10 mars, 2010
Assassinat de Tounsi: Le colonel Oultache n’aurait peut-être jamais agi de la sorte si…
L’acte du colonel Oultache a été dicté par les événements qui l’ont précédé. D’abord, l’enquête ouverte sur la gestion de son service sans qu’il n’en soit informé, et plus grave, une fuite organisée des conclusions de celle-ci n’a fait qu’exacerber la colère d’Oultache contre non seulement son ami de confiance, le défunt, mais aussi contre ses responsables hiérarchiques, le chef de sûreté de wilaya d’Alger «mis au vert depuis quelques jours et remplacé par son adjoint», nous dit-on, et le directeur de l’administration générale.
Oultache, après une forte dispute avec le défunt, et voyant qu’il allait payer, seul, «des malversations avérées constatées dans de nombreux marchés», a pris son arme et tué Ali Tounsi. Il aurait pu allonger la liste de ses victimes, en ciblant les deux autres responsables, si son arme ne s’était pas enrayée. En effet, il avait demandé au secrétaire de Tounsi de les appeler au bureau du défunt, en lui disant que la réunion aura lieu là-bas, et dès qu’ils sont arrivés, il a visé, en premier, le chef de sûreté de wilaya. N’ayant pas pu tirer, il lui a asséné un coup de crosse sur la nuque, avant que le DAG ne le neutralise en usant de son arme.

Commentaires(5)
Sept personnes ont été condamnées lundi à la réclusion à perpétuité et deux à 15 ans de prison par un tribunal d’Oran dans une affaire de trafic de drogue, après la saisie de 3,5 tonnes de cannabis dans le sud-ouest du pays. Neuf des accusés, dont quatre sont en fuite, ont été reconnus coupables de « détention et importation de drogue par le biais d’une association criminelle organisée », tandis que quatre personnes ont été acquittées. En juin 2008, un convoi de cinq véhicules tout-terrain avait été intercepté sur l’axe Tabelbala (Béchar)-Tindouf, à plus de 1.000 km au Sud-Ouest d’Alger, et trois passagers blessés dans une fusillade entre les services de sécurité et les trafiquants. 
Le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil a confirmé dimanche à Alger au cours d’une conférence de presse, le placement sous contrôle judiciaire du Pdg du groupe pétrolier public Sonatrach, Mohamed Meziane, sans préciser les accusations portées contre lui. « Le Pdg de Sonatrach, le vice-président chargé de la commercialisation et de hauts cadres de la compagnie ont été placés sous contrôle judiciaire » et « les vice-présidents chargés des activités amont et des transports par canalisations ont été placés sous mandat de dépôt », a déclaré Khelil. « Je ne peux pas préciser les motifs des inculpations car je ne connais le dossier que par ce qu’en a donné la presse », a-t-il ajouté. « Tous ces cadres sont présumés innocents jusqu’à ce que la justice prouve leur culpabilité », a-t-il insisté. Il a confirmé que le vice-président pour les activités « aval » de Sonatrach, Abdelhafid Feghouli, assurait l’intérim à la tête du groupe pétrolier. 

Sirroco pour « Algérie Politique » 





