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Archive pour 'Terrorisme et violence en Algérie'

Tibéhirine: « dérapage », selon Abdelkader Tigha

tigha.jpgAbdelkader Tigha, ancien militaire algérien, affirme que les services secrets ont commandé le rapt des moines au GIA, qui aurait ensuite dérapé, rapporte Europe1 aujourd’hui.

Agé de 32 ans au moment des faits en 1996, Tigha affirme être bien placé pour connaître le déroulement des faits puisqu’il était alors sergent-chef au service de recherches et d’investigations à Blida, au Nord de l’Algérie. Il a été entendu sept heures jeudi par le juge Trévidic.

Selon lui, les choses ont dérapé quand les sept religieux français ont été confiés par le premier groupe du GIA à un second groupe, qu’il appelle Zone 2, beacoup plus radical.

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Moines de Tibéhirine: audition d’un ancien agent algérien

tigha.jpgDans le cadre de son enquête sur l’assassinat des moines de Tibéhirine, le juge Marc Trévidic se rendra aujourd’hui aux Pays-Bas afin d’auditionner Abdelkader Tigha, un témoin clé de l’affaire. Ancien officier des services secrets algériens, en poste à Blida au moment des faits, cet homme a fui l’Algérie avant d’affirmer, dans les médias, que les services secrets algériens étaient impliqués dans l’enlèvement des moines.

En 2006, venu réclamer l’asile politique à la France, il avait été entendu par des agents de la DST mais s’était alors refusé de parler des moines. S’il accepte cette fois de répondre aux questions du juge Marc Trévidic, «son témoignage pourrait s’avérer essentiel», estime Me Patrick Baudouin, avocat des parties civiles.  Le Parisien

Réarmer les Algériens contre le terrorisme après avoir rétabli la paix ?

gld.jpgDans ses discours télévisés et ses meetings populaires, le président Bouteflika ne cesse de répéter que depuis son arrivée au pouvoir en 1999, il a réussi à rétablir la paix et la sécurité en Algérie. Son ancien ministre de l’Intérieur et des collectives locales, Noureddine Yazid Zerhouni, a déclaré, lors d’une conférence de presse qu’il a animée au lendemain d’un scrutin, que depuis que Bouteflika « ISTAWLA 3ALA LHOUKM FI 1999″ au lieu de « WELLA LALHOUKM », les Algériens ont retrouvé la paix et la sécurité.

La paix « revenue », le chef de l’Etat soumet à référendum la Charte pour la paix et la réconciliation nationale en septembre 2005. Le document qui consacre l’impunité et impose l’amnésie sur la tragédie algérienne depuis l’arrêt du processus électoral en janvier 1992, a été, selon les officiels, adopté par la majorité écrasante (écrasée) des Algériens. 

En novembre 2010, soit 11 ans après que Bouteflika « ISTAWLA 3ALA LHOUKM », le ministre de l’Intérieur Dahou Ould Kablia, annonce au lendemain de la célébration du 56ème anniversaire du déclenchement de la Révolution algérienne, que l’Etat va réarmer les populations pour lutter contre le terrorisme. Cette déclaration est un aveu d’échec pour les décideurs qui n’ont finalement réussi que la pacification de l’Algérie. El Mouhtarem

Ils ont fui le terrorisme en 1997, 13000 habitants de Sidi Moussa rêvent de retourner chez eux

sidimou.jpgLe Président de l’APC de Sidi Moussa dans la wilaya d’Alger, Brahim Ben Mohamed, a révélé lundi au quotidien arabophone Wakt El Djazair www.wakteldjazair.com, que 13000 habitants (40% de la population de la commune de Sidi Moussa) ont fui la région en 1997 au lendemain du massacre de Rais.

«En 1987, la commune avait recensé 40.000 habitants, alors que lors du recensement de 1997, il ne restait que 27.000 habitants», a souligné le maire de Sidi Moussa. Et d’ajouter: « Au lendemain du massacre de Rais, des milliers de familles ont quitté la région d’autant plus que les autorités avaient décidé, dans le cadre de la lutte antiterroriste, de raser plusieurs quartiers réputés pour leur soutien aux groupes armés».

Ainsi, plusieurs quartiers: «Cité communale», «Ferme Reghdi», «Ouled Allal», «Gaid Kacem», «El Qaria», «El Harhar», «Hay Staifia» où «plusieurs habitations étaient piégées par des groupes terroristes», ont été totalement rasés, explique le maire.

Selon Ahcene Meddah, un représentant de la société civile, la cité Ouled Allal, où vivaient pas moins de 800 familles a été totalement rasée en 1997, «dans le cadre de la lutte antiterroriste». Aujourd’hui, ces familles rêvent de revenir dans leur cité.

Messaoud Tahar, membre associatif, a indiqué que le quartier «Gaid Kacem» a été également rasé sur décision des autorités en 1997. A l’origine le quartier était une femme, nationalisée en 1973, mais, après le départ des familles, l’ancien propriétaire l’avait récupéré par voie de justice. Poursuivi par les familles pour récupérer leurs terrains, le propriétaire a eu gain de cause. L’affaire se poursuit toujours…  

Par ailleurs, le P/APC a indiqué que les habitants de sa commune n’ont bénéficié que de 140 logements depuis 1978 et que ses services ont recensé 750 baraques construites entre 2000 et 2007.  El Mouhtarem      

Photo Wakt El Djazair

Le GIA exclu de la liste américaine

gia.jpgLe département d’Etat américain a exclu le Groupe islamique armé (GIA) de sa liste des organisations terroristes. Le département a pris cette décision, selon le quotidien Wall Street Journal, suite à la dissolution du groupe, et suite au fait que plusieurs de ses dirigeants ont rejoint le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), classé quant à lui dans la liste noire. Le rapport de la décision a été publié dans le dernier numéro du registre fédéral américain.

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Réunion d’experts anti-terroristes au Mali: l’Algérie boycotte, le Maroc participe

terro.jpgDes experts de la lutte anti-terroriste des pays du G8 ont entamé symboliquement mercredi une réunion à Bamako, capitale d’un pays dont la partie nord est un des théâtres d’opération d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui y détient sept otages, dont cinq Français.

Que ces experts se réunissent au Mali à ce moment précis pour étudier les moyens de renforcer la lutte anti-terroriste, « est une marque d’estime et de confiance », a déclaré Moctar Ouane, ministre malien des Affaires étrangères, à l’ouverture des travaux d’experts du Groupe d’action contre le terrorisme du G8 (GACT).

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Monsieur X évoque l’implication des services algériens dans l’assassinat des moines de Tibhirine

logofranceinter.gifVoici l’émission en mp3. Passage clé du témoignage de Monsieur X. http://www.partage-facile.com/9SQK4JGZE4/rendez_vous_avec_x.mp3.html 

Monsieur X: C’est en mars 1996, à la fin du mois et en pleine nuit qu’un commando investit le monastère de Tibhirine. Sept moines sont enlevés, deux autres ont heureusement eu le temps de se dissimuler.

Patrick Pesnot (France Inter): Alors, ce commando là, c’était des hommes du GIA ?

Monsieur X: Franchement, moi je ne sais pas. Et si on a évoqué le GIA, c’est uniquement parce que ce Zitouni va revendiquer l’enlévement à la mi-avril…

Patrick Pesnot: Oui, mais qui d’autre aurait pu procéder à cet enlèvement?

Monsieur X: Écoutez, je vais pas finasser, mais selon des témoignages relativement sérieux, il aurait pu s’agir de militaires déguisés en islamistes barbus, ou bien encore d’auxiliaires aux ordres de l’armée.

Patrick Pesnot: Oui, mais vous vous basez sur quoi là pour formuler de telles allégations?

Monsieur X: Eh bien, sur ces déclarations de repentis oubliées dans le coffre-fort du juge Bruguière. Mais aussi sur le fait que les deux camionnettes bâchées qui ont servi au transport des moines, auraient été aperçues dans une caserne de l’antenne de la D.R.S (La Direction du Renseignement et la Sécurité (sic) algérienne. Mais l’indice le plus troublant c’est la présence parmi les ravisseurs d’un type qu’on désigne surtout par son surnom: « El Para »…Un personnage aussi louche que mystérieux.

Transcription: Boussaad B.

La base secréte américaine en Algérie

baseamricaine.jpgIn VSD.fr

Installée dans le sud du pays, cette base permet notamment d’écouter les ­communications des groupes terroristes. Et d’avertir ainsi les pays concernés.

En quittant Djanet, dans le Grand Sud algérien, il faut tourner à gauche, emprunter la route nationale 3 et remonter vers Zaouatallaz, autrefois Fort-Gardel, 140 kilomètres à l’ouest. À droite, le tassili des Ajjer et ses murailles de pierre; à gauche, l’immensité désertique, et au milieu, un ruban de macadam qui, régulièrement, disparaît sous le sable. Arrivé à Fort-Gardel, il faut tourner à droite, vers le nord, rouler 40 kilomètres en grimpant sur le plateau. Et, un peu après le point kilométrique 180, sur la droite encore, s’ouvre une vallée amenant à ce que les Touareg appellent la «forêt de pierre», un dédale de gorges et de canyons verdoyants.

Au fond de l’un d’eux, à 20 kilomètres de la route nationale 3, se trouve l’oasis d’Iherir, une vaste zone irriguée par des centaines de mares permanentes. Encore un peu plus loin, la base secrète de l’armée américaine, un centre d’écoutes et d’interceptions de la National Security Agency (NSA), les «grandes oreilles» de l’Oncle Sam.

Les moines de Tibhirine, demain sur France inter

logofranceinter.gifPar Patrick Pesnot, le samedi de 13h20 à 14h01, Rendez-vous avec X 

Est-ce le huitième mort de Tibhirine ? Un mort un peu oublié tant l’émotion suscitée par l’assassinat des sept moines l’a emporté. Une émotion qui s’est à nouveau exprimée grâce au très beau film de Xavier Beauvois, « Des dieux et des hommes ». Ce huitième mort c’est Pierre Claverie, l’évêque d’Oran, victime d’un attentat à la bombe deux mois seulement après l’exécution des moines… Car il ne fait nul doute que cet assassinat est directement lié au drame de Tibhirine… Ce n’est pas le moindre mystère d’une affaire qui est loin d’être éclaircie et qui, seize ans après les faits, fait toujours l’objet d’une information judiciaire en France.

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Algérie: « 7540 terroristes ont déposé leurs armes depuis 2005″

hatab.jpgAu total, 7 540 terroristes ont déposé les armes depuis 2005, a indiqué dimanche le président de la cellule d’assistance judiciaire pour l’application de
la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, Merouane Azzi. Ce chiffre englobe les terroristes ayant déposé leurs armes entre septembre 2005 et septembre 2010, les terroristes emprisonnés ayant bénéficié de l’extinction des poursuites judiciaires et un autre nombre de personnes impliquées qui sont revenues de l’étranger, a précisé. 

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