Archive pour 'Hommage'

Décès de Redouane Osmane: message de Rafik Khelfaoui

osmane3.jpgLa triste nouvelle du décès de notre camarade et ami Redouane Osmane m’a profondément anéanti.
C’est pendant une quinzaine d’années que je l’ai côtoyé, durant mon exil en Algérie et bien avant, pendant mes années d’étudiant à la faculté de Bouzaréah et les luttes au sein du SNEAD (Syndicat national autonome et démocratique) où il a été le principal animateur. Redouane était toujours présent, la pensée généreuse, le mot consolant.
Militant a fortes convictions, il a toujours déployé ses forces sans ménager le petit souffle pour préparer et organiser les luttes et faire avancer la cause des opprimés. C’était le plus souvent au détriment de sa vie privée.
Désormais, malheureusement, c’est uniquement dans nos souvenirs qu’il continuera à vivre… Mais comme ses camarades, les syndicalistes qui ont milité avec lui, ses amis et tous ceux qui luttent pour des causes justes, nous nous souviendrons longtemps de lui, et nous pourrons s’enorgueillir d’avoir côtoyé le militant infatigable, l’homme intègre et digne qu’était Redouane.
En ce moment de profonde tristesse, je m’incline avec respect devant sa mémoire et je présente à sa famille, à sa soeur Fouzia et à ses camarades et amis mes fraternelles condoléances.
Rafik KHALFAOUI, Belgique

Pourquoi camarade

Mes larmes, camarade
ont le goût amer de la passion.
De tes yeux plein d`éspoir
tu as lancé un dernier regard
Le poing levé, camarade
tu as sauté
dans une dernière lutte
où tes démons
l’ont emporté.
Dans ce monde de mutilation, camarade
mes souvenirs
sont voués
à la destruction.
Pourquoi, pourquoi
sous ce pont
où les flots, couleurs de sang
emportent avec eux
les derniers chants
de la révolution,
porquoi es-tu parti
abandonnant
les drapeaux, l’amour et la vie?
Déjà
je sens le brouillard
envelopper mon corps
et ton cri se perdre
dans le silence
de la mort.

Je presente mes condoleances e toute la famille de notre cher camarade Redouane et a tous les camarades en lutte.

Déclaration du CLA

osmane4.jpg

L’Algérie vient de perdre un de ses meilleurs fils ; un grand syndicaliste digne de ce nom : OSMANE REDOUANE, l’infatigable combattant de l’injustice et de l’arbitraire s’est éteint à l’âge de 56 ans, la craie à la main, devant ses élèves après qu’il eut terminé un cours majestueux.

Que dire de ce grand Monsieur qui a vécu pour les autres. Sensible, digne et intègre, rétif à toute forme de pouvoir ou de promotion personnelle, il a consacré sa vie à défendre les droits des opprimés.

Il a combattu avec la justesse de ses idées et sa capacité de mobiliser jusqu’aux derniers moments de sa vie. Il venait juste de terminer la rédaction d’une déclaration appelant les enseignants à se mobiliser pour défendre leurs droits et leurs salaires, après qu’il eut réuni, pour la dernière fois, le conseil national du CLA la veille de son décès.

Les enseignants se souviendront longtemps de son combat pour la dignité qu’il a entamé pendant plusieurs années et qui a apporté ses fruits. Les enseignants de Bouira grévistes de la faim se rappelleront de sa présence quotidienne à leurs côtés au moment où beaucoup faisaient la sourde oreille à leurs préoccupations légitimes ; les « PES sans statut » régularisés après tant d’années d’incertitude auront toujours en mémoire la fameuse coordination qu’il a organisée pour défendre leurs droits ; les enseignants du technique ont trouvé une mine d’or dans ses idées et ses arguments qu’il développait pour acculer les commanditaires du démantèlement de l’enseignement technique et dévoiler les enjeux majeurs d’une telle réforme ;……et la liste est longue.

Cet Homme avec un grand H disait un jour : « La résistance est une utopie active qui refuse la fatalité de la résignation ». Il n’a jamais accepté de se soumettre à l’arbitraire et est mort en héros.

Le CLA présente à ses parents, à sa famille, à ses amis et à toute la famille éducative ses condoléances les plus sincères et partage la douleur de la disparition de cet être cher .A Dieu nous appartenons et à lui nous retournons.

Le Bureau National du CLA / Alger, le 15 décembre 2007

Hommage de Salhi Chawki

osmane5.jpgRedouane Osmane principal animateur des grèves de l’enseignement, figure de proue des syndicats autonomes vient de mourir, foudroyé par une crise cardiaque en pleine classe. Depuis vingt cinq ans, il n’avait pas ménagé ses forces malgré une santé fragile. Agitateur génial il avait été sur tous les fronts où ça bouge, déployant son grand charisme et jouant de sa voix que l’habitude des assemblées générales avait dispensé de mégaphone. Son énergie inépuisable nous surprenait toujours; Il a rempli tous les instants de sa vie jusqu’à ce dernier moment tragique, coincé entre un week end de réunions épuisantes et un rendez-vous avec les enseignants de Bouira grévistes de la faim qui comptaient tant sur lui. N’est ce pas un symbole que l’annonce de sa mor voisine dans tous les quotidiens avec son dernier appel à la mobilisation. ;
je vous joins la petite biographie vite rédigée à l’usage des journalistes et qui ne dit pas toutes les émotions que nous aurions voulu dire.
Chawki

Redouane Osmane est décédé suite à un arrêt cardiaque

osmane2.jpgLe secrétaire général du Conseil des lycées d’Alger (CLA) , Redouane Osmane, grand syndicaliste et militant des causes justes a trouvé la mort aujourd’hui suite à une crise cardiaque. Âgé de 54 ans, Redouane Osmane, enfant de Bab El-Oued, était professeur de français au lycée Émir-Abdelkader de Bab El-Oued. À l’université, il a créé le Syndicat national des étudiants algériens autonome et démocrate (SNEAD). En 2003, Osmane devient le représentant du syndicat des lycées d’Alger.

En cette douloureuse circonstance, je présente mes condoléances les plus attristées à sa famille.

Algérie-France : une rue du nom d’un général ayant dénoncé la torture

gnral.jpgUne rue du XVe arrondissement de Paris portera dès demain, jeudi, le nom du général Jacques Pâris de Bollardière, ce militaire français qui a dénoncé la pratique de la torture durant la Guerre de Libération nationale. Ancien compagnon de la Libération, le plus décoré des généraux de cette époque, il a demandé, en mars 1957, à être relevé de ses fonctions de commandement pour ne pas cautionner la pratique de la torture. Il fut condamné à 60 jours de prison puis mis à l’écart pour avoir rendu publique sa position sur les colonnes de L’Express. En avril 1961, suite au putsch des généraux, il prend une retraite anticipée pour s’engager ensuite dans les campagnes de non-violence et, en particulier, contre les essais atomiques dans les atolls de l’océan Pacifique. Jacques de Bollardière est décédé en février 1986, mais sa veuve, Simone de Bollardière, est l’une des signataires de l’Appel des douze : le 31 octobre 2000, douze personnalités, dont Henri Alleg et Josette Audin, ont demandé une condamnation publique de l’usage de la torture pendant la Guerre d’Algérie.

Mahiou, un militant valeureux et engagé

Bonsoir,
Mahiou était un grand homme, un militant valeureux et engagé. J’ai eu le privilège de le connaitre et j’ai beaucoup appris à ses cotés. C’était un homme sage. Durant les deux dernières années de sa vie et notamment l’année 1995, il était très soucieux de sauvegarder l’unité du parti et maintenir le FFS sur une voix du rejet de la violence d’où qu’elle vienne et plaider pour une réconciliation juste entre Algériens.
Il avait présidé la Convention nationale du parti tenue à Sidi Fredj en 1994 qui fût un succès. Mahiou avait donné la parole à tous ceux qui la demandaient. Il a contribué à élaborer une synthèse consensuelle de nos travaux.
Je me souviens aussi qu’entre 1993-1994, en sa qualité de Secrétaire général par interim, Mahiou avait participé aux Congrès des wilayas de Bouira et Béjaia. A l’époque, je contribuais, de temps à autre, par des écrits dans l’hébdomadaire El Haq. J’ai le souvenir de l’estime dont Mahiou bénéfiiciait auprès des militants.
Je me rapelle aussi la tristesse de M’barek au lendemain de la disparution de Rachid Toudert, à eux deux ils portaient le parti en 1991 et avaient barré le chemin à ceux qui souhaitaient faire éclater le FFS, à cette époque déja.
Ce que je retiens le plus de Mahiou: sa simplicité, sa sincérité et sa force de proposition politique. C’était pour nous militants de Bb El Oued un plaisir de le recevoir dans notre local et partager un café avec lui.
L’assasinat de Mahiou est une perte abyssale pour nous tous, pour sa famille et pour notre pays. Repose en paix toi cher Mahiou. Le FFS aujourd’hui « s’entre-déchire »….peut-être aurons-nous un homme de l’envergure de Mahiou, de Debaili ou de Mecili qui ressoudra les rangs du FFS ???

Ahmed de Bab El Oued

M’barek Mahiou: Témoignage de Kamel Daoud

 

M’barek Mahiou était un grand fumeur ce qui au Comité exécutif du Parti entre 1989 et 1992 nous désespérait car Si Hocine ne supportait pas la fumée de cigarette. Au moins on ne toussait pas au cours de nos réunions. Alors M’barek était obligé de sortir chaque fois pour assouvir sa «toxicomanie».
Et puis il y avait son humour. Les pinces sans rire croyaient que c’était un dilettante et pourtant…Quand il intervenait au comité exécutif on avait intérêt à être attentif car il avait toujours bien réfléchi avant d’intervenir toujours avec sérieux.
L’activité du parti reposait sur lui pour la bonne raison qu’il tenait les finances et il y avait toujours de l’argent quand il fallait faire quelque chose d’important.
Je n’ai pas compris pourquoi Si Hocine l’a pleuré seul quand il nous a quitté. C’était une grosse perte pour lui, pour le Parti, pour sa famille …pour notre pays.

 

Kamel DAOUD, ancien membre du Comité exécutif du FFS.

Hommage à Mahiou

Bonjour ,
Louable initiative des militants du FFS de la commune de kouba et de ceux d’Alger qui, chaque année, depuis 1995, commémorent l’anniversaire de l’assassinat de Da M’barek Mahiou, infatigable militant de la paix et de la démocratie comme aimaient le qualifier les militants de tous bords. Une personnalité qui jouissait du plus grand respect et bénéficiait d’une confiance qui allait au delà des rangs du FFS. Une personne d’une intégrité intellectuelle, et d’une honnêteté que nous n’avons pas l’occasion de rencontrer de nos jours.

Da M’barek était le symbole même de l’abnégation et de dévouement pour une Algérie démocratique libre et heureuse. Beaucoup d’entre nous le qualifiaient, à l’époque, de Abane Ramdane du FFS. Hocine Aït Ahmed l’appelait Da M’barek; Bouhadef ne pouvait rester un jour sans voir son ami Mahiou; Debaili voyait en lui un successeur à Aït Ahmed; Kamel Douad se plaisait à dire « Win Rah Mahiou »; Rachid Hallet et Said Khelil appréciaient la réflexion politique et la prospective en compagnie de Mahiou; Djamel Ben Seba aimait dire « Anda igala M’barek Nnegh »; El Hadj Tobal aimait raconter, à Da M’barek, des histoires de la rébellion du FFS, quand à d’autres opportunistes, heureusement que Da M’barek et d’autres étaient là pour les empêcher de travestir les valeurs du FFS.

Da M’barek appréciait beaucoup les échanges avec les militants et notamment ceux des sections estudiantines de Bouzaréah, Alger-centre, Tizi-ouzou, Annaba…

En 1991 en sa qualité de président de la commission nationale chargée des élections législatives au sein du FFS, il a choisi de se présenter à Kouba, la circonscription la plus difficile pour le parti. Il a refusé de se présenter à Ain El Hammam non pas par mépris aux gens de cette région mais plutôt par respect aux valeurs qui l’animaient. A kouba et malgré la fraude du FIS, Da M’barek a récolté plus de 25% des voix exprimées. Nous avons le souvenir de militants du FIS, FLN, RCD et Hamas qui ont voté pour Da M’barek. D’ailleurs ces gens là disaient : » On vote pour Mahiou et non pas pour le FFS » car Da M’barek jouissait d’une estime exceptionnelle.

Je me souviens de la session du Conseil national tenue le 1er novembre 1995. J’étais membre de l’instance du parti. En ta qualité de président de séance, tu t’es adressé aux 120 membres présents en leur disant: « Nous avons le devoir de sauvegarder l’unité des rangs. Il ne faut pas mettre la clé sous le paillasson.. Vous êtes les responsables de demain, le parti vous appartient… » Les 120 membres du CN avaient placé, en toi, leur confiance et t’avaient mandaté pour résoudre la crise qui secouait le parti…, Malheureusement le 03/11/1995, une bande de barbares criminels, à la solde des mercenaires, t’avaient assassinés au volant de ta voiture à kouba et avaient assassiné ton neveu Farid Mahiou, également militant du FFS.

Le lundi 06 novembre 1995, tes funérailles à Taka Ait Yahia ont démontré ta dimension à travers la présence de plus de 15000 personnes allant des militants du FFS à Abdelaziz Belkhadem, Hadjeres, Mehri, Said Sadi, Hmimed Nadir,……etc. Tout de même, une absence de taille était remarquée, celle de Hocine Ait Ahmed. El Mouhtarem, pourquoi vous ne prenez pas contact avec des responsables qui ont connu Da Mbarek ou des membres de sa famille ? Un autre souvenir : les journalises d’EL Khabar de l’époque notamment Habeth Hanachi et son collègue Hamid, comme ceux d’El Watan en 1993 avaient titré en gros titre  » Mahiou sahaba lahssira tahta akdam el Khatib » , ce qui signifie que Mahiou a acculé au pied du mur la commission CDN présidée par Youcef El khatib.

Ce matin à kouba, nous avons noté l’absence des représentants de la direction nationale du FFS. Mahiou mérite quand même qu’on se déplace quelques minutes du siège du parti à kouba. N’est-ce pas ? Les dirigeants du parti doivent comprendre que c’est grâce à des militants comme Da M’barek, Seddik Debaili, Arezki Kemkem et beaucoup d’autres que le FFS continue d’exister.

Da M’barek disait : « Tant qu’il restera un seul d’entre nous, il y a toujours espoir de construire une Algérie libre et heureuse « . El Mouhtarem, je vous recommande de prendre contact avec Bouhadef, Hmimi Arezki, Ben Sebaa, Si El Djilali, Maarouf Medjbar, Ali Chaballah, Rachid Halet, Amar Boukhtouch, Abdeslam Ali Rachedi,….et avec sa famille je pense qu’il vous donneront beaucoup d’informations sur Da M’barek Mahiou. Personnellement j’ai eu l’occasion de côtoyer ses personnes et notamment le fils de Da M’barek qui s’inscrit dans la lignée de son père.

Repose en paix Da M’barek, toi qui as donné ta vie pour l’Algérie et qui a mis son énergie pour sauvegarder la famille-FFS et l’empêcher d’éclater. Djamel d’alger

 

Commentaire: Ce texte a été corrigé et arrangé pour qu’il soit lisible. J’ai éliminé (censuré ?) quelques jugements de valeur.
M. Djamel, vous me demandez de prendre contact avec Bouhadef, Hmimi Arezki, Ben Sebaa, Si El Djilali, Maarouf Medjbar, Ali Chaballah, Rachid Halet, Amar Boukhtouch, Abdeslam Ali Rachedi,.. ?
Je ne sais pas si ce matin, comme moi, vous étiez à Kouba. Je vous informe que sur cette liste de personnes, je n’ai, malheureusement, vu que Ali Chaballah qui a rendu hommage à Da M’barek.

 

El Mouhtarem

Evocation : Mahiou le démocrate

En pleine campagne électorale des présidentielles de 1995, le 3 novembre, M’barek Mahiou, 46 ans, secrétaire national du Front des Forces Socialistes, et son neveu Farid (26ans) étaient assassinés prés de leur domicile à Jolie-Vue (Kouba-Alger). Les « zones d’ombre » qui ont entouré cet assassinat politique n’ont jamais été levées. Son parti boycottait cette élection « jouée d’avance ». M. Mahiou qui avait été secrétaire général par intérim du parti était une de ses chevilles ouvrières. Partisan d’une solution politique à la crise nationale, il était fondamentalement opposé à l’option sécuritaire du pouvoir. «La sortie de l’impasse, nous la voyons à travers un compromis démocratique qui exige que les forces politiques tant dans l’opposition qu’au sein du pouvoir se rassemblent autour d’un contrat national pour la démocratie », disait-il. Ce type de position suscitait alors les foudres du pouvoir et de leurs différents relais. Depuis le début de cette décennie rouge, une trentaine de militants du FFS ont été assassinés. « Ce n’est pas parce que quelqu’un a des idées fondées sur la religion qu’il est terroriste, et ce n’est pas parce qu’on prétend être moderniste ou démocrate qu’on n’est pas terroriste », disait M’barak Mahiou.

D. D, in Libre Algérie avril 1999

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