7 novembre, 2007
Question à Said Azamoum, un démocrate non-pratiquant
J’ai connu Said Azamoum en 1992. Il était chef de département-économie de l’université de Béjaia; j’étais étudiant en première année (Anglais), président du Comité de la nouvelle cité universitaire et membre du comité de l’université de Béjaia.
Au début de l’année universitaire 1993/1994, nous avions entamé un mouvement de grève pour protester contre une circulaire de Boubakeur Ben Bouzid (encore lui!), alors ministre de l’enseignement supérieur, visant le bradage de l’université algérienne. Notre mouvement avait duré plusieurs mois ! J’étais un membre très actif au niveau du comité universitaire et animateur, avec d’autres camarades, du mouvement de contestation.
Lors d’une AG tenue au centre culturel de l’université, les étudiants avaient pris la décision d’occuper le rectorat et faire évacuer le recteur et son personnel. Nous avions alors passé à l’action ! Une action qui avait déplu au recteur Messaoudi. Il avait déposé plainte contre moi et mon ami Mourad Fenzi pour « saccage du bureau du recteur »!
Nous nous sommes rendus au commissariat de Sidi Ahmed pour nous expliquer…L’officier de police était convaincu de notre « plaidoyer ». Il n’y avait aucune poursuite judiciaire à notre encontre.
Durant notre mouvement de contestation, Said Azamoum, Directeur de la scolarité, avait affiché des notes interdisant aux étudiants de tenir des AG. L’affichage de toute déclaration était également interdit !
En sa qualité de Directeur de la scolarité, Azamoum était président de la commission de discipline de l’université. Le 23 mars 1994, cette commission avait décidé de nous exclure de l’université, moi et mon ami Fenzi Mourad, pour une période de deux ans avec une mention bien spéciale : « Ils sont interdit de s’inscrire dans toutes les universités algériennes ».
Aujourd’hui, Azamoum peut-il nous expliquer pourquoi il avait fait le sale boulot ? Pourquoi nous a-t-il exclu de l’université ?
M. CHAFAA BOUAICHE
Ancien membre du comité universitaire de Béjaia.
Exclu de l’université pour ses activités syndicales par Said Azamoum !
Commentaires(1)
Paris, Genève, le 2 novembre 2007 – Le Collectif des familles de disparu(e)s en Algérie (CFDA) et la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) se félicitent des recommandations du Comité des droits de l’Homme, demandant instamment aux autorités algériennes d’abroger l’article 46 de l’Ordonnance 06-01- portant application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale- bafouant la liberté d’expression. Il s’agit d’une victoire importante pour tous ceux qui dénoncent le caractère liberticide de cette charte.
Le tribunal d’appel de Relizane a prononcé, au début de la semaine, une peine de deux mois de prison ferme à l’encontre de Hadj Smaïn, président du bureau de Relizane de la Ligue de défense des droits de l’homme (LADDH). Par ce verdict, la justice maintient la condamnation prononcée au terme du procès de première instance. A souligner que M. Smaïn a été condamné une première fois à deux mois de prison ferme avant de faire appel. Cette peine a été alourdie puisqu’il a été condamné à une année de prison ferme, au terme d’un procès en appel. Après un deuxième appel, et sur décision de la Cour suprême, un autre procès a eu lieu la semaine dernière et un verdict a été prononcé avant-hier maintenant la peine de deux mois de prison ferme. Ce procès a été, rappelle-t-on, intenté par sept patriotes de la wilaya de Relizane à l’encontre de Hadj Smaïn après que celui-ci eut accusé leurs camarades d’avoir assassiné, en 1990, des citoyens dont les corps ont été retrouvés dans un charnier qui venait d’être découvert dans cette wilaya.
La mise en cause de la Ville de Paris suite à l’annulation du colloque sur le thème « la consécration de l’impunité comme mode de gouvernance et son incidence sur la problématique des droits humains : le cas de l’Algérie » qui devait se tenir à l’Hôtel de Ville de Paris le 26 septembre nécessite plusieurs précisions. La décision de ne pas mettre à disposition des organisateurs de ce colloque un salon de l’Hôtel de Ville n’a en aucun cas été prise sous la pression de qui que ce soit. Ce choix a été fait en respect de l’article L 52-1 du code électoral qui interdit aux collectivités, depuis le 1er septembre, d’organiser des opérations de promotion de leur politique ou de leurs actions.
Selon un rapport détaillé du chef de la division du recensement du ministère palestinien des détenus, Abdul-Nasser Farawna, ce sont au total 700 000 Palestiniens qui ont, au cours des quarante dernières années, été arrêtés dans les territoires occupés et détenus par Israël.



