Archive pour 'Syndicats en Algérie'

Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou

 

tasdawit.jpgLes étudiants saccagent les bureaux de la DOU de Hasnaoua

Un véritable climat de tension règne à l’Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou. Avant-hier, les étudiants protestataires ont pris d’assaut les bureaux de la directrice de la DOUH, sortant tout le mobilier dehors avant d’y mettre le feu, ainsi qu’à des pneus. Selon des témoignages recueillis sur place, c’est l’action en justice entamée à l’encontre de plusieurs étudiants qui aurait fait déborder le vase.

 

 

Rappelant que la Coordination locale des étudiants (CLE) exige, depuis quelque temps déjà, le départ de la directrice des œuvres universitaires de Hasnaoua (DOUH). D’après M. Chabane

Grève des cheminots: Elle fait tache d’huile !

train.jpgPar Ahmed Haniche, Infosoir

Colère: Des travailleurs de la Sntf dans plusieurs wilayas ont rejoint, depuis hier, le mouvement de protestation. Les grévistes ne comptent pas suspendre le débrayage jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

En dépit de la décision de la justice qui a ordonné, hier, aux conducteurs de trains et agents de maintenance relevant de la Société nationale de transport ferroviaire (Sntf) de suspendre leur débrayage, les grévistes persistent dans leur mouvement de protestation.

«Nous avons tenu une assemblée générale juste après la décision de la justice. Nous avons convenu de poursuivre l’arrêt de travail jusqu’à la satisfaction de nos revendications socioprofessionnelles. Tous les travailleurs sont déterminés à faire valoir leurs doléances et rien ne peut les arrêter», nous a affirmé, ce matin, un délégué syndical. La paralysie quasi totale de la circulation ferroviaire continue.

Visiblement mécontents du verdict de la cour de Sidi M’hamed, les grévistes estiment que leur affaire a été traitée à la hâte en raison, disent-ils, de «pressions qui auraient été exercées sur une partie». D’ailleurs, l’avocate désignée par le bâtonnat pour défendre la cause des travailleurs s’est retirée au beau milieu de l’audience à la suite du refus de sa demande relative au report de cette dernière. «Nous n’avons pas compris les raisons qui ont poussé l’avocate que nous avons pourtant payée de notre poche, à se retirer. Le juge lui a dit qu’il ne pouvait reporter l’audience que d’une heure, arguant le fait que l’affaire a déjà été reportée dimanche. Ce n’est pas normal. Des pressions auraient été exercées pour liquider l’affaire», s’indigne notre interlocuteur.

Intransigeants et décidés à se faire entendre, les cheminots comptent durcir leur protestation «en faisant appel à tous les moyens possibles» afin d’atteindre leurs objectifs, à savoir l’augmentation des primes de kilométrages et de déplacements. D’autres travailleurs ont rejoint, depuis hier, le mouvement de protestation. Il s’agit, selon notre interlocuteur, des employés du service d’Exploitation d’Alger (chefs de trains, contrôleurs, chefs contrôleurs, KDTR, KPTR et agents de gare) ainsi que des travailleurs de la Sntf dans certaines wilayas du pays. «Agacés par la sourde oreille des responsables de la Sntf et l’indifférence de la Fédération nationale des cheminots (FNC), les travailleurs de Tlemcen, Souk Ahras, Annaba, Mohammadia (Mascara), Jijel, Tebessa, Biskra, Skikda, Constantine, Chlef, Bordj Bou-Arréridj, Beni Mansour, Thenia, Blida, Khemis Miliana et Béjaïa ont rejoint la grève. Les autres employés suivront également notre mot d’ordre», précise, confiant, le délégué syndical, rencontré à la gare de Belcourt. «Nous n’allons pas suspendre la grève, si les responsables ne daignent pas améliorer nos conditions de travail», ont souligné, à l’unanimité, les autres grévistes.

l Pour permettre la continuité de la circulation des trains, la direction de la Sntf a procédé au remplacement des travailleurs grévistes par d’autres employés. «La Sntf a fait appel aux chefs de traction (C-TRA), chefs de traction principale (C-TRAP) et chefs de réserves (C-RES) pour conduire les trains et non pas les retraités comme ont rapporté certains journaux. Mais ces derniers conduisent seuls, ce qui met les voyageurs en danger permanent. «Imaginez qu’un conducteur soit victime d’un malaise. ça sera une véritable catastrophe car il n’y a personne pour arrêter le train», a souligné un syndicaliste. La société a, selon lui, même fait appel à des manœuvres et d’autres ouvriers qui n’ont aucun lien avec la conduite. «C’est une infraction flagrante de la réglementation en vigueur», s’indigne un autre gréviste, rappelant l’erreur commise, samedi, par le conducteur de la ligne Oran-Chlef. Ordonné de continuer jusqu’à Alger, ce conducteur ne s’est pas arrêté à Romina (Aïn Defla). « Et si le train d’Alger-Oran s’était déplacé, une collision entre les deux trains aurait été inévitable et…ça aurait été la catastrophe», ajoute le syndicaliste.

A. H.

Snapap: un syndicaliste devant la justice

syndicat.jpgLa multiplication des problèmes dans le secteur de l’éducation n’est pas près de connaître une fin. Après une toute relative période d’accalmie, les poursuites judiciaires contre les syndicalistes de l’éducation continuent. Après avoir été condamné récemment à 20 000 DA d’amende suite à une plainte pour diffamation déposée contre lui par le wali de Béjaia, un syndicaliste du SNAPAP vient d’être encore une fois convoqué par la justice pour demain. Cette nouvelle convocation fait suite à une autre plainte déposée contre lui par la même personne et devra répondre du grief d’«usurpation de fonction» suite au conflit interne qu’a connu la section SNAPAP de Béjaia.

Contacté hier, M. Sadou s’est dit «étonné» par cette plainte qu’il qualifie «d’ingérence dans les affaires internes du syndicat» et qui constitue pour lui «un harcèlement et une provocation de plus». D’autant que, ajoute-t-il, cette affaire a été déjà classée comme une affaire interne par la chambre administrative de Béjaia. «J’ai moi-même déposé une plainte contre ce groupe de redresseurs et la chambre administrative l’avait classée comme affaire interne au syndicat» indique-t-il.

 

D’un autre côté, la situation de enseignants des lycées techniques demeure toujours confuse. Plusieurs d’entre eux, qui avaient reçu des affectations sont toujours sans travail depuis. Et ce, pour plusieurs raisons, entre autres, l’inexistence de poste au niveau du lycée vers lequel ils sont orientés, ou encore le refus de l’administration de leur faire signer leurs PV d’installation. Par ailleurs, aucun développement n’a été enregistré en ce qui concerne le cas des 26 enseignants en grève de la faim devant la maison de la presse. Ces derniers qui sont au bout de leur 14e jour attendent toujours un quelconque dénouement. La médiation entreprise par un groupe de députés entre ces derniers et la direction de l’éducation et le ministère de tutelle, n’arrive toujours pas à aboutir à un quelconque résultat. La direction de l’éducation les renvoie à chaque fois au ministère, et M. Khaldi, le chef de cabinet du ministre, qui les a reçus avant-hier, tout en leur a affirmant que «le problème est sur la voie de règlement», leur a signalé que «ça dépend du ministre». Ce dernier n’étant pas présent, les choses demeurent donc en l’état.

Boudjemâa M. Le Jour

 

Commentaire: j’assure mon ami Sadou de tout mon soutien.

Fonction publique / Grille des salaires: Colère syndicale

repression.jpgUne grève se dessine à l’horizon dans les secteurs notamment de l’éducation et de la santé, en signe de protestation contre les dispositions de la grille des salaires. Pour plusieurs syndicats, le salaire n’a pas été modifié, il est gonflé par l’inclusion des primes.

La nouvelle grille des salaires de la Fonction publique n’a pas été du goût de divers syndicats. L’ire des organisations syndicales du secteur de l’éducation, même en rangs dispersés, a entraîné, par effet de boule de neige, les autres syndicats à rejoindre le front de la protestation. En effet, la pomme de discorde semble être l’exclusion de ces partenaires sociaux dans l’élaboration de ladite grille, mais aussi la non-modification dans le traitement de base des salaires.
Dans une déclaration rendue publique hier, le Conseil des lycées d’Alger a mis en avant la nécessité de se mobiliser dans le cadre d’une intersyndicale. L’objectif, selo
n Redouane Osmane, secrétaire général de cette organisation, est de déterminer «de manière concertée le contenu de la plateforme de revendications ainsi que la forme de la protestation». Selon le CLA, l’élaboration de cette grille n’a pas fait l’objet de négociations avec les syndicats. «Le salaire n’a pas été modifié, il est gonflé par l’inclusion des primes», peut-on encore lire. Il est urgent, ajoute le communiqué, d’élaborer une plateforme de revendications et coordonner la protestation avec les autres syndicats.L’intersyndicale, constituée par le CLA, le Snapest, le Cnapest, le Satef et le Snapap, et dernièrement rejointe par la Fnte (affiliée à l’Ugta, a prévu pour aujourd’hui, une réunion de concertation. Celle-ci a pour but, de dégager les actions à mener par ces organisations, pour défendre leurs droits. Qualifiant de «trompe-œil» cette nouvelle mouture, les syndicats relevant du secteur de l’éducation pointent un doigt accusateur vers le gouvernement, en lui reprochant l’inclusion des deux plus importantes indemnités, en l’occurrence l’ISS et l’ICR dans le salaire de base. «Ils gonflent le salaire de base par les indemnités et ils nous disent qu’il est augmenté, ce n’est pas normal», avait déclaré récemment Meziane Meriane, SG du Snapest. Même son de cloche chez les paramédicaux. En effet, depuis Béchar, Ghardaïa et Tamanraset, ces derniers sont, eux aussi, montés au créneau. Ces syndicalistes ont exigé de l’actuel exécutif de revoir en amont et en aval cette nouvelle grille. «Celle-ci arrange seulement les fonctionnaires de l’administration.»
Pour sa part, le coordinateur du Cnes, Rahmani Abdelhak, a signalé que l’ordre du jour de cette réunion sera globalement axé sur la prochaine grève, prévue pour le 6 octobre. «Pourquoi agréer des syndicats pour ne pas les inviter dans des discussions relatives à leurs statuts», déplore-t-il.

S.B. Infosoir

Ça grogne au CNAPEST

logg.jpgLe Conseil national autonome des professeurs d’enseignement secondaire et technique prépare la rentrée sociale qu’il annonce difficile. Un conseil national de ce syndicat est ainsi programmé en septembre prochain pour examiner les questions de l’heure.

 

C’est ce qu’a déclaré hier, à La voix de l’Oranie, Larbi Nouar, un responsable de cette organisation. Les questions de l’heure qui préoccupent au plus haut point les responsables du CNAPEST sont de trois ordres: la revalorisation des diplômes universitaires, la révision de la grille des salaires. La revalorisation des diplômes universitaires est placée en tête des revendications de l’organisation syndicale. «Nous sommes très inquiets par le sort que l’on réserve aux diplômés dans notre pays. Il n’y a qu’en Algérie que les diplômes n’ont pas la valeur qu’ils méritent», indique d’entrée de jeu Larbi Nouar. Une plate-forme de revendications concernant cette question est d’ores et déjà annoncée pour septembre par son organisation syndicale. «Nous allons exiger du gouvernement, dans cette plate-forme de revendications, une réelle revalorisation des diplômes tels que les licences, les doctorats et les ingéniorats, à travers la revalorisation des salaires des détenteurs de ces diplômes», dit-il tout en martelant qu’»il faut absolument qu’il y ait une différence palpable entre les différents diplômes scientifiques».

 

A propos d’augmentations, il dira: «Il ne faut pas qu’on se moque de nous en distinguant les diplômes avec 200 ou 300 DA; ce qu’il faut, c’est revoir de façon tangible la valeur des diplômes en Algérie en rémunérant leurs titulaires à leur juste valeur».
Brandissant la menace, le responsable syndical dira: «Nous allons élaborer cette plate-forme dans laquelle nous comptons exposer clairement nos exigences au gouvernement, et s’il refuse de nous écouter, nous serons obligés de lancer des actions de contestation pour exercer des pressions».
Sur la révision de la grille des salaires, notre interlocuteur explique que son organisation compte sérieusement plancher sur cette question que le gouvernement reporte à chaque fois. Aussi et s’agissant de la revalorisation du pouvoir d’achat, l’autre point inscrit à l’ordre du jour du conseil national de septembre prochain, Larbi Nouar dira qu’il doit être calculé en fonction de la ration alimentaire.
L’exigence du CNAPEST à ce sujet est que les pouvoirs publics «calculent la ration alimentaire en fonction des normes internationales édictées par la FAO et l’OMS». Dans ce contexte, le CNAPEST demande un revenu mensuel de 30.000 DA pour chaque travailleur ayant à charge cinq personnes pour une ration alimentaire correcte, indique M. Nouar.

 

Samira Illoul

Le Snapest, proche de Benbouzid, agrée

Le Syndicat national autonome des professionnels de l’enseignement secondaire et technique (Snapest) de Meziane Meriane est agréé par le ministère du Travail qui a reçu le bureau national du syndicat.
Pour rappel, le 27 décembre 2005, Meriane Meziane, coordinateur national et membre du bureau national du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), a déposé sa démission de ses postes de responsabilité. Les raisons évoquées par M. Meriane, dans une lettre adressée au conseil, sont d’ordre familial.
Ces problèmes personnels, selon lui, l’empêchent d’exercer convenablement son travail de syndicaliste. Cette information a été annoncée, lors d’un point de presse animé au siège du FFS, par le vice-coordinateur national du Cnapest, Nouar Larbi, et ce, à l’issue de la réunion du conseil national, tenue les 27 et 28 décembre. Les membres du conseil ont pris acte de la démission de M. Meriane, qui n’a pas assisté aux travaux de la rencontre.

N.B/ Meziane Meriane est très proche de ministre de l’Education nationale/

Les syndicalistes de l’Education relaxés

Le tribunal d’Alger a relaxé l’ensemble des syndicalistes de l’éducation poursuivis en justice par le ministère de l’Education nationale. En effet, six animateurs de l’intersyndicale et cinq membres du Cnapest ont été mis en cause dans deux procès différents. Ils ont été tous accusés d’incitation à des grèves illégales et à des réunions sans autorisation, mais aussi de déconsidération de décisions de justice. Lors du procès, qui a eu lieu le 1er juillet, le représentant du ministère de l’Education nationale a demandé au juge de lui accorder la possibilité de retirer les plaintes, tout en maintenant les griefs. Le ministère de l’Education voulait par son « geste » jouer l’apaisement et surtout montrer sa préférence pour le dialogue social et constructif avec la communauté des enseignants. Les avocats de la défense, faut-il le rappeler, ont battu en brèche tous les griefs retenus contre leurs mandants et plaidé non coupable. Ils ont indiqué, preuves à l’appui, que leurs clients ont entièrement le droit de porter des organisations syndicales, comme le prévoient les lois 90-02 et 90-14. Ils ont également souligné que la création d’une organisation syndicale n’est pas soumise à l’agrément, mais seulement à une simple déclaration publique. Le Conseil des lycées d’Alger (CLA), dont le porte-parole est directement concerné par le procès, considère que la relaxe prononcée par le tribunal d’Alger est un « échec des tentatives malveillantes de l’instrumentalisation de la justice».
Sources El Watan

La Confédération espagnole des travailleurs honore Redouane Osmane

Redouane Osmane, coordinateur du comité des lycées d’Alger (CLA), se rendra, le 11 du mois en cours, aux USA pour représenter son syndicat au congrès de la Fédération américaine des enseignants sous le thème « Comment soutenir l’école publique » qui se tiendra du 13 au 16 juillet. Par ailleurs, M. Osmane recevra un prix pour ses activités syndicales que lui decernera la Confédération espagnole des travailleurs.

Procès de l’intersyndicale de l’éducation

Le procès de l’intersyndicale de l’éducation nationale a eu lieu hier au tribunal Abane Ramdane à Alger.

 

Les représentants du Cnapest, du CLA, de l’UNPEF, du Satef et du Sete de Béjaïa, qui forment cette coalition intersyndicale créée en novembre 2006, étaient dans le box des accusés. Tout en maintenant les griefs, le représentant du ministère de l’Education nationale a demandé au juge, au grand bonheur des inculpés, de lui accorder la possibilité de retirer les plaintes. Par son action, le ministère de l’Education voulait jouer l’apaisement et surtout montrer sa préférence au dialogue social et constructif avec la communauté des enseignants. Les représentants de ces syndicats autonomes ont été poursuivis en justice, faut-il le préciser, pour incitation à des grèves illégales, réunions syndicales sans autorisation, déconsidération de décisions de justice et appartenance, pour certains, à des syndicats non reconnus. Après débats et plaidoiries, l’affaire a été mise en délibéré au 8 juillet. Le collectif des avocats de la défense, composé de Me Zehouane, Me Benissad et Me Bencheikh, a plaidé non coupable pour ses mandants et a mis en évidence les amalgames entretenus dans l’instruction de l’affaire. Les avocats ont relevé d’emblée la confusion faite par la justice entre les concepts association et syndicat, précisant que leurs mandants sont membres (ou dirigeants) de syndicats qui ne sont pas soumis à la même loi organisant les associations. Le collectif de la défense souligne également que ses clients ont entièrement le droit de porter des organisations syndicales, comme le prévoient les lois 90-02 et 90-14. Les avocats attestent que pour créer une organisation syndicale, les auteurs ou les initiateurs ne sont pas astreints à l’agrément mais seulement à une simple déclaration publique. Ils ont défendu aussi le principe du droit à la grève constitutionnellement consacré et réglementé. Se référant à l’Alliance présidentielle, la défense a rejeté l’accusation qui porte sur l’illégalité de la coalition intersyndicale du fait qu’elle n’a pas un agrément, indiquant qu’une coalition n’a aucune responsabilité juridique et sa création n’est pas soumise à autorisation. Le collectif de la défense a mis en exergue également la confusion faite entre le droit à l’éducation – qui relève du devoir de l’Etat – et le droit au service public minimum, défini dans la loi 90-02 concernant les conflits collectifs. Les avocats de la défense ont saisi l’occasion pour évoquer les conditions socioprofessionnelles déplorables des enseignants, lesquelles ont poussé ces derniers à recourir à des actions de protestation en vue d’arracher leurs droits.

 

M. A. O.

Des syndicalistes devant la justice le 1er juillet

Douze syndicalistes du CLA, du CNAPEST, du SATEF, du SETE-UGTA, de l’UNPEF, du SNAPEST vont être traduits, ce 1er juillet à 9 heures, devant le tribunal de Abane Ramdane pour «incitation à des grèves illégales, déconsidération de décisions de justice, réunions sans autorisation et appartenance, pour certains, à des syndicats non reconnus».
Dans une déclaration, le Conseil des lycées d’Algérie dénonce ce qu’il qualifie d’«instrumentalisation de la justice dans le but d’éradiquer la revendication sociale». Ce syndicat rappelle que ces militants de l’éducation nationale, «initiateurs d’actions revendicatives cycliques ou de protestations depuis 2003, poursuivis au pénal de manière sélective après plainte du ministère de l’Education nationale, ont été inculpés par l’institution judiciaire, après avoir été mis injustement sous contrôle judiciaire pendant des mois pour les griefs cités précédemment».
Les douze syndicalistes, en l’occurrence Redouane Osmane, Yacine Hamraoui, Larbi Nouar, Ali Lemdani, Arezki Mahfi, Youcef Kacimi, Tahar Zbiri, Tahar Dahmani, Mohamed Salem Sadali, Malek Bekkouche, Mohamed Idir, Meziane Meziane, subissent depuis maintenant quatre ans «une opération de coercition administrative, de pression et de répression, de harcèlement judiciaire et administratif» avec pour objectif d’éradiquer la revendication sociale. Ce syndicat autonome remet en cause ce procès, relevant «le non-respect des procédures légales dans les procédures d’inculpation en vertu de la loi».
Il est ainsi souligné, entres autres, que «les procédures de référé sont détournées pour casser des actions syndicales conformes à tous les critères de légalité exigés par la loi».
Le CLA appelle les enseignants des trois paliers de l’éducation nationale à être présents massivement à l’audience publique pour montrer que les représentants syndicaux ne seront pas seuls devant la justice.
Le CLA, qui refuse de rester les bras croisés face à ce qu’il qualifie de «mesure d’intimidation», appelle à une forte mobilisation des syndicats mais aussi des autres acteurs de la société civile. Ce syndicat demande, par ailleurs, à la société civile autonome «d’exprimer sa solidarité et d’installer les réseaux d’initiative pour défendre toutes les libertés, et aux syndicats de préparer la mobilisation pour faire de cette journée une action de solidarité contre la répression et pour les libertés».

A. B.

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