9 août, 2009
Mort de Hamza Ikram: La LADDH se saisit du dossier
La mort d’Ikram n’a pas laissé indifférent le professeur Kamel Daoud, membre du comité directeur et représentant régional de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) de la wilaya.
Dans un entretien téléphonique, le Pr Daoud dit être ému par ce drame qui a encore une fois touché la jeunesse algérienne. «Nous allons étudier le dossier de cette tragédie», a annoncé le défenseur des droits de l’homme à Annaba. Pour rappel, la LADDH a été à chaque fois sollicitée par les familles de harraga, notamment celles des disparus. En mars 2008, les familles de jeunes harraga disparus de Annaba avaient remis au Pr Daoud un appel d’intervention et de solidarité accompagné d’un volumineux dossier composé de documents officiels et comptes rendus qui, selon les parents des disparus, impliquent les autorités tunisiennes dans la mort de plusieurs jeunes, dont Hadef Riad (32 ans).
Beaucoup plus qu’un réquisitoire, cet appel remettait en cause les autorités tunisiennes, notamment en ce qui concerne le sort réservé aux jeunes harraga disparus après avoir échoué sur les côtes tunisiennes. «Nous avons toutes les preuves écrites et enregistrées qui consolident le fondement de nos accusations. Les autorités tunisiennes nous cachent le sort de nos enfants disparus ou morts sur leur territoire », accusaient fermement dans leur appel les familles de harraga disparus avant de tirer à boulets rouges sur les autorités algériennes qui, selon elles, sont restées indifférentes devant la tragédie qui ronge la jeunesse algérienne. El Watan
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«Il était prévu que Christelle vienne au mois de juillet dernier pour se marier avec Ikram en Algérie. Elle n’a pas pu obtenir le visa. Puis ça a été reporté à la fin du Ramadhan. Elle comptait venir avec sa famille pour concrétiser son union avec mon frère», nous raconte, en pleurs, Hicham, son frère aîné. Rejoindre sa bien-aimée Christelle, une Française de 20 ans qu’il connaissait depuis quatre ans, était le rêve d’Ikram. Malheureusement, le destin en a décidé autrement. Cet amour est né d’un chat sur un site de rencontres. Au fil des années, les dialogues anodins se sont transformés en un grand amour. Ikram voulait coûte que coûte exaucer son rêve, celui d’être auprès de la femme qu’il avait choisie. Ses tentatives d’obtenir un visa sont restées vaines; c’était le refus à chaque fois. L’idée de la harga a alors commencé à germer dans la tête d’Ikram, qui était un génie de l’informatique, un technicien de dessin en bâtiment des plus avertis. «Il était prévu que Christelle vienne au mois de juillet dernier pour se marier avec Ikram en Algérie. Elle n’a pas pu obtenir le visa. Puis ça été reporté à la fin du Ramadhan. Elle comptait venir avec sa famille pour concrétiser son union avec mon frère», nous raconte, en pleurs, Hicham, son frère aîné et son confident, un gardien de parking, père de la petite Anfal (Fifi).
La loi italienne durcissant la lutte contre la criminalité et l’immigration clandestine, qui est désormais passible d’une amende de 5.000 à 10.000 euros, est entrée officiellement en vigueur samedi avec la publication dans le Journal officiel des décrets d’application. La loi, adoptée définitivement par le Parlement italien début juillet, prévoit ainsi que l’entrée ou le séjour illégaux sur le territoire italien deviennent un délit et soient passibles d’une amende de 5.000 à 10.000 euros. Le séjour des immigrés clandestins dans les centres d’identification et d’expulsion passe de deux à six mois tandis que les personnes louant un logement aux clandestins ou les hébergeant risquent jusqu’à trois ans de prison. Les autres mesures de cette loi controversée prévoient également un « registre des sans-abri » qui seront fichés par le ministère de l’Intérieur ou l’introduction de rondes de citoyens pour assurer la sécurité dans certains quartiers de grandes villes, rapporte l’AFP.
Durant les cinq premiers mois de l’année en cours, 844 immigrants clandestins ont été arrêtés selon un bilan communiqué par les gardes-frontières de la région ouest dont 757 ont été arrêtés par les services de sécurité et 87 par les gardes-frontières. Avec 611 arrestations, les Marocains viennent en tête de liste, suivis des Maliens avec 92 arrestations en cinq mois. En 2008, le nombre des personnes sans papiers arrêtées au niveau de la région ouest était de 2.520 personnes, rapporte le Quotidien d’Oran. En quinze ans, le nombre d’étrangers en situation irrégulière ayant tenté de séjourner en Algérie a été multiplié par 10. Ils sont issus de 48 nationalités africaines, dont la plupart venus des pays limitrophes – Niger (33%), Mali (13%), Nigeria (10%) et Maroc (10%). Des statistiques menées par les gardes-frontières algériens donnent ce chiffre effarant: au moins 35.000 immigrants clandestins ont été reconduits chez eux depuis l’année 2002.
Le nombre total des clandestins qui sont parvenus aux Iles Canaries est de 1.531 depuis le début de l’année 2009, a annoncé lundi la Délégation du gouvernement des Canaries. Ce chiffre est cependant nettement en baisse par rapport à celui enregistré en 2006 où 31.678 immigrants clandestins étaient interceptés près des côtes des îles Canaries à bord dÆembarcations de fortune. 





