Archive pour 'Droits de l’homme en Algérie'

Comment reconnaitre un avocat malhonnête, un ripoux ?

Leila M. , Avocate à la Cour, pour « Algérie Politique »

En Algérie ou dans le monde, il y a des avocats honnêtes et des avocats ripoux.
Nous savons tous, en tant hommes et femmes de loi, la profession d’avocat (e) est une profession soumise à des règles professionnelles et déontologiques strictes principalement régies par des lois. Quand un avocat accède à cette profession, il prête serment et fait partie d’un ordre, garant du respect de ces obligations. Malheureusement, on n’est pas au Paradis, avec des professionnels sérieux et des hiérarchies compétentes qui respectent ces règles de déontologie, et le serment sur l ‘ honneur.

Dans la réalité vécue de certains clients, c’est la roublardise et la descente aux enfers avec ce genre d’individus sans scrupules. La seule motivation est «l’argent» en utilisant toutes les manœuvres sordides pour voler le Client naif et ignorant. Si le Client a à faire à un avocat véreux, il perdra son affaire et il le paiera très cher. Et déposer une plainte contre cet avocat auprès du Procureur ou Bâtonnier, c’est en général une cause perdue, car la justice est une corporation de malfaiteurs, surtout dans notre pays où il y a des tares et des vides juridiques à tous les niveaux de la citadelle judicière.
C’est ce qui se passe de nos jours dans beaucoup de nos wilayas. Mon expérience peut en témoigner, car j’ai fait ma propre enquête depuis 10 ans. Et Dieu sait, que ces avocats véreux foisonnent dans toutes les wilayas du pays.

Comment peut-on les reconnaître, et ne pas tomber dans leurs mailles avant qu’il ne soit trop tard. Voilà quelques critères pour les détecter :

1) En général, la première fois, il va commencer à calomnier ses confrères et vous faire croire qu’il est honnête, intègre, un vrai avocat. Au fond, il essaie de vous séduire pour vous manipuler et vous endormir,

2) En général, quand le Client paie les honoraires de l’avocat, celui-ci ne lui délivre pas une quittance,

3) Une fois le dossier entre les mains de l’avocat, celui-ci réclame des pièces supplémentaires pour rien, et qui n’ont rien à avoir avec votre affaire. C’est parce qu’il prend le temps de réfléchir pour vous enfariner dans la boue,

4) En général, tous vos documents sont remis à la partie adverse, car il a combiné avec l’autre avocat

5) Quand vous allez le voir, et vous demandez des nouvelles de votre affaire, il vous répondra avec des mensonges « soit, la justice est lente, soit c’est comme cela dans notre pays, soit vous avez gagné, mais soit, il faut attendre le jugement, c’est le bled, etc… »

6) Contrairement à ce que vous croyez, quand vous lui téléphoniez sur son portable, « soit, il ne va pas vous répondre, soit il vous répondra qu’il est très occupé en ce moment, il faut attendre.. ». Les jours passent, et vous n’avez pas de nouvelles de sa part. Tout simplement, il ne travaille pas sur votre dossier,

7Vous essayez de le joindre via sa secrétaire, elle vous envoie balader à un autre jour. Donc, vous passez du temps pour avoir des nouvelles de votre dossier, mais en vain. Tout est dans le brouillard. Vous ne savez pas ce qui se passe. C’est votre affaire et vous êtes isolé de l’information,

8) S’il a rédigé des conclusions au dernier moment et sans vous les soumettre auparavant, c’est pour vous faire croire qu’il va vous défendre corps et âme, mais simplement pour les remettre après la procédure. Aucun document, ni copie ne vous seront remis !! Et c’est trop tard, vous avez dépassé les délais,

9) Egalement, le jour de l’audience, il ne va ne remettre vos pièces aux juges, ou bien une petite partie. Pour vous faire perdre, il ne remettra pas les pièces très importantes (actes notariés, preuves, etc…) au tribunal,

10)Lors de l’audience, il ne fait rien pour défendre, il est là pour faire acte de présence, car il collabore de manière implicite avec la partie adverse. Il ne se cache plus.

11) Une fois que vous l’aviez démasqué, c’est trop tard. Il vous a bien roulé et c’est la descente aux enfers. Vous avez perdu du temps, de l’argent avec cet escroc. Et encore, si vous venez pour chercher votre dossier, il ne va pas vous le remettre, car il a peur que vous allez découvrir les magouilles et il essaiera de vous tenir au fil, sauf si vous laissez tomber et vous preniez un autre avocat,

EN ALGERIE, JUSQU’A MAINTENANT, IL N’Y A AUCUN ORGANE, NI CANAL, NI VOIE DE RECOURS POUR FAIRE VALOIR LES DROITS DE PLAINTE D’UN CLIENT LESE…..CAR LA JUSTICE EST A SENS UNIQUE ET ASYMETRIQUE, ET POLITIQUE CORPORATISTE.

Mourad Dhina ne doit pas être extradé vers l’Algérie

 

Mourad Dhina

Algeria-Watch, 22 janvier 2012

Mourad Dhina, membre fondateur du mouvement politique Rachad (créé en 2007) et directeur exécutif de l’organisation de défense des droits de l’homme dans les pays arabes Al-Karama, a été arrêté par la police française à l’aéroport d’Orly le 16 janvier 2012, alors qu’il devait prendre un vol à destination de Genève, où il réside depuis 1994. Il est plus que probable que cette arrestation fait suite à une demande des autorités algériennes, alarmées par les regains d’activité du mouvement Rachad en France. Le 11 janvier 2012, à l’occasion du vingtième anniversaire du putsch militaire en Algérie, un rassemblement a été organisé à son initiative devant l’ambassade algérienne.

Mourad Dhina a été présenté le 17 janvier devant le procureur général de la Cour d’appel de Paris, qui a décidé sa mise en détention aux fins d’extradition. Il a été interpellé pour répondre à un mandat d’arrêt international délivré contre lui en septembre 2003 par le tribunal de Sidi M’hamed à Alger. Il serait accusé d’appartenir à un « groupe terroriste » ayant activé à l’étranger durant les années 1997-1999, en l’occurrence en Suisse. Les autorités de ce pays, qui avaient pourtant été régulièrement saisies par le gouvernement algérien, n’ont jamais poursuivi Mourad Dhina, pour la simple raison que les faits dont il est accusé sont dénués de tout fondement. (Lire la suite)

LADDH/ Mourad DHINA : une détention et des interrogations

 

Mourad Dhina

La LADDH exprime sa préoccupation concernant la décision de la justice française de maintenir Mr  Mourad DHINA  en détention en vue d’étudier une possibilité d’extradition vers l’Algérie suite à une demande exprimée par les autorités algériennes.

Mourad DHINA, directeur exécutif de l’organisation de défense des droits de l’Homme EL KARAMA, et membre fondateur du mouvement politique d’opposition RACAHAD, a été arrêté par la police française le 16 janvier 2012, alors qu’il s’apprêtait à quitter la France pour rejoindre la Suisse , pays de sa résidence dont lequel il bénéficie du statut de refugier politique. (Lire la suite)

URGENT : LE CDDH ANNABA VICTIME D’UN COMBRIOLAGE

Logo de la LADDH

Le Centre de documentation et d’information en droits de l’homme d’Annaba (CDDH-Annaba), structure locale de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) a fait l’objet d’un cambriolage dans la nuit du 16 au 17 janvier.

Les pertes sont importantes, matérielles (plusieurs ordinateurs détériorés, un projecteur vidéo, un scanner, une imprimante endommagée), et surtout documents contenus dans l’ordinateur principal et des disques externes contenant toute la mémoire du CDDH ainsi que le fichier et les documents de la section d’Annaba de la LADDH. Les cambrioleurs dérangés par les voisins dans leur sale besogne ont abandonné une partie de leur butin.

Actuellement l’activité du Centre est centrée surtout sur la fréquentation par les étudiants d’examen. Elle est en partie compromise par ce cambriolage dont nous espérons que les commanditaires finiront par être démasqués. La police alertée a ouvert une enquête.

Le Président de la section locale de La LADDH

 Ali BOULOUDINI

Les familles des disparus disent non au projet de la loi sur les associations

A l’occasion de la journée internationale des droits de l’Homme et du 63ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, le CFDA et SOS Disparus appellent, avec d’autres associations, à se rassembler devant la Grande poste, samedi 10 décembre, pour dire NON au projet de loi sur les associations.

De nombreuses associations à travers le pays ont exprimé leur rejet du projet de loi sur les associations qui doit être adopté par l’Assemblée populaire nationale ce mardi 13 décembre. Ainsi que l’ont analysé le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH), la LADDH et le CFDA dans leur mémorandum

ce projet de loi consacre de nouvelles restrictions des libertés associatives, notamment celle de se constituer librement en association, puisqu’il remplace le régime déclaratif par un régime d’autorisation préalable de l’administration.

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LADDH: L’arbitraire ne réforme pas et ne se réforme pas

log.gifLa Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH), voulant célébrer la journée internationale des droits de l’Homme du 10 décembre 2011, s’est heurtée, une nouvelle foi de la loi,  à l’arbitraire d’une administration transgressante.

 

 En effet, la Direction des Affaires Générales (DRAG) de la Wilaya d’Alger refuse de donner une suite à la déclaration de la LADDH concernant l’organisation d’une conférence débat sous le thème « la justice et les droits de l’Homme », quelle comptait organiser le samedi 10 décembre 2011 à  l’hôtel El-Biar.

 

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La LADDH de Hocine Zehouane organise un sit in de soutien à Bachar Assad à Alger !

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Nassera Dutour reçoit le prix Oscar Romero des droits de l’Homme

nacera.jpgNassera Dutour, mère de disparu, membre fondatrice et porte-parole du Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA), a reçu dimanche 13 novembre 2011, le prix Oscar Romero des droits de l’Homme de
la Chapelle Rothko à Houston, aux Etats-Unis. 

Le prix Oscar Romero a été créé en 1986 en l’honneur de l’archevêque de San Salvador, assassiné le 24 mars 1980 pour s’être fréquemment opposé à la dictature militaire au Salvador et avoir dénoncé les massacres, les assassinats, la torture, les disparitions, et autres atteintes aux droits de l’Homme.  

Pour la deuxième fois le prix Oscar Romero est attribué à des défenseurs des droits de l’Homme algériens. Après Salima Ghezali et Ali Yahia Abdennour en 1997, le prix récompense cette année Nassera Dutour pour le travail mené inlassablement, depuis la disparition de son fils en 1997, contre l’impunité et pour
la Vérité sur le sort des plus de 8000 disparus enlevés par les agents de l’Etat dans les années 1990 en Algérie.
 

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Après 33 jours de détention dans les locaux du DRS, Hamdaoui Abdelkader retrouvé à Serkadji

toufik.jpgAccusé d’appartenance au « Mouvement des enfants du Sud », Abdelkader Hamdaoui a été arrêté par le DRS avant d’être trasféré à la prison de Serkadji à Alger. Le jeune ouargli a passé 33 jours dans les locaux du DRS alors que le code de procédure pénale prévoit une garde à vue de 48 heures renouvellable 5 fois. Durant la garde à vue, Abdelkader Hamdaoui était isolé du monde extérieur et ce en violation du code de procédure pénale qui l’autorise à entrer en contact avec sa famille. L’affaire est en instruction. El Mouhtarem

Familles de disparus: Sit-in le 1er novembre à 10h00 à la Place du 1er mai, Alger

A l’occasion du 57eme anniversaire du déclenchement de la révolution, Sos Disparu(e)s et le Collectif des Familles de Disparus en Algérie appellent à un rassemblement le 1er novembre 2011 à 10h00, place du 1er mai, à Alger.

Il y a 57 ans, les aspirations des Algériens à la liberté et l’égalité les conduisaient à mener une révolution. Aujourd’hui, les familles de disparus demandent à ce que l’on se souvienne des aspirations qui avaient guidées cette révolution et qu’une lutte soit engagée pour l’établissement d’une véritable démocratie en Algérie.

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