Archive pour 'Affaire Mecili'

Hocine Aït-Ahmed: « De Mécili à la mascarade électorale, le régime à nu. »

img44301.jpgTout d’abord bonjour et merci d’êtres fidèles.

Tu le sais, Ali: chaque commémoration de ta disparition est douloureuse. Car nous mesurons chaque fois combien tu nous manques.

Mais cette année est encore plus douloureuse et plus révoltante encore. Il y a un mois en effet, la France décidait, une fois de plus, que la justice et la vérité étaient bien peu de choses face aux pressions de ceux qui, en Algérie, se sont donnés droit de vie et de mort sur notre peuple.

Il a donc suffi que le pouvoir élève un peu la voix pour que, 22 ans après ton assassinat, la France s’incline encore. Il y a 22 ans, elle a renvoyé ton assassin à Alger en «urgence absolue». Nous avons eu droit cette année au même scénario. Il aura fallu seulement six mois pour que l’Algérie puisse récupérer celui qui est accusé d’avoir organisé ton assassinat et qui a été arrêté en août dernier à Marseille. A deux décennies d’écart, la justice et l’Etat français bégayent. Et je ne peux m’empêcher de penser que cela revient à te tuer une nouvelle fois.

La justice française a donc retenu six mois celui qui est accusé d’avoir organisé ton assassinat. Six mois parce que ce nouveau forfait est directement lié à la tragi-comédie que vit notre pays, tragi-comédie qu’on ose qualifier…d’élection. Beaucoup se sont étonnés que le pouvoir algérien n’ait pas réclamé d’emblée et avec force cet agent des services de sécurité.

Tu le sais Ali: chez nous, rien n’est jamais gratuit, rien n’est jamais laissé au hasard. Du côté d’Alger, on préparait une révision de la Constitution qui a fait rentrer notre pays dans le club des pays à présidence à vie. Face à cet énième déni de souveraineté, il fallait que les «partenaires étrangers de l’Algérie» ferment les yeux et surtout la bouche.

Il fallait empêcher toute critique, même de pure forme, de l’ancien colonisateur qu’on dénonce à longueur de discours pour mieux obtenir son silence. On l’a vu à chacun des coups de force qui ont jalonné l’histoire de notre pays.

Le candidat-président-sortant-et-déjà-réélu a donc patienté quelques mois avant de réclamer le capitaine Hassani: le temps d’être sûr que Paris ne soufflerait mot sur la mascarade électorale qui se préparait. Paris n’a effectivement soufflé mot. Le temps est alors venu pour Alger de tempêter pour récupérer son «capitaine Hassani» et arrêter un processus judiciaire qui suivait décidément trop longtemps son cours.

Comme toujours, Paris a cédé et la justice a levé le contrôle judiciaire de celui qui aurait organisé ton assassinat. Deux raisons d’Etat ont, une fois de plus, eu raison de vingt ans d’efforts pour obtenir la vérité et la justice.

……On prétend à Alger qu’il y aurait erreur sur la personne…. C’est une raison pour enterrer l’affaire ? Ce serait trop facile ! Il faut alors qu’on nous dise où est l’organisateur de ton assassinat. Et que la France le réclame.  

Aujourd’hui en tout cas, les apparences ne sont plus sauves. Hier soir, la chaîne de télévision Arte présentait un reportage sur l’Algérie avec ces phrases terribles. «Connaissez-vous un pays où une élection présidentielle n’intéresse personne ? Dans l’Algérie de Bouteflika, rien ne fonctionne. Les seules choses qui marchent sont l’armée, la corruption et les services secrets».

On ne peut mieux dire que le système est désormais à nu. Le culte de la personnalité remplace les faux suspens électoraux.

Que  penser d’un pays dont le ministre de l’Intérieur prévient que les walis lui rendront des comptes sur les résultats des élections ?

La volonté de contrôler a définitivement pris le dessus sur la volonté d’associer la société, même de manière fictive.

Le système n’a pensé en réalité qu’à tout contrôler et à tout bloquer dans un seul but: durer. Cela a eu des conséquences terribles sur notre pays.

Livrés à tous les prédateurs, des pans entiers de notre société s’effondrent, brisés par la misère, la violence et le règne de l’argent.

Nos enfants se jettent par centaines à la mer pour ne plus vivre l’enfer qu’est devenu notre pays. Peut-on accepter que cela soit la seule façon de résister aujourd’hui ?

Il est urgent que cela cesse. Si il n’y a plus rien à attendre de ce pouvoir, il y a tout à attendre de chacun d’entre nous.

Nos enfants ne nous pardonneront jamais d’avoir abdiqué.

C’est notre responsabilité de leur rendre espoir en cette Algérie à laquelle tu as tout donné. 

C’est notre responsabilité de trouver en nous la force de nous dépasser pour la liberté et la dignité d’un pays, l’Algérie, auquel nous sommes des millions à n’avoir pas renoncé.

Paris, le 5 avril 2009

Photo: www.ffs1963.unblog.fr

Medelci: « Il ne faut pas croire que l’affaire Hasseni va mettre en péril les relations algéro-françaises »

kouchnermedelci.jpgÀ une question de Liberté sur l’avenir des relations franco-algériennes, suite à l’affaire de notre diplomate M. Ziane Hasseni, le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a avoué lors d’une conférence animée à Ghardaia que “cette affaire n’est certainement pas pour améliorer nos relations. Mais d’un autre côté, il ne faut pas croire que celle-ci va mettre en péril ces mêmes relations. De toutes les manières, notre diplomate est retourné en France pour faire aboutir auprès de la justice française son non-lieu. Il faut préciser que le gouvernement français, en invoquant la sacro-sainte indépendance de la justice française, ne nous a pas aidés à faire évoluer ce dossier”.

Rassemblement à la mémoire de Ali Mecili

mecili.jpg

Photo: Le Maghrebin

Pour rappel: Rasseblement dimanche 5 avril 2009 à 14 h 30 au Cimetière du Père Lachaise

mec.bmpLe 7 avril 1987, l’avocat André-Ali Mécili, compagnon de Hocine Aït-Ahmed et porte-parole de l’opposition algérienne démocratique, était assassiné à Paris sur ordre des services secrets algériens. Dès le mois de juin 1987, son assassin présumé était expulsé en urgence absolue vers l’Algérie sans même avoir été présenté à un juge d’instruction. 

Vingt-deux ans après, alors qu’enfin, la justice se remettait en marche et que l’organisateur présumé de cet assassinat, le diplomate algérien Mohamed Ziane HASSENI, arrêté le 14 août 2008, à l’aéroport de Marignane, était mis en examen pour complicité d’assassinat, la raison d’État s’est à nouveau imposée : le 27 février dernier, la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris a en effet autorisé le suspect à quitter la France en levant partiellement le contrôle judiciaire auquel il était soumis depuis son arrestation. 

«Le pacte Paris-Alger scellé en 1987 est à nouveau reconduit ; les rapports malsains qui semblent devoir lier, toujours pour le pire, le régime algérien aux dirigeants de l’ancienne puissance coloniale, sont toujours aussi étroits et aussi forts», résumait, le 2 mars 2009, Hocine Aït-Ahmed. 

Plus que jamais, nous aurons besoin de toutes les énergies pour poursuivre ce si long combat pour la justice, venez nombreux et, loin des querelles partisanes et des jeux politiques, nous ferons le point, en présence d’avocats et de journalistes, sur les derniers rebondissements de l’affaire. Ensemble, nous rendrons hommage au militant, à l’homme qu’était André-Ali Mécili. 

Renonçons cette année aux gerbes officielles et aux étiquettes politiques, qu’une simple rose déposée sur sa tombe vienne témoigner de l’attachement de chacun.

Samraoui dérange l’hydre algérienne !

sam2.bmpSi vous ne voyez pas un taureau dans l’arène c’est qu’il est en train de prendre son souffle et son élan dans son toril. Le voilà, les yeux voient rouge et surgis en trombe avec la ferme volonté d’encorner les blogueurs qui doutent de sa cause. Il fallait s’y attendre donc. Le compte y est. Les pics du trident du diable sont au complet. Ils se relayent dans la mission. L’autre, le supplétif qui fait les siennes, est réapparu pour amuser la galerie après un lifting du style imposé par les circonstances.

Si j’interviens encore ce n’est pas pour défendre tant Samraoui que pour contrer des attaques gratuites méchantes barbares qui se cachent derrière des plumes serviles mielleuses, perverses, calomniatrices, dédaigneuses et injurieuses. Personne ne doute dans quelle encre elles se trempent. J’aime les gens qui affirment et assument leur paranoïa. Au moins, ils sont cohérents d’une certaine manière. Prendre un homme qui trahit la meute comme cible et le traquer comme une proie est un exercice digne des sadiques et des cannibales. Il doit être battu pour l’exemple surtout. Car en fin de compte l’enjeu majeur c’est de garantir l’abri aux barbares de la maison des ogres. Ceux des mains desquels ruisselle le sang des Algériens. Alors, il faut un châtiment exemplaire. Gare aux consciences qui ne tiennent plus la charge et qui se cachent parmi les ogres. C’est ce qui caractérise toute cette campagne de diffamation contre Samraoui. Je ne sais pas si Aboud est de bonne ou de mauvaise foi, mais je sais que Samraoui dérange l’hydre algérienne.

Il y a un trait commun aux inquisiteurs de la République algérienne oligarchique et tyrannique. Ils sont tous semblables et bouffent de la même écuelle. Face à des patriotes indomptables, ils usent des mêmes fourberies archaïques. Pour soutenir leur moral défaillant et cuirasser la conscience inexistante, ils font appel au sacré et usent de notions théologiques comme l’hypocrisie, la traîtrise, apostasie. C’est leur façon de détruire ce qui reste de bien en Algérie.
Des terroristes qui égorgent ses victimes au cri d’Allah Akbar en les pourfendant de traîtres et d’apostats; un Ghlamallah qui poserait sa main sur le Coran pour dire que les boycotteurs sont voués aux enfers; un Ouyahia qui mettrait sa main dans le feu si les boycotteurs ne sont pas des traîtres. Etc., etc., etc. La liste des prêcheurs de la bonne parole… est longue et n’est pas prête de se terminer. Ici encore on les voit s’agripper bec et ongles dans leur position dévoilant clairement leur entreprise hystérique de harcèlement et de destruction au nom… de Dieu. Ah les séraphins immaculés que l’on a devant soi. Ils nous saupoudrent avec leurs réflexions innocentes et nous arrosent avec leurs vérités divines qui fondent le cœur. Des séraphins au fait religieux au service de l’hydre.

Il n’y a pas moyen de leur rendre la raison. Lorsqu’ils touillent leurs cervelles et constatent qu’ils sont à court d’arguments rationnels, ils déclenchent le plan B: ils tirent carrément le Bon Dieu et le mettent de leur côté. Voilà, le tour est joué. Aboud est un ange, Samraoui un diable.
À la question de savoir pourquoi ils traitent exclusivement Samraoui de félon en épargnant habilement Aboud de cette accusation, vient maintenant une autre question. Que signifie “mounafik”. Vous voyez, on accumule les agressions. À qui avons-nous affaire? À des gens qui insultent pour dire leurs opinions. Est-ce bon de leur accorder le moindre crédit? Je ne le pense pas. Si mounafik signifie ne pas croire à la thèse officielle du DRS, alors les mounafikine seront parmi les premiers à entrer au Paradis. Si mounafik signifie ne pas prendre des vessies pour des lanternes alors bienheureux soient les mounafikine. Par Tinariwim

Le diplomate Hasseni de retour en France après un séjour en Algérie

hasseni1.jpgLe diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni, mis en cause par la justice française dans le meurtre de l’opposant Ali Mecili en 1987, était de retour à Paris vendredi après un séjour en Algérie faisant suite à une levée partielle de son contrôle judiciaire, a-t-on appris auprès de ses proches à Paris. C’était le premier séjour dans son pays de Mohamed Ziane Hasseni interpellé le 14 août à l’aéroport de Marseille et inculpé sous contrôle judiciaire le lendemain pour complicité d’assassinat de M. Mecili. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris l’a autorisé le 27 février à quitter la France, déclenchant la colère de la partie civile selon laquelle cette décision risquait « d’enterrer » une affaire diplomatiquement sensible. « Ce retour à Paris contredit les spéculations de la partie civile. C’est bien la preuve que M. Hasseni n’est pas concerné par ce dossier. Il est revenu pour permettre à la justice de poursuivre sereinement ses investigations« , ont assuré ses proches. Après l’allègement de son contrôle judiciaire, il a été entendu le 3 mars par le juge d’instruction Alain Philibeaux. AFP

Qu’est-ce que vous avez tous à vouloir la peau de colonel pas comme les autres

sam1.bmpA vos yeux, il devient le mal incarné, celui par lequel tous les problèmes arrivent. Cessez vos jérémiades et vos plaidoiries. Elles sont frappées de nullité pour la simple raison que vous êtes du côté de ceux qui s’en balancent de rechercher à punir le tueur et les complices (cela fait 22 ans que vous n’avez rien fait pour rendre justice à votre frère). On sait que vous ne ferez rien pour faire justice, la raison d’Etat vous obnubile et vous pousse à faire toutes les magouilles possibles et imaginables. Pour la simple raison qu’il s’oppose à ceux qui sont responsables des exactions commises et dont on connait les résultats, vous vous élevez en nombre pour demander sa peau. Vous participez au lynchage voulu par ceux qui ont des choses à se reprocher et qui veulent qu’il se taise. Honte à ses anciens collègues qui forcent le destin à vouloir changer les faits pour assouvir les objectifs vils et injustes et qui deviennent complices et donc justiciables devant les hommes et Dieu.

Si ce n’est pas l’un c’est l’autre qui se la ramène et qui en douce et il récite la même rengaine. Il est un témoin devenu dangereux pour ceux qui ont du sang de leurs frères dans les mains. En voulant l’incriminer à tout prix, vous ne faites pas mieux que ceux qui ont trompé le peuple pendant des années et qui sont justiciables et qui le demeurent. Comprenez que la justice algérienne n’a émis qu’un seul mandat international (sans dossier et sans jugement honnête) celui de Samraoui et c’est pourquoi on vous charge de faire du grabuge et de transformer les faits. Aucun autre voleur et aucun autre déserteur (Et il n’y en a beaucoup) n’a fait l’objet d’un mandat. Posez vous la question pourquoi ? Vous êtes guidés comme des robots, votre action, vos manipulations vos propagandes sont décréditées d’elles mêmes. Le cas de Hasseni en fait n’est qu’un prétexte, c’est le lièvre pour aboutir à débusquer le seul qui peut faire du mal et qui ne compose pas avec les services secrets français complices des actes ignobles en Algérie depuis des lustres .  

Alors cessez de nous prendre pour des imbéciles, vous vous en foutez de la justice, vous vous en foutez de Hasseni, vous ne voulez que participer à faire taire Samraoui et tous ceux qui parle de ce pouvoir mafieux. Chacun a droit de dire la vérité et lorsqu’elle attire autant d’ennemis de l’ombre il y a for à parier que le mal qui les ronge les rend encore plus obstinés et inconscients. Quelle maladresse, quelle incompétence, quels menteurs, quels idiots et ça s’appelle l’intelligence. Eschema vous rend fous, comme la drogue a rendu fou vos anciens camarades du GIA.  

Le temps est révolu où des apprentis Gœbels se gargarisaient de pouvoir tout faire en Algérie. Le peuple vous dit Fakou …et ceux qui dans ce blog comme dans d’autres, défendent Hasseni pour la galerie, on vous dit aussi fakou. Lui aussi participe à sa manière à l’embrouille et au cirque qu’il entretient avec son mutisme et son attitude d’écolier docile et respectueux des tactiques élaborées par le magma ennemi de l’Algérie d’hier et d’aujourd’hui qui veut qu’en Algérie c’est particulier. Ils veulent que le droit n’a pas le même sens et le pays est dirigé de l’unique manière qui leur convient, ils ne veulent pas que cela change, ils ne veulent pas d’une Algérie démocratique, émancipée et souveraine. Ils participent à maintenir l’Algérie dans les formes qu’ils ont participé à façonner et qui durent depuis plusieurs dizaines d’années. Tout ceux qui risquent de divulguer et de briser l’alliance tissée de longue date deviennent des ennemis. Y compris la CIA quand elle ose.  Par Mohand

Pour la mémoire: Les assassinats politiques en France

mecili.jpgLe 29 octobre 1965, Mehdi Benbarka, leader de la gauche marocaine, a été assassiné à Paris par une équipe mixte d’agents des services français et de tueurs du roi Hassan II. Décembre 1972, Mahmoud Hamchari représentant de l’OLP, assassiné à Paris. Non lieu. Avril 1973, docteur Al Kubeisi, membre du FPLP, non lieu. Juin 1973, Mohammed Boudia, dirigeant de l’OLP, non lieu. Mai 1978, Henri Curiel assassiné à Paris, non lieu. Juin 1979, Francisco Martin Izaguirre et Aurelio Fernandez Carlo, communistes espagnols, assassinés à Paris. Septembre 1979, Pierre Goldman assassiné à Paris. Janvier 1981, Moussef Moubarak, libraire palestinien, assassiné à Paris. Avril 1987, André Ali Mécili, opposant démocrate algérien, assassiné à Paris. Mars 1988, Dulcie September, représentante de l’ANC, assassinée à Paris. Enquête sans résultat… Juin 1992, Atef Bseiso, dirigeant de l’OLP, assassiné à Paris. Octobre 1996, Kandiah Perinpanathan et Kandiah Kesenthiran, représentants en Europe du mouvement sri-lankais, assassinés à Paris…

Hasseni veut rester à Paris pour sa protection !

hasseni.jpgEst ce qu’on s’est posé la question pourquoi Hassani veut rester à Paris ? En attendant la fin de l’instruction pour être totalement blanchi ?? mon oeil !! Et s’il avait peur de rentrer à Alger avant le sacre du roi Boutef ? Et s’il était l’otage d’une guerre de clans à Alger et qu’il ne voudrait pas être le mouton d’El Aïd. Qui l’a donné aux flics français à son atterrissage à l’aéroport de Marseille ? Avouez que ce serait une bonne affaire de part et d’autre de la méditérranée s’il lui arrivait … un accident ? N’est-ce pas que ça arrangerait tout le monde. Allez, Hassani est trés bien à Paris pour le moment. D’ici qu’il demande un statut de réfugié politique ! Par Davidlemac

RASSEMBLEMENT POUR ANDRÉ-ALI MECILI

haa.bmpLe dimanche 5 avril 2009 à 14 h 30
Cimetière du Père Lachaise
Entrée principale

Annie Mécili

Le 7 avril 1987, l’avocat André-Ali Mécili, compagnon de Hocine Aït-Ahmed et porte-parole de l’opposition algérienne démocratique, était assassiné à Paris sur ordre des services secrets algériens. Dès le mois de juin 1987, son assassin présumé était expulsé en urgence absolue vers l’Algérie sans même avoir été présenté à un juge d’instruction.

Vingt-deux ans après, alors qu’enfin, la justice se remettait en marche et que l’organisateur présumé de cet assassinat, le diplomate algérien Mohamed Ziane HASSENI, arrêté le 14 août 2008, à l’aéroport de Marignane, était mis en examen pour complicité d’assassinat, la raison d’État s’est à nouveau imposée : le 27 février dernier, la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris a en effet autorisé le suspect à quitter la France en levant partiellement le contrôle judiciaire auquel il était soumis depuis son arrestation.

« Le pacte Paris-Alger scellé en 1987 est à nouveau reconduit; les rapports malsains qui semblent devoir lier, toujours pour le pire, le régime algérien aux dirigeants de l’ancienne puissance coloniale, sont toujours aussi étroits et aussi forts », résumait, le 2 mars 2009, Hocine Aït-Ahmed.

Plus que jamais, nous aurons besoin de toutes les énergies pour poursuivre ce si long combat pour la justice, venez nombreux et, loin des querelles partisanes et des jeux politiques, nous ferons le point, en présence d’avocats et de journalistes, sur les derniers rebondissements de l’affaire. Ensemble, nous rendrons hommage au militant, à l’homme qu’était André-Ali Mécili.

Renonçons cette année aux gerbes officielles et aux étiquettes politiques, qu’une simple rose déposée sur sa tombe vienne témoigner de l’attachement de chacun.

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