Archive pour 'Libre débat'

5 octobre 1988: lorsque l’Histoire bégaie sous le nez de la chouette !!

algerie.jpgPar khoukoum Samy,
de Paris.
  
  
20 ans déjà ! Que d’émotions et d’amertumes mêlées de douleurs à travers cette réminiscence ! Tout reste presque intact dans l’esprit comme figé pour l’éternel.
 
A l’heure de cette commémoration, il est loin d’être inutile de s’interroger sur l’ampleur du traumas 20 ans plus tard ! Saisir la symbolique de cette meurtrissure. Huit ans après les révoltes du « printemps berbère » (1980), et deux ans après les émeutes de Constantine (1986).
 
Face à une symptomatologie politique, économique et sociale effroyable, conjuguée à la faillite d’un régime à l’agonie, la « thérapie » était confiée – une fois n’est pas coutume – non pas aux providentiels « guérisseurs » politiques et leur ‘‘sagesse’’ mais à l’« acier » des munitions, des tanks, des blindés et autres calibres de 12 Mm !
 
L’Algérie, qui comptait près de 60 % de sa population âgée de moins de 20ans, devait donc  faire face au désespoir grandissant. Les divisions internes au régime atteignent leur paroxysme. Fidèles de l’immobilisme ou partisans de l’ouverture économique, nostalgiques du régime émietté de Boumediene ou autres énergumènes du parti unique, la grande bataille des « éléphants » ne fait que commencer. Seule grande victime : les moustadhaafines du peuple. Souffrant comme l’herbe sous les pieds de ces « mammifères », c’est toute la société qui se trouve condamnée aux peines de leur enfer ! Acteurs ou complices, l’imagination de certains ne manquera pas de créativité pour assouvir leurs pulsions les plus bestiales de gain et de privilèges. Devenue l’« art » par excellence des grands barons du système, la corruption va bientôt gangrener telle une métastase tout le corps social.
 
Effarée, angoissée, la jeunesse ne se reconnaît plus dans cet univers sans lendemain. La peur va bientôt détrôner le doute déjà bien enraciné. Longtemps inconsidérée voir même humilié, cette tranche de la population n’ayant jamais connu la guerre se lance dans la rue s’attaquer à tout ce qui symbolise l’Etat. Du pot de fleur à l’entrée des kasmas aux grands édifices, tout devait disparaître comme pour réécrire l’Histoire sur une nouvelle page blanche…
 
Tout a commencé en ce jour du mardi 4 octobre. Jeune lycéen que j’étais à Abbane Ramdhane (Mohammadia, El Harrach), donc en plein adolescence. Avec tout ce que celle-ci implique comme enthousiasme bucolique et nonchalant à la fois. Ambivalence des sentiments, vagabondage de l’imagination, puis cette « rage irrépressible ». Bref, tous les rêves – croyait-on – sont permis !!
 
Le son compulsif des rumeurs sonnait depuis plusieurs jours déjà dans tous les quartiers avoisinant la ‘‘rive gauche’’ d’Alger. Juste quelques syllabes presque féeriques : « le cinq, le cinq…octobre !! ». Il fallait bien ‘‘profiter’’ de l’occasion pour crier son désarroi. Juste son désarroi ! Comme tous les enfants et copains du quartier, nous n’avons jamais connu le bruit des tourelles, ni ces mouvements de véhicules à chenilles et encore moins les mitrailleuses lourdes rasant quelques jours plus tard (samedi 8 octobre) à 360° tout ce qui bouge ! Bab El-Oued, Chevalley, Fougeroux, Climat-de-France, Bachdjarrah, Belcourt, Hussein Dey, Kouba…etc., la répression s’abat comme une foudre. Les premiers morts du soulèvement  sont déjà signalés. L’Histoire bégaie au sifflement des balles traçantes à la tombée de la nuit et jusqu’à l’aube ! 
 
Aujourd’hui, avec ce temps de recul nécessaire, on peut dire que « octobre 88 » est tout simplement : la confirmation de l’éloignement progressif de tous les espoirs d’un peuple accablé par l’éternel retour des brûlures de l’Histoire. Pire, les ‘‘architectes’’ de ce drame nous donneront quelques années plus tard (11 janvier 1992) les leçons d’un autre scénario, inédit cette fois-ci, dans les annales de l’horreur. Un véritable « long métrage de meurtrissures » sans fin… Avec son lot de deuil et de mélancolie qui ne cesse de hanter nos esprits !
 
20 ans après, que des morts !! Le décalage entre l’évolution des institutions et l’évolution de leurs bases sociologiques qui avait engendré l’explosion d’octobre 88, n’a jamais été aussi béant.. Les effets de désillusions qui touchent la société jusqu’à ses dimensions anthropologiques, ne cessent d’interpeller les consciences. Le phénomène des harragas, hypothéquant leurs vies au nom d’une mort quasi certaine n’est que l’ultime symptôme d’un malaise dont les ressorts ne pourront plus résister aussi longtemps que certains bien-pensants voudraient bien nous le faire croire. 
              
Une jeunesse étouffée et toujours en mal d’expression. En quête d’espace d’une autre vie. Un pouvoir en mal de légitimité. Une souveraineté populaire malmenée comme cet enfant maltraité par des ‘‘tuteurs’’ qui se sont désignés par défaut.
 
Des dirigeants qui n’ont rien compris. Enfin, font semblant ! Qu’importe. Pourvu que rien ne vient troubler leur volonté paranoïde de végéter encore plus longtemps dans le sillage de leur vanité démesurée. De leurs richesses arrogantes dans l’univers de pénurie sciemment structurée. Rien compris au cris de cette jeunesse non-désirée… Autiste à tout ces cris de sagesse de ces quelques hommes et à cette poigné d’individus écrabouillée dans l’opposition mais bien déterminée à garder cette lueur d’une bougie qui ne cesse de se consumer, en attendant des jours meilleurs..!! Comme faisant échos à cette citation apprise presque par prémonition l’avant veille du cours de philosophie chinoise un certain « 3 octobre 1988 ». Et qui venait presque d’ailleurs. Celle où Confucius disait (il y a 5000 ans) : « mieux vaut allumer une chandelle que de maudire l’obscurité » !!
 
Aujourd’hui, notre Algérie se réveille avec l’esprit défiguré par l’amateurisme lugubre au nihilisme infini. Une Algérie qui s’éloigne de plus en plus du rêve d’Ibn Badis, de Hassiba (Ben Bouali), de Dalmould (Maamri), et du simple profane de nos quartiers et nos Douars…        
  
Que dire encore 20 ans après ??
 
Pourtant, avec un peu d’imagination et de sens des responsabilités qu’il incombe aux dirigeants de n’importe quel Etat du monde, cela aurait pu se passer autrement !! On aurait pu en tirer une fierté sans précédant dans le monde et particulièrement celui des pays au sortir de l’indépendance. Comme pays précurseur à s’affranchir de l’air Stalinien ; réceptifs à la politique de glasnost (transparence) lancée deux années plus tôt par un certain « dirigeant » soviétique Mikhaïl Gorbatchev ! On aurait inscrit notre jeune Nation en lettres d’Or dans les annales de l’Histoire contemporaine. Car annonciatrice de ce qui, quelques mois plus tard (novembre 1989) allait devenir l’événement par excellence de la fin du 20ème siècle : la « chute du Mûr » de la honte de Berlin !
 
Une chute annonçant elle-même la fin d’une époque, fin de la « Guerre froide » ! Notre génération, enfants d’octobre 1988 aurait, sans doute avec excès mais sans complexe aucun à s’approprier un « instant légendaire » s’inscrivant dans la ligné de ces hommes qui nous ont apporté l’indépendance un quart de siècle auparavant (1962).
 
Seulement, tout cela ne fût plutôt qu’un instant de toute une autre nature. Le temps d’une rêverie tournant au cauchemar diurne ! En un instant sanglant, de douleur et de souffrance pour des milliers de familles algériennes. Et pour ces quelques camarades de classe et copains du quartier. Nous avions sans doute avec quelques peu de maladresses de jeunes pubères osé, jeter un tas de pierres et bouteilles en plastiques sur ce qui nous semblait ‘‘appartenant à l’Etat’’ (leddewla) : la poste, la Kasmas, et le commissariat du quartier. Celui-ci, allait justement devenir au lendemain du coup d’Etat contre le Président Chadli (janvier 92) un véritable laboratoire pour pratiquer des sévices et tortures de tout genre. Avec la bénédiction des futures ‘‘architectes’’ d’une foudroyante tragédie fauchant encore ‘‘quelques’’ milliers d’âmes. Présageant ainsi les heures les plus noirs dans l’histoire d’un peuple au seuil du nouveau millénaire…
 
Et après ? Par où commencer ?
 
En effet ! Que dire que le chemin menant aux solutions est tout aussi simple que complexe ! Simple, car il suffit de s’adresser à qui de droit, au peuple. Complexe, car il faut commencer par s’extirper de sa propre vanité et avoir le courage de le faire en se transcendant..!
 
Que dire à nos dirigeants ? Que la politique est avant tout un effort noble pour faire régner le droit et la justice ? Le pouvoir assurant l’intérêt général et le bien commun ? La création de digues résistantes aux pressions corporatistes, par l’établissement d’institutions dignes de la souveraineté populaire ? Permettant la garantie des droits pour tous les citoyens ? la constitution comme garante pour endiguer toute volonté belliciste d’une minorité oligarchique au détriment des choix fondamentaux de la société ? Réaliser à travers des institutions dignes du sacrifice de notre peuple « l’intégration réelle et durable » de tous les individus dans la communauté des citoyens pour une « Cité juste » dont parlait déjà Aristote ?
 
En tous cas, au niveau de la société civile il s’avère plus que urgent de développer une « Conscience politique citoyenne » ! Faire face à toute tentative manipulatrice qui vise une « dépolitisation généralisée », qui a souvent favorisé l’ordre établi, l’immobilité, le conservatisme.
 
En somme, tentons au moins par l’évitement de tous ces « petits » chemins qui mènent nulle part ! Amorçons les sillons à travers ce qui mène directement vers nous-mêmes ! Donc, vers nos forces et faiblesses. Mais surtout nulle part ailleurs ! En sachant juste, qui sommes-nous et où l’on va ? Sinon, nous connaîtrons le même sort que ce malheureux pilote qui, à force d’ignorer sa destination finira par voler en cercles !!            
 
Saha aïdkoum.

Lettre du père de l’Ex-directeur des RG à Annaba à M. Ali Tounsi

alitounsi.jpgA Monsieur ALI TOUNSSI
DIRECTEUR GENERAL DE LA SURETE NATIONALE
-ALGER-

Objet: Demande d’aide contre une hogra caractérisée.

J’ai l’insigne honneur de solliciter votre aide contre la hogra caractérisée dont a fait les frais mon fils BEMAHAMMED Samir Ex-directeur des renseignements généraux à Annaba.
Cette demande d’intervention est motivée par la non assistance des autorités sollicitées à cet effet et qui ont soit laissé faire soit ont manqué de courage pour mettre un terme à la détention arbitraire de mon fils à la prison depuis le 20/06/2006. Ce Complot a été ourdi par l’adjoint de l’époque le commissaire principale DRAI ABDELKRIM gendre du chef d’état-major AHMED GAID SALAH avec la complicité de son frère le brigadier de police DRAI MESSAOUD et du chef de sûreté de wilaya d’Annaba BENCHEIKH ELHOCINE KHEIREDDINE, ils utilisent le nom du général-major, pour intimider les citoyens et les cadres de la police et même les industriels à Annaba ou ELtaref sans qu’il soit au courant à des fins mal intentionées.
Le plus dur à admettre est la rapidité d’exécution et les conditions de suspension de fonction décidées en haut lieu par T.O envoyé d’Alger le jeudi 11/05/2006 et contraintes de signature du P.V de notification le jour même à 18h 30 en son domicile avec interdiction d’accès à son bureau.
Comment et pourquoi le directeur national des R.G BELDJILALI KAMEL a ordonné cette suspension sans demande d’explication ni commission d’enquête. Que dois-je en conclure ?
La rapidité d’exécution de cette décision s’explique par le fait que l’I.R.P.E Mr Issad BELGACEM a informé téléphoniquement le jeudi 11/05/2006 le chef de S.W de sa visite le samedi qui suit pour enquête diligentée par l’inspection régionale et ordonnée par Mr le directeur général ALI TOUNSI lui –même avec mention (ENQUETE APPROFFONDIE ) au sujet de la plainte déposée par un industriel de Annaba pour dépassement et abus d’autorité du chef SW à son encontre et à l’encontre des citoyens et même des cadres de la sûreté surtout ceux qui étaient en désaccord avec lui. Cette enquête n’a jamais eu lieu grâce aux efforts du D.R.G qui sait pertinemment qu’elle toucherait directement son protége le chef de S.W.
L’IRPE lui –même a été écarté de l’inspection en même temps que mon fils.
Pour avoir refusé un faux témoignage contre mon fils, ses adjoints Mr BELDIE RABIE et Mr ATTIA SAAD ont été le premier suspendu et le second radié et poursuivis sans aucune raison valable.
Ces deux ex-fonctionnaires ont témoigné par écrit auprès de Mr le juge d’instruction sur la demande de faux témoignage qui leur a été faite par les responsables de la SW de Annaba.
Je suis fier de ce qu’a fait mon fils bien que pour le moment il a le dessous mais la vérité finit toujours par se savoir. Toutes les enquêtes effectuées par mon fils sur les blanchiments d’argent, abus d’autorité, détournement et autres affaires scabreuses ont été envoyées à la P.J pour suite à donner.
Beaucoup de citoyens et cadres honnêtes de Annaba ont apporté leur aide à mon fils dans son combat des différents fléaux connus mais qui auparavant n’ont jamais fait surface parce que les commanditaires achetaient le silence des responsables de la SW qui acceptaient les cadeaux, devises, meubles, vêtements et autres articles électroménagers.
Sans se soucier des répercussions négatives qu’engendrent ces comportements indignes d’un responsable quelque soit son rang ou son grade.
De tels cadres indignes ne peuvent et ne veulent côtoyer ou travailler avec des cadres intègres qui les dérangent dans leur manigance et autres affaires louches d’où l’origine et le pourquoi de tout ce scénario pour réduire au silence mon fils et selon leur logique lui donner une leçon dont le thème est :
«Nous sommes les plus forts et nous sommes capables de faire ce que bon nous semble».
J’ai toujours inculqué à mes enfants filles et garçons l’intégrité, la probité, le respect des valeurs religieuses et ancestrales, la moralité, la politesse, l’amour du prochain et surtout le franc parler.
Avec des cadres aussi médiocres et aussi rapaces et béni oui oui, la wilaya de ANNABA est bien mal lotie dans leurs relations de travail, l’impression qu’avait mon fils de son DRG était que ce dernier s’intéressait beaucoup plus au comportement de l’ex-chef de surêté de L’IRPE qu’au travail proprement dit.
Un autre fait édifiant à citer: pour l’enquête de la DLEP de Annaba, mon fils a reçu un questionnaire aux lieu et place de félicitations méritées et l’injonction de saisir d’abord par téléphone Mr le DRG avant de traiter des dossiers importants et que c’est à lui à décider s’il faut ou non enquêter.

TAUX D’INTERÊT, INFLATION ET CRISE FINANCIERE:UNE SOLUTION REVOLUTIONNAIRE

crise.jpg    La crise financière qui a éclaté récemment aux Etats-Unis et qui va engloutir des centaines de milliards de dollars du trésor américain, somme qui aurait sauvé des millions de vies humaines de la famine et de la maladie, a eu un traitement symptomatique. De nouvelles crises avec de nouveaux sauvetages hallucinants surviendront tôt ou tard tant qu’on ne traitera pas la cause de ces crises cycliques.
    Tous les analystes s’accordent à dire que cette crise est celle du marché financier et non celle de l’économie réelle. Encore faut-il en donner une explication de fond et non des explications parcellaires ou accessoires.
    C’est ce que nous allons tenter de faire en nous basant sur les fondamentaux de l’Islam concernant le traitement des capitaux :
Cette religion prohibe de manière absolue le placement ou le prêt avec un intérêt, prohibition qui a pour conséquence la non augmentation du capital par lui-même. Le capital n’a d’autre possibilité d’augmenter que par son investissement dans le secteur de la production des richesses.
Si le capital est thésaurisé, donc non investi, il est l’objet d’une ponction annuelle de 2,50% de sa valeur, appelée Zakat et destinée aux démunis. Cette ponction n’a pas la fonction d’impôt pour assurer les services publics, comme certains le pensent : c’est une contribution de solidarité sociale destinée à être distribuée à des personnes physiques dont le revenu mensuel est inexistant ou ne leur suffit pas à boucler leurs dépenses mensuelles. Cette ponction a également pour effet l’extinction à terme des capitaux dormants : à titre d’exemples, au bout de 80 années, le capital thésaurisé perd 87% de sa valeur, au bout de 100 années 92% de sa valeur. Cette ponction n’est plus redevable au-dessous de la valeur équivalente à celle de 85 grammes d’or. Ce minimum (nissab) varie d’année en année avec le cours de l’or.
Si le capital thésaurisé est prêté, la ponction charité de 2,50% ne lui est pas applicable : de ce fait, le capital thésaurisé peut être maintenu à sa valeur initiale.
 
    Considérons maintenant les conséquences de l’augmentation du capital par lui-même, de son maintien à sa valeur initiale et de sa diminution grâce à la ponction charité de 2,50%.
L’augmentation du capital par lui-même est le système que le monde entier applique actuellement, même par les pays musulmans. Tout détenteur d’une rente peut la faire fructifier sans risque dans un placement épargne. S’il ne touche aux intérêts de fin d’année, sa rente va augmenter indéfiniment sans contrepartie équivalente dans l’économie réelle (tous les placements de capitaux ne sont pas investis). Résultat : l’équilibre masse monétaire/biens et services est constamment rompu et de nouveaux équilibres interviennent par l’augmentation des prix des biens et services. L’inflation ininterrompue qui frappe les monnaies de tous les pays depuis plus d’un siècle n’a pas d’autre explication.
A contrario, si les taux d’intérêt sont prohibés et le capital maintenu de ce fait à sa valeur initiale, la variation de la masse monétaire ne concernera que la variation des biens et services produits. La non augmentation des capitaux rentiers aura un effet incontestable sur la stabilité des prix et le pouvoir d’achat des monnaies nationales. En tout état de cause, la non augmentation des capitaux rentiers vaut suppression radicale d’un facteur inflationniste important.
En ce qui concerne la diminution des capitaux dormants par la ponction charité annuelle de 2,50%, elle aura trois conséquences :
a)     la relance de la consommation par l’augmentation des bas revenus ;
b)     l’incitation à investir le capital thésaurisé pour éviter son extinction ;
c)      l’incitation à consentir des prêts sans intérêt pour maintenir sa valeur initiale.
                Ces trois conséquences ont pour effet final la relance de l’économie réelle.
     A ce sujet, beaucoup de pratiquants musulmans s’ingénient à fuir la ponction charité en plaçant leurs capitaux dans des valeurs refuges comme les biens immobiliers ou les métaux précieux. Mais ils doivent savoir que même les bijoux des femmes qui sont en principe exonérés de la ponction charité, ne le sont plus lorsque l’intention de sa propriétaire a été de les avoir achetés pour en faire un placement, le principe général en la matière étant que tout bien matériel non utilisé ni dans la production des biens et services, ni dans la consommation (location de logement) doit faire l’objet de la ponction charité, y compris par exemple, des chambres ou des étages d’une maison habitée jamais utilisés. Pour que la ponction charité garde toute son efficacité, elle ne doit pas être laissée à la discrétion des détenteurs de capitaux mais calculée et prélevée par un organisme étatique, comme cela se pratiquait dans les premiers états musulmans.
 
    L’économie de marché a fait ses preuves au cours de ces deux derniers siècles dans la production des biens et services et dans les progrès technologiques. C’est incontestable. Cependant, le marché financier qui malheureusement, l’accompagne lui a causé beaucoup de tort dans le passé et jusqu’à présent. C’est un parasite de l’économie réelle qui s’est mu en cancer lors de ces dernières décennies avec la multiplication des produits financiers et la facilitation des emprunts, facilitation faisant l’impasse des garanties et compensée par des taux élevés. Le marché financier est un facteur de désordre qui étouffe l’économie réelle de manière cyclique. Au lieu de s’attaquer à ses conséquences, n’est-il pas plus intéressant de s’attaquer à sa cause ?
 
    Pour nous, musulmans, la cause est entendue : les taux d’intérêt doivent être prohibés de manière absolue et nous pensons que c’est pour le bien de l’humanité toute entière. Ce ne sera pas la première fois dans l’histoire que les civilisations échangent une bonne idée : les exemples sont légion. Il est cependant malheureux de constater qu’il n’existe aucun modèle économique basé sur l’absence de taux d’intérêt. Les économistes des pays musulmans auraient pu construire un tel modèle économique ne serait-ce que par obligation religieuse ou, dans le cas contraire, nous démontrer que c’est un modèle irréaliste. Or, par fainéantise intellectuelle ou par mimétisme, ils se contentent de reproduire ce que créent leurs homologues occidentaux.
 
    Nous proposons modestement ci-après les fondements de ce modèle économique sans taux d’intérêt :
Postulat de base : aucun placement d’un capital et aucun prêt n’ouvre droit à un intérêt quels que soit le montant ou la durée ;
Tout capital dormant quelle que sa nature (fonds monétaires, biens immobiliers non occupés, métaux précieux) est frappé d’un impôt qu’on peut appeler impôt sur la fortune..
Sont exonérés de l’impôt sur la fortune :
a)     les capitaux investis sous forme d’actions,
b)     les autres valeurs mobilières,
c)       les prêts qui sont bien sûr sans intérêt,
d)     les biens immobiliers utilisés dans la production de biens et services ou dans la consommation (logement).
 
    Utopie certes : car, même s’il est possible de construire un modèle économique sur de telles bases, il sera rejeté par le capitalisme financier qui détient le pouvoir d’état dans la plupart des pays occidentaux. C’est une hérésie que d’imaginer d’éliminer les taux d’intérêt qui constituent la pierre angulaire de tout le système économique que le capitalisme financier impose au monde entier. Le plus incongru dans ce schéma, c’est l’adhésion démocratique de toutes les forces politiques influentes dans les pays occidentaux, alors même que les détenteurs de capitaux ne sont qu’une minorité électoralement parlant. Ainsi, l’impuissance des partis socialistes face aux partis de droite ne s’explique-t-elle pas par le fait que leurs politiques et leur combat se déroulent dans le cadre des règles de jeu du capitalisme financier ? Par exemple, au lieu de revendiquer péniblement, à intervalles réguliers, l’augmentation des salaires par syndicats interposés, n’est-il pas plus indiqué de frapper au cœur du système pour tarir l’inflation à la base : c’est-à-dire revendiquer l’élimination des taux d’intérêt pour stabiliser la masse monétaire et par conséquence le pouvoir d’achat. Par contre, l’impôt sur la fortune que nous considérons comme deuxième fondement du modèle économique proposé est fréquemment revendiqué par certains partis de gauche en France : malheureusement, la distinction n’est pas faite entre les capitaux dormants parasites et les capitaux investis qui sont utiles pour la société et l’emploi. Le résultat politique négatif de cette revendication est la jonction du capitalisme financier et du capitalisme productif qui se retrouvent du même côté de la barrière. Imposer le profit en tant que revenu est tout à fait logique, mais imposer le capital qui a permis ce profit est suicidaire : la règle de bon sens serait de répartir les œufs de manière équitable tout en préservant la poule pour d’autres pontes. Troisième aspect politique du modèle proposé : si les partis alternatifs et les partis de gauche occidentaux réussissent à imposer un modèle économique sans taux d’intérêt, il serait logique et juste de revendiquer la distribution de l’impôt sur la fortune à l’ensemble des salariés au lieu de le destiner au service public et ce, dans le cas où on estime comme le grand économiste occidental Karl Marx, que la formation du capital imposé est l’œuvre de tous les salariés.
 
    Dans les sociétés occidentales, le taux d’intérêt est entré dans la culture des masses, il est par conséquent très difficile de l’éradiquer à moins d’une crise financière majeure qui se retourne contre la grande majorité de la société.
 
    Y a-t-il alors un espoir de tester un modèle économique sans taux d’intérêt dans les pays musulmans ? Or, là aussi, l’espoir est mince quand on constate la politique de crédit pratiquée par les banques dites islamiques et non fustigée par les théologiens musulmans. Exemple vécu à Oran en Algérie : si vous voulez acheter une automobile qui coûte environ 700.000,00 DA chez le concessionnaire, la banque islamique  vous la propose à 1.000.000,00 DA à payer en 5 ans par mensualités. Pour la banque et nos théologiens, la banque a réalisé un bénéfice dans une opération achat-vente et n’a pas usé de taux d’intérêt. Le bénéfice est licite et l’opération semble irréprochable. Or, ce que nos théologiens savent très bien aussi, c’est que tout bénéfice acquis au-dessus du prix du marché du jour de l’achat est usurier et donc illicite, surtout, circonstance aggravante, si l’acheteur est pris à la gorge, n’a pas d’autre moyen d’acheter directement chez le concessionnaire et se trouve obligé de se faire plumer par la banque. Donc, cette manière de procéder est illicite. En fin de compte, le crédit proposé par la banque islamique dont la durée et les mensualités sont identiques à n’importe quelle banque non islamique a été calculé sur la base d’un taux d’intérêt déguisé. Par  conséquent, les banques islamiques sont le mauvais exemple à ne pas suivre et sont loin du modèle économique anti-inflation et anti-crise financière que nous proposons. Ce modèle est à construire et vite, car, les dirigeants des états musulmans sont les premiers responsables de la pratique du taux d’intérêt par leurs banques nationales.
 
    En conclusion, bien que les musulmans en tant que communauté, ont le devoir de vivre dans un environnement économique sans taux d’intérêt, les états musulmans tels qu’ils sont gouvernés actuellement avec le verrouillage du champ politique, l’absence de débats d’idées et sans contre pouvoir sérieux vont persévérer dans leur aveuglement à pratiquer les taux d’intérêt. Pas seulement, car la pratique du taux d’intérêt est aggravée par un autre fléau condamné de manière absolue par la religion islamique, à savoir la corruption. Les états musulmans sont parmi les pays les plus corrompus du monde et foulent ainsi allègrement au pied depuis des dizaines d’années les deux prescriptions religieuses que sont l’interdiction du taux d’intérêt et la condamnation de la corruption (corrupteurs et corrompus). Le changement de système économique conforme aux valeurs islamiques ne se réalisera à notre sens qu’avec l’avènement de la démocratie dans ces pays. Par conséquent, la mise en œuvre d’un modèle économique sans taux d’intérêt ne viendra pas des états musulmans existants, mais s’imposera avec le temps et les crises financières cycliques et douloureuses pour les couches sociales non responsables du désordre financier. Elle sera l’œuvre des partis de gauche, représentant ces couches populaires, ceux qui sont au pouvoir (Amérique latine) et ceux dans l’opposition (Union européenne) alliés au capitalisme productif de tous les pays. Il appartient aux chercheurs d’orienter ces forces politiques en définissant les étapes dans le temps et l’espace pour la réussite de cette révolution financière. 
   
Par NOUAR Beneddine
Cadre d’entreprise
Citoyen du monde
ORAN-ALGERIE

*La contribution a été evoyée par son auteur à la boite du blog. Merci

Octobre 1988: Ce que nous savions…

emeutes.jpgC’est trop simple de dire que le peuple est sorti pour revendiquer plus de démocratie, aujourd’hui, 20 ans après.
J’ai vecu cette période et ces évenements comme tous les Algériens. Nous savions que ces évenements se préparaient depuis plusieurs semaines. Nous savions qu’il y avait des personnes “organisées” qui dirigeaient le émeutes, elles étaient visibles, et nous les avions vu. Nous savions que le gros de la population était surpris des dégats et ne les voulait pas. Nous savions que les cibles étaient bien identifiées. Nous savions que les jeunes ont été manipulés. Nous savions que les dirigeants voulaient mettre un trait à toute la politique sociale suivie jusqu’à cette période. Nous savions que l’Etat s’endettait à outrance dans l’anarchie. Nous savions qu’il n’y avait aucune vision à long terme dans le sens souhaitée par la population. Nous savions que les membres du Gouvernement, l’entourage du Président, et tous ceux qui ont une parcelle de pouvoir étaient devenus riches trop riches. Nous savions que la corruption a atteint des sommets. La démocratie on ne connaissait pas, le multipartisme on s’en foutait, on voulait seulement plus de justice et d’équité, on voulait ne plus voir les soit disant socialistes du FLN s’arrogeaient des droits inimaginables et les citoyens lambda rien.

On voulait plus voir les éternels responsables, on voulait plus voir le FLN nous parlait de socialiste ‘ICHTIRAKIA’ . Le FLN était la cible, les administrations publiques également. Des infrastructures économiques ont également fait l’objet d’attaques. On savait déjà qu’il s’agissait pour les citoyens de ne plus voir, les objets de toutes les gabégies, et les convoitises. Les super marchés ont été brulés, à l’image des souk el fellah et les galeries algériennes, ces actes barbares ont été la conséquence du favoritisme qui y régnait dans ces enceintes où les militaires, les policiers, le gendarmes, les militants du FLN etc… avaient les portes ouvertes alors que les citoyens faisaient des chaines honteuses…

On a voulu changer de politique, on l’a fait. Mais ce n’est pas pour cela que la situation des citoyens s’est améliorée, bien au contraire. On a choisi ce qui arrange les tenants du pouvoir, on a choisi une politique particulièrement pernicieuse et vicieuse. Dans tous les pays du monde, quand le peuple est mécontent les leaders réfléchissent aux solutions à mettre en oeuvre. Chez nous, on recherche les combines pour faire taire toute velleité de changement dans la direction voulue par les citoyens et qui est dictait par notre histoire d’un peuple opprimé, colonisé, assiegé. Les tenants du pouvoir et leurs suppôts trouvent leur compte et ne veulent pas changer les choses. Parler de politique dans un pays ou l’état d’urgence est instauré depuis bientôt 20 ans sans que cela ébranle les certitudes des politiciens qui pensent que nous sommes dans une démocratie, il y a de quoi rire.

De mon point certes il y a quelques bouleversements et ils ont couté très cher en vies humaines et en moyens. Je considère que les évènements d’octobre n’ont pas apportés les changements que le peuple voulait, mais ils ont induit des modifications qui ont engendrées plus d’injustice, plus de misères… l’évenement ne mérite pas qu’on le glorifie en termes creux. Il aurait mieux venu de rappeler les conséquences et mesurer le chemin parcouru.

Les gens sont morts, d’autres traumatisés à vie, pour que 20 ans après, les mêmes personnes vilipendées hier sont là immuables. Ils sont vieux et inertes mais ils s’accrochent à leur part du butin. La même situation a été vécue à l’indépendance, des hommes et des hommes ont sacrifié leur vie et leurs biens , pour, espéraient-ils, que les Algériens vivent dans la liberté et la justice, mais qu’est ce qui a été remarqué, tout de suite des appétits sont nés et ont eu les conséquences que les anciens savent et qui ont leur prolongement jusqu’à nos jours … (…) Le pouvoir algérien ne nous laisse pas agir en toute liberté, il nous octroie des permissions. Elfaham yafham.

Par Mohand

Alice au pays des merveilles

heart.jpgJe suis fier d’avoir été un gamin « teigneux » d’une école « ZEP » algérienne. Je le prends pour un compliment. Au moins dans ces écoles on se frotte à la dure réalité de l’Algérie. Dans ce genre d’école, on peut voir et vivre de très près les fruits amers de l’iniquité et la tyrannie du système oligarchique algérien. Un système imposé pas les généraux qui ne jurent que par notre bien-être.

Je suis fier de n’avoir pas été un enfant de bourgeois, ni fils à papa. Je n’ai pas fréquenté une école privée, je n’ai pas grandi à Hydra, je n’ai pas reçu un ordinateur personnel pour mes dix ans, ni reçut une bagnole à mes 18 ans. Mais j’ai reçu assez d’éducation de mes pauvres parents pour me garder d’être impoli quand je proteste et quand je désavoue quelqu’un. Comme j’ai appris d’eux à ne pas entacher la quiétude et la joie des jours de fête par des invectives acerbes. Je me contente donc de réagir calmement à une attaque surprise en règle dont je suis la cible puisque je crois j’ai été le premier à avoir suscité dans mes précédentes interventions le sujet du trafic d’organes par un réseau marocain. Je ne pensais pas une seconde recevoir, pour ça, en ce jour de l’Aïd cette congratulation si chaleureuse…

À toute fin utile, si on veut voir clair, bien sûr, il faut recadrer le débat, sur les faits et s’éloigner le plus possible de la rhétorique qui pèche par un altruisme emphatique, par un pacifisme béat et par la forme et le style plus que par le fond. La nouvelle effroyable de l’existence de ce réseau de trafic d’organe, n’a pas été inventée, n’a pas été transmise par ouï-dire, mais elle a été révélée brutalement par le ministre de l’Intérieur et publiée par la plus part des organes de presse algérienne. Je présente ici, pour les sceptiques, une source concernant cette affaire et une autre source que ce genre de réseau activer depuis bien longtemps.

Par Sniper

Saha Aïdkoum…

aidmabrouk.jpgSaha Aïdkoum, avec beaucoup de joie

Dans un pays où, au moins, rien qu’une fois

On respecte les lois, la seule voie, la seule foi

Vos oui et vos non, vos voix et vos droits 

Saha Aïdkoum, avec beaucoup  de lumière     

Sans bougies ni chandelles dans vos chaumières

Sonelgaz, ses délestages, ses gags et vos prières

De ne pas passer vos hivers  comme à l’Age de pierre  

Saha Aïdkoum, avec beaucoup de courage

Beaucoup de paix et sans faux barrages

Sans hantise de crever  au bout d’un virage

Sans kamikazes ni hommes étoilés sans visage  

Saha Aïdkoum, sans écoles en chantiers

Ni classes surchargées pour vos écoliers

Bourrés de livres et programmes improvisés

Ni profs exploités, tabassés sans le sou virés 

Saha Aïdkoum sans troisième mandat

Dans un pays comme celui de Mandela

Avec une Constitution loin des «cinémas»

Ni marches spontanées ni courbettes ni Zaouïas 

Saha Aïdkoum sans pouvoir en généraux

Sans peuple en particulier et mis à carreau

Rue, opinion et plume derrière les barreaux

Leur Etat de siège panacée des desperados  

Saha Aïdkoum sans députés et leur salaire

300.000, aux électeurs sale air et misère

Sans Assemblée avec «Les mains en l’air ! 

Le nif ou la bourse !» «Prenez le nif et on est fiers!» 

Saha Aïdkoum avec votre pétrole qu’on éponge

Peuple crève la dalle, soupe cheveux d’ange

Sans viande et «quand je l’ai» on  vous la mange

Congelée, surgelée pas grave, on s’arrange 
 

Saha Aïdkoum non à bord d’une épave avec des fous

Au gouvernail, un système rouillé jusqu’aux écrous

Navigant à vue,  vos enfants l’avenir corde au cou

Sans issue ni à bâbord ni à tribord démordez-vous 
 

Saha Aïdkoum sans sinistres ni Gouvernement

Sans Conseil des ministres, coupeurs de rubans

Au menu crise pomme de terre et autres boniments

Pays à l’arrêt, illusions et discours à profusion 

Saha Aïdkoum, sans lames tuant vos enfants

«Nageant leur mer» vers d’autres cieux et horizons

Ici emploi des jeunes jusqu’à cinquante  ans

Crédits bancaires, devises aux amis et malversations     

Saha Aïdkoum, avec beaucoup de joie

Dans un pays où, au moins, rien qu’une fois

On respecte les lois, la seule voie, la seule foi

Vos oui et vos non, vos voix et vos droits          

Par: R. Zenati

Point de vue incrédule sur une rumeur

enfant.jpgSeptembre 2008 Saha îdkoum et plus si le coeur vous dit

Saha îdkoum.

Je n’y crois pas mais saha îdkoum. Tout le monde y croit ou veut y croire, alors saha îdkoum. Mais je ne peux pas y croire. Ça fait des siècles que les musulmans se souhaitent saha îdkoum, ils n’en sont ni plus apaisés ni plus disponibles ni plus fraternels. Ça devient un parjure de prononcer ces paroles de fraternité en l’absence de toute fraternité.

En tout cas, quand on lit les infos sur le blog d’Elmouhtarem, on ne peut pas y croire. Quoi ? Des Marocains feraient la chasse à des enfants algériens pour les vendre ? Des musulmans ! Les vendre pour qu’ils soient tués et vidés de leurs organes, comme si c’était du poisson. Qu’en fait-on après, des organes et des enfants ? Ça sert à quoi à qui ? Les Marocains n’ont tout de même pas faim à ce point ! Et même, on ne mange pas avec la main d’un enfant, ni sur son dos. On cultive des terres en friche, on sème, on arrose ! Les séguias, ça sert à ça, hein ! Il y a tout de même des hommes qui savent encore installer un réseau d’irrigation potable dans un pays comme ça ! En tout cas, en Algérie, il y en a. Du moins je l’espère … La liberté d’expression nous hante et nous coupe nos moyens. On n’y comprend plus rien ; n’importe qui peut diffuser n’importe quoi, il n’y a personne pour nous garantir que c »est bien la réalité. Par exemple, on raconte que les attentats suicides sont commis par des kamikazes mais personne ne peut prouver qu’un kamikaze n’est pas un robot téléguidé. Si, c’est possible ! Parce que, si on réfléchit un peu, personne n’a intérêt à se faire exploser puisque, une fois déchiqueté, on ne peut pas vérifier qu’on avait raison ou tord et si, en tuant autant de monde que possible avec soi, on agit véritablement dans les desseins d’Allah.  

Mais saha îdkoum, j’allais oublier.

Ça ne coûte rien de faire comme tout le monde, ça fait vivre à l’unisson. On appartient à une communauté de sensibilité et ça fait du bien, même à ceux qui n’y croient pas. Saha îdkoum alors. Sauf que, si les Marocains font ça, il y a un problème: soit ils ne sont pas musulmans au même chapitre, soit que, en passant une frontière, un musulman est libéré de toute raison, n’étant plus soumis aux lois de son créateur unique de paix et de miséricorde mais à une puissance psychotrope.

Pourquoi attraper des enfants algériens ? Il n’y a plus d’enfants dans la misère au Maroc ?  Pardon, cette pensée est odieuse. C’est tellement frustrant ce genre d’infos ! Ça donne envie d’éliminer tout le monde juste pour oublier qu’on en est, qu’on est responsable de tous les dérèglements puisque, dès qu’on se souhaite saha îdkoum, on devient frères et soeurs … Un enfant est un enfant, et un enfant est sous la responsabilité de tous les adultes, de la mienne aussi par conséquent. C’est ça qui me fait très peur: je participe à tout ce qui leur arrive dès lors que je le sais. Pourtant, le souverain marocain est, en tant que cousin proche du prophète, une garantie absolue de justesse de gouvernance. Cette histoire d’enfants algériens volés, vendus et vidés est pure calomnie de la part des Algériens … Ils sont tellement frondeurs ! 

Seulement voilà, avant de tirer à bout portant sur les Marocains, ils ont ri aux larmes aux dépens des Tunisiens, pour leur manque de virilité. Leur président d’alors avait décrété la libération de la femme dans sa globalité sur l’injonction de la femme d’un autre qui voulait devenir la sienne parait-il. Une  histoire de drague idiote sauf que, pour les Tunisiens, ça arrosait les histoires de bistrots des Algériens. Rien de méchant non plus, ça manquait juste franchement de retenue. Le problème, c’est que les Algériens ne se moquent plus des Tunisiens … Leurs femmes se seraient-elles libérées aussi ? Tout bien réfléchi, il vaudrait mieux qu’ils continuent à s’en prendre aux marocains, pas trop tout de même, les frontières sont fragiles …  

Cette accusation ne peut pas être fondée. Cependant, l’idée d’enfants algériens kidnappés pour être vendus (à des cliniques en plus ! Vous voyez bien que ce n’est pas sérieux) est troublante car, c’est prouvé scientifiquement, il n’y a pas de fumée sans feu. Mais c’est impossible ! Stratégiquement, historiquement et spirituellement, c’est im-po-ssible. D’abord, l’état algérien est garant de la souveraineté du territoire : pas l’ombre d’un étranger malintentionné, aussi fugace soit-elle, ne peut effleurer le sable de la  République Algérienne Démocratique et Populaire sans qu’une tornade de l’engloutisse à l’instant. Cependant, «Algérie» c’est très beau tout seul. « RADP », ça donne une étrange sensation, comme une colombe qui prendrait gracieusement son envol mais qui, avant de parvenir à la stabilité, laisserait tomber ses ailes, se tordrait le cou et, ne maîtrisant pas son atterrissage, se briserait les pattes dans sa chute. La seule partie intacte de son corps serait la queue mais que peut une queue sans la tête qui va avec ? Ensuite parce que les marocains ne sont pas des fanatiques adorateurs de Satan, ils nous ressemblent trop. Alors, saha îdkoum frères de tous les pays musulmans, même si vous ne l’êtes pas. 

Et si c’était tout de même le cas, les ragots dans le blog de Si Elmouhtarem comme quoi des Marocains (invisibles en plus, sinon ils auraient été pris la main dans les sac aux enfants et… oust, dans le Sud !) font ça, que l’état algérien s’en tape, que le descendant du prophète de tous les musulmans n’en dédaigne que plus ses sujets, ainsi contraints à devenir des vautours cornus à deux pattes sur le sol algérien. Im-po-ssible ! Mais dans le doute, avec quel coeur souhaiter saha îdkoum à qui ? Peut-être que les musulmans ne savent pas qu’ils se conduisent ainsi, qu’ils se croient sincèrement croyants et loyaux, que, dans leur bonté innocente, ils ne voient de mal à rien et que tout ce qui se passe sur terre leur semble conforme à la volonté d’Allah … Comment savoir ? Saha îdkoum aux hommes et femmes qui se croient sincères.

D’ailleurs, même si c’était vrai, ça ne pourrait pas se produire pour la raison que des instances internationales veillent sur deux registres irréversibles de la charte des Nations Unies : les droits de l’homme selon lesquels les marocains étant des hommes, ils sont aussi humains, au même titre que les algériens entre autre. Et le bien-être des enfants. Ces instances ne rigolent pas avec ce chapitre en particulier. Que les algériens cessent de blôguer comme des gamins teigneux dans une cours d’école de ZEP (« zone d’éducation prioritaire », autrement dit « la zone ») ! Ouf ! Je parviens à me rassurer.  

D’ailleurs, même si elles ne parviennent pas à faire appliquer les lois inviolables qu’elles promulguent pour garantir aux enfants une vie paisible partout où il y a des enfants, en Algérie par exemple, il reste une solution radicale et facile à mettre en place. Mais elle ne regarde que les enfants car eux seuls ont en eux l’innocence requise pour la réaliser sans se sentir les maître du monde.

Shshsh… Faites silence, l’enfant s’endort. Tu peux laisser tomber tes paupières, enfant, nous sommes là pour te protéger. Endors-toi sans crainte. La lune immense émerge derrière le massif et répand sa poussière de safran sur nos plaines. Tu entends le cliquetis imperceptible des grains qui s’entrechoquent ? Faites silence, de grâce … 

Saha îd man sâ’ma li nafsihi wa taharaha. Bonne fête à qui a jeûné pour son compte et purifié ses pensées, ses sentiments et ses projets. 

Pensée inédite qui n’engage que l’auteur, qui vous prie de ne pas lui faire dire ce qu’il ne dit pas. Tous droits réservés. 

Wi Yilan’ 

Louiza Hanoune se sert de la cause des travailleurs comme burnous

hanoune21.jpgRestons sur le terrain politique, s’il vous plaît. Cette Dame, politiquement parlant, méritait tous les égards jusqu’à 1997. Car n’oubliez pas qu’elle siège au “baralane” depuis cette année là. Et depuis, elle se sert de la cause des travailleurs comme burnous, comme fond de commerce. Selon ses militants, elle veille au maintien du parti et à son développement. Mais à quel prix ? Hormis ses discours faussement enflammés, elle est devenue la première caution du régime. Elle a accompagné tout le démentalement du secteur public, comme le Sidi Said et son UGTA, qu’elle ne cesse d’ailleurs de défendre…parce que ses potes y siègent et participent à la curée. Des sources informées lui attribuent des contacts directs avec “fakhamatouhou”…et elle croit qu’elle est dans la grande stratégie..Stratégie,toz ,oui. Objectivement, elle est en plein “avec eux”. Elle fait semblant de raler au sujet de la paie de 300 000 dinars..mais au fond, elle trépigne de joie. Au moins la moitié va aller dans les caisses du parti, hizb des nouveaux rentiers. N’espérez surtout pas qu’elle démissionne car elle se prépare à jouer au lièvre pour la “ouhdha thlalitha”. Elle y a pris goût. Ce qui se passe dans notre pays est un sinistre Vaudeville. Hélàs.

Par Kaddour
Malgré tout: Aidkoum Moubarek.

GPRA, 50 ans après: Lorsque la souveraineté n’est pas du goût du Prince !!!

ferhatabbasptdugpra.jpg    A l’heure où nous commémorons le cinquantenaire de la proclamation du GPRA, nous aurions sans doute aimé que ce premier pas vers la restauration de l’Etat algérien soit aussi, l’occasion d’une célébration en fanfare de la «souveraineté populaire» arrivant à l’âge mûr !! Et peut-être l’occasion historique que la jeune et nouvelle génération native de cet Etat, puisse reprendre en toute humilité mais avec fierté le flambeau d’un incommensurable sacrifice collectif de plusieurs générations au service de la nation…
    En effet, cette date sensiblement historique avec toutes ses implications symboliques, marque un «un grand tournant » (si ce n’est le plus grand) dans la conscience politique et l’éveil civilisationnel de tout un peuple… Car, il s’agit pour nous (génération post-indépendance), l’incarnation même du génie de toute une lignée d’hommes et de femmes, initiatrice des grands principes de novembre 1954 et qui présageaient à l’horizon une «souveraineté» sans faille…!
    Aujourd’hui, nous sommes à un moment crucial de l’histoire de notre pays: il est urgent que l’on s’interroge non seulement sur ce passé glorieux mais aussi qu’en est-il du devenir de notre jeune nation ? Où en sommes nous avec l’exercice des libertés promises ? Le rapport de nos gouvernants aux gouvernés, la légitimité des premiers face au choix souverain des seconds ?? Pourquoi tant de mal à se mettre debout sans qu’une partie du corps ne crie sa propre douleur, ses blessures, ses plaies ? Pourquoi tant d’âmes n’arrivent plus à contenir leurs pulsions en se jetant dans des embarcations de fortunes pour «fuir» et encore «fuir» !? Peut-être pour une probable «vie», où purger son désarroi et son mal-être mais aussi avec la certitude que la chance de survivre est égale à quasi-zéro !
    Pourtant, cette même génération aurait dû et/ou, pu être, celle par laquelle devrait se préfigurer l’avenir d’une Algérie meurtrie au présent ! En tous cas, inutile de dérouler des kilomètres de discours, d’analyses, ou de chroniques spécialisées pour nous rendre compte de l’extrême gravité du «syndrome» qui mine les ressorts mêmes de notre société à tous les niveaux… De l’étouffement politique à la foudre de la «mélancolie du lien social» (comme l’illustrent les plus récentes émeutes à Berriane et dans d’autres coins du pays), on peut dire que rien et plus rien ne peut contenir les effets de désillusions successives, d’un peuple en désaffection pathologique avec ses gouvernants…
Bien sûr, ce qui nous importe ici est, moins la description du régime politique – ‘‘cher’’ à ses gouvernants – dans sa forme juridique (Démocratique, autocratique…etc.), que son fonctionnement pratique.    Aujourd’hui, le fossé ne cesse de s’élargir entre le droit et le fait, entre la lettre et l’esprit, entre les textes et l’application. Bref, Mesurer ce fossé ou tenter juste de se le représenter dans ses moindres détails, donnera à chacun de nous et de façon certaine ses ‘‘dernières vertiges’’ avant l’ultime ‘‘souffle’’…!!
    Evidemment, qu’il n’est pas difficile pour nous d’admettre que, de par le monde il existe, en effet, des constitutions absolument factices et indénombrables. Elles définissent un régime sans rapport réel avec celui qui règne effectivement dans la nation, le premier servant de paravent au second. Le souci de la vérité conduit à tenir compte de celui-ci plutôt que de celui-là.
    Ainsi, notre souci n’est pas de faire des similitudes entre les diverses catégories de régimes politiques. Mais de prêter attention à cette «différence» et qui nous semble la plus fondamentale qui les sépare: ils reposent tous sur le fait que les gouvernants y sont ou non l’émanation d’élections générales et sincèrement «honnêtes» (pour ne pas paraphraser l’expression d’un ancien chef de gouvernement) !
Hélas, ce procédé (élections libres), s’écroule face à un régime qui a ‘‘ingénieusement’’ fait échapper le choix des gouvernants à toute action des gouvernés: depuis l’avènement de l’indépendance, nos dirigeants ont toujours ‘‘su’’ se recruter en quelque sorte «d’eux-mêmes», d’où le terme (et cette fois-ci on ne peut éviter de le désigner), «autocratie» !!
    Sauf que, là, le problème de «légitimité» et «souveraineté», encore une fois, refait surface ! Car, comment justifier, en effet, que ces hommes (au pouvoir) commandent à leurs semblables sans que ceux-ci soient intervenus dans leur investiture ? La réponse est certainement du côté de l’irrationnel et des forces magiques auxquelles tenait tant la conscience historique de l’homme primitif !
    Par ailleurs, cette «dérive» et ce «déficit» de légitimité a été incessamment confirmée à travers les années : l’explosion d’octobre 1988 et sa sanglante répression en est l’illustre exemple ! Pire, les querelles internes au régime, à l’issu de ces douloureux événements n’ont fait qu’accentuer le malaise. Ceci avait comme conséquence : ‘‘garantir’’ ou tout de même ‘‘assurer’’ au régime et ses dirigeants la «mise en veilleuse» – et pour quelques longues années de plus – de ladite « souveraineté », perçue comme une « grossesse non-désirée », en quelque sorte, aux yeux du régime ! Avec bien évidemment, toutes les incidences pathologiques pour la jeune Mère-Algérie !
    Pourtant, on aurait aimé croire que l’idéal de Machiavel (Nicholas, 1469-1527), a pu succomber au fil des siècles, lorsqu’il a rompu avec la nécessité de parenté entre « politique » et « éthique » ! En fait, il en est rien… Pourquoi rompre avec le ‘‘Prince’’ ? Pourquoi les dirigeants doivent-ils, lui tourner le dos près de 5 siècles plus tard ? Au contraire, puisque sa seule logique (du Prince), n’est-elle pas celle « des moyens, la pure technique de l’acquisition et de la conservation du pouvoir » ? Surtout, « qu’il n’est plus nécessaire à ce Prince d’avoir toutes les bonnes qualités de bonté, de clémence, de piété, de loyauté et de justice ». Néanmoins « rester assez prudent pour en déployer de contraires, lorsque cela est expédient » ! Sans oublier, naturellement, que l’intérêt de sa conservation au pouvoir, l’oblige à « violer les lois de l’humanité, de la charité et de la religion »*.
    En vérité, c’est au citoyen d’Algérie à qu’il incombe une telle responsabilité historique. De s’interroger sur les outils intellectuels, de faire un appel charnel à ses forces psychologiques les plus perspicaces, de puiser au fin fond de son patrimoine historique et culturel, faire appel au « capital-expérience » en matière de lutte politique de la nation, à l’imagination de toutes ces femmes et hommes de bonne volonté…etc., pour espérer enfin de mettre en œuvre un nouveau projet politique et fonder des institutions digne de l’Algérie issu du GPRA, en intégrant tous les paramètres évolutifs intergénérationnels de notre siècle. Honorer, ainsi, toutes les valeurs de ces gens qui ont sans cesse lutté contre vents et marais à travers les temps. Pour qu’aujourd’hui nous tous, jouissions de ces « acquis» conquis, par le sang, la sueur, et la plume…Vivre dignement au sein d’une nation prospère…
    En somme, tout le monde s’accorde sur le fait que la première des thérapies, du moins la plus essentielle, sans laquelle nous risquons de traîner cette léthargie peut-être encore (que Dieu nous en préserve) pour quelques décennies de plus, c’est évidemment : recouvrer la souveraineté du peuple et tout ce qu’elle implique comme exercice des libertés et droits sous toutes leurs formes… Afin que chaque individu accomplisse naturellement, ses devoirs en toute quiétude et participer aux tâches communes et collectives pour une meilleure édification de l’Etat proclamé il y a déjà 50 ans !!
Par Akhoukoum Samy.
* Machiavel, le Prince (1513), traduction d’Y. Lévy. Ed. Garnier-Flammarion, p.62.

Lettre à M. Abdelmadjid Sidi Said

sidi.jpgA Monsieur le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA),
Cher Monsieur,

Il parait que votre mémoire est très courte, comme d’ailleurs celles de vos chefs. Je vous rappelle que la fondation Ebert a été le refuge de beaucoup de combattants Algériens en Allemagne et elle a encadré les travailleurs algériens pendant la guerre de libération au sein de la DGB (Deutsche Gewerkschaftsbund). Elle leur trouvait des jobs et leur faisait des formations après les avoir fait fuir de France dans les moments les plus durs de la révolution.

Cher Monsieur,

La fondation Ebert a donné à la révolution algérienne et à l’Algérie ce que vous n’avez pas donné et ne donnerez jamais. Demandez bien à Maitre Ali Haroune, et au premier ambassadeur d’Algérie en Allemagne, Keramane. Je vous conseille au passage de voir le film sur les porteurs de Valise ? Khawa ? fait par la réalisatrice Malika Laichour (Le film est financé par la fondation Ebert et pas le ministre de la culture ni celui des Moudjahidine). J’ai eu la chance et l’honneur de faire des interviews dans ce cadre avec beaucoup de syndicalistes allemands qui ont aidé nos révolutionnaires et nos travailleurs.
À la Mémoire de Werner Plum et de Hans-Jürgen Wischnewski

Dr. Rachid Ouaissa
Universität Leipzig
Institut für Politikwissenschaft
Beethovenstr. 15
04107 Leipzig

1...8586878889...97

FRONT NATIONAL - Bouches-du... |
Mouvement des Jeunes Social... |
15ème circonscription du No... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Sagvar, le Roman Noir de la...
| Sarkophage
| UES - Claude WEBER