Archive pour 'Hommage'

Hommage

Nés à Taourirt Mokrane, respectivement Said le 11janvier 1913 et Ahmed le 23 mars 1921.les deux frères DJEBBAR fusillés pour la patrie, assassinés par les forces armées coloniales dans la nuit du lundi 21 mai 1956. 

Après leur démobilisation du service militaire, accompli sous l’occupation française et leur participation forcée à la deuxième guerre mondiale, les deux frères Said et Ahmed fort de leur expérience en opérations guerrières ont souhaité servir la révolution algérienne dans l’action armée. 

Hélas, malgré leur insistance, la direction collégiale du F.L.N décide autrement, préférant, plutôt leur confier le financement de la logistique; des témoignages d’ex-maquisards disent que cette mission étaient  dictée par le fait que les deux frères étaient aussi de bons politiques et de bons militaires à la fois. 

Issue d’une famille très aisée, par la fonction de commerçant, ils acheminent leurs armes et munitions à bord de leurs moyens de transport et puisant des économies de leurs commerces, d’autres témoins attestent que les deux frères ont même vendu leurs affaires et biens aussi bien du MAROC, PARIS, et LARBAA NATH  IRATHENE pour renforcer la caisse et le trésor de guerre du FLN. 

Avant le déclenchement de la lutte armée, les deux frères adhérent activement à tous les mouvements libérateurs crées tels que : le PPA-MTLD, L’OS, le FLN. 

Comme l’atteste les déclarations des témoins, notamment celle de feu Mohammedi Saïd ex-colonel de la wilaya III, les deux frères étaient connus dans la région de
la Grande Kabylie par leur dévouement à la cause nationale en assurant plusieurs taches logistiques et militaires:
 

-fournitures d’armes, de munitions, tenues militaires, collecte de fonds et d’armes dans touts les villages, du recrutement des nouveaux moudjahidine, transport de celles-ci jusqu’à leurs lieux de destination. 

-coordination inter-région au sein de la wilaya III, organisation de l’accueil et la prise en charge des moudjahidine dans leurs déplacements à travers toute la région. 

A titre indicatif, nous nous permettons de vous rappeler, d’une part leur militantisme au sein de la lutte de libération nationale remonte bien avant 1945 et ont été parmi les premières victimes de la révolution dans tous les secteurs. 

Fidèles à leur mémoire, d’après tous les témoignages recueillis, et, c’est ainsi qu’ils sont morts héroïquement selon certains et tombés dans la trahison de leurs frères de combat selon d’autres en raison de leur conscience politique très avancée.  

Ils laissent derrière eux huit orphelins tous en très bas âge, et l’une de ces orpheline c’est ma mère, et c’est pour cela que je rends ce petit hommage à mon grand-père Ahmed et son frère Said, les militants politiques qu’ils étaient, les militaires engagés, et les pourvoyeurs de fond du FLN en haute kabylie.    

Un collège vient d’être baptisé à leurs noms mais qui sait si le concepteur du complot s’il s’avère vrai n’était pas de la partie ce matin ? 

Cet hommage aussi s’adresse à tous ceux qui utilisent le passé et les noms des HOMMES pour accéder … 

Le petit-fils de DJEBBAR AHMED 

Aissa Rahmoune

Hommage à Slimane Amirat

Un hommage a été rendu hier à Slimane Amirat, ancien président du MDRA, décédé il y a seize ans, au lendemain de l’assassinat du président Mohamed Boudiaf. Une cérémonie de recueillement a été organisée par la fondation Slimane Amirat au cimetière d’El Alia.

Il était une fois Mohamed Boudiaf

boud.pngJ’ai eu l’honneur d’assister à la veillée du 40ème jour de la mort du président Mohamed Boudiaf à M’sila en 1992. Un événement que je ne pourrai jamais oublier. El Mouhtarem 

 

Un témoin parle de l’assassinat de Rabah Aissat

aissat.jpgNous sommes le jeudi de l’avant dernière semaine du mois de Ramadan 2006. A Ain Zaouia, la soirée est très mouvementée.  Il est 20 h 45.  Nous venons de terminer une partie de domino dans une cafétéria appartenant à ma famille.  Je sors du café. Je me dirige vers mon cousin propriétaire d’une librairie situant en face. Avant d’arriver à la librairie, j’entends des manœuvres d’armes au niveau de la terrasse de la cafétéria.  Tout d’un coup, j’entends des rafales, tout le monde s’est couché par terre. A cet instant, tous mes «logiciels mentaux » se déconnectent. Je suis resté bouche bée et accroupi  jusqu’à ce que les nuages se dispersent.  Je me mets à plat ventre ; j’essaye de voir ce qui vient de se passer. En vain. Je vois un individu qui court, une arme à la main, et tire des coups de feu en direction du siège de la garde communale, situé en face, pour empêcher toute intervention.

La scène dure pas plus de cinq minutes. Les tueurs s’évaporent dans l’univers. Le calme revient grâce au courage des jeunes qui risquent leur vie à tout moment.
Je prends mon courage à deux mains pour me rendre sur les lieux…A mon arrivée, je découvre un corps, criblé de balles (entre 8 et 9 balles), gisant dans un bain de sang.  C’est Rabah Aissat, président de l’APW de Tizi-Ouzou. Je le prends dans mes bras et je crie à l’aide, car le corps est lourd. Aucun n’ose approcher ni se lever. J’essaye de mettre son bras sur mon épaule pour le prendre dans ma voiture, garée en face en milieu d’autres voitures. Incapable de faire sortir mon véhicule, je demande à un voisin, tout près de moi, de m’aider à le prendre dans sa voiture (Renault express). On démarre en direction de l’hôpital Krim Belkacem de la commune de Draa El Mizane

Nous arrivons à l’hôpital. Plusieurs personnes nous rejoignent. Ils sont venus dans des fourgons, des 404, des camionnettes…pour donner du sang….Le sort de Aissat est entre les mains des médecins de garde. Je constate l’arrivée d’un groupe de médecins dépêchés du CHU de Tizi-Ouzou. Malheureusement, entre 3h00 et 3h30, Rabah Aissat succombe à ses blessures. C’est une autre panique qui s’installe.
Vendredi matin, un seul sujet de discussion : le tragique évènement qui s’est produit la veille. Les gens parlent avec hésitation. On ne sait pas quoi dire encore moins quoi faire. Les gens se regardent et la méfiance s’installe. Ainsi, la ville de Ain Zaouia meurt et ne reprend la vie que plusieurs mois après la mort de Aissat.

Samedi matin, tout le monde attend l’arrivée de la dépouille du CHU Nadir Mohamed de Tizi-Ouzou. Toute la population de Ain Zaouia se rassemble. Le village natal de Aissat, Ain Laabid, devient inaccessible. Des gens de tout âge et de différents horizons arrivent. Je vois des députés, des artistes, des responsables, des cadres de la nation, des jeunes…Ils sont venus  voir pour l’ultime fois le corps de Aissat et lui rendre un hommage. A Dieu nous appartenons et à Lui seul nous revenons. Il est le juge de toute âme. J’avoue que ce n’est pas facile de vivre de tels moments et de tels évènements qui dégradent notre société qui était saine autrefois. Mais laissant tout au Bon Dieu.

Par Zemouche R.

Déclaration de Maître A. Mecili au nom du F.F.S. à T.F.1 (avril 1980)

mecili1.jpgJe dirai d’abord qu’il ne s’agit pas d’un problème spécifiquement kabyle. La population de Kabylie fait partie d’un ensemble qui s’étend d’un bout à l’autre de l’Algérie et du grand peuple berbère dont l’histoire remonte à la plus haute antiquité. 

Les Berbères s’appellent d’ailleurs « Imazighen » ce qui veut dire « Hommes libres ». Il y a dans cette définition tout un programme politique. 

Les Imazighen sont d’abord et avant tout fondamentalement attachés à la démocratie : voilà pour la dimension historique et politique du problème. 

Question : Il s’agit donc d’une question de langage ? 

Maître A. Mecili : Les Berbères à travers la défense d’une forme de langage défendent des institutions démocratiques qui remontent à la plus haute antiquité.  Question : Est-ce que ces manifestations risquent de s’étendre à d’autres régions de l’Algérie ? 

Maître A. Mecili : Ces événements se sont déjà étendus puisqu’il y a eu des motions de soutien qui ont été votées dans diverses universités. Les régions arabophones situées en dehors de la zone berbérophone de Kabylie ont également réagi positivement puisque l’université d’Oran, qui se trouve à l’extrême ouest de l’Algérie, a affirmé sa solidarité pleine et entière avec l’Université de Tizi-ouzou en lutte. 

Il y a eu des manifestations à Sidi-Belabas, à Batna, vous voyez donc que le mouvement tend à prendre une ampleur qui n’est pas simplement régionale, mais qui devient nationale pour que les Algériens puissent exercer effectivement leur droit à l’autodétermination.

Commémoration de l’assassinat de Ali Mecili

mecili.jpgPour parler encore et se rappeler toujours du lâche assassinat  prémédité par la sécurité militaire algérienne le 7 avril 1987 à Paris.

Pour réaffirmer notre attachement à son combat et à ses espoirs. Le premier secrétaire du FFS invite les militants, cadres, élus et sympathisants du parti à participer à la rencontre commémorative qui sera organisée le lundi 7 avril 2008 à partir de 13h00 au siège national du parti.

Hommage à Redouane Osmane demain jeudi à l’hôtel Essafir

osmane.jpgLe PST a l’honneur de vous inviter à l’hommage qui sera rendu à Osmane Redouane le jeudi 24 janvier 2008 de 13h à 18h. (…) cet événement concerne un militant appartenant à l’histoire commune de notre pays au-delà de son long parcours dans notre parti (PST).

Adieu camarade

osman.jpgDifficile d’y croire ! Je te dis adieu en essayant de me convaincre que je pourrais encore te croiser dans la rue ou t’appeler sur ton téléphone. Et pourtant ! Ton cœur n’a pas pu supporter plus. Un cœur tourmenté, et ô combien surmené, qui n’a pu être à la hauteur de ton ardeur, de ton engagement. Tu as rendu l’âme au champ de bataille, dans ton milieu naturel, au milieu de tes élèves. Ceux-là mêmes qui venaient nombreux assister à chacun de tes procès. Preuve de leur soutien, leur attachement et leur amour à leur professeur.

Tu étais l’homme de tous les combats et de toutes les causes justes. Des luttes syndicales embrassées très jeune, à l’université au sein du SNEA-AD et au sein d’une UGTA déjà sclérosée et verrouillée, que tu as fini par quitter, du combat pour les droits de l’homme et pour la démocratie au sein de l’historique MCB, de celui contre la torture au lendemain des événements d’octobre 1988, de celui pour le multipartisme et la liberté d’expression, ou encore de celui contre les ajustements structurels injustes imposés à notre pays par le FMI et consorts, contre le libéralisme sauvage de l’économie nationale qui causait déjà et génère encore d’énormes misères à de larges couches de la société, du combat contre l’intégrisme et le terrorisme, du combat pour la vie et la dignité et de celui pour la vie dans la dignité. Pour la vie dans une société juste et équitable. Tu as toujours été désintéressé et imperméable à toute tentation. Ton combat, ou tes combats pour être juste, n’avaient de motivations que tes convictions et la sincérité de ton engagement. Tu es l’incarnation de cette généreuse idée du renouveau syndical dans une Algérie désarticulée. La malheureuse condition de cadavre récalcitrant qu’est devenue l’UGTA t’écœurait et te révoltait. Tu n’avais pas hésité à claquer la porte et tu as su ressusciter l’idée syndicale et la faire renaître de ses cendres. Tu as su redonner espoir à des milliers, pour ne pas dire à des millions, de travailleurs sapés par le rouleau compresseur du libéralisme et des compressions d’effectifs. Tu as su leur redonner confiance et semer en eux le courage de se battre. Tu agissais comme si tu avais une éternité devant toi. Chaque bataille que tu engageais avait son importance dans la longue marche vers ton idéal de justice et de démocratie. Mais malgré ton ardeur et ton empressement de voir aboutir ta cause, tu étais toujours loyal et savais attendre et accompagner le rythme des luttes. Entre une grève et un procès, tu avais toujours un énorme travail à entamer ou à finaliser. Tu répondais présent partout où tu étais sollicité. Tu étais un véritable porte-drapeau et un infatigable défenseur des opprimés. Ton souvenir demeurera. Ton empreinte et ton combat aussi. Adieu Redouane, adieu l’ami, adieu le frère, adieu camarade !

Par Boudjemaâ Medjkoun

Nous resterons inconsolables ; Adieu Camarade REDOUANE

osmane1.jpgLa nouvelle de la disparition de notre ami et camarade Osmane Redouane , nous attriste au plus haut point et nous rend inconsolable.

Redouane notre ami, notre camarade, tu va nous manquer jusqu’ à la fin de nos jours . Encore un combattant de la liberté, des droits des travailleurs et des plus démunis et des sans grades qui s’en va . Ton combat et ta contribution dans le mouvement des étudiants et des travailleurs et du peuple pour les libertés ont été sans conteste fondatrices de mouvements progressistes que souvent il fallait réinventer. Infatigable, toujours aux côtés des opprimés et des causes justes, tu as été de tous les combats , tu as milité pour l’émancipation de la calasse ouvrière, pour l’égalité entre les hommes et les femmes. Tu as été cet arabophone qui a défendu avec vigueur la cause Amazigh et tu as toujours répondu présent quant il s’est agi de défendre les droits de l’homme, les libertés démocratiques et les libertés syndicales.

En ces douloureuses circonstances, nous présentons à sa famille, ses camarades, ses amis et à tous ceux qui l’on connu nos condoléances les plus attristées.

Repose en paix.

Pour la lutte car seule la lutte paye.

Khelifa Hareb (Montreal)

Mohamed Arroudj (Montreal)

Soraya Benadda (Montreal)

Ali Ihaddadene(Montreal )

Ouahiba Rabah (Montreal)

Boualem Aouarane (Montreal)

Mebrouk Rabahi (Montreal)

Babderdine Djahnine (Montreal)

Sabiha Bahbah (Montreal)

Achour Amis (Montreal)

Hassane Chiballah (Montreal)

Hmimich Ait Mouloud (USA)

Mazouzi Djemmaa (Montreal)

Omar Zeggane (Montreal)

Salim Amkhoukh (Montreal).

Nourdine hadri (Ottawa

Condoléances des amis de Redouane Osmane

osmane21.jpgNotre ami Osmane Redouane, enseignant au lycée Emir Abedelkader, membre fondateur du CLA, est mort ce samedi 15 decembre 2007 suite à un arrêt cardiaque. Cette nouvelle a attristé tous les amis qui l’ont connu notamment les enseignants qui gardent de lui le souvenir d’un syndicaliste combatif, sensible, digne et intègre, rétif à toute forme de pouvoir ou de promotion personnelle. Jusqu’à la dernière minute, Redouane a suivi le combat pour la sauvegarde des lycées techniques. Allié précieux du syndicalisme, cet écorcheur de la nuit, ce fidèle ami restera vivant dans les cœurs de ceux qui l’ont connus. Le CLA présente à ses parents, ses frères et à toute la famille éducative ses condoléances les plus sincères et partage la douleur de la disparition de cet être cher. A Dieu nous appartenons et à lui nous retournons. La vie est comme la flamme qui se consume tout en éclairant, la flamme s’éteint et l’homme aussi. Il ne reste de notre passage sur terre que ce que nous avons donné aux hommes. Adieu ami, adieu le frère nous ne t’oublierons jamais.

Les amis de Redouane.

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