24 mai, 2011
Louisa Hanoune insiste sur des législatives anticipées
La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT) a réitéré, hier à l’issue de sa rencontre avec les membres de l’Instance de consultation sur les réformes politiques, sa proposition d’aller vers des élections législatives anticipées. Au sujet de la révision de
la Constitution, Louisa Hanoune opte plutôt pour un report. Pour le PT, la révision de
la Constitution, doit intervenir, après la tenue des élections législatives. Car, argue-t-elle, l‘actuelle Assemblée populaire nationale (APN) n’a pas de légitimité et de crédibilité. Synthèse d’El Mouhtarem
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Au troisième jour des consultations politiques, Abdelkader Bensalah reçoit la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT) Mme Louisa Hanoune, le président des Scouts Musulmans algériens (SMA), Nouredinne Benbraham (deux fois député du RND, le parti de Bensalah) et le secrétaire général de l’Organisation des enfants de Moudjahidine (ONEM), Khalfa Mbarek, ancien membre du bureau du RND. El Mouhtarem
L’ancien chef du gouvernement, Sid Ahmed Ghozali, a indiqué dimanche à Alger que les consultations nationales sur les réformes politiques, entamées samedi, engageaient “l’avenir du pays” qu’il faut appréhender en tenant compte, selon lui, d’une analyse “objective” de la situation actuelle du pays et de la région (…) Selon Ghozali, faire face à ces défis ne passe pas uniquement par un changement des lois, notamment la Loi fondamentale (Constitution), d’autant plus, a-t-il dit, que “ces lois ne sont pas respectées, dans leur contenu, depuis des décennies”.
« Au MSP, on a revu, dans la forme, l’ordre des priorités des réformes politiques en proposant, en premier, l’amendement de la Constitution du fait de son caractère de Loi fondamentale du pays, avant tout autre texte de loi », a déclaré Soltani, à l’issue de sa rencontre avec les membres de l’Instance de consultations sur les réformes politiques.
Djamel Benabdessalam, secrétaire général d’El Islah, a affirmé, à l’issue de sa rencontre avec l’Instance des réformes nationales, avoir remis un document contenant des propositions afin d’édifier un Etat démocratique. El-Islah a réclamé le retrait du code communal, adopté il y a quelques jours par les députés. Par ailleurs, le mouvement El Islah a réitéré l’opposition de son parti à l’idée d’une Assemblée constituante comme point de départ pour les réformes politiques.
L’ancien candidat à la présidentielle de 2009, Mohamed Saïd, estime que la réussite des réformes politiques exige une réelle volonté politique pour répondre à la revendication du changement exprimé par le peuple. S’exprimant à la fin d’audience qu’il a eue hier avec le président de la commission consultative, Mohamed Saïd a affirmé qu’il avait insisté sur ce point.
Le président du FNA, Moussa Touati conditionne sa participation aux consultations politiques conduites par Bensalah par la présence de la presse pour «prendre le peuple à témoin». L’ex-gendarme de Médéa a menacé de quitter la réunion «si cette demande n’est pas satisfaite». L’ex-candidat à la présidentielle de 2009, qui a reçu l’invitation de Bensalah, pose une autre condition à sa participation: «Accompagner l’invitation par l’ordre du jour de la séance», rapporte la presse aujourd’hui. Enfin, l’ancien gendarme, Moussa Touati prendra-t-il le risque de ne pas rencontrer l’ancien général, Mohamed Touati ? El Mouhtarem
Le secrétaire général du mouvement El-Islah, Djamel Ben Abdessalam, sera reçu aujourd’hui par l’Instance de consultations sur les « réformes » politiques. Ben Abdessalam sera accompagné de quatre membres de la direction du mouvement lors de cette rencontre.
La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a indiqué vendredi qu’elle va remettre, lundi prochai, un mémorandum contenant les propositions se son parti à l’instance de consultations sur les « réformes » politiques.
En 1994, Abdelaziz Bouteflika refusa l’offre du pouvoir via la commission de dialogue national présidée par Youcef El Khatib et dont Abdelkader Bensalah et le général Mohamed Touati étaient membres, de présider le pays. En 2011, Abdelkader Bensalah et le général Mohamed Touati acceptent l’offre de Bouteflika qui préside le pays depuis 1999, de »mener l’organisation et le déroulement des consultations prévues sur les réformes politiques ». 




