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Archive pour 'Terrorisme et violence en Algérie'

Abdelkader Tigha répond à Yves Bonnet

tighadrs.jpgPays Bas, le 25 Septembre 2011 

A Monsieur Yves Bonnet, ancien patron de la DST   

Ceci est une mise au point en réponse à Monsieur Yves Bonnet ancien de la DST suite à une interview accordée à la Télévision Algérienne datée du 23 septembre 2011, ayant trait au dossier des Moines de Tibhirine . 

1 – Monsieur Bonnet répète à chaque occasion qui se présente (en général dans les médias algériens) que le DRS (Département du Renseignement et de la Sécurité algérien) a tout fait pour libérer les moines. Selon lui le DRS était «préoccupé» par la situation des moines dans leur monastère isolé. Il ajoute que le DRS avait incité les moines de quitter les lieux et que le DRS craignait que si quelque chose arrivait aux moines. Il a déclaré dans d ‘autres occasions que  l’on a accusé l’armée algérienne uniquement sur la base de dénonciations d’officiers « traîtres ». 

C’est avec stupéfaction que j’ai pris connaissance de toutes vos interventions spécifiquement dans les médias algériens concernant non seulement le dossier des moines de Tibhirine mais aussi concernant d’autres dossiers auxquels le DRS fait face actuellement (la situation au Sahel,
la Libye,
ect…) 

Pour commencer j’aimerais bien vous préciser que j’ai passé des années dans le Centre Territorial de Recherche et d’Investigation dans la ville de Blida (CTRI de Blida), le seul CTRI qui a joué un rôle principal dans le dossier de la lutte anti-terroriste sur le plan national et international bien qu‘il existe cinq autres CTRI dans les villes suivantes: Oran, Bechar, Ouargla, Constantine  et Tamanrasset. Le CTRI de Blida s’est vu attribuer ce rôle par le fait que le commandement de tous les groupes armés (AIS, FIDA, GIA, LIDD de Sidi-Ali Belhadjar ect…) se trouvaient sur le territoire de la 1ère région militaire, la zone de compétence du CTRI de Blida. 

Je vous rappelle ici que l’acharnement des services du DRS contre les religieux chrétiens en Algérie n’a pas commencé par les moines de Tibhirine, mais bien avant. C’est le cas d’un dossier ouvert depuis 1989 à l’encontre des Soeurs du Père Foucauld dans la ville de Tamanrasset. Ces religieux étaient quotidiennement suivis (surveillance, filature, photographie ect…) par le service de recherche et de Surveillance du CTRI de Tamanrasset. J’ai exercé dans ce CTRI de 1989 à 1991 et j’étais bien placé pour consulter le dossier du fait que j’étais un agent de la Brigade de Surveillance dans ce même CTRI. Donc Monsieur Yves Bonnet dire que le DRS était «préoccupé» par la situation des moines de Tibhirine relève d’un pur mensonge de votre part.  

Un autre cas qui mérite d ‘être signalé, c’est le cas de Monseigneur Tessier dont malheureusement le Centre Principal des Opérations de Ben Aknoun (appartenant à
la DCE de votre
  ami Smain Lamari)  dispose d’un dossier sur tous ses contacts et déplacements malgré qu‘il était très proche des autorités algériennes. Monsieur Yves Bonnet en tant qu’ex de la DST, vous savez sûrement que ces activités du DRS contre les religieux chrétiens en Algérie relèvent des activités traditionnelles des services de renseignement sur le plan « Contre-Espionnage ». Je vous précise encore une fois que c’est bien le peuple algérien qui était préoccupé de la situation des moines et surtout la population locale mais pas le DRS. Avez-vous vu en Algérie une seule manifestation populaire contre des chrétiens ? 

Le DRS n’avait jamais avalé que les moines de Tibhinne prêtaient aide et assistance aux membres de la LIDD de l’émir Sidi-Ali Belhadjar  (Ligue Islamique pour
la Dawaa et le Djihad) alors que ce même
DRS, avait lui même par la suite établi des contacts avec ce groupe en particulier avec l’Emir  Sid-Ali Belhadjar qui ne quittait jamais le CTRI de Blida. 

Monsieur Yves Bonnet vous avez oublié sans doute, dans vos interventions dans les médias algériens, d’interpeller vos amis du DRS pour qu‘ils puissent mettre fin aux menaces, aux intimidations et aux arrestations des chrétiens en Algérie qui continuent à nos jours. Dans ce cas précis, vous voyez bien que le DRS n’est pas préoccupé de la situation des chrétiens en Algérie mais au contraire ils les harcèlent avec ses enquêtes menées conjointement avec les services de police. 

2- Monsieur Yves Bonnet ; 

S’agissant de vos interventions sur le Sahel et la Libye, je me contenterais de vous répondre par une question : les médias algériens qui se trouvent sur place en Algérie et en Libye ont-ils besoin d’analyses et de conseils d’un ancien de la DST venu de France d‘autant plus que vous avancez toujours la même position du DRS vis-à-vis de ce dossier. Je vous laisserais aussi répondre. 

3- Vous avez déclaré dans d’autres occasions que l’on a accusé l’armée algérienne uniquement sur la base de dénonciations d’officiers « traîtres ». En tant qu‘ancien député de
la Manche entre 1993 et 1997, vous avez failli aux principes
fondamentaux de votre pays, la France en traitant des ex-officiers, dont moi-même, ayant écrit leurs mémoires sur leurs parcours dans les services secrets algériens, de traîtres. Sur ce point vous parlez avec une voix d’un Général algérien Bis

Monsieur Yves Bonnet ; 

A ma connaissance, vous avez vous-même écrit vos mémoires (Contre-espionnage, mémoires d’un patron de la DST, Paris, Calmann-Lévy, 2000, De qui se moquent-ils ? Portraits de nos chers politiques, Paris, Flammarion février 2001  ect…) Pensez-vous être un traître de votre pays la France en écrivant vos mémoires comme l’ont fait d’ex-officiers algériens? là aussi, je vous laisserais répondre. 

Pour finir je suis obligé de vous préciser que le peuple algérien ne connaît nullement un Yves Bonnet ancien de la DST. Vous  êtes connu en Algérie par une poignée de Généraux et par une autre poignée de journalistes algériens. La relation commerciale de votre fils avec celui du feu-Smain Lamari est un secret de polichinelle. Je vous conseille ici que si vous voulez faire du « Business » avec vos « quelques amis algériens », faites-le mais pas sur le dos du Peuple Algérien. 

Mes Salutations. 

Abdelkader Tigha 

Pays Bas

« Le Crime de Tibhirine. Révélations sur les responsables », de Jean-Baptiste Rivoire : l’enquête impossible

Isabelle Mandraud, Le Monde 

Revenue avec force sur le devant de la scène française en 2010 avec le film de Xavier Beauvois, Des hommes et des dieux, la tragédie des sept moines trappistes de Tibéhirine, enlevés et assassinés en 1996 en Algérie, continue, quinze ans après les faits, d’alimenter la chronique. Un nouveau livre, accompagné d’une version documentaire diffusée lundi 19 septembre, sur Canal+, apporte des témoignages supplémentaires, tous à charge contre le régime algérien. Un seul d’entre eux, toutefois, possède une identité et parle à visage découvert. Présenté comme un ancien agent du département du renseignement et de la sécurité algérienne, (DRS), Karim Moulaï, résidant aujourd’hui à Glasgow, en Ecosse, a été repéré par le journaliste Jean-Baptiste Rivoire à travers « plusieurs sites Web » qui évoquaient un homme, exilé depuis 2001, « prêt à faire des révélations ».

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Bavure de Fréha: Le militaire auteur en détention préventive

zahia.jpgLe militaire mis en cause dans la bavure militaire de Fréha ayant coûté la vie à Kaci Zahia 54 ans a été placé hier matin en détention préventive par le magistrat instructeur près le tribunal militaire de la première région sis à Blida, rapporte Le Jour. Il est poursuivi pour homicide involontaire. Alors que les quatre témoins dans cette affaire, à savoir les deux accompagnatrices ainsi que deux proches de la victime, ont été entendus avant-hier par les éléments de la brigade de la gendarmerie de Fréha.

Après la bavure militaire: imposante marche à Fréha

 

freha.jpgA l’appel de la coordination des comités de villages de la commune, une imposante marche silencieuse a été organisée, ce jeudi, 15 septembre, dans la ville de Fréha, à 30 kilomètres à l’est de Tizi Ouzou. A 10heures, la foule s’est ébranlée devant le domicile de Zahia Kaci, tuée, dimanche dernier, dans une bavure militaire. Durant tout l’itinéraire dela marche, les présents brandissaient des banderoles sur les quelles ont pouvait lire « Délocalisation des casernes de la ville de Fréha », rapporte El Watan.

Tizi Ouzou : De violentes émeutes à Freha

zahia.jpgEl Watan

De violentes émeutes ont éclaté depuis la matinée de mardi à Fréha, à 20 km à l’est de Tizi Ouzou suite à l’assassinat par balle près de son domicile de Kaci Zahia, née Ibsaine, 55 ans, dimanche, aux environs de 22 heures, alors qu’elle était de retour avec deux autres femmes, d’une veillée funèbre, en empruntant un chemin à proximité de la caserne de l’ANP. Selon des témoignages d’habitants de la commune, la victime en question aurait été tuée par balle mais également par jet de grenade aux environs de 21 heures.

Les émeutiers en colère exigent en conséquence la suppression pure et simple de la caserne militaire située dans la ville de Freha, «source de multiples problèmes et dépassements dont souffrent les résidents de Freha et notamment la gente féminine objets de fréquents harcèlements et brutalité », estiment les émeutiers. 

Notons que la victime âgée d’une cinquantaine d’années a été inhumée lundi en présence d’une foule nombreuse parmi lesquels figuraient le wali de Tizi Ouzou et le Chef de Daira d’Azzazga. 

Interrogé à l’occasion de notre passage ce mardi 13 septembre dans la région, un jeune émeutier âgé de 25 ans nous affirmé que l’action de protestation en cours persistera jusqu’à la délocalisation  de la caserne parachutistes objet de tous leurs problèmes.

Tibéhirine: un livre accuse l’Algérie

moines.jpgPar l’AFP 

Un nouvel ouvrage sur la mort des moines de Tibéhirine, écrit par le journaliste Jean-Baptiste Rivoire, dévoile des témoignages inédits, mais difficiles à corroborer, mettant de nouveau en cause la sécurité militaire algérienne. Le livre, « Le crime de Tibhirine » (Editions
La Découverte), s’appuie notamment sur les déclarations d’anciens membres des services algériens et d’un islamiste affirmant que l’enlèvement a été ordonné par
la DRS (sécurité militaire) et réalisé conjointement avec des islamistes.

Dans le livre, les services algériens sont directement mis en cause dans le rapt par un ancien lieutenant dénommé « Kamel », décrit comme un proche du patron du Centre territorial de recherche et d’investigaton (CTRI) de Blida. Selon lui, un petit groupe d’agents infiltrés a accepté, à la demande des chefs de la sécurité militaire, d’organiser l’enlèvement avec une quinzaine de vrais islamistes ignorant la manipulation. Objectif selon « Kamel »: débarrasser la région de témoins gênants, discréditer les islamistes et faire pression sur
la France.

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Réaction des Etats Unis à l’attaque terroriste contre l’Académie Militaire de Cherchell

Le Gouvernement des Etats Unis condamne avec force l’attaque du 26 août ciblant l’Académie militaire de Cherchell, Algérie. Nos pensées et prières vont aux familles des personnes tuées et blessées des suites de cet acte odieux.

Les officiers de cette académie, y compris des non Algériens, travaillaient à faire de leurs pays des endroits plus sûrs. Le meurtre de ces officiers alors qu’ils étaient réunis pour le Iftar du mois sacré du Ramadan démontre la brutalité de ceux qui les ont ciblés dans un moment de célébration et de réflexion pour les Musulmans à travers le monde.

Il n’y a aucune justification à cette violence. Les Etats-Unis respectent profondément les sacrifices continus de l’Algérie dans son combat contre le terrorisme à travers la région et nous allons continuer à soutenir l’Algérie et ses partenaires dans la région contre ceux qui cherchent à nuire à la démocratie et la liberté.

Commentaire: Au nom de la lutte antiterroriste, les Américains continuent d’apporter leur soutien à un pouvoir qui nuit à la démocratie et la liberté. El Mouhtarem

 

 

Attentat de Cherchel: 18 morts selon le MDN

cherchel.jpgLe nombre de décès dans l’attentat terroriste perpétré vendredi contre le mess extérieur de l’Académie militaire inter-armes de Cherchell s’élève désormais à dix-huit (18) morts, dont deux (02) civils, indique samedi un nouveau bilan du ministère de la Défense nationale.

Vingt personnes ont été blessées et ont quitté l’hôpital après y avoir reçu les soins nécessaires. Cependant, six autres personnes ont été maintenues sous contrôle médical, dont l’une est dans « un état très grave », précise-t-on de même source.

Le ministère de la Défense nationale estime que ce crime terroriste « démontre une nouvelle fois que les groupuscules terroristes tentent à travers cet acte abject d’atteindre des objectifs médiatiques afin de desserrer l’étau qui leur est imposé sur le terrain par les forces combinées de sécurité qui ont réalisé des résultats remarquables, notamment durant les dernières semaines ».

Le Haut Commandement de l’Armée nationale populaire, « tout en s’inclinant à la mémoire des chouhada ayant péri dans cet acte ignoble », a réitéré sa « détermination à mettre hors d’état de nuire ces bandes criminelles et assurer la paix et la quiétude dans l’ensemble du pays ». APS

Deux kamikazes se font exploser devant le mess des officiers de l’école inter armes de Cherchell

Vendredi à 19h 40, deux kamikazes, dont l’un à bord d’une moto, se sont fait exploser devant l’entrée du mess des officiers de l’école inter armes de cherchell, wilaya de Tipaza. Le premier bilan, fait état d’un mort et de plus d’une quinzaine de blessés.

 

C’est un civil de passage qui est décédé dans l’explosion. Plus d’une heure après l’explosion le ballet des ambulance continuait encore à transporter les blessés vers les hopitaux de Sidi Ghiles et de Tipaza. El Watan.com

Maatkas: Trois morts et deux blessés dans un accrochage

Trois personnes ont été tuées et deux autres blessés jeudi à minuit près de la commune de Maâtkas, à 25 kilomètres au sud de Tizi Ouzou, lors d’un accrochage avec des hommes armés venus kidnapper un jeune émigré.

Des hommes armés ont fait incursion dans le village d’El Vir pour kidnapper le jeune homme, mais les villageois se sont mobilisés pour lui venir en aide.

Un échange de coups de feu a opposé les deux groupes. L’otage, son frère et son beau-frère sont morts, deux autres personnes blessées ont été évacuées à l’hôpital de Tizi Ouzou, à une centaine de km à l’est d’Alger a indiqué une source hospitalière au journaliste interrogé par l’AFP.

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