Archive pour 'Libre débat'

Cette Algérie qui brise ses sportifs

hadad.jpgContrairement à ceux qui affirment que l’Algérie a été  humiliée en France suite à l’arrestation de Mohamed Ziane Hassani, c’est à Pékin que notre pays a été humilié à Pékin. En effet, sur 57 athlètes qui ont pris part aux Jeux olympiques, seuls deux (02) ont réussi à décrocher des médailles. Il s’agit de la judoka Soraya Haddad qui a remporté le 10 août la première médaille olympique pour l’Algérie, décrochant le bronze dans la catégorie des -52 kg et le judoka Amar Benikhlef médaillé d’argent dans la catégorie de - de 90 kg. Sinon, tous les autres participants ont été éliminés après des échecs. Il y a un seul athlète  qui a déclaré forfait, c’est Khoudir Aggoune.

Au lendemain de son forfait, l’enfant de Souk El Tenine (Béjaia) est sorti de sa réserve pour expliquer les raisons qui l’ont poussées à renoncer à la compétition. Dans un entretien accordé au Soir d’Algérie, Aggoun a expliqué que dans son contrat-programme paraphé cette saison, le 10 000 m ne figurait pas dans ses objectifs. « On ne change pas de distance à la veille d’une compétition majeure comme les Jeux olympiques », a-t-il indiqué. 

 Au début de l’année, il était entendu que qu’il prépare le 5 000 m. « Ni moi ni mon entraîneur n’avions évoqué une préparation pour le 10 000 m. De plus, mes 27’58’’ réalisées cette saison sur 10 000 m (minima B) sont trop faibles pour pouvoir réussir une place honorable aux JO », a précisé Khoudir Aggoune. Six jours avant son voyage, Aggoune était informé qu’il était engagé au 5 000 m. Lorsqu’il a su qu’il était engagé au 10.000 m, Aggoune a transmis un courrier à la FAA pour « contester cette décision illégale » prise contre sa volonté. « Le DTN de la FAA, Ahmed Boubrit, m’a promis de revoir cette décision », a-t-il souligné. 
 « J’étais tellement touché dans mon amour-propre par cette mesure arbitraire que j’ai décidé de ne pas effectuer le déplacement en Chine. A trois jours de notre départ, j’avais même remis mon accréditation et mon billet pour lui signifier que je ne partirai pas en Chine si je ne cours pas le 5 000 m », a encore déclaré Aggoune.  Le DTN Ahmed Boubrit lui a juré plusieurs fois qu’il allait  courir le 5 000 m et non le 10 000 m. « Il m’a supplié de rejoindre Pékin avec la sélection nationale (…)  Je ne pense pas que le DTN niera ce qu’il m’a avancé devant le siège du Comité olympique algérien », a précisé l’enfant de Souk El Tenine et de s’interroger: « pourquoi le DTN, qui était désigné chef d’équipe, a évité de partir à Pékin, alors qu’il était avec nous à l’aéroport pour accompagner les athlètes ».

A Pékin, Khoudir a vécu des moments de pression, mais avait la conviction qu’il serait engagé dans le 5 000 m. « Une distance dans laquelle j’avais réalisé les minima A« , a-t-il affirmé. Il a eu une entrevue avec le chef de mission, pour lui dire qu’il ne peut courir que le 5 000 m. Ce dernier lui a répondu qu’il a reçu un ordre par écrit de la part du président de la FAA et non du DTN pour qu’il courre le 10 000 m. « J’étais profondément touché par cette injustice. J’ai senti la plus grande humiliation de ma vie. Je pense que je fais les frais de la décision de mon club (MCA) pour avoir boycotté le meeting d’Alger (29 mai). Ni plus ni moins. Je le répète : je suis victime d’un règlement de compte », a clamé Aggoune.

En octobre 2006, la judokate Soraya Haddad, médaillée de bronze lors des championnats du monde 2005, a décidé d’interrompre sa carrière. Dans une lettre qu’elle a adressée au ministre de la jeunesse et des sports, Soraya Haddad a dénoncé la précarité de sa situation. « Je ne vois rien venir, ni la possibilité de bénéficier d’une formation au sein d’un institut de sport pour obtenir un diplôme qui assurerait mon avenir professionnel, ni la chance d’une intégration dans le secteur de la jeunesse et des sports en qualité de fonctionnaire qui mettrait fin à mon statut de chômeuse de luxe temporaire. Rien de tout cela ne s’est concrétisé malgré toutes les tentatives de me rassurer », a-t-elle écrit dans sa missive.   »Monsieur le Ministre, j’avoue que je ne trouve même pas de mots pour qualifier l’humiliation que le wali de Béjaïa, de surcroît président du Fonds de wilaya du sport, m’a infligée lors d’une cérémonie organisée en mon honneur, en me gratifiant d’une modique somme de cinq millions de centimes (50 000,00 DA) en guise de récompense pour les résultats réalisés durant la saison 2005 : – Médaille d’or au championnat d’Afrique individuel – Médaille d’or à la Coupe d’Afrique des nations – Médaille d’or aux Jeux méditerranéens – Médaille de bronze au championnat du monde- 3e place à la Coupe du monde des nations » (…)

Ces deux cas nous renseignent à plus d’un titre sur l’état de notre sport. Le lecteur peut conclure que notre cher pays est gouverné par des briseurs d’ambitions. Par El Mouhtarem

La paix ne sera connue en Algérie que lorsque ce système de pouvoir sera changé*

arme.jpgLe peuple algérien continue à payer par le sang de ses enfants la politique suivie par un système de pouvoir inconstitutionnel, illégal et illégitime. Il a inventé des mots pour cacher sa nature. Il a fait adopter sa charte sur la paix et la réconciliation nationale en maintenant toutes les lois, décrets, ordonnances qui régissent l’état de guerre, instaurée par l’état de siège en juin 1991 et en février 1992, toujours en vigueur, c’est-à-dire que l’Algérie est toujours en état de guerre et non en état de paix. En état de guerres, il y a toujours les victimes, les morts. Ce qui se passe confirme cette réalité cachée par le pouvoir. Ce même pouvoir n’ose même décréter un deuil national d’une journée, comme si tous ces morts ne sont pas des Algériens. Ce pouvoir n’a ni culture d’état, ni sentiment national, car décréter le deuil national est une expression qui indique que la nation est en deuil. Malheureusement, le pouvoir n’a rien fait. Il n’est pas en deuil.
La paix ne sera connue en Algérie que lorsque ce système de pouvoir sera changé. Malheureusement, ce système veut se péréniser par un 3ème mandat pour son représentant Bouteflika qui se prend pour un nouveau Dieu en voulant conduire les Algériens au Paradis, c’est-à-dire qu’ils veut les faire tuer, car les portes du Paradis, selon les prescriptions coraniques s’ouvrent sur ordre d’ALLAH après la mort, mais pas avant. Ce que nous vivons est le résultat d’une politique. Malgré les morts, malgré l’échec, aucun homme du système du pouvoir n’a osé présenté sa démission. A chaque catastrophe, la chanson du pouvoir est la même:” le terrorisme a échoué, il a été vaincu, etc.” Qui est responsable de la sécurité des Algériens? Le pouvoir. La réalité suggère que ce pouvoir a échoué sur toute la ligne. Il est temps de le changer par la proposition d’une alternative démocratique et pacifique qui consiste à élire une Assemblée nationale constituante, objectif du FLN historique que l’adjudant des Tabors marocains a fait échoué en 1962 déjà en tuant ses opposants, en marchant sur les cadavres des Algériens pour prendre le pouvoir par les armes des vacanciers du Maroc et de Tunisie, appelée armée des frontières qui n’a mené aucune bataille contre l’armée coloniale. La seule bataille menée a été contre l’ALN dite armée intérieure pour prendre le pouvoir par la force et installer Benbella au pouvoir. Pourquoi ce monsieur se tait? Pourquoi, il ne dit rien. C’est le silence des cimetières, car il est un apotre et un allié de Boutef, comme ne 1962. L’histoire nationale est gelée.Pour la décongeler, il faut une force nationale capable de faire avancer cette même histoire qui libérera le peuple algérien de ses chaines verrouillées depuis 1962.
Par Maamar BOUDERSA
* Le titre est tiré du texte par El Mouhtarem 

La sanction, une erreur de stratégie

Cette réflexion s’inspire de l’information produite le 28 juillet 08 par Benderouiche : « Deux ans de prison pour atteinte à l’emblème national ». Au travers de cet exemple, je me propose de définir le sens de la notion de justice. Beaucoup penseront qu’il est pédant d’ergoter, de philosopher sur des mots quand la réalité est si sombre, à quoi je répondrais qu’il serait alors vain et contradictoire de dénoncer le non respect des dispositions légales par les dépositaires du pouvoir, car les dispositions légales sont écrites et, quand on les évoque, c’est bien au sens des mots que l’on se réfère. Il faut donc choisir : ou bien on considère que le sens des mots est important et on se préoccupe du rapport entre les termes employés dans les textes et les actes de justice (entre autre), ou bien on accepte le non sens des actes qui, tout en se référant à des lois, en violent l’esprit.

Convaincue pour ma part de la possibilité de mettre en accord ce qui est énoncé et ce qui est mis en place, je considère que la « justice » (question de bon sens et non d’idéologie), el âdala, implique un objectif de « réparation », donc d’utilité des décisions. Autrement, la loi serait factice et trompeuse. Il vaut mieux à mon sens décider que la loi est, sinon vertueuse, du moins sincère. 

En quoi la condamnation de B.M. comporte-elle une réparation ? De quoi et au bénéfice de qui ? D’un côté, B.M. étant algérien, en s’en prenant à l’emblème national, il ne porte pas atteinte au bien d’autrui, sauf à considérer que le drapeau algérien n’est plus le sien dès lors qu’il y porte atteinte. Dans ce cas, il faut aussi admettre que tout manquement à une fonction de représentation entraîne de fait la disqualification du fonctionnaire en faute. Tout abus ou erreur grave de pouvoir étant un manquement dans le sens où il repose sur un défaut de correspondance entre l’acte de justice et la situation considérée. Dans le cas de B.M., la prison correspond-elle à la situation ? Dans ce cas, elle répare un préjudice ; lequel ?

Le plus probable est que son geste est l’expression d’un problème dans sa relation, non au drapeau lui-même, mais à la société (à l’histoire ?) dont B.M. est membre. Ce monsieur (jeune peut-être) ne pouvant pas ignorer ce qu’il encourait pour ce geste, ou bien il ne savait vraiment pas ce qu’il faisait, ou bien il commettait un acte suicidaire. Dans les deux cas, quelle est l’utilité de cette forme de sanction ? S’il était conscient, il aura agi sous l’effet d’une rage impuissante, mais le procureur qui a requis dix ans de prison en premier lieu aussi puisqu’il n’y a pas de commune mesure entre l’acte jugé et la peine requise. Cette démesure dans la requête du magistrat constitue une forme de suicide professionnel : submergé par le dépit, la colère, l’incompréhension, autant dire par une grande fragilité, il aura dit n’importe quoi : même deux ans de prison ferme pour un acte incivile sans conséquences pour personne n’a pas de sens. Cela vaut au mieux un haussement d’épaule impuissant, au pire un travail d’intérêt général. Sinon, ça « coûter » sa légitimité à l’institution publique. 

Demandons-nous maintenant la place que prend la destruction de l’emblème dans la situation globale. Est-ce l’acte « délinquant » qui fait le problème ou bien la situation de désespoir (l’impuissance, la rage) qui conduit au problème ? Peut-être même que cette agression gratuite et totalement inefficace était une révolte extrême : B.M. aura fait le pire qu’il pouvait dans son impuissance. Mais elle peut aussi n’être qu’une étape initiale dans la dégradation de la relation à la société et annoncerait d’autres formes possibles d’expression non verbale. Si la prison peut faire peur et arrêter là toute velléité de révolte, elle peut aussi amener à la révolte. Par cohérence fonctionnelle, par souci de légitimité, les législateurs et agents de l’état ont tout intérêt à s’en tenir à une justice juste.  

De ce développement, qui exclut toute idéologie, on peut conclure que le sentiment d’impuissance est à la fois un fait partagé, une énergie puissante en même temps qu’une source de… haine réciproque, pour le citoyen commun comme pour le citoyen en poste de décision. Le problème, c’est que le citoyen en poste de décision détient des moyens qui rendent possible l’abus, conscient ou pas. Là réside la faiblesse de tout homme qui détient un pouvoir, faiblesse qui, non strictement encadrée et corrigée, peut résulter dans la banalisation des mesures inadéquates (injustice, tyrannie, despotisme), ce qui ne peut que démultiplier les « défections » sociales et politiques, en particulier dans un pays gravement fragilisé.

Pour la sauvegarde des institutions (et la paix civile), il vaut mieux admettre que la responsabilité de la morale sociale dépend de la qualité du service public et qu’il revient aux représentants de l’état de prendre la mesure des haines qu’ils ont à contenir en eux-mêmes et chez ceux dont le sort dépend d’eux. Cela ne libère pas le citoyen commun de sa responsabilité de vigilance à l’égard d’un usage conséquent des lois, autant dire des mots. 

Les gestes suicidaires étant multiples et prenant semble-il de l’ampleur (suicide kamikaze, conversion, deal, prostitution, psychotropes, violences conjugales, abandons d’enfants, émigration clandestine …), l’état devrait s’interroger sur le sens de ses choix en matière de « réponses » à un mal-être qui se démocratise et qui doit être traité comme la manifestation  d’un découragement extrême face aux difficultés de la vie quotidienne.

En conclusion, illustrons par un autre exemple : condamner (emprisonner ?) des jeunes pris en « flagrant délit » d’émigration clandestine serait l’expression d’une impuissance tout aussi flagrante (d’après la logique développée ici).

Par Wi Yilan’

Pourquoi le ministère impose-t-il des contrats aux enseignants

benbou.jpgJe voudrais comprendre une chose. Pourquoi le ministère impose-t-il des contrats aux enseignants. Est-ce des coopérants étrangers? Il y a parmi ces grévistes quelqu’un qui a travaillé 8 ans dans l’enseignement. Aujourd’hui, Benbouzid lui dit merci et au revoir. Si vous voulez continuer à enseigner fait le concours avec les nouveaux candidats. Parmi ces nouveaux venus, il se peut qu’il y ait d’anciens élèves à ces grévistes…

Pourquoi des contrats? Pouvez-vous éclairer nos lanternes?
N’importe quel Algérien postulant accepterait n’importe quelle condition de recrutement pour travailler. Ces contractuels n’avaient pas le choix entre le concours et le statut contractuel. Ils ont pris le statut qui était offert et disponible. Maintenant ce statut de contractuel fait d’eux des enseignants éjectables, vulnérables et des Kleenex.
Après tant d’années de service, Benbouzid doute-t-il de leurs qualifications. Si oui, il doit avoir honte et démissionner, car il a porté préjudice à des centaines d’élèves en leur présentant des enseignants non compétents. Il y aurait alors par sa faute des centaines d’élèves maintenant à la rue à cause de ce type de recrutement. Et dans ce cas ceux sont les parents d’élèves qui doivent se soulever contre lui.
Mais il est fort à parier que ces enseignants ont été embauchés parce qu’à un moment donné, les établissements scolaires avaient besoin d’eux. Ils ont rendu un service au moment où les nouveaux candidats faisaient encore leur formation.
Dans le cas où ces enseignants sont parfaitement qualifiés pour l’enseignement, ils doivent être régularisés et titularisés. Bon gré mal gré, ils ont acquis de l’expérience maintenant. On ne les met pas sur le même pied d’égalité avec les nouveaux.

Bien que je sois contre cette forme de protestation, je ne crois pas qu’ils aient agi avec légèreté mettant en danger leur vie. J’espère de tout mon coeur que leur revendication soit entendue avant qu’il arrive un malheur.

Des dizaines de cas de grève de la faim en Europe finissent la plus part du temps par la satisfaction des grévistes sous une forme ou une autre. Le cas des sans-papiers est à cet égard édifiant. Voilà des personnes qui sont dans une situation complètement irrégulière, recherchées par la police, qui n’ont aucun droit sur le territoire où ils se sont établis, ni aucune protection au regard de la Loi, il suffit qu’ils se regroupent et déclenchent une grève de la faim et ils sont régularisés d’une façon ou d’une autre. Les médias s’emparent de leur problème, les associations des droits de l’homme, une partie des partis politique. Bref, c’est le branle-bas sur la scène politique où tous les responsables tremblent de peur d’être accusés de non-assistance à personne en danger. Ces pays sont-ils plus humains que nous. Sommes-nous des barbares insensibles à ce point pour laisser mourir des êtres humains qui en plus sont des compatriotes. Où est notre bon sens.
Il n’y a pas très longtemps l’Espagne a régularisé le séjour de plus de 700000 clandestins. IL faut reconsidérer notre perception de droits de l’homme. On ne laisse pas mourir un compatriote par entêtement. Il faut lui tendre le bras et négocier avec lui. Rendre ces négociations publiques et tirer des conclusions justes et équitables.

Par Sniper

Zehouane n’est pas un défenseur des droits de l’Homme

zeh.jpgIl y a une semaine, le quotidien “Le Soir d’Algérie” a rapporté des informations relatives à la conférence de presse de Mr. Hocine Zehouane. Il n’a pas précisé quels ont été les personnes membres de la LADDH, version Zehouane qui étaient avec lui. Il a par contre rapporté les propos de ce monsieur concernant son concurrent Bouchachi qu’il a traité de “agent d’Ait Ahmed”. Ces propos montrent que ce monsieur n’est pas un défenseur des droits de l’homme, mais un parfait dictateur qui veut accuser ses contradicteurs et ses adversaires de faits tirés de son imagination stérile.
La charte des droits de l’Homme n’est pas la propriété d’aucun Etat, d’aucun parti. Elle est universelle. Si Bouchachi la défend ainsi que le FFS, où est le problème? Même le pouvoir algérien l’a ratifiée. Elle est devenue partie intégrante du droit national formel, c’est-à-dire écrit et non appliqué. Telle est la réalité des faits. Bouchachi l’a précédé par une conférence de presse, où il a relevé que les normes juridiques des droits de l’homme ne sont pas respectées en Algérie. C’est ce que vit tous les justiciables.
Il a eu une réponse officielle de la part de Ksentini qui a confirmé ses dires en utilisant d’autres termes pour sauver le système de pouvoir qui a fait de lui le porte-parole de la violation des droits de l’homme au nom des droits de l’homme.
Zehouane a pris la relève de Ksentini. C’est une division du travail de sabotage. Bouchachi a eu deux oppositions, celle du pouvoir et celle de l’opposition à l’opposition, c’est-à-dire celle du pouvoir. Il n’y a aucune différence entre Ksentini et Zehouane.
Le parcours d’Ait Ahmed est celui d’un héros et non d’un laudateur d’un régime qui a fait des Algériens de nouveaux indigènes. Quel est le parcours de Zehouane? Un laudateur de Benbella, l’adjudant des tabors marocains, devenu président par la force des armes, c’est-à-dire un usurpateur du pouvoir et de la légitimé historique. Zehouane est resté fidèle à son allégeance, c’est-à-dire un laudateur des dictateurs. Comme le politique du pouvoir est une alliance de fait entre Bouteflika et Benbella, Zehouane a été mandaté par Benbella au nom de Bouteflika pour dénigrer Bouchachi, comme Ksentini a été mandaté par Boutefkila pour déniger la même personne, Bouchachi, qui a les mains propres. Benbella a encore les mains souillées de sang de ses victimes de 1962, 1963 et 1964. Bouchachi non. Zehouane défend les personnes boureaux du peuple algérien au nom de l’habit des droits de l’homme.
Comme le disait Aissat Idir à ses codétenus:” si le dénigrement vous vient d’un vil, c’est la preuve de votre prefection”. Bouchachi a été parfait en dénonçant la violation des droits de l’homme.
Les vils ont apporté la preuve de cette perfection.

Par Maamar Boudersa

NB/ Le modérateur du blog n’est pas responsable du contenu de l’article

Je suis solidaire des enseignants grévistes de la faim

tsolidarite1.jpgJe ne peux être présent sur les lieux de la manif, puisque j’habite en Alsace, mais je suis présent avec mon cœur et mon esprit. Je vous encourage à manifester dans le calme et avec dignité que nos responsables ont complètement ignorée ou ne connaissent plus ce que cela veut dire. Pour ces jeunes, partir et peut-être mourir en mer est un choix pour ne pas continuer à subir l’inacceptable dans leur propre pays. La dévalorisation la déconsidération sont là des adjectifs qui blessent, qui révoltent mais eux ont choisi un verbe partir foutre le camp puisque celui ci est occupé par des charognards qui mangent les cadavres et emprisonnent leur Avenir. Sachez qu’il existe une sélection naturel alors tôt ou tard ils payerons leurs ticket. Vous les jeunes Algériens, je vous salut et vous respecte. J’étais jeune vivant dans ce beau pays. J’ai choisi de partir et je suis bien où je suis. Par moment,  j’ai l’impression que j’étais lâche en choisissant de partir. Mais le prophête Mohammed (QSSSL) a du émigrer pour Médine puisque la Mecque était remplie de mécréants.
Par Abder.y, Alsace

La parole, un lien sûr pour la société humaine

libertedexpression1.jpgComme c’était la deuxième fois qu’une participation de moi ne passait pas, je me suis dit que tu (elmouhtarem) cherchais à me décourager. En général, je n’insiste pas; là où je ne suis pas la bienvenue, je me casse (je sais de quoi je parle d’ici !). J’apprends donc qu’il y a eu un oubli et je m’en réjouis car je reprends… espoir dans la possibilité d’instaurer la parole comme moyen de communication franc et sans concession.

La raisons pour laquelle je participe à ton blog est que je crois à la possibilité de sensibiliser à l’usage d’une parole libératrice. « Dire » ce que l’on ressent sans s’en prendre à l’autre, cela évite d’accumuler les ressentiments, les malentendus et les jugements définitifs, qui finissent par se concrétiser dans des « actes » de violence. Cela permet aussi de « réparer ». L’appel aux émeutes de notre copain Alban est un acte de violence lancé dans un moment de « rage » impuissante. Aussi impuissante que celle exprimée par le procureur qui requiert dix ans de prison pour la violation d’un drapeau (ma réflexion à ce sujet sera reproposée après relecture). Et si ce n’est pas le cas pour Alban, alors, c’est plus grave encore car il peut aussi être un acteur des troubles entretenus en Algérie. Voilà en quoi le camouflage identitaire pose un problème grave (voir ma contribution du 20 juillet « le camouflage identitaire, un non-lieu »).

Nous savons tous ce qu’une rage impuissante peut faire de nous, de chacun de nous: des êtres violents et destructeurs. Nous devons aussi garder en tête que la rage est l’aboutissement d’une souffrance réelle qui dure et s’aggrave avec le temps et les … intempéries. Le sentiment, l’état de « rage » en lui-même est naturel : quand on ne peut pas se sortir d’une impasse, ou bien on se laisse mourir, ou bien on fait « n’importe quoi » pour s’en soulager. Quand on n’a plus rien à perdre (surtout à « gagner » d’ailleurs), la violence est « naturelle » dans le sens où les animaux aussi en sont « frappés ». Les harragas, les prostitués, les drogués, les extrémistes de tous bords (dont les émeutiers) …, tous sont des personnes en souffrance à l’origine, et leurs actes de violence ne sont qu’une réaction de survie ; autant dire en situation de désespoir.

« Désespoir » : absence d’espoir. Pour en arriver là, il faut beaucoup de coups durs, beaucoup d’échecs, beaucoup de tentatives sans résultats, beaucoup de besoins non satisfaits. D’accord, mais l’appel à la violence ou la justification de la violence (elle insulte donc je peux insulter, et plus fort encore) est une violence supplémentaire faite à ceux qui en subissent déjà plus que leur dû. Il nous appartient dès lors, à nous qui en avons la possibilité, de le dire, de l’expliquer, de le répéter … jusqu’à ce que notre voix puisse se faire entendre et que l’on accepte, petit à petit, de marquer un arrêt dans son désespoir, de considérer que l’espoir est moins épuisant (et moins coûteux !), que, tant que nous avons la capacité de réfléchir, nous avons les moyens de modifier le cours des choses, et notre vie par la même occasion. Pour cela, il nous faut revoir nos certitudes et questionner les référents (politiques, éducatifs, économiques …) en tant que personnes responsables (et non « coupables », cela ferme un plus les portes), sur le sens de leurs politiques respectives. Il n’y a pas d’autre issue possible.

Si la violence de survie est une réaction saine et légitime parce que nécessaire, la violence institutionnalisée (politique, idéologique …), elle, est criminelle. Mais la violence de survie ne peut pas répondre au crime par le crime sans perdre sa légitimité et son « naturel ». Voilà pourquoi je persiste à affirmer que la violence en réaction à la violence reste une violence. Même la grève de la faim est une violence faite à soi-même car elle ne garantit pas l’issue.

Par Wi Yilan’

Analyse du titre du journal Echououk

echerrouk.jpgJe tente une approche prudente à la sémantique de cette phrase aussi dramatique que loufoque a priori. Elle est présentée comme titre d’un article rapportant un évènement triste qui s’insère dans une actualité explosive. Sa traduction donne ceci:  

“un terroriste drogué, se fait exploser par crainte d’être tué par un gendarme”.  

Alors, élaborons une petite histoire hypothétique noire à partir de ce titre. Comme on dit chez nous, parfois le malheur fait rire. On suppose que c’est un martien qui lut le tire et devait disserter sur le sujet et donner libre cours à son imagination tout en étant très objectif. Il écrivit a peu près ceci: 

S’arrêtant par hasard à l’endroit où il avait planifié son attentat suicide, un terroriste la tête dans les nuages sous l’effet de la drogue, mais innocent et très sympa, trouva que cet endroit était joli est ne méritait pas d’être dévasté. C’était difficile pour lui de transformer un tel objectif en ruine et décombre. Il le regrettera sûrement après sa mort. Il s’est dit alors qu’il se suicidera mais ailleurs. Tandis qu’il était noyé dans ces réflexions idylliques, un énergumène en tenue de gendarme surgit de nulle part et remarqua ses réticences. Il compris rapidement qu’il s’agit d’un candidat au voyage céleste qui voulait de la compagnie, mais ne savait pas quel cosmodrome prendre. Par expérience le gendarme savait que ce genre de voyageur n’a pas suffisamment de détermination pour décoller.
Il devait l’aider à se propulser de la misère vers le paradis céleste en vol direct. Voyez-vous, c’est un acte de charité musulmane qu’il faisait tout le temps. Car notre gendarme avait un coeur tendre, il voulait l’encourager et l’aider à améliorer sa situation à sa façon; sans aucun effort. Il dégaina son arme vers lui pour lui signifier que s’il ne se fait pas exploser il serait dans l’obligation de le tuer. Voyant l’arme pointée sur lui, notre terroriste tiré subitement de sa léthargie, se pétrifia sur le coup. Il ne voulait pas être tué par balle, c’était trop affreux. Sa main qui était déjà sur le détonateur de sa bombe se crispa si fort qu’elle déclencha la mise à feu du propulseur cosmique. Et comme ça l’attentat accidentel se produisit, faisant plusieurs morts qui feront partie du voyage vers le Paradis, et plusieurs bléssés qui n’ont pas eu la chance de s’envolé avec les morts. Le gendarme fut très satisfait. Le terroriste, mort sur le coup, échappa aux balles du gendarme et tout entra dans l’ordre. Mais on ne sut jamais si ce dernier a regretté ou non les dégâts dans ce joli endroit.
Comme le ridicule ne tue pas, on peut titrer n’importe quoi n’importe comment.
Avec mes plus profondes condoléances à toutes les familles des victimes du terrorisme.
Par un psychanaliste de passage

Les enseignants contractuels ne sont pas des bouches-trou

greve.jpgSi ces grévistes ont tort pourquoi sont-ils si nombreux dans cette situation. 40000 contractuels ce n’est pas des exceptions. c’était une politique de recrutement des contractuels suivie par les services de Benbouzid. Des recrutements à la pelle au moment où les besoins étaient sentis à travers tout le territoire national. Par quel miracle, ils ont été embauchés et utilisés pour combler des postes vacants et ainsi rendre des services à nos enfants? C’est après plusieurs années qu’on exige d’eux de subir des examens pour être régularisés. C’est des êtres humains et non des bouches-trou.
Quand un enseignant est recruté à temps plein avec une durée indéterminée, il est suivi et évalué sur plusieurs années avant d’être agréé. Je pense honnêtement que c’est cette démarche qui doit être suivie. Il faut suspendre les recrutements sur la base des contrats renouvelables. Soit faire des examens au départ s’il y a plusieurs candidats soit recruter le seul candidat sans contrat du tout. Le règlement doit être unique, juste et clair dès le départ.
Ce n’est pas normal qu’après 3 ou 8 ans de service, les autorités concernées viennent vous signifier que vous devez recommencer tout à zéro.

Et par-delà tout ce problème, ce qui est insupportable, c’est le mutisme des politiciens sur tous les graves évènements politiques et sociaux qui ne cessent secouer la vie quotidienne des Algériens. Ce comportement irresponsable favorise les injustices, les abus et toutes les dérives que subit la société algérienne. L’absence d’implication de ces personnalités est un mépris pour les citoyens qu’on gratifie seulement leurs des compagnes électorales. Même s’ils sont contre cette grève, qu’ils le disent, donnent leurs raisons et écoutent l’opinion des grévistes et leurs sympathisants. De ces interventions contradictoires, le peuple sera mieux éclairé. Il saura situer le mal. Les erreurs seront évitées à l’avenir, etc. Ça se passe comme ça dans les pays qui se respectent. Les politiciens sont constamment sollicités et obligés de donner leur avis, sinon ce n’est plus des politiciens, mais des fonctionnaires.
Leur silence est soit complice, hypocrite ou lâche.

Par Sniper

Titre tiré du texte par El Mouhtarem

Où êtes-vous Messieurs ?

elkhabarmanif.jpgOù êtes-vous MM ? Bouteflika, Dahou Ould Kablia, Zerhouni, Ouyahia, Tounsi, Bensalah, Chakib Khelil, Chorfi, Belkhadem, soltani, Sidi-Said, Nezzar, Chadli, Benbella, Zeroual, Ghozali, et tous les autres qui ont parlé et agit en notre nom….
Exprimez-vous…
Vous êtes des personnalités publiques, non ?! Vous êtes garants de la dignité de l’Algérien. Ne restez pas tapis comme des rats dans des trous. Montrez vos têtes.
N’évitez pas ces évènements comme un chien qui raserait les murs pour éviter la fourrière.

Un mot de vous et Benbouzid retrouvera son humanisme rangé soigneusement dans l’un de ses nombreux placards.

Devrons-nous vous rappeler que c’est une injustice flagrante qui se passe dans votre pays, aujourd’hui?
Ce sont des citoyens qui demandent de la dignité.
Ranimez vos coeurs. Faites revivre votre pays.
Que feriez-vous si vous entendez que l’un de ces grévistes était l’enseignant de vos enfants ? Seriez-vous plus enclin à réagir discrètement pour lui rendre justice ? Pourquoi fuir vos responsabilités ?

Par Sniper

Photo: El Khabar

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