Archive pour 'Algérie Révolte'

Meftah: Neuf mandats de dépôt après des émeutes

emeutes9.jpgAlors que leurs parents et leurs voisins se sont regroupés face au tribunal de larbaa, les neuf manifestants arrêtés la veille à Meftah étaient présentés devant le procureur de la République du tribunal. Leur audition a duré jusqu’à 17h. Le magistrat les a placés sous mandat de dépôt pour attroupement illégal et destruction de biens d’autrui.

Pour rappel, les habitants du «Katanga», un lieu-dit au quartier Souakria, avaient bloqué les 2 chemins de wilaya, 118 et 59, durant toute la journée de samedi et il a fallu l’intervention de la brigade anti-émeutes pour les dégager.  Source: Le Quotidien d’Oran

Oran: 69 émeutiers à la barre

alger14b.jpgParmi les 159 présumées coupables d’avoir participé aux émeutes qui ont éclaté à Oran au lendemain de l’annonce de la relégation en 2e division du MCO, 69 personnes se sont relayées hier au prétoire du tribunal correctionnel de Seddikia sous les principaux chefs d’accusation de troubles à l’ordre public, destruction de biens de l’Etat et coups et blessures volontaires.

Les mis en cause ont nié les griefs retenus contre eux en argumentant leurs déclarations par le fait qu’ils « étaient absents sur les lieux touchés par les actes de vandalisme ». Certains ont déclaré « avoir été interpellés à leur propre domicile par les forces de l’ordre ».

Le représentant du ministère public a conclu son réquisitoire en requérant une peine de 3 ans de prison ferme pour chacun des présumés accusés.

Il importe de rappeler que 90 autres personnes impliquées dans ces émeutes, sur les 159, comparaîtront lundi prochain devant ce même tribunal. El Watan (synthèse)

Berriane: La population sinistrée dans le désarroi

ghardia.bmpCinq mois après les tragiques évènements de Berriane qui ont fait des morts et des blessés en plus des dégâts matériels considérables, la population de cette commune continue de vivre dans un climat de tension et l’incertitude du lendemain.

Les affrontements tragiques ont laissé 257 familles sans abri. «Ce sont des maisons complètements saccagées et presque irrécupérables», a affirmé un habitant à Bérriane. «Beaucoup de familles, retrouvées sinistrées au lendemain des évènements, ne peuvent plus revenir chez elles. En plus de l’état des maisons inhabitables vu l’ampleur des dégâts, ces familles disent qu’elles ne peuvent revenir dans les quartiers touchés, de peur de subir les représailles des tribus opposantes. Elles craignent un retour à la case départ avec de nouveaux affrontements qui risquent d’éclater au retour des familles sur les lieux du drame», a encore indiqué le même habitant. Hébergées dans deux établissements scolaires, les familles sinistrées ont été sommées de quitter les lieux à la veille de la rentrée scolaire. «Vendredi soir, les forces de l’ordre sont venues chasser les familles sinistrées. Cela s’est passé dans des conditions déplorables. Ni les cris des enfants ni les larmes des femmes n’ont empêché les éléments de la force publique d’évacuer avec force ces familles», a précisé un communiqué de presse diffusé avant-hier par la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) qui a dénoncé ce genre de situation et de pratiques archaïques. Ce groupe, composé d’une centaine de familles, a été ensuite conduit dans une salle des fêtes située dans la commune de Bérriane. «C’est, encore une fois, une solution provisoire. Les autorités locales ont trouvé à ces familles un toit pour le mois de ramadhan. La salle des fêtes va reprendre ses activités juste après ce mois sacré, où seront -elles hébergées après ?»,  s’est interrogé Fekhar Kamel Eddine, membre de la LADDH. «Aucun endroit ne peut être dégagé pendant l’année pour accueillir ces familles. Tout cela parce que les autorités ont refusé de déclarer cette zone sinistrée. Une mesure qui aurait permis de mettre en place un plan d’urgence en incluant la nécessité de trouver un endroit d’hébergement à ces familles en attendant de les reloger dans les maisons décentes. Nous avons demandé l’installation de chalets pour ne mettre personne dans la gêne mais cette proposition a été rejetée sous prétexte qu’il n’y a pas eu de sinistre», a encore expliqué le membre du bureau de la LADDH. «Ces familles se trouvent sans chalet ni espoir de bénéficier d’un logement dans les meilleurs délais» a-t-il indiqué.  En plus de ce groupe composé d’une centaine de familles, les autres ont été contraints de quitter l’école et de se réfugier chez leurs proches ou amis. «Des notables et des élus sont venus pour convaincre ces familles, notamment les femmes, à quitter les écoles sous prétexte qu’il est indécent et même honteux d’occuper une école», a-t-il expliqué. «Ce n’est pas encore la paix à Berriane. Cette commune connaît, de temps à autre, des violences et des incendies, des insultes verbales, des jets de pierres entre les deux tribus en conflit. Les forces de l’ordre arrivent à maîtriser la situation en mettant un terme dès le déclenchement d’un malentendu» a-t-il ajouté. Le sentiment de haine et d’injustice semble prendre le dessus sur la tolérance et la fraternité. «Aucune initiative de réconciliation n’a été tentée pour calmer les gens et les rassurer. Les négociations sont limitées au niveau des chefs de tribus mais aucun résultat n’a été concrétisé. La population reste livrée à elle-même et dans l’incertitude totale» a-t-il conclu. 

Par Nouria Bourihane, Le Jour d’Algérie 

Emeutes: Un jeune blessé par balle à Aït Yahia Moussa

Un jeune a été blessé par balle lors des affrontements qui ont eu lieu, mercredi dernier, entre des manifestants et des militaires au chef-lieu de la commune d’Aït Yahia Moussa, à 25 km au sud-est de la ville de Tizi Ouzou. Ce dernier, âgé de 18 ans, a été atteint d’une balle au niveau de la jambe au moment où les soldats de l’ANP tiraient des coups de sommation pour repousser la foule, a rapporté El Watan. La vicitme a été évacuée en urgence à l’hôpital pour subir une intervention chirurgicale. Pour rappel, la population de la commune accuse les militaires d’être à l’origine de des feux de forêt.

Événements de Sidi Aïssa: la famille Arbaoui saisi le président Bouteflika

emeutes.jpgLes membres de la famille Arbaoui dont le fils Saad a été assassiné par le fils du patron de l’hôtel Enaga, dont 8 sont poursuivis en justice et sous le coup d’un mandat d’amener, ont adressé une lettre au président Abelaziz Bouteflika. Les membres de la famille Arbaoui ont indiqué que la délivrance de mandats d’amener à leur encontre s’apparente «à un complot contre notre famille». Dans cette lettre, ils relatent les péripéties de l’agression du défunt Saâd, «l’inconsistance des services de police qui n’avaient rien fait pour le constat et l’établissement du compte-rendu de l’agression qui était en fait une systématique tentative de meurtre».

Rien n’a été entrepris par la justice contre Mohamed Amine, le fils du propriétaire de l’hôtel, après que Arbaoui Saâd ait succombé à ses blessures, lequel jouit à ce jour de toute sa liberté. Les signataires de la lettre attestent qu’ils étaient au cimetière pour enterrer Saâd au moment où l’hôtel a pris feu et que certaines personnes, voulant en découdre avec le propriétaire de l’hôtel et ses activités, avaient profité des funérailles pour sceller le sort de cet établissement, le réduisant en un tas de cendres. La famille s’est démarquée des actes qui ont été à l’origine de la dévastation de l’hôtel. Par ailleurs, elle ne comprend pas le comportement mystérieux des autorités, qui a fait que le fils de Arbaoui Saâd, Fatah, âgé de 22 ans, et le frère du défunt se retrouvent accusés d’avoir participé à la destruction de l’hôtel et croupissent dans la prison de M’sila.

« On demande solennellement aux autorités de ce pays pourquoi Mohamed Amine, l’auteur de l’assassinat de notre fils Saâd, n’a pas été arrêté depuis 28 jours. Au lieu de cela, on veut nous faire taire en nous faisant endosser les événements qui ont secoué la ville de Sidi Aïssa », écrit la famille, qui demande au président Bouteflika d’intervenir pour mettre un terme à cette affaire. 

Synthèse d’El Mouhtarem

Après l’assassinat d’un jeune de 25 ans: Chetaïbi s’enflamme

Le jeune Lyès Bouaziz, 25 ans, a été assassiné d’un coup de couteau hier tôt dans la matinée, alors qu’il poursuivait des voleurs qui ont tenté de cambrioler son domicile familial. La victime, qui venait juste de terminer son cursus universitaire, a rendu l’âme lors de son transfert au CHU de Annaba. Ce drame s’est passé aux environs de la prière du “fedjr”. Cette matinée, quatre malfrats, originaires du quartier Ruisseau d’or de Annaba, spécialisés dans les vols avec agressions caractérisées, ont jeté leur dévolu sur le domicile de la famille Bouaziz Mokhtar, situé à l’entrée du village.
Alertés du drame, les jeunes du village ont lancé une véritable chasse à l’homme puis aux estivants. Le bourreau du jeune Lyès a été arrêté et sévèrement corrigé, quelques heures plus tard, du côté de la plage Sable d’or sur la route menant au site de Sidi-Akacha, à quelque 7 km environ du lieu du meurtre. Cependant, lors de son arrestation par ses poursuivants, l’assassin a réussi une fois encore à faire une seconde victime. Celle-ci, sérieusement atteinte à l’arme blanche, a été évacuée en urgence au CHU de Annaba. La région de Chetaïbi est pratiquement bouclée par les jeunes du village, dont une partie s’est attaquée malheureusement aux estivants, installés au niveau de la plage de la ville, la fontaine romaine et la baie ouest.

Emeutiers d’Oran: le dossier des 37 mineurs remis en instruction

oranmai2008.jpgLe dossier des 37 émeutiers mineurs arrêtés lors des événements ayant suivi la rétrogradation de l’équipe du Mouloudia d’Oran est passé, hier, devant la chambre d’accusation de la cour d’Oran.  Après étude des dossiers et la lecture des requêtes des avocats, le président de la chambre a remis le dossier en instruction pour complément d’informations.  Il convient de signaler que parmi les mis en cause, 09 sont sous contrôle judiciaire et 28 se trouvent sous mandat de dépôt. Pour rappel, les dossiers de 160 manifestants adultes sont passés au courant de la fin du mois de juin dernier devant cette même chambre qui avait prononcé leur maintien sous mandat de dépôt.

Qui est responsable du drame de Sidi Aissa ?

Les services de sécurité de la ville de Sidi Aissa dans la wilaya de M’sila ont dénombré 4 morts et 60 blessés dans les incidents nés des suites de la mort d’un homme de 50 ans. En effet,  Arbaoui Saâd, dit Bariasse, avait eu une altercation, selon El Watan,  avec le fils du propriétaire de l’établissement hôtelier « Djebel Ennaga ». Le fils du patron de l’hôtel, inauguré en 2005 par le ministre du tourisme, est passé avec sa voiture sur le corps de la victime, le blessant grièvement. La victime a rendu l’âme au bout d’une hospitailisation de 15 jours au CHU Mustapha Bacha. La question que posent les enfants de Sidi Aissa: pourquoi les aurorités n’ont pas pris de mesure à l’encontre du fils du propriétaire de l’hôtel après l’acte perpetré contre Bariasse ? Cette attitude est considérée par les citoyens de la localité comme un acte de hogra. « Le fils du patron de l’hôtel aurait bénéficié d’une certaine impunité », rapporte El Watan dans son édition de samedi. 

Par ailleurs, ripostant contre la déferlante humaine qui s’est attaquée à son établissement, le propriétaire et ses agents de sécurité ont tout simplement tiré à bout portant sur la foule tuant 3 personnes et blessant une soixantaine dont 52 par balles de chevrotinen, ajoute El Watan. Le propriétaire de l’hôtel, vraisemblablement, à court de munitions, a été par la suite systématiquement lapidé par la foule jusqu’à ce que mort s’ensuive.

« Aucun policier n’est intervenu au moment où les pierres pleuvaient sur l’établissement, avant que l’on commence à tirer de l’intérieur. C’est le propriétaire, Benguenaoui Larbi, alias Daoudi, qui avait riposté en tirant sur la foule », selon un témoin du drame.  

« D’aucuns diront, ajoute EL Watan, que la fin dramatique vécue par ces personnes et les horreurs qui s’en sont suivies auraient pu être évitées si les services de sécurité avaient fait preuve d’intelligence pour prévenir ces incidents, lesquels, somme toute, étaient prévisibles »

Une question mérité d’être posée: qui est responsable du drame ?

Par El Mouhatarem

Emeutes de Sidi Aissa: un témoin raconte à Liberté

sidi.jpg“La genèse de l’affaire remonte à une quinzaine de jours, lorsque le fils du propriétaire de l’hôtel Djebel En-Naga a heurté avec son véhicule un citoyen de la localité, le blessant grièvement. Evacué vers Alger, la victime a rendu l’âme mardi. Après son enterrement au cimetière du village, des centaines de citoyens en colère se sont dirigés vers l’hôtel. Après quoi, le propriétaire de l’hôtel et des agents de sécurité videurs ont ouvert le feu sur les manifestants qui voulaient défoncer le portail de l’établissement. C’est l’usage d’armes à feu par les occupants de l’hôtel qui est à l’origine de la mort de 4 personnes et de la blessure de 60 autres.

En réaction aux tirs, les manifestants défoncent l’entrée de l’hôtel. Une fois à l’intérieur, c’est la panique générale. Le personnel, les clients et les gérants tentent de résister à la foule, mais le nombre et la colère des citoyens étaient plus forts que les portails blindés et les fusils à pompe. Les manifestants s’en sont pris à tout, rien n’a été épargné. Avant de mettre le feu à l’hôtel, les manifestants ont tout cassé ou pillé. Pendant ce temps, des manifestants déchaînés ont réussi à mettre la main sur le propriétaire, B. L., âgé de 62 ans. Tabassé par la foule, il s’échappe vers l’extérieur où des centaines d’autres citoyens l’attendaient. La foule l’allonge sur la chaussée et le lynche à coups de pierres. Vers 22 heures, le propriétaire de l’hôtel succombe sous les coups de pierres ».

Liste des victimes des émeutes de Sidi Aissa (M’sila)

Il s’agit de :

1- Belguenaoui Laribi dit El Daoudi, né en 1946, patron de l’hôtel Ennaga. IL a été traîné par des jeunes vers
la RN 8, pour être tué, lapidé.
2- Salah Said, né en 1975, tué par balle.

3-Kadi Sofiane, né en 1982, tué par balle.

4-El Gharbaoui Amar, né en 1970, tué par balle.

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