1 octobre, 2011
Algérie: Deux tentatives d’immolation par le feu
Un jeune exclu de la liste des bénéficiaires de logements sociaux de la commune de Djelida a tenté de mettre fin à ses jours, jeudi dernier aux environs de 13h30, en s’aspergeant d’essence devant le siège de la wilaya au milieu de ses camarades, également éliminés de cette liste et avec lesquels il observe une grève de la faim depuis mercredi.
Selon Le Temps d’Algérie, dans la wilaya de Chlef, un père de deux enfants, a tenté avant-hier de s’immoler par le feu devant le tribunal de Chlef en raison du retard enregistré dans la régularisation du micro-crédit par l’ANGEM. Le dossier a été déposé depuis une année mais il n’a pas eu de suite. Après une longue attente, ce père qui ne voyait plus d’espoir a tenté de s’immoler. Il s’est aspergé d’essence et a menacé de mettre le feu à son corps devant tout le monde devant le tribunal de Chlef.
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Selon le Jour, 20 jeunes haragas, dont une fille, ont réussi à rejoindre les côtes italiennes cet été. Les candidats ont traversé la mer à bord d’une embarcation légère munie d’un puissant moteur. Le point de départ est la plage «le Caroube» et l’arrivée c’est l’Italie. En ce qui concerne les frais de l’aventure, les haragas ont versé au passeur la somme de 100 000 Da avant de prendre place dans l’embarcation. Ce n’est qu’un exemple, car le phénomène ne concerne pas seulement Annaba.
Par une mère digne
Interceptés le week-end dernier au large des côtes oranaises, plus d’une centaine de harraga ont comparu hier et avant-hier devant le juge au tribunal de Aïn El Turck, qui les a condamnés à payer 60 000 DA d’amende chacun. Le représentant du ministère public avait d’ailleurs requis 6 mois d’incarcération. Alors que le phénomène tend à se banaliser malgré le drame des naufrages en mer, cette fois, la particularité réside dans l’ampleur de cette nouvelle vague de tentatives d’émigration clandestine qui n’a pas épargné les mineurs – ils étaient 4 – mais ont été libérés, contrairement à leurs aînés jugés et maintenus en détention jusqu’à l’issue du procès, rapporte El Watan.
«Comment veux-tu fonder une famille avec 14 000 DA par mois ? Une paire de chaussures de sport respectable vaut au bas mot 10 000 DA», peste un ex-danseur du ballet national qui ne comprend toujours pas ce tollé contre leur fugue. «Nous sommes des artistes pas des terroristes.» «Kilouna» (laissez-nous tranquilles) revient tel un leitmotiv dans leur discours. (…) «Est-ce normal que pour représenter l’Algérie, on nous donne juste 240 euros en frais de mission dont 40 sont encore chez les responsables du ballet ? Est-ce normal qu’après la première représentation à Ottawa, on nous fasse manger de la pizza et des chips pour la répétition à Montréal ?». El Mouhtarem d’après El Watan



