10 avril, 2009
Bouteflika a obtenu 90, 24%
Il y a 10 minutes, le ministre de l’Intérieur a annoncé les résultats définitifs des élections.
Nombre d’électeurs: 20.595.683
Nombre de votants: 15. 351.305
Taux de participation: 74, 54%
Nombre de bulletins nuls: 1.42.727
Suffrages exprimés: 14.308.578
Abdelaziz Bouteflika: 12.912.705 voix (90,24%)
Louisa Hanoune: 604.258 voix (4,22%)
Moussa Touati : 330.570 voix (2,31%)
Mohamed Djahid Younsi: 196.674 voix (1,37%)
Ali-Fewzi Rebaïne: 133.129 voix (0,93 %)
Mohamed Said: 132.242 voix (0,92%)
Commentaires(25)
Le simple fait que le ministre de l’Intérieur, Noureddine Yazid Zerhouni, annonce le taux de participation au scrutin présidentiel et la proclamation des résultats est déjà la preuve manifeste de la fraude et de la falsification des résultats, car la loi électorale, dans ses articles 165 et 167, impose aux commissions électorales de wilaya d’envoyer les résultats, sous plis cachetés, au conseil constitutionnel qui proclamera les résultats. D’où le ministre de l’intéreur a obtenu les chiffres, sinon ses propres chiffres préparés à l’avance ? Est-ce que la poste travaille le vendredi pour acheminer le courrier dans un temps record? Est-ce que le conseil constitutionnel a veillé toute la nuit pour ouvrir les enveloppes et consolider les résultats. Tout cela est matériellement impossible. Cher Mohammed Essaid, la loi vous donne le droit de faire un recours devant le conseil constitutionnel pour annuler les résultats de la fraude. Avez-vous fait quelque chose? Ce qui est valable pour vous l’est pour Louisa, pour Moussa et les autres figurants. Soyez cohérents avec vous-mêmes. Relisez le code électoral pour constater que la fraude a été organisée par anticipation. Maamar Boudersa
Le candidat au scrutin présidentiel Mohamed Said a dénoncé hier des dépassements enregistrés durant l’opération de vote. A Oum El Bouaghi, selon Mohamed Said, les responsables d’un bureau de vote ont changé une urne vide par une autre contenant 500 voix du candidat Bouteflika. A Sidi Bel Abbès, le vote s’est effectué sans la présentation de procuration, ce qui a permis une fraude à grande échelle. A Sedrata dans la wilaya de Souk Ahras, le chef de daïra a exigé un taux de participation et un vote massif au profit du président candidat. À Relizane, les responsables des bureaux de vote ont omis de rédiger des procès-verbaux. A Kouba (Alger), les citoyens ont été interdits d’entrée pour assister au dépouillement. El Mouhtarem
Le candidat au scrutin présidentiel, Moussa Touati a fait part hier de l’interdiction d’accès à ses représentants dans certains bureaux de vote. Il y a aussi cette caravane d’une trentaine de bus remplis de citoyens qui a quitté mercredi soir la capitale en direction de Ghardaïa. Les occupants des bus ont bénéficié du transport et de la nourriture pour aller voter. Avec quel argent ? Et dans quels bureaux de vote ?»
Celui qui fulminait et se refusait à toute déclaration pour ne pas «dire n’importe quoi», c’est Djelloul Djoudi, directeur de campagne de Louisa Hanoune. Et pour cause. On a voté à sa place. Non pas parce qu’il ne s’était pas déplacé au bureau de vote de sa commune. En se rendant au centre de vote Ahmed Ayadi de la commune de Mohamadia à Alger, il a été désagréablement surpris de voir que quelqu’un l’a fait à sa place. C’est un cas concret. Edifiant. Des citoyens sont venus au siège du PT pour dire qu’ils n’ont pas trouvé leurs noms sur les listes alors qu’ils y étaient inscrits. On apprendra, au quartier général du Parti des travailleurs, que les militants ont été maintenus à l’extérieur des bureaux de vote par les scrutateurs avant de prendre la poudre d’escampette vers le siège de l’APC.
Certains ministres et cadres de l’Etat qui résident dans la résidence de l’Etat se sont demandés pourquoi les jeunes se sont rapprochés du centre n°12 de l’école primaire 5 Juillet à Staoueli, situé à quelques mètres seulement de Club des Pins, pour voter. Ces ministres ont pensé que le taux de participation sera élevé avant de découvrir que ces files de jeunes ne sont que des «caravanes» de recrues de l’Armée, qui votent pour la première fois en dehors des casernes. Il était environ 09 :15mn lorsque la sénatrice du tiers présidentiel Zahia Ben Arous, accompagnée de sa fille, s’est présentée à ce bureau de vote. Elle a déclaré à El Khabar qu’elle a voté dans un autre centre de vote à Sidi Ferredj et qu’elle n’est venue à ce centre de vote des cadres de l’Etat que pour accompagner sa fille (âgée de vingt ans), qui va voter pour la première fois. Toutefois, et après avoir accompagné sa fille jusqu’au bureau de vote n° 75, elle a voté pour la deuxième fois. Une fois sortie, elle nous a déclaré qu’elle a trouvé son nom dans la liste des électeurs, avant d’ajouter: «j’ai voté à deux reprises et je suis fière d’avoir voter dans la même urne avec ma fille ». El Khabar
Il faut cesser d’être dans la posture des vaches qui regardent passer les trains. C’est la réédition de la colossale fraude de 1997 quand Ouyahia le ponctionneur était à la chefferie de la houkouma. Comme aujourd’hui. Comme en 1999. Comme en 2004. Cela entraine la décrédibilisation des élections et donc de la démocratie, cela inculque à la société – contrainte -la quasi obligation de fonctionner sur les bases de la perversion des normes de vie en collectivité. Faut bouger, militer, se sacrifier pour que ça cesse. Prenez garde, ceux qui ont pris en otage l’Algérie et les Algériens ont semé leur graine; elle est déjà en attente de prendre le relais. Faut réfléchir et trouver la voie pour arrêter ces nouveaux colons héritiers de Neagelen, Massu, Bigeard, Suzini, Bugeaud, St Arnaud et j’en passe. Ils nous interdisent d’accèder à la citoyenneté. Allah Yarahmek ya Dahmane. Par Kouider
Le taux réel de la participation au scrutin présidentiel 




