Archive pour 'Libre débat'

L’éclatement d’une nation commence toujours par la persécution des minorités…

ghar.jpgLes hauts responsables du pays doivent pratiquer le ramadan sur le plan corruption pour qu’ils puissent avoir un peu de visibilité sur les conséquences de leur politique. La boulimie dans la mainmise sur les richesses du pays les a rendu aveugles, sourds et inconscients.

Ils pensent régler les problèmes sociopolitiques, qui ne font que s’aggraver au fil du temps, en recrutant les flics et renforçant les services de sécurité tout corps confondu dans le but de casser toute velléité de soulèvement. Ils ignorent que les mêmes causes produisent les mêmes effets, et qu’ils doivent chercher les vraies causes de la crise que traverse le pays depuis 1988. La crise s’aggrave, elle s’exprime par la violence déclarée ou sournoise: terrorisme, harraga, démobilisation des forces vives, la jeunesse.

L’éclatement d’une nation commence toujours par la persécution des minorités religieuses, ethniques, linguistiques. Ce qui se passe au DARFOUR, GEORGIE, KOSOVO, en IRAK …doit les inciter à changer de méthode de traitement de la crise.

La crise de Berriane a plusieurs origines. Elle est due entre autre à l’échec du pouvoir dans l’aménagement du territoire depuis 1962. Au lieu de développer les régions pour créer des terroirs viables et renforcer le lien du citoyen avec sa région notamment le monde rural, le pouvoir a procédé au déplacement des populations vers des régions riches. Au début vers le nord ensuite vers le sud créant une animosité entre population locale et nouveaux arrivés  à qui on a accordé souvent plus de privilèges.

Ce nomadisme a crée les SDF et cassé la cohésion sociale dans les conséquences sont le déracinement, la destruction de la cohésion sociale locale, la révolte de la jeunesse et bien entendu le terrorisme. Ce désordre à été aggravé par le type d’enseignement dispensé à notre jeunesse depuis 1962. L’Algérien est devenu un déraciné et un apatride errant dans son propre pays.

En installant autour de Berriane une cité plus que centenaire, avec son histoire, qui garde encore sa cohésion sociale, avec ses repères encore solidement ancrés, ses spécifiées reconnues mondialement et classée par l’Unesco patrimoine culturel mondial, des populations importées qui diffèrent des populations locales sur les plans us et coutumes, rite religieux, linguistique, économique et sociologique, on a crée tous les ingrédients qui ont engendré la crise que connaît et connaitra encore plus la région.

L’heure et grave! Elle demande à ceux qui nous dirigent de réfléchir sérieusement sur l’état de la nation et sur les risques et dangers qui menacent le pays à très court terme. Le nationalisme saharaoui crée et entretenu par le système et la marginalisation économique et sociale des populations du sud a, tout naturellement engendré le nationalisme saharien chez les sudistes qui ont appris que la capacité de nuisance est le seul moyen pour que leurs revendications soient prises en compte. La Libye suit de prés l’évolution dans les régions du sud (Touareg, Mzab, oued Souf etc..) Khadafi devient un agitateur agrée par l’occident pour protéger leurs intérêts énergétiques et stratégique. Il ne tardera pas à faire alliance avec le Maroc pour nous déstabiliser encore plus……..

Par un Anonyme

Jusqu’à quand vous allez continuer à brûler nos terres ?

Je voudrais juste dire à tous les citoyens de la Kabylie que le coup était bien préparé avant le jour où ils ont commencé à faire des ratissages dans la région. Il fallait alors s’attendre à une politique de la terre brulée que même les Français n’ont pas pratiqué lors de l’opération jumelle. Notre pouvoir a tout fait pour détruire ce qui restait de la Kabylie. Je vous jure que ce sont les militaires qui sont en train de mettre le feu en Kabylie. Alors qu’ailleurs on organise des galas artistiques, en Kabylie on organise des ratissages et des attentats meurtriers. La Kabylie ne mérite pas un tel sort à moins qu’on veuille nous faire payer le combat des hommes politiques de cette région.

Je voudrais à cette occasion interpeler les partis politiques, les APW et APC afin qu’ils réagissent par ne serait-ce des déclarations. Les premiers qui devront réagir ce sont les partis politiques notamment le FFS et les députés de la région. Jusqu’à quand vous allez continuer à brûler nos terres et tuer nos hommes ? Moi je suis témoin d’une chose: j’ai surpris des militaires entrain de mettre le feu. Après avoir posé la question à l’un d’eux sur la raison de leur acte, il m’a dit: « Vous pleurez vos oliviers mais pas un militaire ou un gendarme quand ils sont tués ». Pourtant, nous ne sommes pas les créateurs de ces groupes terroristes !

Enfin, j’appelle toutes les personnalités politiques à sortir de leur réserve et interpeller le pouvoir en place afin qu’il cesse la politique de la terre brulée.

Par Rachid

Précisions de Idir Benyounes

benyounes1.jpgSuite à la publication dans le blog d’un article sur la librairie de Amara Benyounes sise au boulevard Bougarra à EL Biar, nous avons reçu ces précisions du Directeur de La Dépêche de Kabylie.

 

Précisions:  

La librairie “apostrophe ” est une filiale de la société B.Y.Editions; qui édite également le quotidien La Dépêche de Kabylie; que j’ai l’honneur et le plaisir de diriger. Le local qui abrite notre librairie est une location; et non un cadeau comme cela a été écrit. Amara Benyounes, mon frère, n’excerce aucune responsabilité dans la société.
Pour ce qui est de la librairie “apostrophe ”, nous espérons contribuer, un tant soit peu, à relancer l’activité culturelle algéroise.
Sincères salutations.

Réaction: « Le diplomate français a raison » !

Je suis Algérienne et j’avais lu justement ce qu’avait écrit un peu Hamida Ayachi sur son journal. Exactement là où il citait les deux agents de l’ambassade, je connaissais l’un d’eux, la première réaction a été spontanée: Que vont penser les deux concernés ? La réaction du chargé d’affaires de l’ambassade de France, je la trouve normale. Le roman de fiction de Hamida passe plus pour une réalité qu’autre chose, surtout qu’il distribue les bons rôles à qui il veut. Et pour moi, ce n’est pas de la fiction, pas du tout, c’est de l’insinuation. Les gens sont vivants, sont encore là et ils ont le droit de ne pas aimer être cité dans ce genre de chose et puis, sincèrement, ça peut leur porter préjudice.

Moi, je n’aimerais pas être citée ainsi, dans ce roman, en utilisant mon nom et ma personnalité et puis en faire un “usage personnel”. Il y a parmi les lecteurs, des gens qui me connaissent et ils pourraient en prendre compte. Et c’est tout a fait normal de réagir à cela, je trouve même que la réaction du chargé d’affaires de l’ambassade a été tardive. Il a du tact et dans sa lettre, je ne vois ni censure, ni autre chose, ces agents ont le droit de dire qu’ils ne veulent pas être citer, surtout si on leur donne des rôles qui ne sont pas les leurs ou on les implique directement dans des choses qui ne les concernent pas.
Je suis très déçue par la réaction de la presse algérienne et particulièrement d’Algérie New, elle manque de professionnalisme. Quand on donne de vrais noms, de vrais personnages, et qu’on s’imagine ce qu’ils font, on ne fait pas de la création ou je ne sais quoi, on insinue, on dit des choses et on colle des étiquettes! Et cela n’a rien avoir avec les Guignols de l’info! Désolée!

Par Sarah

Députés Taïwan pour un FFS authentique !

alirachedi.jpgFin août 2008, 145 personnes se sont réunies à Akbou dans la wilaya de Béjaia à l’occasion du second anniversaire de leur mouvement de « fronde ». A la lecture du quotidien Le Jeune Indépendant, et à ma grande surprise, j’apprends que Abdeslam Ali Rachdi et son groupe étaient présents à cette rencontre présidée, faut-il le souligner, par Lakhdar Amokrane * !

La première question que je me suis posée: Que fait Ali Rachdi Abdeslam dans cette réunion, lui qui était radié du FFS en 1999 ? En effet, le groupe des 8 députés était radié du FFS par le Conseil national. Faut-il rappeler à M. Ahmed Ait Cherif qu’il était membre de ce Conseil national ?

A ma connaissance, Abdeslam Ali Rachdi a, depuis sa radiation, crée un parti avec des dissidents d’autres partis. « El Badil » a disparu au bout de quelques mois suite à une dissidence ! Abdeslam Ali Rachedi a crée un autre « parti », avec son ami Said Madjour, appelé Itinéraire Démocratique et Social- IDS/ Essabil. C’est du moins ce que je viens de lire dans le site de ce parti www.essabil.cez.alice.fr. Vous retrouverez dans ce site des interviews et d’autres textes écrits par Ali Rachedi. Dans la rubrique Gallerie, vous découvrirez trois photos différentes de Ali Rachedi.

A une question du journal La Nouvelle République du 21 juin 2005 sur les raisons du refus des autorités d’octroyer un agrément à son parti, Ali Rachedi a répondu: « Vous devriez poser cette question au ministre de l’intérieur…Pour ce qui nous concerne, nous nous sommes strictement conformés à la loi. Les services compétents du ministère de l’intérieur ne nous ont pas remis un récépissé… ». La réponse est claire: Abdeslam a déposé une demande d’agrément pour son parti…et veut revenir au FFS !

En 2004, alors que le FFS a boycotté l’élection présidentielle, Ali Rachedi a été le premier Algérien à annoncer sa candidature. C’était en mars 2003. Le malheureux candidat n’a pas réussi à récolter 75000 signatures exigées par la loi.

Pis, à une question de la Presse Initiatives du 10 mai 2003: croyez-vous sincèrement que le pouvoir organisera une élection pluraliste, libre et ouverte ? Réponse de Rachedi « A priori, je n’ai aucune raison de douter des engagements solennels de la haute hiérarchie militaire. La vraie question est celle de la fraude. Je ne pense pas que les décideurs militaires puissent prendre le risque d’un détournement du suffrage comparable à celui ayant eu lieu en 1997. L’armée est en voie de professionnalisation, en coordination avec l’OTAN, et je ne crois pas qu’il est de son intérêt de se voir éclaboussée par un scandale. « . Drôle de réponse pour le militant du FFS Authentique.

Pour Hamid Ouazar, je l’invite à lire ce communiqué:

Communiqué
Convaincus que la concrétisation des aspirations des Algériennes et des Algériens exige la mise en place d’un parti politique démocratique de type nouveau, nous, militants démocrates, ayant transcendé les clivages qui ont entravé tout rassemblement des énergies et des forces démocratiques, avons décidé, après de larges concertations, de créer le parti politique démocratique, moderniste et pragmatique. A cet effet, un comité de coordination et de préparation des assises constitutives a été installé lors de la réunion du 18 juillet 2003.

Pour le comité:
Arezki ABBOUTE, Amara BENYOUNES, Hamid OUAZAR

Enfin, lors élections législatives de mai 2007, Hamid Ouazar, Said Madjour, Zoubir Lainceur et Nacer Mezar se sont porté candidats sur une liste du Rassemblement pour l’algérien (RPA). A leur grand malheur, les listes de ce parti ont été rejetées par le ministère de l’Intérieur.

Conclusion: ALi Rachedi et son groupe ne sont que des militants Taiwan.

* Lakhdar Amokrane était membre de la commission nationale de préparation du 4ème congrès du FFS. C’est cette commission qui a validé toutes les listes de délégués au congrès ! 

El Mouhtarem

«La jeunesse n’est qu’un mot»

jeunesse.jpgPierre Bourdieu s’est posé une question dans un entretien accordé à Anne-Marie Métailié, paru dans Les jeunes et le premier emploi, Paris, Association des Ages, 1978. Bourdieu affirme que la question de l’âge a souvent été un choix arbitraire, qui n’explique en rien la complexité de la réalité. «Le réflexe professionnel du sociologue est de rappeler que les divisions entre les âges sont arbitraires. C’est le paradoxe de «Pareto» disant qu’on ne sait pas à quel âge commence la vieillesse, comme on ne sait pas où commence la richesse.

En fait, la frontière entre jeunesse et vieillesse est dans toutes les sociétés un enjeu de lutte . C’est à ce titre que la jeunesse constitue un enjeu en soi, comme ce fut le cas d’autres strates de la société à un moment précis. L’usage de ce vocable est à ce titre pourrait être lourd de sens. Quand on emploi les vocables « jeunes/ vieux », on le fait assez souvent sans prendre conscience des rapports et des enjeux que cela représente. La complexité des rapports « Je prends la relation dans sa forme la plus vide. On est toujours le vieux ou le jeune de quelqu’un. C’est pourquoi les coupures soit en classes d’âge, soit en générations, sont tout à fait variables et sont un enjeu de manipulations » qui conduisent à asseoir une domination symbolique ou institutionnelle. Les rapports de dominations peuvent évoluer dans une optique générationnelle, les défis sont imposés à la société entières, pas uniquement à une seule frange.

La jeunesse et la vieillesse ne sont pas des données figées mais des constructions sociales très complexes. «Socialement, dans la lutte entre les jeunes et les vieux. Les rapports entre l’âge social et l’âge biologique sont très complexes. Si l’on comparait les jeunes des différentes fractions de la classe dominante, par exemple tous les élèves qui entrent à l’École Normale, l’ENA….etc., la même année, on verrait que ces « jeunes gens » ont d’autant plus les attributs de l’adulte, du vieux, du noble, du notable, etc., qu’ils sont plus proches du pôle du pouvoir. Quand on va des intellectuels aux PDG, tout ce qui fait jeune, cheveux longs, jeans, etc., disparaît « . L’analyse de ces observations, laisse apparaître que chaque « « champs » à ses modes et ses codes propres à lui. En effet on est jeune d’après des critères dont les pratiques normées de chaque société et cela varie d’un pays à l’autre en fonction de la position sociale que le «jeune» occupe dans le dispositif. Il faut connaître les lois spécifiques du fonctionnement de chaque champ, «les enjeux de lutte et les divisions que cette lutte opère («nouvelle vague», « nouveau roman », « nouveaux philosophes », « nouveaux magistrats », etc.). Il n’y a rien là que de très banal, mais qui fait voir que l’âge est une donnée biologique socialement manipulée et manipulable » Parler des jeunes comme d’une unité sociologique, d’un groupe constitué, doté d’intérêts communs, ou d’une vision monolithique risque de nous conduire à cultiver des incompréhensions préjudiciables à la définition de nos concepts. Rapporter ces intérêts à un âge défini biologiquement, « constitue déjà une manipulation évidente. Il faudrait au moins analyser les différences entre les jeunesses, ou, pour aller vite, entre les deux jeunesses. Par exemple, on pourrait comparer systématiquement les conditions d’existence, le marché du travail, le budget temps, etc., des « jeunes » qui sont déjà au travail, et des adolescents du même âge (biologique) qui sont étudiants : d’un côté, les contraintes, à peine atténuées par la solidarité familiale, de l’univers économique réel, de l’autre, les facilités d’une économie quasi ludique d’assistés, fondée sur la subvention, avec repas et logement à bas prix, titres d’accès à prix réduits au théâtre et au cinéma, etc. ».

 

On trouverait des différences similaires dans tous les domaines de l’existence, ou de la vie, à ce titre pierre Bourdieu insiste sur l’exemple des jeunes «gamins mal habillés, avec des cheveux trop longs, qui, le samedi soir, baladent leur petite amie sur une mauvaise mobylette, ce sont ceux-là qui se font arrêter par les flics » ou ce que décrivent certains dans une « sociologie sauvage » comme jeune à travers des signes particuliers parfois somatique qui contribue à des discours et des raccourcis réducteurs voir stigmatisant . Les mutations des années 1970, ont conduit par un processus de déclassement à la naissance et l’amplification des tentions entre générations. L’école a renforcé la reproduction des inégalités sociales. Dans l’administration, les services publique, les grandes sociétés multinationales, les phénomènes sont très souvent remarqués, la fonction publique quant à elle, continue « actuellement dans beaucoup de positions moyennes de la fonction publique où l’on peut avancer par l’apprentissage sur le tas, on trouve côte à côte, dans le même bureau, des jeunes bacheliers, ou même licenciés, frais émoulus du système scolaire, et des gens de cinquante à soixante ans qui sont partis, trente ans plus tôt, avec le certificat d’études, à un âge du système scolaire où le certificat d’études était encore un titre relativement rare, et qui, par l’autodidaxie et par l’ancienneté, sont arrivés à des positions de cadres qui maintenant ne sont plus accessibles qu’à des bacheliers » voir plus maintenant.
Les oppositions dans ce cas ne sont pas les vieux d’un coté et des jeunes de l’autre, mais ce sont pratiquement deux conceptions de la réussite scolaire, « deux états de la rareté différentielle des titres et cette opposition objective se retraduit dans des luttes de classements : ne pouvant pas dire qu’ils sont chefs parce qu’ils sont anciens, les vieux invoqueront l’expérience associée à l’ancienneté, tandis que les jeunes invoqueront la compétence garantie par les titres ». Les titres ou les compétences acquises provoquent parfois l’exaspération des anciens qui se livrent généralement à des comparaisons infondées entre expérience, autodidaxie et diplômes.
Des oppositions peuvent se retrouver aussi dans d’autres domaines. Sur le terrain syndical par exemple, dans les processus et la façon de militer, il est apparu des formes de militantisme nouvelles chez les jeunes, ou la conception de la carrière varie, les modes, les codes et les règles sont dynamiques. « Au syndicat FO des PTT sous la forme d’une lutte entre des jeunes gauchistes barbus et de vieux militants de tendance ancienne SFIO. On trouve aussi côte à côte, dans le même bureau, dans le même poste, des ingénieurs issus les uns des Arts et Métiers, les autres de Polytechnique ; l’identité apparente de statut cache que les uns ont, comme on dit, de l’avenir et qu’ils ne font que passer dans une position qui est pour les autres un point d’arrivée ». La recherche du « nouveau » est un vécu quotidien, c’est par ces procédés que les jeunes au sens biologique« nouveaux venus » poussent les « déjà arrivés » au passé, ils sont dépassés, et condamnés à la mort sociale. Ils s’intensifient et » où, du même coup, les luttes entre les générations atteignent une plus grande intensité : ce sont les moments où les trajectoires des plus jeunes et des plus vieux se télescopent, où les « jeunes » aspirent « trop tôt » à la succession. Ces conflits sont évités aussi longtemps que les vieux parviennent à régler le tempo de l’ascension des plus jeunes, à régler les carrières et les cursus, à contrôler les vitesses de course dans les carrières, à freiner ceux qui ne savent pas se freiner, les ambitieux qui « brûlent les étapes », qui se « poussent » (en fait, la plupart du temps, ils n’ont pas besoin de freiner parce que les « jeunes » — qui peuvent avoir cinquante ans — ont intériorisé les limites, les âges modaux, c’est-à-dire l’âge auquel on peut « raisonnablement prétendre » à une position, et n’ont même pas l’idée de la revendiquer avant l’heure, avant que « leur heure ne soit venue »). Lorsque le « sens des limites » se perd, on voit apparaître des conflits à propos des limites d’âge, des limites entre les âge», qui ont pour enjeu la transmission du pouvoir et des privilèges entre les générations, c’est même l’essentiel et l’enjeu des classes d’âges établies et normées par les sociétés.

 

Par Ahmed de paris

APPEL AUX FONCTIONNAIRES DU M.A.E.

cca.jpgMesdames, Messieurs,

Nous sommes entrain de préparer un livre sur le Centre Culturel Algérien et son ex directer Taleb Bendiab Mokhta. Nous avons un certain nombre de documents et informations sur lui et le CCA et nous comptons sur votre collaboration pour nous adresser tout document ou information complémentaires sur lui, comme par exemple l’affaire de son expulsion de l’ambasade d’Algérie au Liban par le gouvernement Libanais où il était ambassadeur du temps d’Ahmed Attaf; sur son limogeage du consulat de Toulouse où il était consul; sur les dessous de sa nomination à l’Institut du Monde Arabe; sur les secrets des faramineux rappels soit-disant de salaires qu’il recevait d’Alger tout au long de son mandat au CCA pendant huit annnées , sur les raisons de sa protection par l’ex ambassadeur GHOUALMI Mohamed et l’actuel ambassadeur MISSOUM Sbih, sur ses biens dans le département des Hauts de Seine, Oran, Maroc et Tlemcen sa ville natale, qui sont ses protecteurs au MAE ? Etc, nous comptons sur votre collaboration. Faites circuler cet appel. Merci. Voici notre email: aak@voila.fr

Affaire du consul de Kiev: Y’a-t-il anguille sous roche?

kiev.jpgLa rigueur dans la recherche de la vérité n’est pas le point fort du Pouvoir réel ou de sa vitrine d’El Mouradia quand il s’agit de se remettre en question ou d’élucider des affaires scabreuses qui impliqueraient ses sbires. Le souci de la préservation de la crédibilité de l’État devant le peuple n’est pas un credo cher pour les “puissants” de l’Algérie.
Les vertus de la probité et de l’impartialité ne sont pas l’emblème proprement dit de son appareil judiciaire et ses juges qui restent assujettis à son bon vouloir dans les grands scandales financiers et les grandes affaires de magouille et des fraudes électorales. Les parodies de jugements auxquels on a eu droit dans des dizaines d’affaires ne sont pas là pour soigner cette sombre image. Le Pouvoir ne fait rien pour effacer de notre esprit le lourd préjugé de grand Haggar des citoyens et grand manipulateur de l’opinion publique. Sa politique se résume ainsi: “Je dis ce que je veux. Ce que je dis c’est l’absolue vérité”. Pas besoin de preuves. Des hommes et des femmes de différentes origines sociales et de différentes “tendances politiques », mais tous obséquieux et prébendiers sont là. À la rescousse. Ils s’empressent à rabâcher, en chœur liturgique parfait, la Vérité absolue officielle à tout bout de champ. Peu importe le sujet du moment que c’est payant. Un mensonge seriné mille fois devient vérité dans les médias que l’État contrôle de près ou de loin.
Voilà comment ça fonctionne en Algérie. Croire à la thèse du Pouvoir ou pas, c’est kif-kif. La “raison d’État” est la meilleure… Et que le meilleur gagne dira le chef d’orchestre.

Aucune espèce de respect pour les citoyens. Aucun traitement digne, qui montre que le peuple est réellement souverain. Car cela supposerait des arguments solides et un contre-pouvoir authentique qui mettrait en doute les arguments des thèses et des politiques mis en œuvres par l’État. Il n’y a pas de transparence dans la gestion des affaires publiques, ni dans celle des commissions d’enquête mise sur pied en traînant les pieds et dont beaucoup d’entre elles sont restées sans suite.
Le Pouvoir a souvent, au gré de ses humeurs, bafoué la règle élémentaire des droits de l’homme. L’un de ces droits et non le moindre est de considérer tout suspect innocent aussi longtemps que les preuves de sa culpabilité n’ont pas été établies. Combien de cas où des suspects ont attendu plusieurs années en prison, sans qu’ils sachent la nature de leur inculpation.

Avec toutes les injustices qu’endurent les Algériens quotidiennement, non seulement il n’existe aucun respect pour les représentants de l’État, mais le sentiment général profond est un sentiment d’impuissance. Le citoyen se sent vulnérable devant la loi. Il se sent comme une proie facile à des prédateurs qui appartiennent à l’État. La chronique judiciaire conforte chez nous l’idée q’un un fonctionnaire du gouvernement ou de l’administration est un rapace en puissance au pouvoir d’extorsion illimité.

Les escroqueries qui se font en nom de l’État sont très révélatrices de la vulnérabilité des citoyens et de l’image de puissance que procure l’appartenance à l’État. Une puissance artificielle bien sûre et dirigée seulement contre le citoyen démuni. Combien de fois des citoyens ne se sont-ils pas fait arnaquer par des escrocs en usurpant l’identité d’un officier militaire, d’un proche parent de responsables hauts placés. Combien de fois des citoyens n’ont-ils pas été victimes d’abus de pouvoir, de trafic d’influence et de népotisme par de fonctionnaires véreux. La corruption s’est généralisée à tous les niveaux. Le bakchich fait aujourd’hui office d’une taxe obligatoire que les citoyens doivent débourser s’ils veulent faire aboutir n’importe quelle requête auprès de l’administration. Transparency International a donné une gifle à l’Algérie en la classant parmi les pays les plus corrompus du monde. Ces clichés négatifs des fonctionnais sont ne sont pas venus de nulle part, mais de notre triste réalité. Une information sur une extorsion de 500 dollars par un consul algérien est certes originale par le fait que le mis en cause est identifié, mais reste ordinaire au regard du niveau de corruption mondialement avéré de notre pays. À moins d’être un parent ou une connaissance du mis en cause personne ne sera particulièrement choqué d’entendre ce fait divers.
Si notre consul de Kiev est innocent, il est très facile pour lui de le prouver. S’offusquer par la façon dont a été rapportée cette accusation me semble inadapté par rapport à la chronique judiciaire algérienne chargée d’affaires graves. Si nous nous trouvions dans un État de droit l’information aurait été prise par de longues pincettes. Mais c’est loin d’être le cas. Entre tayabettes (les médias selon notre président) officielles et regassettes officieuses, rien ne nous dérange ou ne nous surprend maintenant. On n’est devenu tellement méfiant qu’on ne lit les informations qu’entre les lignes et on ne les écoute que sur les trottoirs.
On a vu pire que cette accusation de tentative d’extorsion. Les grands scandales et les affaires de calomnies et de diffamations sont très nombreux et autrement beaucoup plus graves que cette affaire de consule de Kiev. Ils devraient largement suffire comme cible prioritaire à ceux qui ont une réelle et authentique volonté d’en découdre avec le mépris perpétuel de l’État aux principes des libertés individuelles et des droits de l’Homme en Algérie.

Dans ce contexte exécrable venir aujourd’hui crier au loup et donner de leçon de rigueur professionnelle, pour une si banale affaire, à ceux qui luttent contre les injustices, paraît aussi surprenant que suspect. La méfiance oblige.

Par Sniper

Curieux, étrange !

L’information parue hier selon laquelle l’interim du Président de la République pendant un congé de détente est assurée par le Président du Sénat. Parce que cela n’existe pas. On ne lache pas le pouvoir pour aller se la couler douce et après on est de retour! sauf  si …

Etrange aussi l’info parue ce jour dans El Khabar : « Ouyahia décide …(ou décréte) ». C’est un cas de casus belli si Boutef était en action. Il a dégommé des premiers ministres pour moins que ça. Alorsque se passe-t-il ? Le Président est-il dans l’incapacité d’exercer le pouvoir ? Pourquoi ?

L’intérim du Président du Sénat est assurée quand le Président est dans l’incapacité d’exercer le pouvoir, non parce qu’il prend des vacances

Peut-être cela expliquerait pourquoi il ne s’est pas manifesté quand des attentats meurtriers ont endeuillé le pays. Quand on pense que Sarkozy a interrompu ses vacances pour se rendre en Afghanistan puis assister aux obsèques des soldats tués.

Et pourtant black out dans la presse quotidienne de la part de nos grands commentateurs !

Par David lemac

Témoignage d’un ancien responsable du FFS 1963 sur” qui tue qui?”

Lakhdar Bourregaa est un ancien dirigeant de l’insurrection de 1963 du FFS. C’est aussi un ancien membre du commandement de la wilaya 4 historique. Il est aussi membre du CNRA (Conseil National de la Révolution Algérienne). Il a publié ses mémoires en arabe chez Dar El-Hikma en 2000 en tant que 2ème édition sous le titre ”Témoin de l’assassinat de la révolution”.

Bouregaa raconte son histoire sur le maquis FFS de 1963 et apporte des éclairages sur la méthode du pouvoir fasciste dans sa lutte contre l’opposition légitime. Il écrit que le pouvoir a pris contact avec le FFS. Il a envoyé Said Abid, chef de région, accompagné du commandant Zerguini, pour négocier au nom de Boumedienne. Zerguini a organisé une diversion en envoyant un convoi de soldats dans deux camions civils. Il a ordonné à un 2ème groupe soldats de tirer sur le 1er groupe sous pretexte qu’il s’agissait de maquisards du FFS.

Il y a eu des tirs qui ont fait trois morts et plusieurs blessés parmi les deux groupes. Cela se passait à Azzazga. C’est un djoundi qui a révélé la méthode de Zerguini. La même méthode a été utilisée par Boumedienne contre Chaabani qui a refusé de combattre les maquisards du FFS. Les hommes de Boumedienne ont organisé une embuscade à Chaabani aux gorges de Palestro (Lakhdaria). Ils ont tiré sur Chaabani dans sa voiture qui s’est arrêtée. Là, les hommes de Boumedienne ont fouillé la voiture, insulté Chaabani, lui ont demandé ses papiers d’identité et son permis de conduire. Ils lui ont déclaré qu’ils sont des maquisards du FFS.

Voilà les méthodes du pouvoir fasciste. Il commet des crimes et les met sur le compte de son opposition pour la discréditer et la salir. Aujourd’hui, il y a lieu de tirer des enseignements de cette histoire et émettre l’hypothèse selon laquelle ce sont les forces parallèles du pouvoir qui organisent les attentats terroristes pour permettre au pouvoir d’avoir une crédibilté et une légitimité internationales après avoir perdu tout sur le front intérieur. Le pouvoir est faible, illégitime, inconstitutionnel, il recourt à ses anciennes méthodes fascistes pour commettre des crimes qu’il met sur le dos d’une quelconque organisation islamiste ou terroriste. Une telle hypothèse mérite une plus vaste étude pour être confirmée, car une hypothèse non vérifiée est nulle. ( Voir le livre de Bourregaa, p. 169-170). Il est utile de le traduire pour le lecteur français.
Par B. M

1...8788899091...97

FRONT NATIONAL - Bouches-du... |
Mouvement des Jeunes Social... |
15ème circonscription du No... |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Sagvar, le Roman Noir de la...
| Sarkophage
| UES - Claude WEBER