Archive pour 'Hommage'

A la mémoire de Hamid Haniche

Il y a neuf ans jour pour jour, un militaire tirait sur un jeune manifestant à Alger. Hamid Haniche, 17 ans, originaire de Frikat dans la wilaya de Tizi Ouzou a été lâchement assassiné, alors qu’il participait à une marche pacifique organisée par le Front des Forces Socialistes (FFS), le 31 mai 2001. « Un jeune marcheur vient d’être blessé par balle à la tête alors qu’il quittait le lieu de la manifestation à bord d’un camion. Il est actuellement à l’Hôpital Mustapha. Des témoins sont actuellement entendus au commissariat «cavaignac» d’Alger centre », a affirmé le FFS dans une déclaration publique. El Mouhtarem

Hamida Bensadia était exceptionnelle

hamidabensadia.jpgPar Yenna-Yas winna

Je viens d’apprendre la nouvelle.

J’ai rencontré Hamida à deux ou trois reprises lors de débats sur la démocratie en Algérie vers 1990/1992 puisque je suis d’origine kabyle comme elle. Nous étions tous les deux dans la mouvance “démocrate” même si nous partagions pas les mêmes idées. Elle était au FFS. J’étais au RCD. Inutile de dire que je n’y suis plus depuis longtemps. On finit toujours par comprendre la manipulation. Quel gâchis ! Mais ceci est une autre histoire.

Elle avait cette ténacité tendre, cette volonté bienveillante, ce courage tranquille d’une “opposante” qui s’oppose avec une sorte d’intelligence du coeur. Je ne l’ai jamais vu haineuse ou méchante même si elle était claire et déterminée.

Comment ne pas être en admiration face à ce joyaux de la nature si fin, si pur et si authentique. J’étais subjugué. Qui ne l’était pas ? Et je ne l’ai rencontrée qu’une ou deux fois dans ma vie. Quelques dizaines de minutes tout au plus. Et je m’en souviens encore près de vingt ans plus tard, comme si c’était hier ! Elle était exceptionnelle.

Elle était à mes yeux le parfait symbole de ces années folles où nous croyions tous, dur comme fer, que la démocratie aller enfin libérer et rendre justice à notre peuple, meurtri par tant d’années de haine machiavélique, de violence gratuite et d’oppression programmée dans l’archipel du goulag de la SM.

Ses yeux dégageait une sorte de peine joyeuse qui résumait à la fois son parcours personnel douloureux et sa soif de justice et de liberté avec un je ne sais quoi de doux et de tolérant.

Je viens d’acheter son livre dont j’ai découvert l’existence hier. Je l’ai lu d’une traite. J’avais les larmes aux yeux à maintes et maintes reprises, moi qui ne la connaît guère. C’était comme une invitation à partager une intimité spirituelle, une connivence toute en sensibilité entre gens de bien.

J’étais en effet spirituellement avec elle le temps de la lire juste pour lui dire combien j’admire son parcours humain, tellement humain et si bref parmi nous “les vivants”.

Sa vision était sincère, totale, sans réserve, à forcer l’admiration. Et même si elle a commis des erreurs – qui n’en commet pas? – elle l’aura fait de bonne foi.

Je suis de ceux qui croient que l’on peut mourir le coeur léger à partir du moment où l’on aura donné un sens à sa vie en suivant un code de conduite juste et honnête tout en défendant des valeurs nobles. C’était le cas de Hamida.

Même si tu as choisi de partir si vite, nous ne t’aurons jamais perdue tant que nous resterons fidèles à l’esprit épris de justice et de liberté qui a animé ta démarche ici-bas.

Repose en paix petite soeur.

Algérie: 11ème année de lutte des mères, soeurs et épouses de disparus

disparus.jpgA l’occasion de la journée internationale des droits de la femme, ce lundi 8 mars, à l’appel de l’association SOS Disparus, les mères de disparus se réuniront devant le ministère de la justice à Alger. Cette journée sera une nouvelle fois l’occasion de saluer la persévérance et le chemin parcouru par les nombreuses mères, grands-mères, épouses, filles, et sœurs de personnes disparues qui, depuis des années, luttent courageusement pour que leur droit de savoir, leur droit à la justice et leur droit à réparation soient entendus et respectés.

En Algérie, des milliers de personnes ont été victimes de disparitions forcées. Cette pratique odieuse a des conséquences psychologiques et économiques terribles pour les familles de disparus. Les femmes, victimes de la disparition forcée, se retrouvent dans une situation de grande vulnérabilité. Du jour au lendemain, elles sont contraintes d’assumer seule la fonction de chef de famille.

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15ème anniversaire de l’assassinat de Nabila Djahnine

 

djahnine.jpgLe 15 février 1995, la présidente de l’association Thighri N’tmetout (Cri de la femme), Nabila Djahnine, tombait sous les balles d’un groupe armé à Tizi-Ouzou. Née en 1965 à Béjaia, Nabila Djahine milita au sein du Mouvement Culturel Berbère (MCB) et du Parti Socialiste des Travailleurs.  Aucune enquête n’est ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l’assassinat de Nabila Djahnine. El Mouhtarem

Mon dernier hommage à Larbi Belkheir

belkheir.jpg

Bouteflika: « L’Algérie a perdu un enfant dévouvé »

Le présidentboutef.jpg Abdelaziz Bouteflika, a souligné jeudi que l’Algérie avait perdu avec la disparition du moudjahid Larbi Belkheir un « enfant dévoué et un militant qui a toujours servi son pays avec abnégation et engagement ».  L’Algérie vient de perdre, avec la disparition de Si Larbi, « un de ses enfants dévoués et un militant qui a toujours servi son pays avec abnégation et engagement, d’abord en prenant les armes face au colonisateur et en accomplissant  son devoir avec les moudjahidine pendant la guerre de libération jusqu’à l’avènement  de la liberté, puis dans les rangs de l’armée nationale populaire (ANP) avant d’occuper de hautes fonctions », lit-on dans le message de condoléances du président  Bouteflika à la famille du défunt.  « Je perds aujourd’hui un frère qui appartenait à cette famille de moudjahidine que j’ai connue pendant la guerre de libération. Un frère que j’ai côtoyé dans  les rangs de l’armée de libération nationale (ALN) et auquel j’ai accordé ma confiance dans une période difficile et sombre pour le pays au cours de laquelle il assuma ses fonctions avec sagesse et sérénité », a ajouté le président de  la République, soulignant que le défunt « était toujours enclin à apporter son aide et à donner des conseils et des orientations ». Feu Larbi Belkheir était connu pour « ses bonnes oeuvres et était une référence en matière de travail bien accompli et de justesse d’esprit »,  a rappelé le Chef de l’Etat. 

Bensalah: l’Algérie perd Belkheir qui « s’est engagé dès son jeune âge au service de sa patrie »

bensalah.jpgLe président du conseil de la Nation, Abdelkader  Bensalah a souligné, jeudi à Alger, que l’Algérie perd aujourd’hui Larbi Belkheir « ce grand homme qui s’est engagé dès son jeune âge au service de sa patrie, en tant que moudjahid, officier et commandant au sein de l’Armée nationale populaire  (ANP), puis en tant que responsable ayant occupé de hautes fonctions et assumé de lourdes responsabilités. Dans un message de condoléances adressé à la famille du défunt, Bensalah a précisé que le défunt « a eu le mérite d’avoir mené à bien les missions et  les responsabilités dont il a été investies, qui témoignent, a-t-il dit, de sa fidélité envers l’Algérie et les principes de sa glorieuse Révolution ».   Le défunt « s’est engagé à servir son pays et son peuple, des années  durant y compris pendant la tragédie nationale, confirmant ses qualités de responsable digne de ce nom ».   Le président du conseil de la nation a prié Dieu Tout puissant  « d’accorder au défunt sa sainte miséricorde, de l’accueillir dans Son vaste  paradis et d’assister les siens en cette pénible épreuve ».

Ziari: « L’Algérie a perdu un homme d’Etat d’exception » !!!!!

ziariziari.jpgLe président de l’Assemblée populaire nationale (APN),  Abdelaziz Ziari, a souligné jeudi que l’Algérie a perdu avec le décès du moudjahid Larbi Belkheir « un homme d’Etat d’exception ».  « L’Algérie a perdu avec le décès du moudjahid Larbi Belkheir un homme  d’Etat d’exception qui a consacré sa vie toute entière au service de l’Etat algérien, au sein duquel il a assuré les plus hautes fonctions et a consenti de grands efforts qui ont démontré une sagesse exceptionnelle et un dévouement hors pair au service de la nation », a précisé Ziari dans un message de condoléances.  « Le défunt a contribué avec clairvoyance, aux côtés des fidèles enfants de notre patrie à la recherche de solutions idoines aux problèmes auxquels  fut confronté notre pays », a ajouté le président de l’APN.   « Il était aussi connu pour sa modestie, sa loyauté et son dévouement au service de son pays au moment où il occupait des hautes fonctions au sein de l’Etat », a-t-il indiqué.  Le moudjahid Larbi Belkheir faisait partie de ces hommes qui ont oeuvré pour la stabilité et le développement de l’Algérie », a conclu Ziari.

Larbi Belkheir, Moudjahid ? Quelle blague !

Recueillement à la mémoire de Maarouf Medjbar

medjber.jpgA l’occasion du deuxième anniversaire du décès de Marouf Madjber, ancien militant et membre de la direction nationale du FFS, les militants du parti dans la commune de Bouira se rendront le vendredi 29 janvier au cimentière de Beni Yenni pour se recueillir sur la tombe du défunt. A cette occasion, une gerbe de fleurs sera déposée à 14 h 30. Un bus démarrera à 10h00 de la place des Martyrs de la ville de Bouira. Pour plus d’informations, vous pouvez contacter M. Noureddine Ait Yahiatene  au 0790. 22. 84. 37. 

 

Triste et douloureuse fut la date du 29/01/2008 où tu nous a quittés. Cette date demeurera à jamais dans les mémoires des militants et combattants de la liberté de 1963. Deux ans se sont écoulées depuis ta disparition et la douleur est toujours vive. Tu resteras à jamais dans nos coeurs et nos pensées. Sache que ta présence est intense dans nos mémoires. La mort sépare les êtres, mais jamais les âmes et chacun de nous garde dans son for intérieur ces souvenirs impérissables comme une lumière qui illumine nos coeurs et guide nos pensées. Par cette pensée, nous militants de la fédération FFS de Bouira, nous te rendons hommage et prions pour ton repos.Repose en paix cher grand frère et camarade Maarouf Medjbar.

Il y a 20 ans, la marche du MCB à Alger

matoub.jpgLe 25 janvier 1990, des centaines de milliers de manifestants répondent à l’appel du Mouvement Culturel Berbère (MCB) en participant au rassemblement devant l’APN (Assemblée Populaire Nationale) à Alger. Cette marche, prévue lors du deuxième séminaire du MCB, et dont le mot d’ordre était la réalisation d’un institut ou département de la Tamazight à Tizi-Ouzou, a confirmé l’enracinement du mou­vement berbériste au sein de la population.  Une délégation du MCB, conduite par le chanteur Matoub Lounès, est reçue à l’APN.

Le 23 janvier, un groupe de dix « militants » du MCB (Abdennour Abdeslam, Arezki Graine, Hakim Saheb, Mourad Bounab, Amar Amireche et Khaled Bouredine) rendent public une déclaration intitulée « la raison et l’instinct ». Dans cette déclaration, ils se démarquent de l’appel au rassemblement du 25 Janvier et appellent les militants à un maximum de vigilance.

Le 16 janvier, le Rassemblement pour la culture e la démocratie (RCD) s’oppose à l’appel du MCB pour 1e rassemblement devant le Premier ministère prévu pour 25 janvier 1990. Dans une déclaration intitulée « question amazigh: dépasser la confusion et prévenir les dérapages » le RCD qualifie l’appel d’anonyme puisqu’il ne porte aucune signature. Il se demande: « qui est effectivement derrière cet appel ? Un parti, plusieurs partis, une association ou des individus ? Comment s’appellent-ils ? Qui va prendre la parole ? Pour dire quoi ? ». Pour le RCD, il y a « trop de doutes, trop de manœuvres trop d’anonymat, trop de confusion » qui « accompagne l’action du 25 janvier ». http://www.afrique-du-nord.com/article.php3?id_article=707

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