Archive pour 'Algérie Politique'
29 janvier, 2012
Marche des étudiants le 25 janvier 1994 à Alger, témoignage de Saddek Hadjou
Le 25 janvier nous renvoie constamment à la fameuse marche de 1990 organisée par le Mouvement Culturel Berbère (MCB) à Alger pour la revendication traditionnelle à savoir la reconnaissance de Tamzazight comme langue nationale et officielle. A l’université d’Alger, la contestation berbériste et démocratique s’est focalisée, pendant une grande partie des années 90, autour du collectif culturel indépendant Tagharma (civilisation) qui agissait à l’université de Bouzaréah, rebaptisée, quelques années plus tard par les étudiants, «Université Mouloud Mammeri». Dans cette contribution, je souhaite revenir sur les préparatifs de la commémoration de la journée du 25 janvier 1994 à Alger.
Le collectif culturel Tagharma, par le biais de ses animateurs, a pris l’initiative de contacter d’autres collectifs, déjà existants et quelques étudiants, pour les associer à cette grande manifestation démocratique et pacifique. Des réunions de préparation et de concertation ont été organisées à la cité universitaire de Bab Ezzouar, Hydra, campus de Bouzaréah, Fac centrale…pour arriver à établir un consensus entre les différents acteurs et sensibilités politiques de l’époque. Mon ami Khaled Tazaghart a beaucoup œuvré dans ce sens pour constituer un large rassemblement. Notre objectif était de créer un événement médiatique sur Alger où l’état d’urgence est instauré depuis deux ans, et enfin donner une dimension nationale à la revendication berbère en organisant une manifestation dans la capitale pour briser le mur de la peur. En janvier 1994, quelques journalistes étrangers étaient à Alger pour couvrir un événement organisé par le pouvoir algérien.
Nous avons par la suite concentré toute notre énergie sur la communication pour informer le plus largement possible, au sein des campus universitaires, cités universitaires et les différents quartiers d’Alger. Pour ce faire, nous nous sommes appuyés sur les animateurs des collectifs culturels, des militants habitants les quartiers d’Alger (Delly Brahim, Bab El oued, Ben Aknoun, Bab ezzouar, Alger-centre, Sidi M’hammed….) et enfin, nous avons sollicité l’apport et l’aide des camarades militants de partis politiques proches de nous (FFS, PST, PT…). Avec toutes les difficultés rencontrées et risques encourus, l’information est bien passée. Les autorités ont essayé, maintes fois, de nous dissuader par toutes sortes de pression et d’intimidations à notre encontre (menaces verbales, envoi des émissaires, rumeurs sur la répression…). Malgré notre jeune âge et notre inexpérience, nous croyions à notre combat, ce qui nous a aidé à tenir et à maintenir notre initiative et notre détermination pour réussir cette fête démocratique en plein centre d’Alger.
Au matin du 25 janvier 1994, moi et mon ami Khaled, nous nous sommes réparti les tâches. Lui est allé le matin même à Alger pour accueillir les étudiants venant de BEZ et d’autres campus, tandis que moi je suis resté à Bouzaréah pour organiser les actions et accompagner les étudiants vers Alger. Le RDV est fixé pour 12h30 à coté de la fac centrale. A Bouzareah, il fallait se battre pour avoir un moyen de transport, le responsable de RSTA -sur instruction du coordinateur du campus- a refusé de mettre à notre disposition un bus. Attitude habituelle de cet ancien militaire, qui souhaitait gérer le campus comme une caserne. Nous avons essayé de négocier avec lui pour trouver une solution, mais c’était l’impasse. A partir de là nous avons procédé au blocage et la fermeture du portail du campus, une pratique malheureusement habituelle pour débloquer la situation. Une fois le fait accompli et après quelques rudes renégociations avec le responsable dela RSTAet le coordinateur de l’université, on a réussi à avoir un grand bus pour rejoindre nos amis à la fac centrale.
Tout au long du trajet nous chantions et nous reprenions des slogans hostiles au pouvoir tout en réitérant nos revendications habituelles. Arrivés à la place Audin à Alger, un comité d’accueil nous attendait. Il était constitué de policiers en uniforme et en civil, pour nous inviter gentiment mais sûrement à monter dans le camion des flics. La sélection des personnes à arrêter fut très discriminatoire et raciste, les agents de police ont procédé à des arrestations sur les bases géographiques et linguistiques. En clair, tous les étudiants qui présentaient leur carte d’identité mentionnant Tizi Ouzou, Béjaia, Bouira…ou qui parlaient arabe avec un accent kabyle étaient systématiquement arrêtés. C’est comme ça que je me suis retrouvé dans ce camion avec une trentaine d’étudiants, deux agents se sont mis dans la cabine du chauffeur et nous invitaient à venir les voir à tour de rôle, pour leurs donner les informations utiles à leurs fiches. Alors, discrètement j’ai demandé à tous les étudiants qui étaient avec moi d’assumer leurs actes et d’affirmer aux flics le but de leur venue à Alger, à savoir participer à la manifestation du 25 janvier. Grande fût ma surprise en entendant un bon nombre de ces étudiants, par lâcheté ou par peur, esquiver cette réponse en affirmant autre chose. Nous avons passé pratiquement tout l’après-midi dans ce camion, nous suivions à partir des fenêtres grillagées les affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants autour de la fac centrale, et cette scène a duré pratiquement tout l’après-midi. Une fois le calme revenu, les forces de l’ordre nous ont relâchés. J’ai rejoint l’arrêt de bus pour rentrer à la cité universitaire. Là j’ai su que mon ami Khaled Tazaghart avait été violement arrêté par les flics à l’entrée de la fac centrale. Ces derniers l’avaient mis dans le coffre de leurs véhicules. Il se trouvait vraisemblablement au commissariat de Cavaignac.
Dans la soirée Khaled a été relâché avec d’autres camarades. Il a écopé d’une convocation au tribunal pour quelques chefs d’inculpations et pas des moindres: atteinte à la sûreté de l’Etat et incitation à des rassemblements illicites sur la voie publique. Des accusations très graves, avec lesquelles il risquait au minimum 5 ans de prison. La situation était grave, il fallait réagir vite pour soutenir notre camarade et démontrer une fois de plus au pouvoir en place qu’on ne s’incline pas devant les intimidations et les menaces. Avec quelques amis de Bouzareah et surtout de BEZ, nous avons pris l’initiative de riposter à cette injustice en organisant une occupation de la fac centrale et par la suite en entamant une grève de la faim. (Suite dans un autre article)
25 janvier, 2012
Algérie: Recrutement de candidats aux législatives (Annonce parue dans El Khabar) !
La rumeur du politologue, la lettre de Hidouci et le mail d’Aït AHMED
Ahmed Selmane, La Nation
Le régime algérien a magistralement organisé le vide. Tenir des élections dans ces conditions, c’est comme remplir la vacuité par le néant. Mais comme on est très performant aussi en matière d’importation – même si on fait mine de multiplier les dos d’ânes bureaucratiques -, on a donc décidé de gagner des élections en important des observateurs africains, arabes et même, comble du luxe, européens.
Nous en avons l’habitude et détenons un savoir-faire éprouvé. Les observateurs viendront, probablement, à une semaine des élections, seront entourés d’attentions, on leur permettra d’aller où ils le souhaitent – nous n’avons rien à cacher, n’est-ce pas ! -, de rencontrer qui ils veulent. Ils pourront ainsi unanimement témoigner, la main sur le cœur, que dans l’Algérie qui, selon le discours officiel a fait son printemps en 1988 – M.Medelci est expert en comique de situation -, la démocratie a opéré un formidable bond en avant. Qui a dit que le régime algérien fait la chasse aux importations en dévaluant le dinar en catimini ? (Lire la suite http://bit.ly/wgwvET )
24 janvier, 2012
Ghozali et Menasra exclus: Dix (10) nouveaux partis politiques autorisés à tenir leur congrès constitutifs
Dix (10) nouveaux partis politiques ont été autorisés à tenir leur congrès constitutifs, a indiqué mardi un communiqué du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales.
Il s’agit du Mouvement des citoyens libres (MCL) de Mustapha Boudina ancien sénateur du tiers présidentiel, l’Union pour la démocratie et la république (UDR) de AMARA Benyounes ancien ministre du RCD, Parti de la liberté et la justice (PLJ) de Mohamed Said, le Front de la justice et du développement (FJD -- El Adala) de Abdellah Djaballah, Jil Jadid (JJ) de Sofiane Djillali ancien du PRA, Front national pour la justice sociale (FNJS) deKhaled Bounedjma, chef de la CNEC, Front de l’Algérie nouvelle (FAN) de Djamel Benabdeslem, ancien secrétaire général du parti El Islah, Front El Moustakbal (FM) de Abdelaziz Belaid, ancien député du FLN et SG de l’UNJA, Parti des Jeunes (PJ), Hamana Boucharma, ancien membre du conseil national du RND ayant soutenu la candidature de Cherif Rahmani à la tête de ce parti, d’ailleurs en 2009, il a été nommé inspecteur général à l’inspection générale de l’environnement au ministère de Rahmani et de Parti El Karama (PK) de Mohamed Benhamou dissident du FNA.
Ces nouvelles formations politiques tiendront leur congrès constitutifs respectifs suite à la promulgation de la nouvelle loi organique relative aux partis politiques.
Le ministère de l’Intérieur a rappelé que la délivrance des arrêtés portant agrément des partis politiques est subordonnée à l’étude de conformité du dossier du congrès constitutif avec les dispositions de la loi relative aux partis politiques.
A signaler que deux partis politiques, le Front démocratique de Sid Ahmed Ghozali et le Front national pour le changement du dissident du MSP, Abdelmadjid Menasra ne sont pas autorisés à tenir leurs congrès respectifs.
17 janvier, 2012
FFS: Le commandant Lakhdar Bouregaa animera une conférence à Tazmalt
A l’occasion du 57ème anniversaire de la mort de l’un des chefs historique de la Révolution algérienne, Didouche Mourad, la section du FFS de Tazmalt organise une conférence-débat le jeudi 18 janvier 2011 à 14h00 à la Maison de jeunes. La conférence sur l’esprit de Novembre, sera animée par Lakhdar Bouregaa, Commandant de la wilaya 4 historique.
Mourad Dhina arrêté en France à la demande du régime d’Alger
Le docteur Mourad Dhina, membre fondateur du Mouvement Rachad, a été interpellé aujourd’hui à midi à l’aéroport d’Orly alors qu’il se rendait à Genève. Dr Dhina, l’un des résistants de la première heure au régime putschiste d’Alger, père de six enfants, assistait à Paris à une séance du Conseil exécutif de Rachad.
Selon nos informations cette arrestation par les autorités françaises fait suite à une demande du régime d’Alger exprimée officiellement par Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, récemment en visite en France où il a été auditionné par des parlementaires français.
Il est à noter que le Mouvement Rachad a organisé le 11 janvier 2012 une manifestation devant l’ambassade d’Algérie à Paris, au cours de laquelle ses militants et sympathisants ont dénoncé la dictature militaire et la corruption du régime d’Alger.
Le Mouvement Rachad condamne cette arrestation à caractère politique et appelle les autorités françaises à libérer immédiatement un militant algérien qui œuvre pacifiquement pour la liberté, la démocratie et l’Etat de droit dans son pays.
Secrétariat de Rachad
16 janvier 2012
9 janvier, 2012
Affaire ArcelorMittal-Annaba: La BEA a raison !
Mohand pour « Algérie Politique »
Si un prêt rembourse un autre, il y a for à parier que ça n’ira pas loin. C’est l’activité et la productivité qui permet de dégager des gains pour rembourser pour faire aux charges et aux investissements et non l’endettement. La BEA a raison. Un outil industriel viable a été cédé dans des conditions particulières et obscures, ce n’est donc pas suffisant pour ce géant de la sidérurgie, il fait un chantage a peine déguisé pour continuer à faire fonctionner l’usine.
On devrait s’intéresser à ses résultats des années antérieures, et surtout pour savoir si c’est des transferts purs et simples à la maison mère, à la façon Djezzy, ou bien il y a eu des sommes réinvesties dans la modernisation du moyen de production qui faisait la fierté des cadres algériens du secteur.
L’outil de production ayant coûté des millions de dollars ne suffit-il donc plus pour les gestionnaires ; ils veulent hypothéquer des terrains incessibles, or ça ce n’est pas possible légalement. A moins d’un passé outre de celui qui leur a donné l’usine dans un plateau.
Il a fait la même chose en France, mais on lui a dit qu’il ne devait pas agir si malicieusement. Le DG le sait, puisqu’il est Français.
Ouyahia veut nous mener en bateau, même quand la météo ne le permet pas !
Toufik pour « Algérie Politique »
Ouyahia n’est ni sourd ni aveugle, il est en mal d’être ces derniers temps, car les récents soulèvements dans le monde arabe l’ont, totalement déboussolé, comme ils l’ont d’ailleurs fait pour la majorité des pays occidentaux, ces derniers qui ne manquaient aucune occasion pour faire l’éloge de ce gouvernement, qui du jour au lendemain est devenu leur meilleur allié dans leurs guerre contre le terrorisme, ce qui sous-entendait toujours ISLAMISME, et dans ce combat là, sir Ouyahia a reçu ses lettres de noblesse.
Ce que sir Ouyahia reproche a Mr ERDOGAN, qui est avant tout «islamiste », c’est de lui tarir les capacités laitières de la tarentaise, tant exploitée par la junte au pouvoir depuis l’indépendance.
La réaction de Ouyahia aux propos tenus par ERDOGAN, relève d’un calcul politique, de la nature même de son parti RND, qui d’un coté milite contre toute ascension de l’islamisme politique, comme celui d’ERDOGAN, qui excelle par sa réussite, aussi bien économique que sociale, car il a su réussir où justement, sir Ouyahia and Co. Avec une manne pétrolière extraordinaire a bel et bien échoué, pire encore, le gouvernement Ouyahia excelle par sa médiocrité polyvalente, qui nous mène droit vers des troubles sociaux graves.
D’un autre coté sir Ouyahia and CO (RND), envoie des signaux à ses alliés occidentaux dans cette guerre contre l’islamisme, que sais-je !!? peut-être même que ses propos sont l’instigation du grand orient, loge maçonnique qui, avouons-le, à ses maîtres à penser bien camouflés en Algérie, tellement camouflés qu’on aurait dit, qu’ils sont les derniers remparts contre tout ceux qui, comme Mr Erdogan, osent faire du martyr algérien leur fond de commerce.
Dans leur illusion, sir Ouyahia and Co., essayent de nous mener en bateau, même quand la météo ne le permet pas, car pour eux la météo se résume à une question de pluie et de beau temps.
Wassalam
Ce que vient de faire Ouyahia est une honte, un opprobre, el âar !
Ameziane pour « Algérie Politique »
Formé, gorgé, formaté par la sinistre Sécurité Militaire, Ahmed Ouyahia s’est fait «inséminé» la «langue de bois». Il avait passé son Service national au Palais présidentiel d’El Mouradia, et c’est là qu’il a été recruté comme «indicateur, informateur» par la SM, la «main de fer» et le «bras politique» du Pouvoir dictatorial.
Ouyahia est exécrable, insupportable. C’est une charge, un poids…pour le pays. Par ailleurs, il n’est que le «porte-flingue» du Clan Tewfik-Djebbar »(néo-MALG/DRS), rival du Clan Boutef’-Zerhouni(ex-MALG/SM)…
Ce qu’il vient de faire est tout simplement une honte, un opprobre, el âar! Du harkisme ! Qu’il dégage ! Il soutient la France néo-coloniale…coloniale et néo-coloniale! Il faut dire et rappeler que, comme d’habitude, à l’approche des élections présidentielles en France, le régime d’Alger, a toujours fait son choix et montré ses préférences pour la droite…raciste, xénophobe, néo-coloniale, communautariste…
Ouyahia s’en prend à la Turquie, un pays émergent, une puissance en marche qui peut constituer « un axe solide » pour l’Algérie…Alors que la France est « toujours dans la vengeance et la haine» contre l’Algérie, toujours «en retard d’une guerre» contre son ancienne colonie, l’indépendance de l’Algérie demeure encore et toujours dans la gorge, les tripes.
De plus, c’est «lié à l’imaginaire national français» qui considère l’autre comme un ennemi, mais pas un partenaire d’égal à égal, donc un ennemi à abattre: c’est une « imaginaire » construit au fil des siècles, donc de « l’histoire longue »…fondé sur la « prétendue « supériorité », d’où la fierté qui corolle la faiblesse, fierté et faiblesse vont ensemble, s’impliquent….
Celui qui est fort n’a pas besoin de fierté, il est fort et simple, voilà qu’il est fort! Sa force sied à ses faits, ses actes, ses actions, ses démonstrations…Celui qui est « fier » « méprise » l’autre, les autres, autrui, les étrangers, les immigrés, il est faible et haineux, et dénonce, moucharde, collabore avec les puissants, les hégémoniques, on l’a vu en 1939/45 !

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