux fins de non-lieu », a-t-on appris mardi de source judiciaire. Plus de vingt ans après l’assassinat de l’avocat algérien dans le centre de Paris, cette affaire avait connu un rebondissement avec l’interpellation à Marseille (sud-est), le 14 août 2008, de M. Hasseni, chef du protocole du ministère algérien des Affaires étrangères. Hasseni, qui s’affirme depuis son interpellation victime d’une homonymie, a déposé fin août une requête aux fins de non-lieu. Le parquet n’a pas encore décidé s’il allait soutenir cette requête, a-t-on indiqué de même source.
Dans un entretien à tsa-algerie.com, l’ancien colonel des services secrets algériens, Mohamed Samraoui, revient sur sa confrontation à Paris avec le diplomate Mohamed Ziane Hasseni.
Le quotidien Liberté a rapporté dans son édition d’aujourd’hui que le diplomate Mohamed Ziane Hasseni et l’ex-officier Hicham Aboud ont été entendu jeudi par les deux juges chargés de l’affaire de l’assassinat de Ali Mecili. Le correspondant parisien de Liberté a affirmé que Mohamed Samraoui, ancien officier du DRS, a témoigné en visioconférence. Entamée à 20 heures, la confrontation s’est achevée à 19 heures, a souligné le quotidien de Rebrab. “Elle s’est passée de manière idéale pour nous”, a commenté auprès de Liberté un avocat de Hasseni, Me Hervé Temmim. Me Jean-Louis Pelletier a affirmé que le diplomate “n’a été pris en défaut sur aucun point”. “Rien n’a été apporté qui laisse penser que M. Hasseni est Rachid Hassani. Il y a des points indéniables qui nous ont permis de dire que M. Hasseni a bien l’identité qu’il revendique. C’est ce qu’il répète depuis le début. Il a par exemple démontré qu’il n’a jamais occupé certains postes qu’on dit qu’il a occupés”, a encore dit M. Pelletier. El Mouhtarem




