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Archive pour 'Droits de l’homme en Algérie'

Communiqué de la LADDH

Un rassemblement pacifique des syndicats autonomes tenu le 15 avril 2008 aux alentours du palais du gouvernement a été brutalement dispersé par les brigades anti-émeutes et des syndicalistes ont été interpellés par les forces de sécurité.

La LADDH rappelle que les libertés syndicales, notamment le droit de grève, les libertés de réunion et de manifestation sont consacrés par la constitution et les conventions internationales ratifiées par l’Algerie. Le gouvernement algérien ne peut pas présenter un rapport idyllique sur la situation des droits de l’Homme en Algerie devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU et en même temps empêcher l’exercice de ces libertés par la répression, l’intimidation, l’interdiction et les pressions de toutes sortes.

La LADDH apporte son soutien total aux syndicats autonomes pour l’exercice de leurs droits, appelle les pouvoirs publics à l’ouverture d’un dialogue social aux syndicats autonomes et exige la libération immédiate des syndicalistes

Maître Mostefa BOUCHACHI

Conférence débat de Maître Bouchachi

La LADDH organise une conférence débat à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, le jeudi 17 avril 2008 à 13 h.
La conférence qui sera animée par Maître Bouchachi et Maître Ali Yahia sous le thème  » situation des droits de l’Homme en Algérie et à travers le monde » rentre dans le cadre d’une série d’activités pour la célebration du 60 eme anniversaire de la déclaration universelle des Droits de l’Homme. Elle coincide aussi avec l’examen de l’Algérie par le conseil des Droits de l’Homme!

Précisions de Farouk Ksentini à El Watan

J’ai été très désagréablement surpris de découvrir dans votre quotidien en date du jeudi 10 avril 2008, page 3, sous le titre «Douze magistrats révoqués», avoir été associé aux propos du bâtonnier Abdelmadjid Sellini, selon lesquels «la justice va mal du fait que les juges ne sont pas indépendants et leurs décisions émanent souvent des injonctions du pouvoir militaro-politique ». Je tiens dans ces conditions à démentir vigoureusement avoir jamais procédé à de telles imputations tant à l’égard des responsables de l’Etat qu’à l’encontre de l’institution judiciaire et des magistrats qui se consacrent à son service envers lesquels j’éprouve le sentiment du plus grand respect et dont je suis persuadé depuis longtemps qu’ils n’obéissent qu’à la loi et à leur conscience.

Le Conseil des droits de l’homme examinera-t-il la situation en Algérie en toute indépendance ?

Algeria-Watch, 12 avril 2008

La question énoncée dans le titre est permise suite à l’expérience faite le 8 avril 2008 lors des débats consacrés à la situation des droits de l’homme en Tunisie et au Maroc. Les organisations de défense des droits de l’homme se disent «choquées» des appréciations exprimées par les représentants des Etats présents lors de l’examen. La Tunisie est considérée par l’un comme un modèle de démocratie, l’autre y voit une justice totalement indépendante. Pourtant il est bien connu qu’en Tunisie comme au Maroc au nom de la lutte contre le terrorisme des opposants sont arrêtés, détenus arbitrairement, torturés et jugés lors de procès iniques. Les Etats se ménagent mutuellement sachant très bien qu’à leur tour ils seront évalués.  La situation des droits de l'homme en Algérie fera elle aussi l’objet d’un examen par le Conseil des droit de l’homme le 14 avril 2008. Dans ce cadre, Algeria-Watch a présenté le 20 novembre 2007 un rapport consacré exclusivement à la question des massacres. Ce problème reste d’actualité tant que les crimes commis ne sont pas élucidés ni jugés. Avec l’interruption des élections législatives en janvier 1992 et l’interdiction du FIS (Front islamique du salut) sorti vainqueur de ces élections, la « lutte contre le terrorisme » est lancée. À partir des années 1993, des quartiers et des villages dont les habitants étaient soupçonnés de sympathie et de soutien au FIS ou aux insurgés ayant pris le maquis sont bouclés et ratissés. Pendant le couvre-feu, des unités de l'armée ou combinées (militaires, gendarmes, policiers, forces spéciales), accompagnées souvent à partir de 1994de milices, embarquent les suspects par dizaines ou les liquident sur place. Les personnes enlevées sont tuées après torture, puis jetées mortes sur les routes ; et d'autres, « enterrées sous X ».  C'est à partir de fin 1996 que les massacres de villageois, puis de citadins, se sont multipliés. Ces carnages, qui ont fait chaque fois entre dix et plusieurs centaines de victimes, ont connu leur apogée entre l'été 1997 et le début 1998. Leur ampleur s'est ensuite réduite, mais ce n'est qu'à partir de 2004 que leur fréquence comme le nombre de victimes ont vraiment baissé. Ces massacres sont souvent revendiqués par les GIA (Groupes islamiques armés) mais la nature exacte de ces groupes ainsi que la véritable identité de leurs commanditaires ne sont à ce jour pas établies. De graves présomptions pèsent toujours quant à la probable implication des services secrets (DRS, Département du renseignement et de la sécurité) dans l’organisation de ces massacres. Depuis, il n'y a eu que quelques rares semblants de procès de certains suspects. La plupart – selon les versions officielles – auraient été tués dans des accrochages avec les forces armées. Il n’y a jamais eu d’enquêtes indépendantes pour faire la lumière sur ces massacres malgré les demandes insistantes et de l’ONU en 1997 et des organisations de défense des droits de l’homme. Jusqu’à nos jours des massacres sont commis dans le cadre des offensives militaires contre des groupes armés retranchés dans lesquels périssent des civils dont des femmes et des enfants. En mai 2006, une action militaire s'est déroulée dans les monts Seddat dans la wilaya de Jijel.  Elle s’est achevée par l’attaque au gaz toxique d’une grotte de laquelle ont été extraits trente-sept cadavres, parmi lesquels vingt-deux enfants (dont le plus âgé n'avait pas quatorze ans), neuf femmes et six hommes. Lors de l'examen du dernier rapport périodique algérien, l'un des experts du Comité des droits de l'homme de l'ONU, Sir Nigel Rodley, a qualifié ces graves violations des droits humains de « crimes contre l'humanité ». Il a estimé que ces milliers d'enlèvements, de décès et les massacres « ne se font pas par hasard ou par accident », considérant qu'il y a là une « pratique  ystématique ». Dans ses observations publiées en novembre 2007, le Comité des droits de l'homme constate une nouvelle fois que le gouvernement algérien n'a pas respecté ses engagements et que des enquêtes indépendantes doivent être engagées pour faire la lumière sur les massacres et les responsables de crimes graves, qu'il s'agisse d'agents de l'État ou de membres de groupes armés, afin qu'ils soient poursuivis et condamnés.  Non satisfaits d'occulter les multiples responsabilités dans les graves violations des droits de l'homme commises durant la décennie de sang, l'État algérien a promulgué en février 2006 une loi dite de « réconciliation nationale ». Celle-ci pousse le déni de Justice encore plus loin, puisque « aucune poursuite ne peut être engagée, à titre individuel ou collectif, à l'encontre des éléments des forces de défense et de sécurité ». Et, en conséquence, « toute dénonciation ou plainte doit être déclarée irrecevable par l'autorité judiciaire compétente ». La loi interdit aussi toute dénonciation de l'État et de ses agents pour les crimes commis sous peine d'un emprisonnement de 3 à 5 ans. 

Algeria-Watch demande au Conseil des droits de l’homme de se pencher sur ce douloureux chapitre de l’histoire récente de l’Algérie et de recommander à l’Etat de faire la lumière sur les graves crimes commis jusqu’à ce jour. Aussi faut il suggérer au gouvernement algérien d’abroger les dispositions de la loi dite de « réconciliation nationale » qui codifient l’amnistie pour les responsables de crimes et criminalisent toute critique de la situation des droits de l’homme en Algérie. 

www.algeria-watch.org

Ali Yahia Abdennour répond à Farouk Ksentini

ph02ksentinicopy3.jpgaliyahia03elkhabarcopy.jpgDroit de réponse 

Je réponds à Mr Farouk KSENTINI qui n’est pas un militant des droits de l’Homme, en sa qualité de chargé de mission de l’Administration auprès des droits de l’Homme. 

Les droits de l’Homme ne sont jamais dans l’Etat, mais toujours face à l’Etat, c’est l’homme debout, qui ne baisse pas la tête et ne plie pas le genou face a l’Etat. 

Nous n’applaudissons pas à la LADDH la politique que Mr KSENTINI préconise pour les disparus, mais nous ne lui avons pas cherché querelle. Notre seule réaction et elle a été de taille, est venue quand il a soutenu l’insoutenable, l’intolérable qui ne peut être toléré, a savoir que « l’Etat est responsable mais pas coupable ». Il lui a fallu alors compter avec la combativité de a LADDH qui souhaitait qu’il prenne sa mission de chargé de mission de l’administration sans hargne ni cynisme en n’engageant pas le problème des disparus sur de fausses pistes. 

Désigné en septembre 2003 par le président de la république pour résider le comite ad hoc chargé dans le délai d’un an de régler le problème des disparus, il a annoncé la couleur en proposant l’acceptation d’une indemnisation pour clore le dossier, ce qui impliquait le renoncement a la recherche de la vérité et de la justice. 

Je regrette qu’il ait adopté une attitude entièrement négative, dans la recherche d’une solution au problème des disparus, justifiant ainsi la réaction des familles de disparus victimes de la discrimination et l’ostracisme de la part du pouvoir. Les droits pour tous et pour chacun, il faut les inscrire dans les faits, de manière tranquille mais résolue et déterminée. 

Le dossier des disparus s’écrit au jour le jour, il n’y a aucun progrès dans son règlement. Les disparus sont-ils vivants ou morts, telle est la lancinante question ? Il faut faire la lumière sur les pages sombres de notre passé, ne pas les liquider sans les comprendre, pour n’en retenir que ce qui éclaire et justifie l’avenir. 

Un disparu, c’est un drame sans fin pour sa famille qui contin d ’espérer et d’attendre son retour. Vérité et justice sont les marques des témoignages des familles de disparus, exprimées avec un mélange pathétique, insoutenable d’émotion et de douleur. Les mères aux visages ravivés, aux yeux brûlés par les larmes de sang versées pour leurs enfants disparus dans la tourmente, et des larmes de colère contre le pouvoir, sont obsédées par la recherche de la vérité par devoir de mémoire et de justice.   

Droits de l’homme et paix sont les deux aspects indissociables de la vie humaine. Toute tentative de sauver l’un au dépend de l’autre, assurer la paix au dépend de la vérité et de la justice, conduit a l’échec des deux. 

L’idée maîtresse d’un processus de réconciliation nationale est que c’est le corps social dans son ensemble qu’il s’agit de guérir de la violence : « Il est politique d’ôter a la haine son éternité ». La charte pour la paix et la réconciliation nationale qui devait être un grand projet politique a été réduite à sa dimension sécuritaire. Elle a sacrifié les impératifs de vérité et de justice et a consacré l’impunité des agents de l’état. Elle vise à assurer l’impunité des généraux, à disculper et innocenter les militaires et les services de sécurité, car en terme du droit comme au regard des faits, rien ne s’oppose à leur comparution devant la justice pour violations massives des droits de l’homme et crimes contre l’humanité. 

La charte pour la paix et la réconciliation nationale ne définit ni les belligérants ni les victimes, ni les bourreaux, afin de savoir qui a fait quoi a qui, et qui doit pardonner a qui. Faut-il tronquer la justice par la paix, faut-il choisir entre le droit et le pardon, faut-il lutter contre l’oubli et préserver la mémoire agressée. 

La charte pour la paix et réconciliation nationale sans la vérité et la justice n’est que l’impunité. Elle interdit toute politique contraire a celle définit par le pouvoir : « en adoptant souverainement cette charte, le peuple algérien affirme que nul, en Algérie ou à l’étranger, n’est  habilité à utiliser ou à instrumentaliser les blessures de la tragédie nationale pour porter atteinte aux institutions de la RADP, fragiliser l’Etat, nuire à l’honorabilité de tous ses agents qui l’ont dignement servie ou ternir l’image de l’Algérie sur le plan international ». 

La paix est un problème politique et non sécuritaire et social, il faut lui apporter une solution politique.

Alger le 08 mars 2008  Maître Ali Yahia Abdenour 

Président d’Honneur de la LADDH

Hommage à notre frère Mahmoud Khelili, combattant de la dignité humaine

 
 » Ô toi, âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée, entre donc parmi Mes serviteurs et entre dans Mon paradis « .  (Coran). 

Il y a 5 ans, disparaissait notre frère et compagnon de lutte pour le respect de la dignité humaine, Maître Mahmoud Khelili, terrassé par une crise cardiaque. Il représentait pour nous, génération de l’indépendance,  un symbole de la lutte contre l’oppression et la hogra. En ce triste jeudi 06 mars 2003, l’Algérie des Hommes Libres venait de perdre l’un de ses rares véritables militants des Droits Humains.

Après un combat sans merci contre les hordes coloniales, en tant que maquisard de la wilaya IV, il s’engageait dès les premières années de la libération dans un autre combat, tout aussi harassant, contre les dérives des imposteurs qui avaient confisqué déjà l’indépendance (inachevée) de notre pays et les libertés de notre peuple.

Quand des bravaches commençaient, tels des charognards à dépecer le pays et à se servir, au nom d’une légitimité historique usurpée, lui, véritable moudjahid de la guerre de libération nationale, décidait de continuer à servir, au nom du devoir national.

Avocat des opprimés et des causes justes, il brillait par son courage, sa ténacité et sa générosité. Il défendra les prisonniers politiques de tous bords, sans exclusive ni exclusion, jetés en prison par les tuteurs de l’Algérie qui avaient pris le pouvoir par la force des baïonnettes et qui s’étaient proclamés « révolutionnaires » de l’Algérie « socialiste ». Un socialisme folklorique qui se terminera par une faillite sanglante.

Il dénoncera au début de la courte récréation démocratique qui suivra la manipulation sanglante d’octobre 88, les dérives d’une justice servile. Cette franchise et ce courage lui coûteront deux années de suspension. Ce n’est pas tant cette sanction qui l’affectera mais  le silence lâche et assourdissant de beaucoup de ses confrères.  

Durant la guerre menée contre  la population par le quarteron de putschistes et leurs affidés de la « société servile », il sera  à la pointe du combat pour le respect des droits humains  bafoués quotidiennement au nom de la « sauvegarde » de l’Algérie…..des privilèges.

Il sera parmi les tous premiers avocats à dénoncer l’instauration des tribunaux d’exception calqués honteusement par les « juristes » de service et des « services »  sur les « sections spéciales » de Vichy. Tout comme il sera le premier  à appeler au boycott de ces juridictions de la honte.

En ces temps d’indignation sélective, il faisait partie de cette poignée de militants qui dénoncera haut et fort tous les actes de barbarie commis depuis le Coup d’Etat de 92, qu’il s’agisse de la torture institutionnalisée, des exécutions sommaires massives, des massacres de populations, des tueries des bagnes de Berrouaghia et de Serkadji, des viols collectifs ou de la politique planifiée des disparitions forcées.

Par sa ténacité et son magnifique courage, il démolira l’hideux mur de  désinformation et de  mystification, bâti par le pouvoir, ses commandos médiatiques et ses mercenaires de la plume. Il dévoilera à l’opinion publique internationale, le véritable visage de cette « seconde guerre d’Algérie » et son lot quotidien d’horreurs commis à la fois par le régime criminel et les groupes armés se réclamant faussement de l’Islam.  Tous les dossiers et les cas en sa possession étaient publiés et remis à toutes les ONG internationales sans sélectivité aucune. C’est en grande partie grâce à ses dossiers que j’ai pu confectionner avec mon amie Salima Mellah d’Algeria-Watch en janvier 2002, les listes de milliers de cas de disparitions et d’exécutions sommaires.

Il fut avec une poignée de militants, à l’origine de la création de la première organisation des familles de disparus. Tout comme il fut le premier à mettre en garde ces mêmes familles  du risque de récupération de la cause de leurs enfants à des fins inavouées par certaines officines étrangères. Chose qui ne tardera pas à arriver et qui provoquera la stérilisation puis l’implosion  de cette association, à la grande joie des planificateurs de ce crime contre l’Humanité.

Ni les intimidations de la police politique (menaces de mort, arrestation de ses enfants sur la base de dossiers préfabriqués….), ni les insultes et autres diffamations de certains « journalistes » en service commandé ne viendront à bout de son inlassable combat.

Malgré un état de santé très précaire et qui s’était dangereusement dégradé, il poursuivra sa quête de vérité  et son soutien aux familles des victimes de cette guerre cachée. Et il mourra comme il a toujours vécu : DEBOUT.

Son admirable et magnifique parcours de combattant libre et digne des droits de l’Homme restera gravé dans les tablettes de l’Histoire de l’Algérie. Il fait honneur à sa noble profession (oh combien souillée en ces temps d’imposture !)  et aux Hommes Libres qui se sont sacrifiés pour une Algérie de Dignité et de Liberté.

Il  a tracé  la voie de l’Honneur, de la Dignité et du Devoir aux nouvelles générations.

Humble, il restera dans le cœur de tous les Humbles d’Algérie.

Son noble combat, qui est également celui des Algériennes et des Algériens dignes, sera poursuivi, comme promis, jusqu’à la libération de l’Algérie meurtrie des griffes de cette voyoucratie criminelle.

Je demande,  à toutes  celles et à tous ceux qui ont connu ce combattant de la Dignité Humaine, d’avoir, en ce 5e anniversaire de sa disparition, une pieuse pensée à sa mémoire.  

« A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournerons ».

Alger le 06 mars 200Salah-Eddine SIDHOUM

Communiqué de la LADDH

Suite à la condamnation par la Cour de justice de Jijel du Directeur du journal El Watan Omar Belhouchet, et du journaliste Chawki Amari à deux mois de prison ferme, la LADDH exprime sa solidarité aux deux journalistes et à l’ensemble de la presse écrite. 

La LADDH, tout en rappelant sa position de principe concernant les libertés d’expression et d’opinion, considère  que de telles condamnations constituent une remise en cause du droit à la liberté d’expression consacré dans la constitution  et par le Pacte International des Droits Civils et Politiques, notamment dans son article 19. 

La LADDH  qui milite pour la dépénalisation du délit de presse,  appelle à une large mobilisation dans la société en faveur des libertés au moment où d’autres journalistes dans différentes  Wilayas du pays risquent des condamnations similaires.  Alger le 05/03/08, Maître Bouchachi Mostefa, Président  

LADDH: Communiqué urgent

torture.jpgLa Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme a reçu des informations, émanant de la défense de certains accusés mis à l’arrêt au sein de la maison d’arrêt d’El Harrach, selon lesquelles des détenus auraient fait l’objet de violences corporelles graves avec humiliations de la part du personnel pénitencier. Pour dissimuler ces graves dépassements, les avocats qui devaient rencontrer les détenus concernés, se sont vus refuser l’accès à l’établissement.  La LADDH dénonce ces dépassements qui constituent une atteinte à l’ensemble de droits garantis par la législation nationale et internationale.  Elle demande aux autorités compétentes l’ouverture d’une enquête afin de traduire les responsables devant la justice.       Alger le 21 février 2008

Maître Bouchachi Mostefa / Président      

NON A L’INTIMIDATION !

L’intimidation ne me fait pas peur et ne me fera pas taire !
- Lettre ouverte aux autorités algériennes concernées et à l’opinion publique en général –
Les faits:
Aujourd’hui, dimanche 27 Janvier 2008, vers 18 heures, trois individus ayant sensiblement le même âge – entre 35 et 40 ans – costumés et cravatés, l’un d’eux portant moustaches et qui semblaient apparemment armés, au vu des saillies apparaissant sous leurs vestons, sont venus dans mon quartier, Rue du Panorama, Boulevard des Martyrs, pour demander à quelques passants où se trouvait mon domicile. Ils se sont adressés en particulier au jeune S…25 ans en se présentant comme étant des policiers et lui ont demandé à quelle heure j’avais l’habitude de quitter mon domicile le matin et quelle était la marque de ma voiture. Pris de doutes, le jeune S…. leur répondit vaguement, puis il les suivit de loin; pour remarquer qu’ils avaient garé leur voiture – une 4X4 – le long du trottoir dans la grande artère du Boulevard des Martyrs. Deux autres individus les attendaient dans la voiture qui démarra immédiatement, en direction du centre ville.
Les faits qui précédent viennent de m’être rapportés par le jeune S… lui-même, qui m’a assuré qu’il était prêt à faire état de son témoignage, par devant les autorités judiciaires compétentes.
Mon commentaire personnel:
S’il s’agit-là d’une tentative d’intimidation visant ma personne, afin de m’empêcher de m’exprimer, en particulier à travers mes blogs, et sans vouloir, ni dramatiser les faits, ni verser dans le sensationnel, je voudrais dire solennellement ici, à celui ou à ceux – personnes physiques ou organisations de tous statuts – qui seraient derrière cette grossière provocation, que je n’ai pas peur et que je continuerai jusqu’à mon dernier souffle, d’exprimer mes opinions de patriote algérien qui n’a jamais cessé, tout au long de ces dernières années, de dénoncer à l’intérieur, les dérives politiques et morales d’un pouvoir illégitime, et corrompu et, à l’extérieur, les trahisons, les reniements et les abandons des régimes arabes en général, face aux crimes du sionisme contre le Peuple Palestinien et face aux crimes commis par les Etats-Unis et leurs alliés Européens en Irak, en Afghanistan et demain peut-être en Iran.
Une dernière précision: Etant un musulman convaincu, je sais que ma vie n’appartient ni à ma personne ni à des tiers. Elle appartient à Dieu Seul et Lui Seul en dispose. Abdelkader Dehbi

Ksentini jure que sa Commission est indépendante !

mainenchainees.jpgFarouk Ksentini a affirmé hier lors du Forum de la télévision que la commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme est indépendante ! Pour vous prouver « l’indépendance » de la Commission de Kesntini, on publie ici le décret présidentiel portant création de cette Commission.

Décret présidentiel n° 01 – 71 du 30 Dhou El Hidja 1421 correspondant au 25 mars 2001 portant création de la commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme.
( Journal officiel de la République Algérienne n° 18 du 28 Mars 2001 )
Article 1er. – Il est créé une commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme, ci-après, dénommée  » la Commission « .
Article 2. – La Commission est une institution publique indépendante jouissant de l’autonomie administrative et financière.
Article 3.- La Commission est placée auprès du Président de la République, garant de la Constitution, des droits fondamentaux des citoyens et des libertés publiques.
Article 8. – Les membres de la Commission sont désignés par le Président de la République sur proposition émanant des institutions nationales et des associations de la société civile à caractère national dont l’objet se rapporte aux droits de l’Homme.
Le président de la Commission est désigné par le Président de la République.
Article 12. – Les membres de la Commission bénéficient d’indemnités spécifiques au cours de l’exercice de leur mandat. 

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