17 janvier, 2011
Tunisie: Bouteflika fait connaître la position algérienne par « Wikileaks »
Quatre jours après la fuite de Zine El-Abidine Ben Ali et l’installation d’un nouveau gouvernement en Tunisie, aucune réaction officielle n’a été enregistrée en Algérie. Il a fallu attendre la venue du conseiller principal du président Obama pour la sécurité intérieure et la lutte anti-terroriste, John Brenann, pour connaître la position algérienne.
En effet, à l’issue d’une rencontre de deux heures avec le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, M. John Brenanna a fait savoir, lors d’un point de presse animé à l’ambassade des Etats-unis à Alger, que le président Bouteflika a dit qu’il aiderait le peuple tunisien à retrouver son calme et à tenir des élections dans 60 jours.El Mouhtarem
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L’opposant historique tunisien Moncef Marzouki a dénoncé lundi une « mascarade » après la formation d’un nouveau gouvernement en Tunisie, fustigeant une « fausse ouverture » avec le maintien de ministres du président déchu Ben Ali, dans un entretien à la télévision française I-Télé. Pour sa part la journaliste Amira Yahiaoui a déclaré que « la composition de ce gouvernement est scandaleuse ». 
Le gendre de l’ex-président tunisien Ben Ali, Sakher el-Materi, un temps pressenti pour être son successeur, a fait étape en France après la fuite de son beau-père. Vendredi soir, l’époux de Nesrine Ben Ali est arrivé à Paris depuis Tunis.
L’opposant tunisien et dirigeant du Congrès pour la République, Moncef Marzouki, a déclaré aujourd’hui à la Radio française France Info que les Tunisiens son devant un paradoxe. « La Tunisie a chassé le dictateur mais la dictature est toujours là. La dictature, ce n’est pas simplement Ben Ali, la dictature c’est le système. Or le système est basé sur un parti, le RCD ». Le RCD est « un parti clientéliste, un parti sécuritaire qui encadre l’ensemble du pays, qui est une véritable pieuvre et ce parti-là est toujours là. Et c’est ce parti qui a gardé dans le nouveau gouvernement les postes clés et qui s’imagine qu’il va pouvoir duper et rouler les Tunisiens en élisant l’un des siens », a déclaré l’opposant tunisien. El Mouhtarem
Par Maamar BOUDERSA
Louisa pour « Algérie Politique »
Rue89



