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Archive pour 'Monde du travail en Algérie'

UGTA de Béjaïa: « Non au terrorisme syndical »

Plusieurs dizaines de délégués syndicaux, rejoints par des militants de partis politiques et autres organisations syndicales, ont observé hier un sit-in devant le siège de l’Union de wilaya (UW) de l’UGTA de Béjaïa pour protester contre une suspension jugée abusive, prise à l’encontre du secrétaire général de l’union locale d’Amizour, Boualem Chouali, rapporte El Watan.

Les protestataires ont demandé aux responsables de l’union de wilaya des explications sur cette suspension. Les syndicalistes en colère ont fini par investir les locaux de l’UW, empêchant la tenue d’une réunion de la commission exécutive de wilaya. Leurs exigences se résument à «mettre un terme au terrorisme syndical», à la levée des suspensions des «camarades syndicalistes», au départ de l’actuel secrétaire général par intérim de l’UW et à la réappropriation de l’UGTA de Béjaïa comme « instrument de lutte ».

Pour rappel, la suspension du SG de l’union d’Amizour a été prononcée le 28 septembre dernier par le secrétariat de l’U.W pour «insubordination aux instances syndicales hiérarchiques, notamment depuis la préparation du 11e congrès national» de l’UGTA.

Algérie: Le sit-in des enseignants contractuels empêché

Les enseignants contractuels ont été malmenés, brutalisés, tabassés et insultés par des policiers venus en force empêcher leur sit-in prévu lundi devant la présidence de la République. Cinq manifestants ont été interpellés, menottés comme de vulgaires voyous, avant d’être embarqués pour les commissariats les plus proches. En toute vraisemblance, les policiers ont eu le même comportement adopté lors du premier sit-in tenu en juillet dernier. Ils étaient déchaînés et furieux contre des individus qui essayaient de manière pacifique d’atteindre le siège de la Présidence.

Pour rappel, les enseignants contractuels sont à leur 5ème sit-in devant le siège de la présidence de la République. Notons que les protestataires demandent leur intégration dans leur poste de travail, la régularisation de leur situation financière, la réintégration des enseignants exclus abusivement, la titularisation après une année d’exercice ainsi que l’ouverture de postes budgétaires dans les nouvelles filières comme l’informatique. (D’après El Watan/ Synthèse d’El Mouhtarem)

Enseignants contractuels: rassemblement ce matin à El-Mouradia

Le Conseil national des enseignants contractuels a décidé de tenir un rassemblement à la place d’El-Mouradia, lundi lundi. «Les solutions proposées par le ministère de l’Education ne répondent pas aux doléances des enseignants contractuels et les ignorent totalement en passant outre leurs exigences et en ignorant même leur situation délétère», faisait remarquer, Boumaza Walid, porte-parole du syndicat, à l’occasion d’une conférence de presse organisée au siège du Snapap.

 

Au sujet du concours de recrutement organisé par le ministère de tutelle, les enseignants ont souligné «le manque de transparence qui caractérise ce type de concours et la manière avec laquelle ils sont organisés». Et de poursuivre: «Comment expliquer que des licenciés en littérature arabe ou française, avec 5 ans d’expérience, se soient vu recaler, devant ainsi passer un concours pour un poste d’enseignent du cycle moyen? Pourquoi la tutelle est-elle revenue sur la décision de renouvellement des contrats?».

Sidi Bel Abbès: Le responsable de l’UNEA condamné à 3 mois de prison

Le responsable du bureau de wilaya de l’Union nationale des étudiants algériens (UNEA) a été condamné, dimanche, à 3 mois de prison ferme par le tribunal de Sidi Bel Abbès, a rapporté El Watan. Le jeune étudiant était jugé pour avoir «insulté» le directeur d’une résidence universitaire durant la première semaine du mois de jeûne. Le condamné avait protesté contre l’anarchie qui régnait au sein de la résidence universitaire Ahmed Beddad et la faiblesse des structures de restauration. «Des actions de protestation seront incessamment matérialisées face à la détérioration des conditions de vie des étudiants et suite à la décision sévère rendue par la justice», a annoncé l’UNEA dans une déclaration rendue publique. «La justice se révèle incapable de faire la lumière sur de nombreux dossiers de dilapidation de deniers publics liés à la gestion des résidences universitaires, mais se montre prompte à condamner de simples étudiants pour des délits divers», s’indignent des étudiants. «En rendant ce jugement, l’institution judiciaire réaffirme son refus de s’attaquer de front à la corruption et la déliquescence qui prévaut au sein des résidences universitaires, se contentant de maintenir l’illusion d’avoir la capacité de faire justice», ajoutent-ils.

Algérie: Sidi Said tire à boulets rouges sur les syndicats autonomes

Lors d’une viste qu’il a effecutée dimanche à la SNVI de Rouiba, le SG de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd a tiré à boulets rouges sur les syndicats autonomes. Le patron de la centrale syndicale dira «que c’est facile de protester, de radicaliser ses actions et d’insulter» et d’ajouter que «quand il s’agit des intérêts de mon pays, je ne fais pas de syndicalisme». Selon lui, il est «irraisonné d’exiger des augmentations de salaires astronomiques sur la base des rentes du pétrole». Synthèse d’El Mouhtarem

 

 

Enseignants de tamazight à Bouira: «Benbouzid n’a pas tenu sa promesse»

Le problème des enseignants contractuels de tamazight de la wilaya de Bouira est loin d’être résolu. A quelques jours de la rentrée scolaire, ces enseignants, au nombre de 35, se retrouvent sans travail en raison du non-renouvellement de leur contrat, expiré depuis une année, a rapporté El Watan.Le ministère de l’Education nationale leur avait pourtant promis, suite à leur grève de la faim de novembre 2007, une intégration dans le corps de la Fonction publique avant d’être détachés à l’école de formation de Ben Aknoun (Alger) pour obtenir une licence d’enseignement en tamazight. Pour rappel, ces enseignants, pères ou mères de famille, qui ont enseigné tamazight pendant plusieurs années (5 ans pour la plupart), ont vu leurs contrats de travail unilatéralement rompus par le ministère à la rentrée 2007-2008. Après avoir épuisé toutes les voies de recours, ils avaient observé une grève de la faim illimitée qu’ils avaient suspendue suite aux promesses du ministère de l’Education.

Algérie: Les enseignants contractuels violemment réprimés

Le rassemblement que devaient tenir hier les enseignants contratcuels devant le siège de la présidence de la République, à El Mouradia a été violemment réprimé par les services de sécurité. En quelques minutes seulement, une vingtaine d’enseignants ont été embarqués dans les voitures de la police.

Urgent: suspension de la grève de la faim des enseignants

Après 40 jours de grève de la faim, les membres du Conseil national des enseignants contratctuels (CNEC) ont annoncé, aujourd’hui lors d’un point de presse, la suspension de leur action en raison de la dégradation de l’état de santé des grévistes. Par ailleurs, le protestataitres ont réitéré leur détermination à poursuivre la lutte jusqu’a satisfaction de leur revendication qui consiste en leur intégration dans leurs postes. A cet effet, le CNEC prévoit l’organisation de rassemblements de protestation devant le ministère de l’Education nationale et les directions de l’Education au niveau des wilayas. Par El Mouhtarem  

41 jours de grève de la faim, Benbouzid hors de la zone de couverture

Après 40 jours de la grève de la faim, le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, est resté insensible au cri et à l’état de santé des enseignants contractuels. En effet, lors d’un point de presse organisé hier au siège du Snapap à Alger, l’intersyndicale des fonctionnaires du secteur public a dénoncé le mépris affiché par le ministère à l’égard des enseignants contractuels. « Nous sommes scandalisés par la dernière sortie médiatique du secrétaire général du ministère de tutelle, Boubakeur Khaldi. Ses déclarations sont indignes », ont déclaré les conférenciers.  

M. Mechri Mohamed, représentant du Snapap, a déclaré a dénoncé le traitement réservé par le ministère au problème des enseignants contractuels. « Le ministre a  adopté la politique du mépris et de la fuite en avant », a indiqué l’orateur. Pour sa part, le secrétaire national à l’information du Cnapest, Boudiba Messaoud, a tenu à dénoncer la façon d’agir de la part du ministère de tutelle qui, « au lieu de recevoir les enseignants contractuels, a préféré garder le silence ». Le représentant du Cnapest a qualifié d’inhumain le refus du ministre d’engager un dialogue avec le Cnec afin de trouver un dénouement heureux au conflit.  

Par ailleurs, M. Mebarki, président de l’union des associations de parents d’élèves, a déclaré que toutes ses tentatives de rencontrer le ministre de l’Education ou son SG ont été vaines. Le porte-parole du CLA, quant à lui, a affirmé que le pouvoir algérien n’a pas la culture du dialogue mais celle de la matraque. « A chaque crise sociale, le pouvoir, au lieu de trouver une solution, préfère pousser la situation au pourrissement », at-il ajouté.  

 

 

Concernant l’état de santé des grévistes, dix enseignants ont été transférés hier dans des centres hospitaliers spécialisés en hémodialyse.  Il convient de signaler que depuis le début de la grève le 14 juillet dernier, les enseignants contractuels n’ont reçu aucune aide ni du ministère de la Santé, ni celle de la Solidarité.  Par El Mouhtarem

Le cynisme de du SG du ministère de « l’Education »

Alors que des enseignants contractuels, en grève de la faim depuis 38 jours, étaient violemment réprimés par la police pas loin du siège du ministère de « l’Education »,  le secrétaire général du ministère de « l’Education » nationale,  Boubekeur Khaldi, animait une conférence de presse. Connu pour le cynisme qui le caractérise, M. Khaldi a déclaré au sujet des grévistes que «ce n’est pas parce qu’une poignée d’enseignants fait une grève de la faim qu’ont doit fouler aux pieds les lois de la République».  M. Khaldi a précisé que ces contractuels n’ont pas la qualité de fonctionnaire du secteur de l’éducation. «Ceux qui sont en train de faire la grève de la faim, ce sont des citoyens et non des enseignants. Ils ont été engagés pour l’année scolaire, celle-ci est clôturée ; en juillet, leurs contrats deviennent ipso facto caducs », a rapporté El Watan.  Le formulaire de M. Khaldi s’applique plutôt sur les gens qui dirigent ce pays d’une main de fer. «Ce n’est pas parce qu’une poignée de militaires foulent aux pieds les lois de la République qu’on doit mourir de faim».  J’ai rencontré M. Khaldi en 1994 en sa qualité de SG du ministère de l’Education nationale. Depuis, il n’a pas quitté son poste. Finalement, il n’y a que lui et Benbouzid qui occupent des postes permanents. (El Mouhtarem)

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