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Archive pour 'Monde du travail en Algérie'

Ces Chinois qui exploitent les Algériens

Les ouvriers algériens de l’entreprise chinoise CITIC RCC, chargée de la réalisation du tronçon autoroutier El Adjiba-Bordj Bou-Arréridj, dont la base vie est implantée en contrebas de la daïra de M’chedallah, ont barricadé hier l’accès menant à ladite base avec des pneumatiques brûlés et des pierres. Les protestataires ont paralysé tout mouvement des camions et autres engins de l’entreprise. Les représentants des travailleurs sont unanimes à déplorer les conditions de travail prévalant sur le chantier. Ils ont en outre dénoncé une surexploitation dont ils font objet des mois durant. «Les Chinois ne veulent pas respecter notre droit aux différentes indemnités et à un salaire digne», déclare un ouvrier, à El Watan, avant de conclure : «Lorsque un ouvrier ose réclamer son droit c’est le licenciement et ce n’est pas avec 12 000 DA que l’ouvrier peut joindre les deux bouts »  poursuit-il. D’autre part, les contestataires n’ont pas manqué de montrer du doigt le bureau de main-d’œuvre local (Alem), accusé d’avoir inondé l’entreprise chinoise en « main-d’œuvre bon marché».

Synthèse d’El Mouhtarem

Le syndicaliste Boubakeur Attik inhumé à Béjaia

Décédé avant-hier, en fin d’après-midi, suite à un arrêt cardiaque, Attik Boubekeur a été inhumé hier au cimetière de Sidi- Ahmed de la ville de Béjaïa, en présence de nombreux proches et amis, de syndicalistes et militants de la mouvance démocratique, notamment du MDS (Mouvement démocratique et social) et du PST (Parti socialiste des travailleurs), ceux avec lesquels il avait eu à partager de longues années de lutte. De nombreux travailleurs lui ont aussi rendu un ultime hommage en l’accompagnant à sa dernière demeure. Des travailleurs qui, comme lui, luttaient dignement et sans se compromettre pour que leurs droits sociaux ne soient plus bafoués. Ali Hocine, secrétaire général du MDS, a tenu à assister à l’enterrement pour celui qui représentait son parti dans la wilaya de Béjaïa depuis des décennies. Pour beaucoup de syndicalistes, la disparition de Attik Boubekeur constitue une grande perte pour le combat syndical. Un de ses anciens amis, Mourad Bouaïche, considère que le défunt représentait «une école syndicale et, avec sa mort, c’est cette même école qui s’en va.» Attik Boubekeur, de l’avis de tous, était un syndicaliste combatif, désintéressé, ne reculant jamais devant l’adversité malgré les persécutions dont il était l’objet durant des années. Pour lui, la lutte syndicale se pratique toujours en faveur des opprimés, les réprimés et tous les travailleurs spoliés de leurs droits. Sa forte personnalité et la sincérité de son combat, syndical et politique, lui ont valu beaucoup de respect ; mais il ne tira jamais quelque avantage personnel d’une telle situation. Il est resté égal à lui-même toute sa vie durant. Malgré les multiples tentatives de corruption de la part des autorités de l’époque du parti unique, il n’a jamais succombé aux chants des sirènes alors qu’il n’avait même pas de logement personnel. Il était, pendant de longues années, locataire en ayant à sa charge une famille nombreuse vivant dans la précarité. Fidèle à l’école syndicale à laquelle il appartenait, Boubekeur refusait depuis toujours de troquer son idéal contre un bien matériel de quelque nature que ce soit. Il voulait que soit arraché par la lutte. C’est ainsi d’ailleurs qu’il a impulsé, au lendemain de l’ouverture démocratique (1990- 1991), l’association des locataires de Bejaïa, grâce à laquelle il a pu obtenir, après une série d’actions de rue, un logement à Sidi-Ahmed qu’il occupera de cette date jusqu’à sa mort. Entre lui et l’armée de syndicalistes rentiers essaimant beaucoup de structures syndicales, il y a tout un monde bien sûr. Son parcours syndical mérite amplement d’être connu pour qu’il serve d’exemple dans cette conjoncture marquée par une lutte historique des syndicats autonomes pour le bien social et les libertés politiques et syndicales.

Par Kader Sadji

Urgent: trois enseignants grévistes de la faim évacués à l’hôpital

Le conseil national des enseignants contractuels (CNEC) a annoncé, dans un communiqué rendu public, que trois enseignants grévistes de la faim ont été évacués, aujourd’hui, à l’hôpital dans un état comateux.

Le rassemblement des enseignants contractuels empêché

alitounsialgerie200.jpgUn important dispositif de sécurité a été déployé hier au niveau de la commune d’El Mouradia pour empêcher le rassemblement des enseignants contractuels prévu devant le siège de la présidence de la République. Tôt le matin, les enseignants ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «Enseignants contractuels en grève de la faim», «30ème jour de la grève de la faim» ou encore «Contre la hogra des enseignants contractuels».

La réaction des policiers était brutale. Ils ont violemment réprimé les manifestants et procédé à l’arrestation des meneurs du mouvemen. Mme Zineb Belhamel (membre du Conseil des lycées d’Alger), Mme Meriem Maârouf (porte-parole du Cnec), M. Mourad Chico (porte-parole du Snapap), A. Bourehla, D. Zelbani et M. Toufahi, tous membres actifs du Cnec ont été embarqués au commissariat. Au total, ce sont 28 manifestants (26 du Snapap et 2 du CLA) qui se sont retrouvés dans les véhicules de la police stationnés sur place.

«Nous sommes déçus! Même avec cette situation de santé très préoccupante dans laquelle se trouvent les enseignants, chétifs et très fatigués, notre tutelle continue à faire la sourde oreille», dira une enseignante. «Notre gouvernement adore la démocratie de façade et, avec la mort d’un gréviste de la faim, le visage de notre pays sera dévoilé au monde entier», s’indigne un gréviste de la faim depuis un mois.  Synthèse d’El Mouhtarem

Sur la photo: Ali Tounsi patron de la police

Enseignants contractuels: rassemblement demain à 10h30 devant la Présidence

greve1.bmpLe Conseil national des enseignants contractuels, sous la houlette du SNAPAP, a annoncé, dans un communiqué, l’organisation d’un rassemblement demain (12 août) devant la Présidence à 10h30 avec la participation des bureaux de wilaya des syndicats en guise de soutien aux grévistes de la faim. Face à l’état de santé alarmant des contractuels qui se disent décidés à poursuivre leur mouvement de protestation quels que soient les risques, les pouvoirs publics se cantonnent toujours dans leur mutisme. Mais les grévistes qui entament un mois de grève de la faim ne baissent pas les bras, fermement décidés à poursuivre leur combat pour faire aboutir leurs légitimes revendications.

GL1K de Skikda: Les grévistes lèvent le sit-in

Les agents de sécurité du complexe gazier sont aujourd’hui à leur huitième jour de grève de la faim. Ils ont tenu hier à lever le sit-in qu’ils tenaient devant la DRH, suite à une décision de justice, a rapporté El Watan. Cependant, hier en fin de journée, la grande majorité des agents de sûreté du GL1k a cessé le mouvement de grève en acceptant de signer un nouveau contrat de travail avec 2 SP une filiale Sonatrach.

Les enseignants contractuels réprimés hier par la police

imagePar Chafaa Bouaiche, La Tribune

«Réclamer son droit est-il un crime de lèse-majesté ?» s’est interrogé hier un enseignant contractuel en réaction à l’interdiction par la police d’un rassemblement prévu devant le siège de la présidence de la République à El Mouradia. En effet, les enseignants contractuels ayant répondu à l’appel du Conseil national des enseignants contractuels (CNEC) ont été accueillis par un impressionnant dispositif sécuritaire déployé à l’occasion. Si les manifestants ont opté pour l’action pacifique, les policiers, quant à eux, ont préféré le recours à la répression et aux méthodes musclées. 

Les habitants d’El Mouradia ont assisté à des scènes désolantes : enseignants malmenés, insultés, intimidés et humiliés par des policiers intraitables. Mourad Tchikou, secrétaire national chargé des conseils du Snapap, M. Boutebal, membre du bureau national du CNEC et un membre de la LADDH ont été embarqués avant d’être relâchés deux heures plus tard. 

Enseignant d’histoire-géo dans un lycée à Adrar, Abdenabi était hier au rendez-vous d’El Mouradia. Très déçu par l’attitude des policiers, Abdenabi nous a déclaré qu’il est enseignant contractuel depuis 3 ans et qu’il n’a pas perçu son salaire depuis 18 mois. «Pour la seule wilaya d’Adrar, nous sommes 713 enseignants contractuels dans le secondaire à vivre le calvaire», a tenu à préciser notre interlocuteur. Même sentiment de révolte chez Mustapha, enseignant de langue française dans une école primaire à Gouraya (Tipasa) et son collègue Yacine rencontrés sur le lieu de la protesta. «Je suis licencié en droit, j’enseigne la langue française depuis 8 ans à l’école primaire. En ma qualité d’enseignant contractuel, je perçois un salaire mensuel de 15 000 DA. Pis, il faut attendre parfois 6 mois pour qu’on nous verse nos salaires. Il convient de signaler que nous ne percevons pas les salaires du mois d’août», nous a expliqué Yacine. Ces exemples se comptent par milliers, puisque le nombre d’enseignants contractuels est de 

40 000. «Cela représente 10% du corps enseignant», a souligné un membre du Conseil des lycées d’Algérie (CLA) venu exprimer sa solidarité agissante avec les grévistes de la faim. «Après 23 jours de grève de la faim, les enseignants n’ont reçu aucune réponse de la part du ministère de l’Education nationale», a regretté le représentant du CLA, avant d’expliquer que la situation exige l’ouverture d’un dialogue pour éviter les dérapages. A cet effet, la chargée de communication du CNEC, Meriem Marouf, a déposé une lettre au niveau du bureau d’ordre de la Présidence et une copie au ministère de l’Education. Dans leur missive, les enseignants contractuels ont appelé les autorités à ouvrir un dialogue pour éviter la catastrophe. Par ailleurs, les enseignants contractuels ont exprimé leur détermination à continuer le combat jusqu’à satisfaction de leurs revendications. Une réunion des grévistes de la faim et des membres des bureaux de wilaya du CNEC est prévue pour samedi prochain à Alger. 

Au menu, l’élaboration d’une stratégie de protestation pour les mois prochains. «Nous lançons un appel à toutes les organisations de la société civile et aux partis politiques pour se déterminer vis-à-vis de notre mouvement», a déclaré M. Tchikou. 

Pour sa part, le représentant du CLA a affirmé qu’une grève générale sera observée à la prochaine rentrée scolaire. «Si le ministère de l’Education nationale ne prend pas en charge les revendications des enseignants contractuels, qui consistent en premier lieu en leur titularisation, nous allons paralyser le secteur de l’éducation», a souligné le syndicaliste du CLA. Enfin, pour illustrer la situation d’un enseignant contractuel qui n’a pas perçu son salaire depuis trois ans, alors que ses élèves ont obtenu le bac, l’orateur a usé d’une belle expression : «Bac à crédit.» 

Les syndicalistes du CNEC relâchés

Les deux syndicalistes du Conseil national des enseignants contractuels (CNEC) et un membre de la LADDH (aile Hocine Zehouane) arrêtés par la police lors d’un rassemblement ce matin devant le siège de la présidence de la République ont été relâchés.  Par El Mouhtarem

Urgent: arrestation de deux syndicalistes

Le rassemblement des enseignants contractuels devant le siège de la présidence de la République à Alger a été empêché violement par les services de sécurité. Des enseignants ont été réprimés et deux syndicalistes arrêtés. Il s’agit de M. Mourab Tchicou, secrétaire national chargé des Conseils au niveau du Snapap et de M. Boutebal, membre du bureau national du Conseil national des enseignants contractuels (CNEC). Le mouvement de protestation continue jusqu’à maintenant. El Mouhtarem

Enseignants contractuels: sit-in le 5 août

Après l’empêchement par la police d’un rassemblement des enseignants contractuels, le 30 juillet dernier, le CNEC en concertation avec le Snapap a décidé d’organiser un autre rassemblement le 5 août prochain à Alger. «Nous revendiquons la réintégration dans nos postes de travail. Est-ce un crime de demander un emploi au moment où le chef de l’Etat fustige les jeunes qui refusent de travailler dans certains secteurs ? Il existe une contradiction flagrante entre le discours politique et la réalité », regrette une enseignante.

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