Archive pour 'Tunisie-Révolte'

Tunisie: Résultats préliminaires et officiels des élections de la Constituante

voter.jpgLe mouvement Ennahda a gagné 90 sièges sur 217, soit 41,47 % des élus. Il est suivi par le parti du Congrès pour
la République (CPR) de Moncef Marzouki (30 sièges) et l’Ettakatol de Mustapha Ben Jaafar (21 sièges), l
‘inattendue Pétition populaire du riche homme d’affaires Hechmi Hamdi 19 sièges, malgré l’invalidation de ses scores dans six circonscriptions, dont l’emblématique Sidi Bouzid, berceau de la révolution, le Parti Démocratique Progressiste (PDP) 17 sièges, une liste de coalition (5 sièges) et 8 listes indépendantes (9 sièges).

La présence féminine au sein de la Constituante sera de l’ordre de 24%, l’équivalent de 49 femmes, toujours selon M. Jendoubi.

Selon les chiffres présentés par M. Jendoubi, 4.123.602 Tunisiens et Tunisiennes ont voté lors des élections, comme électeurs volontairement, l’équivalent de 75%. Pour ce qui est des électeurs inscrits automatiquement, le nombre s’est élevé à 498.482, soit 14,42%. Agences

Les élections tunisiennes vues par des journalistes algériens

mekla.jpgSaïd Mekla, journaliste (Le Temps d’Algérie)
 
« Un exemple de démocratie »

Tant attendues par la communauté internationale, les pays de la région en particulier, les élections en Tunisie constituent à mon humble avis, l’exemple à suivre pour les pays en voie de démocratisation dans la mesure où elles ont consacré le choix réel du peuple tunisien aux convictions multiples.
Des islamistes aux radicaux de gauche en passant par les «centristes», toutes les tendances ont eu «leurs voix», à la mesure de leur représentativité réelle sur le terrain. Même si, des voix s’élèvent déjà pour mettre en gade contre la menace islamiste, il est clair que c’est la démocratie avant tout qui l’a emporté. Pour preuve, les concurrents «divisés» de Ghanouchi qui s’attendaient tout de même à des scores plus importants ont tous reconnu la victoire des islamistes et se sont inclinés devant le choix du peuple.

Maintenant que cette expérience, première du genre dans un pays arabe, s’est déroulée dans de très excellentes conditions, l’on crie aux conséquences désastreuses d’une…démocratie pourtant réclamée, soutenue, «imposée» jusqu’au…dépouillement dont les résultats que personne ne peut contester par ailleurs, ne cadrent pas avec les visions de certains cercles en Occident comme dans le monde arabe qui brandissent dans la foulée de leur déception, le péril islamiste qui est «à nos portes».

Le choix est fait et c’est le choix des Tunisiens. Personne ne pourra leur dire ce qu’ils doivent assumer ou pas. Certes, beaucoup de choses restent à faire et c’est encore le peuple, à travers ses désormais représentants légaux qui définira l’avenir immédiat de la deuxième république de Tunisie. Abstraction faite des jeux de coulisses et autres alliances à venir, l’étape suivante est la plus cruciale.

azoug.jpgSamir Azzoug, journaliste (La Tribune)

« Un acte de liberté, de conscience, d’attachement aux valeurs démocratiques » 

C’est un évènement historique pour tout le continent africain et une leçon pour nombre de démocraties où le pouvoir des lobbys joue un rôle prépondérant. C’est un acte de liberté, de conscience, d’attachement aux valeurs démocratiques. 

Les réactions des partis tunisiens après l’annonce même partielle des résultats démontrent la maturité des intervenants de la scène politique tunisienne. Les Tunisiens nous ont donné une leçon, un pays où une civilisation naît, ne craint jamais pour son avenir. Après des passages à vide, Carthage reprend son rayonnement. Voila ce que je pense dess élections et du peuple digne de Tunisie.

mehdi.jpgMehdi Bsikri, journaliste (El Watan)

« Elles sont précurseurs de la démocratisation de la région du Maghreb « 

Les élections en Tunisie et leur bon déroulement, d’après le témoignage de confrères et collègues présents sur les lieux, sont peut être précurseurs de la démocratisation de la région du Maghreb. Il ne faut surtout pas oublier que pour arriver à ce stade, d’énormes sacrifices ont été consentis, notamment les centaines de tunisiens assassinés par les sbires benalistes.

Je pense aussi que la menace d’Ennahda est insignifiante. Islamistes ou pas, les Tunisiens ont beaucoup appris des leçons de leur voisin algérien. Si Ennahda gagne les législatives de 2012, il ne faut s’adresser à Ghanouchi, car sans une masse il n’est rien. On peut croire que le vote pour Ennahda s’apparente plus à un vote sanction contre les pseudo laïcs. Il faut laisser le temps au temps. Les Tunisiens ont le destin entre leurs mains ? Nous sommes qui pour leur donner des leçons ? L’essentiel: le sang ne doit pas couler, donc pas de forcing armé.

karim.jpgKarim Aimeur, journaliste (L’Expression)

« Une expérience à méditer »  

Le 23 octobre 2011, la Tunisie plurielle a vécu l’un de ses meilleurs moments de ce début du 21e siècle. L’élection d’une Assemblée constituante, après l’une des révolutions populaires les plus pacifiques dans le monde, me laisse méditatif. C’est une expérience à méditer. J’étais très heureux les voyant voter dans la transparence.

Les Tunisiens ont réussi en peu de temps mille et une réalisations à la fois dont les plus apparentes: une révolution qui a chassé un dictateur et une élection plurielle et transparente. Je pense que les Tunisiens ont produit un miracle.

Moderniste, le Tunisien s’est exprimé le plus librement du monde. Reste à espérer que le discours doré de démocratie et de valeurs universelles des dirigeants du parti islamiste Ennahda ne soit pas un slogan sans fond.

Les Tunisiens méritent de vivre pleinement la démocratie et j’estime que la Constitution qu’établira l’Assemblée répondra aux exigences de cette démocratie. Quand aux Algériens, ils doivent encore patienter. Je souhaite que le printemps Tunisien s’étendra à d’autres contrées de cette planète.

chafadjamel.jpgDjamel Chafa, journaliste (Le Temps d’Algérie)

« Dans la transparence »  
Le plus important à mon avis, c’est que les élections se sont déroulées dans la transparence. Aucune formation en compétition n’a parlé de fraude telle que nous la connaissons ici en Algérie.

En ce qui concerne l’exploit du parti Ennahda, quoi qu’on dise sur sa filiation islamiste, il s’agit d’abord du choix de la majorité des Tunisiens. Le temps finira par dire s’ils ont raison ou non.

khetar.jpgMadjid Khetar, journaliste (Djazair News)

 « الانتخابات التونسية تتسم بنوع من الشرعية

أعتقد أن الانتخابات التونسية تتسم بنوع من الشرعية بعد النتائج التي حققها حزب النهضة. وفي فيما يخص مستقبل تونس بعد الانتخابات أرى أن هذا البلد سيمر بنوع من الصعاب والمشاكل وهذا في تحديد نوع النظام، فهذا لن يكون سهلا، خصوصا أن الحزب له قاعدة إسلاموية. وباعتقادي تونس ينتظرها مصيرين، الأول بإمكانها أن تكون أول بلد سيجسد نوع من الديمقراطية بالمغري العربي، وهذا في حالة وفاء حزب النهضة بوعوده في العمل على تكريس الديمقراطية واحترام الحريات، وهذا لن يتحقق إلا إذا طبق نظام سياسي مثل النموذج التركي.

والنظرة الثانية بإمكان تونس أن تشهد أزمة صعبة جدا، والتي لا نتمنى أبدا أن تحدث، وهذا في حالة خيانة حزب النهضة لوعوده وتجسيده لنظام إسلامي، ما سيشكل دون شك خطرا على مستقبل تونس، من جهة، سيمس بالاقتصاد المحلي وسيؤثر تأثيرا بليغا على السياحة التونسية، بالنظر إلى إيديولوجيات الأحزاب الإسلامية، فتطبيق النظام الإسلامي في تونس سيحرم قطاع السياحة من الانتعاش والتحرر، خصوصا أن السياح يقصدون تونس ومناطق السياحية لاسيما الشواطئ نظرا للحرية العالية التي يتمتع بها السائح.

ومن جهة أخرى، سيعرض تونس لأخطار المخططات السياسية الغربية المعادية للإسلام. ولكن عموما أعتقد أن حزب النهضة بقيادة الغنوشي لن يحاول أبدا تكريس سياسة الظلم والتطرف، لأنه تأكد أن الشعب التونسي تحرر من الخوف بعد إسقاطه للنظام الديكتاتوري الذي كرسه بن علي، وبإمكان الشعب أن يعيد نفس الثورة ضد حزب النهضة، وارى أن النهضة مجبرة على فعل المستحيل لإرضاء الشعب التونسي سياسيا خصوصا من الناحية الديمقراطية والحريات وحقوق الإنسان. لكن هذا لن يمنع وقوع تنافس وصراع بين العلمانيين والإسلاميين خصوصا في تقسيم الحقائب الوزارية.

brahimi.jpgNassim Brahimi, journaliste (Wakt El Djazair)  

 

« Les Tunisiens doivent être fiers de ce qu’ils ont réalisé »

Les Tunisiens doivent être fiers de ce qu’ils ont réalisé jusqu’à présent et ignorer les critiques et soupçons stériles des intellectuels faussaires de la place parisienne. Si cette élite se souciait vraiment de leur condition politique, elle aurait du le signifier du temps où Ben Ali violait tous les droits élémentaires du peuple tunisien.

Les Tunisiens savent très bien que la victoire écrasante du courant islamique –le terme «islamiste» étant péjoratif- ne constitue aucun danger pour la suite du processus entamé pour établir une démocratie, peut-être la première en Afrique du Nord. Ce que beaucoup d’analystes ne savent pas est que le modèle turc, présenté comme démocratique est en partie inspiré par les écrits de Rachid Ghannouchi dans les années 80. De plus, la Tunisie possède ses propres traditions républicaines garantes du respect de la démocratie.

Il faut juste pour les Tunisiens qu’ils apprennent à revisiter l’expérience algérienne pour ne pas sombrer dans la violence politique et s’atteler à construire leur avenir sans prendre en considération les angoisses injustifiées des apprentis démocrates. Les Tunisiens ont vaincu la dictature seuls, et c’est seuls qu’ils devront bâtir leur avenir.

Nadir Iddir, journaliste (El Watan)

« Tout se règle par les urnes, rien par la violence et la coercition »

Les résultats partiels des élections en Tunisie ont confirmé ce qu’appréhendait une partie de l’opinion internationale: les islamistes d’Ennahda arrivent en tête. Le peuple tunisien a fait son choix dans la sérénité; il importe pour nous de saluer cet acte. L’expérience démocratique algérienne avortée a, semble-t-il, bien été pris en compte par nos voisins de l’Est: tout se règle par les urnes, rien par la violence et la coercition.

La société tunisienne, même laïcisée par un régime créé par Bouguiba au lendemain de l’indépendance, est travaillée en profondeur par des mouvements conservateurs présents dans les associations caritatives et autres. Au lieu de dénoncer une quelconque préférence des sociétés arabes pour « la peste verte », il faut connaitre les raisons qui ont favorisé cette poussée prévisible des islamistes: les religieux d’Ennahda en Tunise, comme partout ailleurs, tirent leur force de la faiblesse d’un camp démocratique qui s’est séparé du peuple. Il est temps pour ces partis de renouer avec les vraies pratiques démocratiques en prenant à bras le corps les revendications sociales et politiques des masses. La démocratie, ce n’est pas des discours pompeux, mais c’est surtout des solutions à la misère des gens: l’électeur voit manger à sa faim et voir ses enfants grandir.

Aller dans le sens désiré par les électeurs est la seule garantie d’une adhésion populaire future. L’expérience algérienne, qui a vu l’entrée en force de l’armée dans le jeu politique, a tout compte fait « inspiré » les Tunisiens: le verdict des urnes ne doit pas être dévoyé. Les mouvements qui se réclament de la démocratie doivent éviter de jouer les rabat-joies: l’électeur arabe de Tataouine ou de Béja ou de Khenchla n’est pas plus superstitieux qu’un électeur de l’Arkansas. L’expérience tunisienne, qui n’est qu’à ses débuts, ne l’oublions pas, est déjà riche en renseignements: la démocratie, c’est surtout la respect de l’Autre.

 

igoudjil.jpgAbdenour Igoudjil, journaliste (Le Temps d’Algérie)  

« Une première étape pour l’édification d’un Etat démocratique »

Le pas de géant dont peut se féliciter le peuple tunisien après tant de décennies de dictature ne doit en aucun cas servir la cause obscurantiste. Même si c’est un parti de la mouvance islamiste qui a remporté ces premières élections libres en Tunisie, le respect de la volonté du peuple est très important pour l’avenir et la stabilité de ce beau pays. Il faudrait peut-être aujourd’hui que les Tunisiens fassent une rétrospective et comprendre le pourquoi de cette percée des islamistes qui ont travaillé dans l’ombre même sous le régime de en Ali.
 
Avant de jubiler (ce qui ne doit pas arriver) pour ce courant qui ne peut se détourner de l’obscurantisme qui constitue sa matrice, faut encore saluer ce premier jet d’un pays de l’Afrique du nord de vouloir instituer une assemblée constituante. La démocratie ne doit cependant pas laisser les libres champs à l’extrémisme et à l’obscurantisme sous toutes ses manifestations.
 
Les joutes du 23 octobre dernier ne sont, en fait, qu’une première étape pour l’édification d’un état démocratique. Un idéal qu’ils peuvent atteindre s’ils tiennent compte des erreurs commises ailleurs, notamment en Algérie. Nos décideurs sont certainement dans l’embarras. Une Tunisie libre et démocratique les gêne à plus d’un titre. L’exemple Tunisien doit être médité par les autres pays Arabes, avec bien sûr, plus d’attention. Il est en effet difficile de « basculer » d’un régime totalitaire vers un régime démocratique en un laps de temps aussi court. 

Propos recueillis par El Mouhtarem

Tunisie : Jacques Chirac adresse ses félicitations à Ben Ali

jacqueschirac.jpgLa retraite n’y a rien changé : l’ancien président de la République Jacques Chirac est toujours attentif aux affaires du monde et entretient son réseau. C’est ainsi qu’à l’annonce du succès du scrutin tunisien il a félicité M. Ben Ali pour une victoire « qui fait honneur à la Tunisie ».

Au secrétariat de Jacques Chirac, on attribue le télégramme inopportun à un dysfonctionnement technique : « la batterie du Président s’est brutalement déchargée et le message à M. Ben Ali est parti mystérieusement ». M. Chirac lui-même n’était pas joignable, très retenu par la préparation de son déjeuner avec Jacques Chaban-Delmas.

Ennahda « n’est pas le diable » (CPR)

Les islamistes d’Ennahda « ne sont pas le diable » et « il ne faut pas les prendre pour les talibans de la Tunisie », a déclaré mercredi Moncef Marzouki, leader du parti de gauche nationaliste CPR, arrivé derrière Ennahda selon des résultats partiels du scrutin du 23 octobre.
« Non, non, non ce n’est pas le diable et ensuite on ne pactise pas avec le diable. Il ne faut pas les prendre pour les talibans de la Tunisie, c’est quand même une fraction modérée de l’islamisme », a déclaré M. Marzouki en marge d’une conférence de presse à Tunis. « Les lignes rouges c’est encore une fois les libertés publiques, les droits de l’homme, les droits de la femme, de l’enfant et ça on ne pactisera jamais, jamais », a-t-il ajouté. AFP

Je suis jaloux de mes amis tunisiens !

voter.jpgKamel DAOUD, membre du Conseil National de la LADDH

Je viens de passer une semaine en Tunisie en pleine campagne électorale. A mon grand étonnement à aucun moment je n’ai rencontré de signes d’inquiétude ni de pessimisme. J’ai rencontré avant tout des militants des droits de l’homme et j’ai beaucoup parlé dans la rue, à Bizerte sur la mythique avenue Habib Bourguiba comme dans les quartiers populaires, à Hammamet comme à Nefza ou à Tabarka. Une euphorie ambiante, le sourire sur le visage des jeunes et des moins jeunes, des femmes (avec ou sans foulards) comme des hommes, beaucoup d’espoir. A aucun moment je n’ai ressenti violence ou agressivité envers ma condition d’Algérien tout à fait apparente. Et puis en me renseignant j’ai pu constater le prodigieux travail de préparation des élections en moins d’un an il fallait reconstituer les listes électorales former des scrutateurs, établir la loi électorale (avec une parité hommes femmes exigée et obtenue par les militants des droits de l’homme et acceptée par la mouvance islamiste, rien que ça !). Sans la pression d’un Ministère de l’Intérieur qui a joué le jeu, sans la moindre « odeur » de police politique

Moi je parie sur le succès de la transition démocratique et l’élection de l’Assemblée constituante.

Et puis je n’ai pas pu m’empêcher de penser à l’aventure démocratique que nous Algériens avons vécue de juin 1991 à janvier 1992. On n’y avait vraiment cru à la démocratie dans notre pays mais ils nous ont dit que le FIS qui venait de triompher aux élections législatives avait « un couteau7 entre les dents ». Beaucoup de laïco-démocrates l’ont cru et ont applaudi à la suspension brutale des élections par des Généraux qui ont cru qu’ils ont sauvé le pays de la « barbarie intégriste » Quelle tristesse !

J’ai entendu les discours d’En Nahdha et de son dirigeant historique Ghannouchi. Et, tout démocrate soucieux de la liberté d’opinion que je suis, je vous avoue que si j’étais Tunisien je voterai pour En Nahdha car je ne peux imaginer un Maghreb sans Islam et une Constitution qui l’ignore. Les islamistes tunisiens n’ont rien à voir avec le salafisme que l’on tente de monter en épingle. Là est la sagesse des démocrates et des militants des droits de l’homme tunisiens.

Je viens d’apprendre que les Libyens vont partir pour une élection d’une assemblée Constituante dans les 8 mois.

Mais qui a déjà dit que l’élection d’une assemblée constituante était la voie royale de la démocratie ? Peut-être le FFS en Algérie?

Photo: El Mouhtarem

 

Les élections tunisiennes vues par des Algériens

Image de prévisualisation YouTube

Tunisie/ Evénements du 14 janvier: Révélations d’un colonel

Le colonel Samir Tarhouni, colonel de la Brigade anti-terroriste (BAT), a publiquement témoigné, hier, lundi, sur les événements du 14 janvier, dernier, jour de la chute du régime Zine El-Abidine Ben Ali, lorsque celui-ci et des membres de sa famille avaient tenté de fuir le pays, emportant bijoux et argent.
Le colonel était appelé à «donner une version officielle des faits et mettre fin aux rumeurs sur ce qui s’était passé à l’aéroport». «Un responsable à l’aéroport m’a averti que des membres de la famille de Leïla Trabelsi (l’épouse de Ben Ali) allaient quitter le pays dans un avion privé, j’ai pris l’initiative de me rendre sur les lieux avec onze de mes collègues pour les arrêter, sans avoir reçu d’ordres de mes supérieurs», a-t-il raconté. «Ali Seriati m’a appelé à deux reprises pour les faire libérer. Je lui ai raccroché au nez», a raconté Samir Tarhouni.

(Lire la suite)

Tunisie: le blogueur Slim Amamou démissionne du gouvernement

slim.jpgUn cyberdissident très actif sous le régime Ben Ali, emprisonné pendant la « révolution du jasmin », Slim Amamou, a démissionné de son poste de secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports au sein du gouvernement tunisien de transition, a-t-il annoncé lundi soir sur Twitter. « Je confirme, j’ai démissionné. Il ne reste plus que les formalités administratives », affirme le blogueur et militant de la liberté d’expression, très connu en Tunisie.

M. Amamou avait annoncé plus tôt lundi son intention de quitter le gouvernement, dans un entretien à la radio tunisienne Express FM, en estimant que sa mission au sein du gouvernement était terminée.

(Lire la suite)

Tunisie: Le RCD n’est plus!

rcd.jpgLe tribunal de première instance de Tunis a annoncé, ce mercredi, la dissolution du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti fondé par le dictateur déchu Zine El Abidine Ben Ali. Pour mémoire, le RCD a été fondé le 27 février 1988, sur les ruines du Néo-Destour, le parti du président Habib Bourguiba, sous la houlette duquel le pays avait été conduit à l’indépendance. S’en est suivi un règne sans partage jusqu’à la fuite du président le 14 janvier dernier, soit 23 ans plus tard. Synthèse d’El Mouhtarem

 

A nos amis militants des droits de l’homme tunisiens

laddh.gifKamel Daoud, vice président de la LADDH

C’est avec émotion que je vous adresse au nom de la LADDH et en mon nom presonnel nos chaleureuses félicitations à l’occasion de l’annonce de l’élection prochaine en Tunisie d’une assemblée nationale constituante. C’est la victoire d’un long combat des militants de la démocratie mais aussi une étape sur le chemin de la démocratie réelle. La Tunisie prend aujourd’hui le chemin de la voie royale de la démocratie.

Aujourd’hui nous y croyons. Le chemin sera difficile notamment à cause des forces occultes de la police  politique, résidu de l’ancien régime. Je suis sûr que vous saurez déjouer ses pièges du truquage des élections à une assemblée nationale constituante.
Souhaitez à votre tour aux Algériens comme aux autres peuples arabes de suivre la même voie, celle de la démocratie et de la défense des droits de l’homme universels. Par le voie d’une élection libre de l’Assemblée Nationale Constituante.

12345...8

FRONT NATIONAL - Bouches-du... |
Mouvement des Jeunes Social... |
15ème circonscription du No... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Sagvar, le Roman Noir de la...
| Sarkophage
| UES - Claude WEBER