Archive pour 'Hommage'

Hamida Ben Sadia au 4e Congrès du FFS: « Nous avons besoin de recréer les conditions de l’engagement… »

hamida.jpgMonsieur le président du FFS, cher Da L’ho

Chers camarades,

Je suis terriblement déçue et triste de ne pas être parmi vous aujourd’hui, pour ce 4 ème congrès de notre parti, le Front des Forces Socialistes, mais c’est ainsi, de nouvelles activités professionnelles, ma responsabilité dans l’organisation d’un grand festival en France m’en empêche.

Je tiens tout particulièrement à remercier les instances du parti qui m’ont désignée comme membre de droit du Congrès, c’est un grand honneur qui m’est fait et également le témoignage de mon appartenance à la grande famille des militants du FFS. Oui, je suis des vôtres.

Sachez que bien qu’à 2000 kilomètres de vous toutes et tous, je partage votre détermination et vos exigences, je porte au cœur de mes engagements la lutte pour la démocratie, l’égalité des droits, la justice et le progrès social en Algérie comme partout dans le monde.

Aujourd’hui, trop de désespoir, trop de souffrance écrase le peuple. Beaucoup de femmes, d’hommes et combien de jeunes sont désabusés et ne croient plus en la capacité des Hommes à changer les choses. C’est à cela que nous devons répondre car le renoncement, la fatalité ne fait pas parti du vocabulaire de notre parti.

Plus que jamais nous avons besoin de recréer les conditions de l’engagement pour permettre aux Algériennes et aux Algériens d’accéder à l’émancipation humaine.

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« Frère H’mida, tu as du constater que le serment avait été trahi »

zabana.jpgTaoues pour « Algérie Politique » 

Cher frère H’mida,

De là où tu te trouves, bienheureux parmi les bienheureux, tu as du constater, la mort dans l’âme, cette âme qui survit à l’écorce terrestre, que le serment avait été trahi et par ceux-là même qui en ont certainement fait le moins possible, voire qui excellaient déjà dans l’art de la duperie et qui persistent dans leur aveuglement.

Quel gâchis ! Non, vous ne méritiez pas cela vous qui, avec une bravoure que seuls les authentiques héros possèdent vraiment, avez consenti le plus dur des sacrifices qui soit: celui de la renonciation à la vie pour le triomphe de vos idéaux, des idéaux bien galvaudés depuis et convoqués selon que de besoin !

J’ai lu qu’aujourd’hui vous allez avoir votre statue en bronze, afin, selon le journaliste auteur de l’article, que vous ne souffriez plus: des aléas de la nature et de l’abandon”. Comme si vous pouviez encore être atteint de quelque façon que ce soit, des aléas et autres vicissitudes de ce bas, et ingrat, monde !

Paix à vous, très cher frère H’mida, ainsi qu’à tous les chahidate et chouhada.

Cher modérateur, il me parait qu’il aurait aussi fallu distinguer, pour les memes raisons, la lettre que Zahia Kharfallah avait envoyé à son avocat:

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Ahmed Zabana à ses parents: «Ne pleurez pas et soyez fiers de moi»

zabana.jpg«Mes chers parents, ma chère mère

Je vous écris sans savoir si cette lettre sera la dernière et cela, Dieu seul le sait.

Si je subis un malheur quel qu’il soit, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu, car la mort pour la cause de Dieu est une vie qui n’a pas de fin et la mort pour la patrie n’est qu’un devoir. Vous avez accompli votre devoir puisque vous avez sacrifié l’être le plus cher pour vous. Ne me pleurez pas et soyez fiers de moi.

Enfin, recevez les salutations d’un fils et d’un frère qui vous a toujours aimés et que vous avez toujours aimé. Ce sont peut-être là les plus belles salutations que vous recevrez de ma part, à toi ma mère et à toi mon père ainsi qu’à Nora, El Houari, Halima, El Habib, Fatma, Kheira, Salah et Dinya et à toi mon cher frère Abdelkader ainsi qu’à tous ceux qui partageront votre peine.

Allah est Le Plus-Grand et Il est Seul à être Equitable. Votre fils et frère qui vous aime de tout son cœur.» H’mida

Hamida, tu resteras parmi nous

hamida.jpg

Hamida Ben Sadia, une femme libre

hamida.gifC’est un récit souvent bouleversant, empreint de détermination mais aussi de fragilité. Si l’itinéraire d’Hamida Ben Sadia ressemble à celui de bien des femmes musulmanes qui ont lutté puis raconté leur combat pour leur liberté face à un mari, une famille et les sociétés des pays arabes, où elles sont considérées comme des mineures aux yeux de la loi, cette « femme française » tient d’emblée à différencier ce livre autobiographique de certains de ces récits, qui véhiculent trop souvent clichés et caricatures des traditions musulmanes.

L’auteure rappelle en introduction le « malaise » qu’elle éprouve devant le succès de best-sellers instrumentalisant – parfois inconsciemment – les destins tragiques de leurs auteures « pour mieux promouvoir des visions injustes, méprisantes et parfois racistes du monde ». Et, tout en se sachant « mal placée pour dénier à ces femmes le droit de raconter les frustrations, les humiliations, les violences qu’elles ont subies (…), moi qui ai vécu un destin comparable », Hamida Ben Sadia s’interroge dès le début de l’ouvrage : « Jusqu’où peut-on parler de la réalité de femmes de tradition musulmane sans ouvrir un boulevard aux propagandistes de la haine ? Comment concilier antiracisme et féminisme ? »

Le ton est donc donné dans l’avant-propos de cet ouvrage sensible, tout en finesse, qui se veut le récit d’une vie et « non pas un livre de revendications », de la part de cette militante des droits des femmes des deux côtés de la Méditerranée, membre du comité central de la Ligue des droits de l’homme. Comme le précise le sous-titre, son existence est marquée par les étapes que constituent les allers-retours entre l’Algérie et la France, de Clamart à Bab El-Oued puis à Épinay-sur-Seine. Née en banlieue parisienne dans une famille kabyle pauvre non pratiquante, Hamida (comme ses parents) subit à partir de l’adolescence la pression culturelle de la famille restée au pays, avec in fine un mariage forcé et le « retour » dans un pays qu’elle connaît à peine.

Elle s’oppose bientôt avec force aux traditions et, malgré le code de la famille ou « code de la honte » promulgué en Algérie en 1984, réussit à imposer le divorce à son mari. Un divorce qu’elle paye cependant au prix fort puisque, pour pouvoir rentrer en France, elle doit laisser là-bas ses deux fils, qu’elle mettra ensuite plus de douze ans à faire revenir auprès d’elle. Sur plus de deux cents pages, Hamida Ben Sadia livre ainsi un témoignage fort, loin des idées reçues sur les femmes originaires du Maghreb. Celui d’une femme bien décidée à sauvegarder sa liberté.http://www.protection-palestine.org/spip.php?article7875

Adieu Hamida !

hamida.bmpNotre amie Hamida Bensadia est décédée des suites d’une longue maladie. Elle était membre de la chancellerie du FFS à l’étranger et travaillait sur les banlieues et les questions d’intégration en France. Hamida était une vraie militante, une battante. Avec le départ de Hamida, je dirai simplement que la mort est injuste.  El Mouhtarem 

3e anniversaire de l’assassinat de Rabah Aïssat

aissat.jpgLe troisième anniversaire de l’assassinat de Rabah Aïssat a été commémoré hier dans la commune de Aïn Zaouia. Une foule nombreuse a accompagné la délégation du FFS au moment du dépôt de la gerbe de fleurs. Une minute de silence a été observée à la mémoire de celui qui a consacré la moitié de sa vie au service de son pays en tant qu’enseignant dans le secondaire, avant de briguer successivement un mandat en tant que maire à Aïn Zaouia, puis deux autres à la tête de l’APW de Tizi Ouzou.

Son assassinat le 12 octobre 2006, alors qu’il partageait des moments de convivialité avec ses amis dans un café à Aïn Zaouia a suscité la stupeur au-delà de sa région. En évoquant cet homme humble et plein de générosité, les intervenants à la cérémonie de recueillement, à commencer par le premier responsable de la section locale du parti et du président de l’APC, ont considéré que « la disparition de Rabah Aissat est une perte non seulement pour le FFS mais pour tout ceux qui sont attachés à leur pays”.

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Octobre 1988: Tirer pour Tuer !!!

emeute88camion.jpgMohand Tahar MOHAMMEDI pour « Algérie Politique »

A chaque fois que le peuple algérien décide de revendiquer ce qui doit « être », il trouve, comme toujours, devant lui un régime déphasé qui instrumentalise «NOTRE» armée, notre police et notre gendarmerie qu’il envoie dans la rue pour tirer à balles réelles sur la population. Tirer pour tuer est  la seule devise de ces décideurs qui usent de nos forces de sécurité et de défense, pour mieux régner et pérenniser le pouvoir au détriment du choix du peuple sans armes désirant voir le pays changé vers la démocratie.

Quelque soient les arrières pensées politiques d’octobre 88, cet événement nous a permis d’un côté de comprendre la vraie nature et le vrai visage du régime et d’un autre côté le régime s’est forcé de nous «octroyer» un «peu de démocratie» en modifiant la Constitution qui donne naissance à un certain pluralisme politique .

Mais octobre 88 a aussi des crimes impunis à ce jour et la responsabilité directe incombe aux décideurs des Services de sécurité qui avaient connu et couvert le projet d’assassinat de centaines de citoyens qui revendiquaient leur droit de vivre dignement. Et c’est avec désolation que l’on se rend compte aujourd’hui du peu de démocratie qui a été acquis fait un bond en arrière depuis qu’un groupuscule de personnes a décidé que notre pays devenait une propriété privée et que le même régime continu de violer les lois de notre pays sans se préoccuper du devenir de la nation ALGERIENNE.

Décès de Samir Ghosheh, un dirigeant de l’OLP

samirghosheh.gifSamir Ghosheh, chef du Front de lutte populaire et membre du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), est mort lundi à l’âge de 70 ans. Samir Ghosheh est décédé dans un hôpital à Amman en Jordanie des suites d’un cancer. Il dirigeait le Front de lutte populaire depuis 1971 et était entré en 1991 au comité exécutif de l’OLP, la centrale regroupant les principaux mouvements  nationalistes palestiniens et qui chapeaute l’Autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas. Il fut ministre du Travail dans les territoires palestiniens entre 1994 et 1998.  Créé en 1964, le Front de lutte populaire est une petite organisation de gauche qui dispose notamment de bureaux en Syrie et au Liban.  AFP

Décès du fondateur du réseau des « porteurs de valises », Francis Jeanson

francis20jeanson202.jpgLe fondateur du réseau des « porteurs de valises » durant  la guerre de libération, Francis Jeanson, est décédé samedi à Paris à l’âge  de 87 ans suite à une longue maladie. Philosophe français, Francis Jeanson est né en 1922. Fuyant d’Espagne  en 1943, il rejoint l’armée française de la Libération pendant la Seconde Guerre Mondiale. Après la défaite du nazisme, son action et son militantisme se concentreront dans son engagement aux côtés des peuples colonisés et de la lutte de la classe  ouvrière.

Après le déclenchement de la guerre de libération nationale (1954-1962)  et après la publication de « l’Algérie hors la loi », Jeanson afficha sa grande  sympathie au Front de libération nationale (FLN) et fonda, en 1957, un réseau  de soutien qui porta son nom le « Réseau Jeanson ». Le réseau était constitué d’un groupe de militants français, agissant  sous ses directives. Leur rôle principal consistait à collecter et à transporter des fonds et des faux-papiers pour les militants du FLN opérant en France, d’où  leur surnom de « porteurs de valises ».  Ses activités pour la cause algérienne le contraignirent à verser dans  la clandestinité. Il publia une revue de propagande, « Vérité pour », destinée à expliquer le sens de son engagement.  Il s’était vite rendu compte que ni le parti communiste, ni la gauche non-communiste ne souhaitaient se départir d’une attitude prudente à l’endroit  de la guerre d’Algérie.

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