Archive pour 'Libre débat'

La nomination d’Ouyahia est le résultat d’un accord entre décideurs

ouy.jpgMoussa hadj et hadj Moussa. J’étais surpris ce matin par les commentaires d’une certaine presse dite “indépendante” qui veut nous faire avaler la pilule: nous convaincre que changer Belkhadem par Ouyahia est un signe de changement de cap et de passage d’une idéologie islamiste incarnée par Belkhadem à une vision moderniste incarnée elle par Ouyahia. En suivant ce raisonnement, dois-je comprendre que Bouteflika de lundi matin n’est pas celui de dimanche soir ?! Peut-on oublier que nous vivons sous une dictature où les tenants du pouvoir réel n’ont pas changé, où les “majorités parlementaires” ne veulent rien dire du moment qu’elles sont fabriquées dans les officines du DRS, et du coup ne pèsent nullement dans la désignation d’un chef du gouvernement ou sa destitution ? Les Algériens appellent ça bled mickey. Une belle caricature qui vient du génie populaire et qui explique bien ce qui se passe dans notre pays. La vérité est que ce remaniement obéit à un certain rééquilibrage au niveau des hautes sphères du pouvoir survenu à la veille d’une élection présidentielle à haut risque. Pour ma part, ce « changement » s’inscrit dans le cadre d’un accord auquel sont arrivés les décideurs et que la nomination d’Ouyahia à la tête du gouvernement n’est que la première étape dudit accord. Le reste viendra après et on le connaîtra lors de la présentation de l’avant-projet de la nouvelle constitution. Pour moi, la machine des présidentielles et le rouleau compresseur sont mise en marche et les premiers prémices apparaissent toujours avec le rangement d’une certaine presse qui veut nous faire croire, au préalable, que la nomination d’Ouyahia va provoquer un changement, et qu’il n’y aura plus d’émeutes ni de misère est aussi un signe de la fin de l’idéologie islamiste….. Enfin, que cette presse accepte de se jeter dans les mains des marionnettistes, c’est son affaire. Mais de là à accepter de se faire entraîner dans son raisonnement, là c’est notre affaire et les Algériens ne sont pas dupes.

Par M. Sadali

Un témoin parle de Tahar Ouattar

tahar20ouattar.jpgPar  Boularah Leulmi

Il est vraiment regrettable de constater où en est arrivé le débat culturel en Algérie, qui plus est, le fait de deux talentueux écrivains (Tahar Ouattar et Rachid Boudjedra), connus et reconnus. La polémique, la haine viscérale que se vouent mutuellement ces deux personnages n’est pas d’aujourd’hui. Il y a plus de vingt ans, Tahar Ouattar m’avait fait l’honneur de me recevoir à son domicile en compagnie d’un camarade-nous étions alors étudiants- férus de l’oeuvre «Ouatarrienne» et nous nous étions alors présenter, sans prévenir, chez lui, à Hydra, chemin Gaddouche. Il nous reçut aimablement, et nous lui demandâmes s’il pouvait se déplacer à la fac pour animer une conférence rentrant dans le cadre des activités de l’Union nationale de la jeunesse algérienne (UNJA). Il avait décliné poliment l’invitation, précisant qu’en les circonstances d’alors, c’était infaisable. Nous étions en 1985-1986, et Ouattar avait été mis à la retraite d’office. J’en ressentis beaucoup d’aigreur, de ressentiment à l’égard des dirigeants de l’époque. Mais soudain, la discussion dévia sur Boudjedra, au sujet duquel notre hôte déversa son venin. A vrai dire nous ne comprenions pas, mon camarade et moi, les raisons de cette attaque gratuite. J’en restais personnellement interloqué.
Ceci n’empêcha pas Tahar Ouattar de nos offrir un de ses ouvrages, L’AS en l’occurrence, qu’il prit le soin de dédicacer.
Cette digression est nécessaire pour comprendre que le “conflit” ne date pas d’aujourd’hui. Il est très ancien.
Regrettable d’en arriver à ces situations où l’élite s’offre en spectacle, et quel spectacle, au lien d’enrichir et de rehausser le niveau les débats de l’heure.
Tahar Ouattar a certainement des défauts, mais force et de reconnaître en lui une constance, jamais démentie, de ses principes et de ses prises de position. Le dernier épisode relatif au pèlerinage à la Mecque offert par qui vous savez, et que Ami Tahar a catégoriquement rejeté. De nos temps, peu de gens peuvent se targuer de ce cran.
Rachid Boudjedra quant à lui, outre un talent extraordinaire et une oeuvre riche, diversifiée et de haute facture, écrit en arabe et en français, ce qui est quand même très rare. Et c’est ce que lui reproche inexplicablement, entre autres motifs, Ouattar, est également un personnage connu pour la constance de ses prises de position très courageuses, notamment contre l’instauration d’un Etat théocratique et son engagement pour une Algérie plus juste. 

La politique c’est de s’occuper des affaires de sa commune *

 Par Samir Rabhi, ancien Maire de Souk Oufella

Un grand azul (salut) à ceux et à celles qui oeuvrent pour que la démocratie soit instaurée dans notre pays qui nous est très cher. Je ne pourrai jamais parler de l’ALGERIE sans souligner les sacrifices des hommes et des femmes afin que nous puissions vivre dans la dignité. Durant la révolution, l’ALGERIE a perdu les meilleurs des ses enfants.
C’est toujours un plaisir pour moi de m’engager dans des débats là où je puisse apprendre des choses…à condition que les règles de la discussion soient respectées. Disons qu’à travers les insultes et les injures, on enseigne la violence, le mépris et tas d’autres sentiments, qui ont été, et demeurent la force des faibles. Cependant, moi je soutiendrai que nous ne pourrons jamais prétendre à n’importe quel progrès si au sein de notre société le respect de l’autre, la tolérance ne trouvent pas place.
Chers ami( e)s, je ne pourrai jamais oublier que j’ai milité au sein du RCD, que j’ai été responsable ou Maire du RCD. Cette structure reste toujours respectable, les hommes qui l’ont construite le sont aussi. Je suis respectueux envers tout le monde sans exception aucune.
Le problème ne réside pas là. Il faudrait toujours se rappeler que nous sommes face à une situation très délicate ; il y a de sérieux problèmes qui surgissent chaque jour que nous vivons et l’indifférence est une fuite en avant. S’occuper de ses querelles intestines est une grave erreur, le mal est plus grand, plus large et plus visible, l’ignorer est un crime contre l’humanité.
Je m’explique. Pour un pays aussi riche que le notre, un faible taux de croissance démographique, les intellectuels n’ont rien trouvé de mieux que de le «quitter» au prix de leurs vies. J’étais sortant de l’université, marié, un enfant à la charge qui ne trouvait rien à faire pour nourrir sa famille…donc je comprends ce que peut ressentir un jeune algérien dans son pays riche et qui ne lui vient pas en aide.
Les politiciens qui luttent pour changer le quotidien, qui finissent parfois dans les prisons, les cimetières ou carrément en exil, je ne les juge pas.  Je vais parler de ma commune Souk Oufella perchée sur les montagnes des Ath-Ouaghlis dans la wilaya de Béjaia. C’est une commune de 10 000 habitants, située dans une région rurale, sans aucune ressource (on attend uniquement les subventions de l’Etat), le climat n’est pas tendre en été encore moins en hiver. Alors délaisser les affaires de nos citoyens sera une erreur impardonnable, car nous sommes déjà dépourvus de tous les moyens. Faire de la politique signifie pour moi s’occuper de tout ça. C’est en quelque sorte la gestion de la cité dans le souci d’améliorer le quotidien du citoyen. Gloire à nos martyrs de 1954, 1963, 1988, 1990-2000 et 2001…

* Le titre est d’El Mouhtarem

Mise au point au « collectif des femmes du printemps noir »

faroudja.jpgBonjour tout le monde; 

Je viens de lire cette mise au point fleuve de la bonne dame Farroudja Moussaoui au nom d’un collectif des femmes du printemps noir. J’avoue que je suis un peu plus que désorienté. Je n’ai pas la prétention de défendre Me Zehouane qui est mieux placé que moi pour se défendre lui-même, et je salue sa décision plus que courageuse. Seulement, je tiens à rappeler quelques vérités. Collectif des femmes du printemps noir, voyons donc bonnes femmes du printemps… noir ! La femme a été partie prenante des événements du printemps de 2001, j’en témoigne, car j’en ai côtoyé quelques unes d’entres-elles. Elles y étaient au tout début du mouvement, puis, oust, elles se sont éclipsées, et je ne leur reproche rien, car ce n’est pas de leur faute, je le sais. D’où est né ce « collectif des femmes du printemps noir »? A-t-il une existence réelle quelconque ou alors c’est tout juste un sigle que l’on sort quand on en a besoin? Où était ce « collectif de femmes du printemps noir » quand, justement, le droit des femmes a été bafoué par les aarouch, par les personnes mêmes qui organisent ce colloque, et j’en témoigne moi-même, ayant été partie prenante de ce mouvement et présent à la rédaction de la plate-forme d’El Kseur. N’ont-ils pas exclu les femmes, les étudiants, les syndicats et tout ceux qui pouvaient donner une consistance et une portée à la révolte des jeunes? Trêves de mensonges.  Il faut bien se rendre à l’évidence et admettre que les premières victimes des aarouch sont les femmes. Je me rappelle encore avec dégoût de certains comportements et commentaires de certains membres des aarouch, et des plus en vue, envers des femmes qui assistaient aux « conclaves ». Ces gens là, ce sont les mêmes qui, aujourd’hui, organisent ce colloque. N’ont-ils pas mis la Kabylie à feu et à sang ? N’ont-ils pas instauré la terreur pendant des années sur les populations de la région et ouvert la voie à toutes les dérives et tous les fléaux ? Y a combien de « aarouch » aujourd’hui ? Les dialoguistes», les non dialoguistes, les anti-dialoguistes, les dialoguistes mais…, les dialoguistes à condition, les non dialoguistes sauf si, les dialoguistes avec Benflis, les dialoguistes avec Ouyahia, les dialoguistes avec El Mouradia, les dialoguistes avec les caves de Ben Aknoun…, les rançonneurs des commerçants, les nababs et les amateurs de soirées arrosées de whisky…etc ! Et puis, question de bon sens, dites-moi donc, en qui un colloque sur l’impunité, organisé à huis clos à Tizi-ouzou, peut-il apporter quelque chose à la cause des droits de l’homme? Un colloque où tous les intervenants sont des oppresseurs ! Benchicou n’a-t-il pas instauré une chape de plomb sur les journalistes du Matin ? Ne les a-t-il pas exploité durant des années ? Plusieurs d’entre eux ont eu la désagréable surprise qu’ils n’étaient même pas assurés ! N’a-t-il pas versé dans la corruption et les jeux du DRS (chose qu’il reconnaît lui-même dans son dernier livre, d’ailleurs), quand au « aarouch » et consort, il n’est même pas utile d’en parler, pour ne pas leur donner de l’importance, l’histoire rendra son jugement un jour.  Quant aux femmes du « collectif des femmes du printemps noir », je leur dirais ceci: Cessez de faire le jeu des charognards. Le combat des femmes est quotidien et de longue haleine. Vous ferez mieux de vous occupez réellement de la situation des femmes que de servir les desseins obscurs et inavoués de vos bourreaux d’hier et d’aujourd’hui. A bon entendeur. 

Par nuage de fummé

NB: Sur la photo: Farroudja Moussaoui

Le Makhzen du DRS condamne l’Algérie à la décadence

toufik.jpgLe dernier sommet de Tripoli s’est déroulé comme une tragi-comédie dévoilant la décadence des pays arabes, que Kadhafi a été le seul à exprimer. Entre vraies et fausses monarchies, les absents et les présents, le monde arabe ne sait plus quoi faire face à l’initiative de l’UPM. Il ne sait plus où il va et a perdu toutes les batailles du choc civilisationnel avec l’Occident. 

Après la destruction de l’Irak et du Liban, il s’apprête à assister en spectateur silencieux à l’anéantissement annoncé de l’Iran. Les dirigeants arabes acceptent tête basse le diktat occidental qui veut interdire aux pays musulmans la maîtrise de la technologie nucléaire, l’énergie qui va remplacer le pétrole dans un demi-siècle. 

Kadhafi a raison de parler d’humiliation. Sarkozy a «convoqué» les anciennes colonies à venir se mettre au garde-à-vous le 14 juillet à Paris… à côté d’Israël. Pour sauver leur trône, les monarques et les présidents à vie sont-ils prêts à faire subir cet affront à leurs peuples ? 

Les journalistes du monde arabe n’en peuvent plus d’écrire l’humiliation au quotidien que nous impose une génération post-indépendance qui refuse de passer la main et nous entraîne irrémédiablement dans une nouvelle décadence de «colonisabilité» définie par le penseur algérien Malek Bennabi. 

La vraie force de l’Occident réside dans le renouvellement des élites au pouvoir par des cycles de 5 à 10 ans où les démocraties parlementaires rythment la cadence des changements et des adaptations à chaque nouveau défi. 

Dans le monde arabe, les élus ont encore un rôle subalterne d’apparat protocolaire. Ce sont les «services secrets», les moukhabarate, qui tiennent toutes les institutions dans une main de fer. C’est particulièrement le cas de l’Algérie où
la Sécurité Militaire, après avoir été dominante depuis l’indépendance, a concentré tous les pouvoirs depuis la destitution de Chadli en 1992. Le décret d’état d’urgence autorise le DRS à placer des officiers dans toutes les institutions civiles et militaires. Plus rien ne bouge en Algérie sans l’aval du DRS. Depuis, le choix du président, des ministres, des chefs de région jusqu’au plus petit responsable, aucune nomination ne peut passer outre le droit de veto du DRS. 

C’est un véritable Makhzen qui s’est installé à la faveur de la politique du tout sécuritaire, qui répond totalement à la définition qu’en donnent les politologues et les encyclopédies. Le mot Makhzen vient du mot arabe khazana qui signifie cacher ou préserver. Aujourd’hui ce terme désigne à la fois le système et ses hommes, ses méthodes de gouvernement, ses moyens financiers et militaires, ainsi que la mentalité particulière du pouvoir totalitaire qui en découle. Historiquement collé à la dynastie alaouite au Maroc, le Makhzen désigne globalement «le pouvoir central du sultan, des vizirs, l’armée, la bureaucratie et toute personne contribuant à relayer ce pouvoir vers le reste de la population». Cela commence par les mouchards (commerçants, vendeurs de cigarettes, dealers,…) en passant par les notables, les affairistes,… 

En Algérie, le système makhzénien a été complètement assimilé et copié par les chefs du DRS et ses «mokhaznis» qui bénéficient de «l’irresponsabilité politique» et de «l’impunité juridique» dont seuls les monarques peuvent se prévaloir. On l’a bien vu avec l’affaire Khalifa où aucun responsable du DRS n’a été sanctionné ni inculpé. De même que les accusations d’anciens officiers du DRS contre leurs chefs sont restés sans suite nationale et internationale. 

Le DRS a instauré un «mode de gouvernance» où il s’implique dans toutes les décisions tout en restant «au-dessus de toute critique, de tout reproche, de tout soupçon». Son pouvoir ne souffre d’aucun contrôle parlementaire, d’aucune limite gouvernementale. Critiquer le DRS est un crime de lèse-majesté que les militaires, les journalistes et les politiciens paient par la prison, l’exil ou la mort. «Cette organisation sécuritaire est une forme de domination originale, un cadre institutionnel politique et militaire confectionné sur mesure» au mépris de
la Constitution. 

On peut appliquer au Makhzen du DRS l’expression de «système de servitude volontaire» définie par un spécialiste. Il entretient par la peur les allégeances au système dans une «pyramide de servitudes et de dépendances» ou «sous le tyran ultime, et de proche en proche, l’illusion de commander fait de tous et de chacun des petits chefs serviles à la dévotion du chef suprême, s’identifiant à lui, jusqu’à être tyranneaux eux-mêmes». 

L’appareil du DRS est devenu comme «une pieuvre monstrueuse qui enserre dans ses tentacules, épie, emprisonne, torture, neutralise, corrompt et écrase qui il veut, quand il veut» dans l’anonymat et la clandestinité des «services secrets». 

L’omerta des élites militaires et civiles confinent à une dangereuse lâcheté. Tout combat politique ou intellectuel doit conduire aujourd’hui à la destruction de ce système anticonstitutionnel qui n’a aucune légitimité, hormis celles de la violence et de l’injustice. 

Le makhzen du DRS fait et défait les présidents et les gouvernements dans le sang depuis 1992. Si le DRS n’est pas dissout et les services secrets réorganisés avant la prochaine échéance présidentielle, l’Algérie n’échappera pas à la décadence ou au chaos qui va s’ensuivre. 

Le prochain président que le Makhzen du DRS veut nous imposer va s’appuyer sur ce système pour le renforcer davantage et s’assurer une présidence à vie. 

Saâd Lounès

Qui a induit en erreur l’AFP et Reuters?

Pourquoi personne dans la presse ne se pose la seule et vraie question: « QUI A INDUIT EN ERREUR L’AFP ET REUTERS? » Ces deux agences sont connues pour être professionnelles et très rigoureuses dans la rédaction et la diffusion de leurs dépêches. Lamine Chikhi et Hassan Zenati n’ont pas inventé les fausses infos de Beni Amrane et Bouira. Elles leur ont été communiquées par une « source sécuritaire » qui s’est planté parce que le scénario des attentats ne s’est pas déroulé comme prévu. Je me rappelle de l’attentat contre le président Boudiaf. J’écoutais la radio française Europe 1. Vers 11h elle interrompt ses programmes pour diffuser un flash spécial qui disait ceci: « On vient d’apprendre que le président algérien a été assassiné par un de ses gardes du corps, lequel a été aussitôt abattu par ses collègues. On y reviendra dans nos prochaines éditions ». Manque de bol, Boumaarafi avait déjoué le scénario qui était prévu et s’était échappé pour se rendre à la police. La question cruciale est évidente: quelle est donc cette « source sécuritaire » qui informe instantanément les agences de presse sans même vérifier que les attentats se sont déroulés comme prévu?

Saad Lounès

Y aura-t-il un peu plus de dollars dans nos assiettes ?

L’on vient d’apprendre qu’à la faveur de la hausse des prix du pétrole qui ont atteint des pics historiques, la loi de finances complémentaire pour 2008, se fera sur la base de 37 dollars, alors qu’elle n’était que de 19 dollars, en dépit de l’embellie  financière du pays. Si cette  «réévaluation» est une bonne nouvelle en soi, l’on se demande, nous petit peuple, si cela changera un tant soi peu à notre misère. Y aura-t-il un peu plus  de dollars dans « nos assiettes» ou, au contraire plus de dollars dan celles des affairistes véreux et autres spécialistes de «l’import-import» qui s’offrent des lignes de crédits comme on s’offre des figues  « Deg tebhirt n Vava Vajghit idiwan deg tit ». L’on se demande si cette nouvelle disposition budgétaire assurera à chaque enfant algérien  sa ration de lait et de pain quotidienne. L’on ignore si cela changera quelque chose pour nos écoles primaires qui font pitié et apportera une scolarité digne à nos petits chérubins. On ignore… On ignore un tas de choses. 

     Au pays des mystères, et quand il s’agit de dollars, le petit peuple n’est certainement pas dans le secret des Dieux. Pourquoi ? Pour la très simple raison qu’il n’a pas encore le droit et les moyens de contrôler «son argent». Pourquoi ? Nous ne sommes pas encore dans un système de démocratie qui permette aux représentants du peuple qui n’existent pas encore, du reste, de demander des comptes … à dormir debout.  Au lieu de répondre à toutes ces questions, je préfère et je me permets de parodier cette fable de
La Fontaine «Le Laboureur et ses enfants», 

Le liquidateur et nos enfants Un riche liquidateur, sentant la flambée prochaine
Fit venir nos enfants, leur parla avec témoins
«Gardez-vous, leur dit-il de toucher l’héritage
Que nous ont laissé vos parents
Nous, l’OMC et le FMI sommes cachés dedans  

Je sais l’endroit, mais beaucoup de courage
Vous le fera supporter; vous en serez fous
Remuez vos c… dès que nous aurons pris tout
Crevez, fouillez dans les poubelles,  laissez la place,  
C’est ma place, y a que moi qui passe et repasse
Le liquidateur n’est pas mort, les enfants gisent sur les champs
D’argent, pleins de sachets et le roi avec son ramage
De leur montrer, très fort
Que la misère, y en aura encore  

R. Zenati

A propos du Bac: Mazal daghan les mesures ?!

 

mailgooglecom.jpgEn parcourant la presse de ce matin, le BAC 2008  a évidemment beaucoup de … succès grâce au sujet d’anglais. C’est à la une de tous les titres. Enormément de commentaires, de chiffres, de déclarations  de candidats, de surveillants, des responsables du secteur de l’Education en charge de l’organisation et du suivi du déroulement de l’examen.
La journée d’hier a été marquée par le sujet d’anglais  et, malheureusement pour les candidats, non remarqué à temps par le sujet d’anglais : sa présentation et sa mise en page qui a complètement dérouté, induit en erreur les candidats et « enduit » ainsi le bac d’une autre coquille… Et il n’en avait pas besoin.

C’est quand même bizarre, toutes ces bévues, lorsqu’on sait que la préparation et l’organisation de cet examen important ont débuté presque en début d’année et mobilisé d’impressionnants moyens financier, matériels et humains : Des commissions nationales, des sous-commissions régionales, wilayales,  locales… En somme, toute une logistique, stratégique, statistique, gymnastique, parasismique …

Cela m’amène, en tant qu’enseignant, à toucher un mot sur un aspect important de la préparation du BAC : l’élaboration, la mise en page et au propre et l’impression des sujets.

En tant qu’enseignant, et à l’instar de tous les autres collègues, toutes matières confondues,  je consacre au moins 15 jours à la préparation d’un sujet de composition (choix du texte, adaptation, formulation des questions, proportionnellement au volume du texte), ensuite la saisie du sujet, sa lecture, relecture, rectifications, corrections…avant son impression. Enfin tout un processus… Tout ça, je vous le dis, pour un sujet de composition de 4e Am.

Voyez-vous, je me dis que pour le BAC, ça doit être d’une extrême attention, d’une incomparable et irréprochable méticulosité et d’une vigilante vigilance : « hadhar dha, aâwdhas dha, akass wa, arrad win, balak akin, iwachu wa, naghlat dha … » Non mais, franchement, moi j’imagine que ça doit se passer comme ça, la préparation des sujets du BAC. C’est sérieux. D’autant que les mesures prises par le Ministre sont annoncées en fanfare et en grandes pompes.

Suivons à la trace le parcours d’un sujet du bac.

Avant d’envoyer le sujet qui est toujours à l’état de brouillon, à la phase d’impression, théoriquement, pédagogiquement, didactiquement,  la commission « des pédagogues » chargée de cette mission de haute importance, doit veiller au moindre détail et procéder aux dernières vérifications. Normalement

Le sujet atterrit sur les rotatives pour son impression. Là, je présume que cette opération se déroule sous la supervision d’un responsable qui doit, à mon avis, s’assurer de l’adéquation du sujet adopté à celui imprimé. A ce niveau, je pense qu’on reproduit d’abord un exemplaire pour constater qu’il est « nickel » à tout points  de vue : Orthographe, nombre de questions, mise en page, numérotation et pagination des feuillets, «  sens de leur lecture », filières concernées, recto, verso  …  pour, ensuite lancer le tirage du nombre de copies nécessaire. Normalement.

Ce qui vient de se produire pour le sujet d’anglais, est tout simplement ahurissant et je me dis : mais bon sang ! Que font tous ces moyens  « humains », toutes ces commissions, ces inspecteurs s’ils ne sont même pas en mesure d’assurer « une impression » normale d’un sujet ?

Lorsqu’on fait un petit flash-back sur les déclarations des responsables, annonçant les mesures exceptionnelles « Spécial BAC2008 », je reste médusé. Jugeons-en : « Le bac 2008 sera particulier », « Toutes ces mesures, c’est pour préserver la crédibilité des examens  algériens », « Les inspecteurs qui ont élaboré les sujets des examens du bac, devraient être « isolés du monde » pendant une période de 40 jours. », « La justice pour les surveillants qui s’absentent. »

Si toute cette batterie de mesures draconiennes a été prise, cela suppose que c’est pour ne plus prendre de mesures. Détrompons-nous ! Faut encore des mesures sur  les mesures démesurément déjà prises!

Dans un article du quotidien « Le jour d’Algérie », consacré justement à  cet incident « baccalaurésque », qui touche à l’épreuve d’anglais, un candidat  a déclaré : «Ils nous ont dit que des mesures seront prises pour trouver une solution à ce cafouillage» « Mazal dhaghan » les mesures ? C’est pour mesurer quoi, alkhawa ? Ca y est ! « Anagh c’est censé être déjà mesuré! »

Par R. Zenati : Amizour

Réponse à : «Que fera l’Algérie si les rebelles touaregs revendiquent l’indépendance ?».

targui1.jpgTelle que formulée, la réponse à une question aussi hypothétique demeure hasardeuse à plus d’un titre. Il faut d’abord savoir de quelle Algérie parle-t-on ici ? Celle d’en haut, de Bouteflika, du DRS et des généraux ? Celle du père de famille pour qui il est de plus en plus problématique de subvenir aux besoins de sa progéniture alors que le baril de pétrole est cédé à plus de 135 $ ? Ou celle du jeune universitaire, chômeur et candidat à la Harga vers des contrées, malgré tout, plus clémentes ?

Ensuite, s’il arrivait que les Touaregs du Niger décident de se séparer de l’État central de Niamey, que pourrait bien faire l’Algérie à part peut-être offrir sa médiation ? Elle ne pourrait pas non plus, contre la volonté des uns et des autres, contraindre les Touaregs du Mali à demeurer Maliens. Dans tous les cas ce serait une ingérence dans les affaires intérieures d’un tiers pays.
Pour ce qui concerne les Touaregs algériens, et que je sache, ils n’ont jamais dit qu’ils n’étaient pas Algériens ou fait état de leur intention de «revendiquer leur indépendance». Aussi, prendre les Touaregs algériens comme point de comparaison avec la cause du peuple sahraoui est incongru. Faut-il rappeler et préciser, encore une fois, que les Sahraouis, à travers le Front Polisario, ont entamé une guerre de libération contre l’occupant espagnol avant qu’ils ne soient annexés, contre leur volonté, par le Maroc. Quand est-ce que les Touaregs algériens ont-ils ne serait-ce qu’envisager une rébellion armée contre le pouvoir central ? Et au-delà de toutes ces considérations, depuis quand les Touaregs auraient-ils reniés leur algérianité et leur attachement à ce Pays ?
Quand au rôle du DRS et la question de son positionnement dans les soubresauts qui secouent le grand sud et la région du Sahel, il y a en effet de quoi s’interroger très sérieusement sur non pas seulement ses capacités à y remédier mais surtout sur sa volonté à y faire face.

Par Chavez , un visiteur du blog

On aime bien faire de la petite politique *

Le mal qui ronge l’Algérie entière passe de tout temps sous silence. Par contre, on aime bien faire de la petite politique qui trouve proliférations dans certains quartier comme celui auquel vous faite allusion (Quartier Seghir Béjaia NDLR). J’aurai bien aimé que vous tirerez la sonnette d’alarme sur les dilapidations des biens publics, entre autres, quatre milliards d’euros que Zerhouni s’octroi pour restructurer la police et renforcer le clan d’Oujda, trois milliards de dollars pour la grande mosquée d’Alger, d’autres milliards jetés en l’air pour acheter des avions de guerre. Pendant ce temps, les Algériens cherchent la nourriture dans les poubelles y compris dans ceux du quartier Seghir. D’autres qui ne savent même pas nager dans une baignoire cherchent à prendre le large pour fuir vers l’inconnu. Les maux de la Kabylie sont ceux de toute l’Algérie. Déployer votre énergie à expliquer aux Algériens que tant que des partis boulitiques font de l’opposition au régime et leurs dirigeants résident au Club des pins (primes, voiture blindée et neuf gardes du corps pour Said Sadi, ce genre de pratiques, comme vous dites, ne feront que continuer… Le jour où la vérité éclatera, la décantation fera son travail ; ce jour là le FFS aura fait son boulot.  

 

Par Moul Chache

* Le titre est d’El Mouhtarem 

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