Archive pour 'Monde du travail en Algérie'

Ça grogne au CNAPEST

logg.jpgLe Conseil national autonome des professeurs d’enseignement secondaire et technique prépare la rentrée sociale qu’il annonce difficile. Un conseil national de ce syndicat est ainsi programmé en septembre prochain pour examiner les questions de l’heure.

 

C’est ce qu’a déclaré hier, à La voix de l’Oranie, Larbi Nouar, un responsable de cette organisation. Les questions de l’heure qui préoccupent au plus haut point les responsables du CNAPEST sont de trois ordres: la revalorisation des diplômes universitaires, la révision de la grille des salaires. La revalorisation des diplômes universitaires est placée en tête des revendications de l’organisation syndicale. «Nous sommes très inquiets par le sort que l’on réserve aux diplômés dans notre pays. Il n’y a qu’en Algérie que les diplômes n’ont pas la valeur qu’ils méritent», indique d’entrée de jeu Larbi Nouar. Une plate-forme de revendications concernant cette question est d’ores et déjà annoncée pour septembre par son organisation syndicale. «Nous allons exiger du gouvernement, dans cette plate-forme de revendications, une réelle revalorisation des diplômes tels que les licences, les doctorats et les ingéniorats, à travers la revalorisation des salaires des détenteurs de ces diplômes», dit-il tout en martelant qu’»il faut absolument qu’il y ait une différence palpable entre les différents diplômes scientifiques».

 

A propos d’augmentations, il dira: «Il ne faut pas qu’on se moque de nous en distinguant les diplômes avec 200 ou 300 DA; ce qu’il faut, c’est revoir de façon tangible la valeur des diplômes en Algérie en rémunérant leurs titulaires à leur juste valeur».
Brandissant la menace, le responsable syndical dira: «Nous allons élaborer cette plate-forme dans laquelle nous comptons exposer clairement nos exigences au gouvernement, et s’il refuse de nous écouter, nous serons obligés de lancer des actions de contestation pour exercer des pressions».
Sur la révision de la grille des salaires, notre interlocuteur explique que son organisation compte sérieusement plancher sur cette question que le gouvernement reporte à chaque fois. Aussi et s’agissant de la revalorisation du pouvoir d’achat, l’autre point inscrit à l’ordre du jour du conseil national de septembre prochain, Larbi Nouar dira qu’il doit être calculé en fonction de la ration alimentaire.
L’exigence du CNAPEST à ce sujet est que les pouvoirs publics «calculent la ration alimentaire en fonction des normes internationales édictées par la FAO et l’OMS». Dans ce contexte, le CNAPEST demande un revenu mensuel de 30.000 DA pour chaque travailleur ayant à charge cinq personnes pour une ration alimentaire correcte, indique M. Nouar.

 

Samira Illoul

Le Snapest, proche de Benbouzid, agrée

Le Syndicat national autonome des professionnels de l’enseignement secondaire et technique (Snapest) de Meziane Meriane est agréé par le ministère du Travail qui a reçu le bureau national du syndicat.
Pour rappel, le 27 décembre 2005, Meriane Meziane, coordinateur national et membre du bureau national du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), a déposé sa démission de ses postes de responsabilité. Les raisons évoquées par M. Meriane, dans une lettre adressée au conseil, sont d’ordre familial.
Ces problèmes personnels, selon lui, l’empêchent d’exercer convenablement son travail de syndicaliste. Cette information a été annoncée, lors d’un point de presse animé au siège du FFS, par le vice-coordinateur national du Cnapest, Nouar Larbi, et ce, à l’issue de la réunion du conseil national, tenue les 27 et 28 décembre. Les membres du conseil ont pris acte de la démission de M. Meriane, qui n’a pas assisté aux travaux de la rencontre.

N.B/ Meziane Meriane est très proche de ministre de l’Education nationale/

Les syndicalistes de l’Education relaxés

Le tribunal d’Alger a relaxé l’ensemble des syndicalistes de l’éducation poursuivis en justice par le ministère de l’Education nationale. En effet, six animateurs de l’intersyndicale et cinq membres du Cnapest ont été mis en cause dans deux procès différents. Ils ont été tous accusés d’incitation à des grèves illégales et à des réunions sans autorisation, mais aussi de déconsidération de décisions de justice. Lors du procès, qui a eu lieu le 1er juillet, le représentant du ministère de l’Education nationale a demandé au juge de lui accorder la possibilité de retirer les plaintes, tout en maintenant les griefs. Le ministère de l’Education voulait par son « geste » jouer l’apaisement et surtout montrer sa préférence pour le dialogue social et constructif avec la communauté des enseignants. Les avocats de la défense, faut-il le rappeler, ont battu en brèche tous les griefs retenus contre leurs mandants et plaidé non coupable. Ils ont indiqué, preuves à l’appui, que leurs clients ont entièrement le droit de porter des organisations syndicales, comme le prévoient les lois 90-02 et 90-14. Ils ont également souligné que la création d’une organisation syndicale n’est pas soumise à l’agrément, mais seulement à une simple déclaration publique. Le Conseil des lycées d’Alger (CLA), dont le porte-parole est directement concerné par le procès, considère que la relaxe prononcée par le tribunal d’Alger est un « échec des tentatives malveillantes de l’instrumentalisation de la justice».
Sources El Watan

La Confédération espagnole des travailleurs honore Redouane Osmane

Redouane Osmane, coordinateur du comité des lycées d’Alger (CLA), se rendra, le 11 du mois en cours, aux USA pour représenter son syndicat au congrès de la Fédération américaine des enseignants sous le thème « Comment soutenir l’école publique » qui se tiendra du 13 au 16 juillet. Par ailleurs, M. Osmane recevra un prix pour ses activités syndicales que lui decernera la Confédération espagnole des travailleurs.

Procès de l’intersyndicale de l’éducation

Le procès de l’intersyndicale de l’éducation nationale a eu lieu hier au tribunal Abane Ramdane à Alger.

 

Les représentants du Cnapest, du CLA, de l’UNPEF, du Satef et du Sete de Béjaïa, qui forment cette coalition intersyndicale créée en novembre 2006, étaient dans le box des accusés. Tout en maintenant les griefs, le représentant du ministère de l’Education nationale a demandé au juge, au grand bonheur des inculpés, de lui accorder la possibilité de retirer les plaintes. Par son action, le ministère de l’Education voulait jouer l’apaisement et surtout montrer sa préférence au dialogue social et constructif avec la communauté des enseignants. Les représentants de ces syndicats autonomes ont été poursuivis en justice, faut-il le préciser, pour incitation à des grèves illégales, réunions syndicales sans autorisation, déconsidération de décisions de justice et appartenance, pour certains, à des syndicats non reconnus. Après débats et plaidoiries, l’affaire a été mise en délibéré au 8 juillet. Le collectif des avocats de la défense, composé de Me Zehouane, Me Benissad et Me Bencheikh, a plaidé non coupable pour ses mandants et a mis en évidence les amalgames entretenus dans l’instruction de l’affaire. Les avocats ont relevé d’emblée la confusion faite par la justice entre les concepts association et syndicat, précisant que leurs mandants sont membres (ou dirigeants) de syndicats qui ne sont pas soumis à la même loi organisant les associations. Le collectif de la défense souligne également que ses clients ont entièrement le droit de porter des organisations syndicales, comme le prévoient les lois 90-02 et 90-14. Les avocats attestent que pour créer une organisation syndicale, les auteurs ou les initiateurs ne sont pas astreints à l’agrément mais seulement à une simple déclaration publique. Ils ont défendu aussi le principe du droit à la grève constitutionnellement consacré et réglementé. Se référant à l’Alliance présidentielle, la défense a rejeté l’accusation qui porte sur l’illégalité de la coalition intersyndicale du fait qu’elle n’a pas un agrément, indiquant qu’une coalition n’a aucune responsabilité juridique et sa création n’est pas soumise à autorisation. Le collectif de la défense a mis en exergue également la confusion faite entre le droit à l’éducation – qui relève du devoir de l’Etat – et le droit au service public minimum, défini dans la loi 90-02 concernant les conflits collectifs. Les avocats de la défense ont saisi l’occasion pour évoquer les conditions socioprofessionnelles déplorables des enseignants, lesquelles ont poussé ces derniers à recourir à des actions de protestation en vue d’arracher leurs droits.

 

M. A. O.

Des syndicalistes devant la justice le 1er juillet

Douze syndicalistes du CLA, du CNAPEST, du SATEF, du SETE-UGTA, de l’UNPEF, du SNAPEST vont être traduits, ce 1er juillet à 9 heures, devant le tribunal de Abane Ramdane pour «incitation à des grèves illégales, déconsidération de décisions de justice, réunions sans autorisation et appartenance, pour certains, à des syndicats non reconnus».
Dans une déclaration, le Conseil des lycées d’Algérie dénonce ce qu’il qualifie d’«instrumentalisation de la justice dans le but d’éradiquer la revendication sociale». Ce syndicat rappelle que ces militants de l’éducation nationale, «initiateurs d’actions revendicatives cycliques ou de protestations depuis 2003, poursuivis au pénal de manière sélective après plainte du ministère de l’Education nationale, ont été inculpés par l’institution judiciaire, après avoir été mis injustement sous contrôle judiciaire pendant des mois pour les griefs cités précédemment».
Les douze syndicalistes, en l’occurrence Redouane Osmane, Yacine Hamraoui, Larbi Nouar, Ali Lemdani, Arezki Mahfi, Youcef Kacimi, Tahar Zbiri, Tahar Dahmani, Mohamed Salem Sadali, Malek Bekkouche, Mohamed Idir, Meziane Meziane, subissent depuis maintenant quatre ans «une opération de coercition administrative, de pression et de répression, de harcèlement judiciaire et administratif» avec pour objectif d’éradiquer la revendication sociale. Ce syndicat autonome remet en cause ce procès, relevant «le non-respect des procédures légales dans les procédures d’inculpation en vertu de la loi».
Il est ainsi souligné, entres autres, que «les procédures de référé sont détournées pour casser des actions syndicales conformes à tous les critères de légalité exigés par la loi».
Le CLA appelle les enseignants des trois paliers de l’éducation nationale à être présents massivement à l’audience publique pour montrer que les représentants syndicaux ne seront pas seuls devant la justice.
Le CLA, qui refuse de rester les bras croisés face à ce qu’il qualifie de «mesure d’intimidation», appelle à une forte mobilisation des syndicats mais aussi des autres acteurs de la société civile. Ce syndicat demande, par ailleurs, à la société civile autonome «d’exprimer sa solidarité et d’installer les réseaux d’initiative pour défendre toutes les libertés, et aux syndicats de préparer la mobilisation pour faire de cette journée une action de solidarité contre la répression et pour les libertés».

A. B.

Statut, poursuites judiciaires…Le Cnapest revient à la charge

cnasept.jpgIntervention: Le statut particulier des PES, la correction du bac et les poursuites judiciaires sont les principaux thèmes abordés lors d’un point de presse, hier, par le secrétaire général de l’information et de la communication au sein du Cnapest.

 

A propos du statut particulier de l’enseignant, M. Lemdani, secrétaire général de l’information du Conseil national autonome des professeurs du secondaire et du technique, a indiqué que son syndicat a proposé au ministère de l’Education nationale, après la réunion de la commission nationale les 12 et 16 mai dernier, un projet de statut contenant l’ensemble des revendications qu’il souhaiterait voir retenues par la tutelle dans le prochain statut prévu en septembre de l’année en cours.
Il s’agit particulièrement de la promotion de l’enseignant dans le cadre administratif et ce, selon les critères de mérite, de la compétence et l’échelle de valeur. Aussi, l’orateur a souligné d’autres dispositions qui permettraient, selon ses dires, de revaloriser le métier. «En l’absence de grille de salaires, nous souhaitons que le taux de l’indice moyen du programme par rapport à la plus haute catégorie de la Fonction publique, actuellement de 50 %, soit de 80%», a-t-il dit. En outre, le Cnapest émet le vœu que la tutelle retienne la proposition liée au rythme d’avancement en instituant trois échelons d’excellence pour permettre la promotion des compétences.
Au sujet de la correction du bac, le porte-parole du Cnapest regrette et dénonce en même temps la politique d’exclusion pratiquée par certains responsables de l’éducation à l’encontre des syndicalistes du Cnapest et ce, malgré les accords conclus avec la tutelle et «malgré l’intervention du ministre, il y a toujours une liste noire d’enseignants exclus des correcteurs du baccalauréat», se désole-t-il. En revanche, le représentant du «syndicat autonome» salue l’initiative des responsables de l’éducation au sein des wilayas de Boumerdès, Bouira et Béjaïa qui ont réglé ce problème et souhaite qu’il en soit de même dans les autres wilayas car «il est inconcevable que des compétences avérées sur lesquelles l’Etat a investi des milliards soient mises à l’écart», a-t-il ajouté.
Par ailleurs, M. Lemdani a fait savoir que les poursuites judiciaires à l’encontre des professeurs ne règlent pas le problème de la corporation et appelle le ministère à intervenir pour arrêter cette «mascarade» qui porte préjudice à nos institutions. En effet, six membres du bureau national à savoir Nouar Larbi, Zbiri Abdelwahab, Mehfi Arezki, Kacemi Youcef, Hamraoui Yacine et Ali Lemdani du syndicat devront comparaître le 17 juin prochain devant la justice pour «des chefs d’inculpation d’appartenance à un syndicat non reconnu, incitation à la grève et attroupement non autorisé». Sur ce point précis, l’orateur s’est interrogé sur le fait que le tribunal retienne la plainte alors que le ministre en personne, M. Benbouzid, a déclaré publiquement qu’elle avait été retirée.

 

L’agrément pour bientôt ! l En marge de la conférence de presse, M. Lemdani s’est montré confiant quant à l’obtention par son syndicat du fameux document (l’agrément) du ministère du Travail. «Nous sommes en contact permanent avec le département de M. Louh et je vous assure que l’obtention de l’agrément ne tardera pas plus longtemps», a-t-il déclaré.

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