Manifestations à Laghouat

 

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La ville de Laghouat a vécu pendant la matinée d’hier de violents affrontements entre la population et les forces de l’ordre, après que ces dernières aient, tôt le matin, interpellés plusieurs personnes notamment des jeunes qui se trouvaient chez eux.

Des sources proches de la police locale ont annoncé l’arrestation de 25 personnes. Le représentant de la Ligue des droits de l’homme (LADDH), Yacine Zaïd, joint par nos soins, a affirmé, quant à lui, que les arrestations ont été nombreuses sans donner de chiffres. Il a indiqué que ces arrestations ont  suscité une vive réaction de la part de la population qui se s’est manifestée, dès les premières heures de la matinée, dans les alentours du siège de la wilaya.

La réponse des forces de l’ordre a été la répression, ce qui a provoqué des affrontements qui ont généré des blessés parmi la population, dont le nombre n’a pas pu être défini par nos sources. Selon des sources policières, la police usé de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants qui encerclaient la direction du Trésor de la wilaya.

«Laghouat vit une situation de tension, similaire à celle de toutes les villes où il y a eu des opérations de distribution de logements sociaux. Elle n’est pas exceptionnelle.

C’est difficile, mais nous gérons la situation avec beaucoup de sang-froid et de sagesse», expliquent des sources policières. Il faut signaler que le chef-lieu de cette wilaya observait, hier, son huitième jour de grève générale, suite à une mauvaise distribution de 98 logements sociaux.

Les populations de cette wilaya se sont soulevées à la fin de la semaine passée pour protester contre la mauvaise répartition de ces logements.

Selon des sources locales, seulement quatorze personnes originaires de la wilaya ont en bénéficié. Sur cette liste «douteuse», l’on a décelé l’existence de 25 personnes issues d’une seule famille.

C’est ainsi que les populations locales sont passées à l’action, en observant une grève générale depuis la semaine dernière, afin de demander l’annulation de la liste de bénéficiaires, la démission du wali ainsi que de ses proches responsables, «qui doivent répondre devant la justice», selon les citoyens. Les responsables locaux ont aussitôt gelé la liste des bénéficiaires, ce qui a suscité l’ire des population. K.H Le Temps d’Algérie

Commentaires

  1. elmenfi dit :

    c’est pas un bon signe. d’un cote ils ont raison , jusqu’a quant cette injustice, c,est tjs les meme qui beneficie de tout les programmes , mais bon dieu c,est tres simple de faire une verification , que l,etat prend ses reponsabilites . de plus etre un representant ce n,est pas pour ce servir mais plutot servir son citoyen.

  2. Farid Mnebhi dit :

    Une analyse pré-électorale sur l’Algérie (1ère partie)
    Avant d’entamer mon propos, je tiens à affirmer que toutes les informations qui ont permis à bâtir mon analyse ont été publiées par des quotidiens officiels algériens et lues par tous les algériens. Il ne peut donc y avoir, de ma part, une quelconque tentative de porter atteinte à l’Algérie et à son peuple, contrairement aux autorités algériennes et aux médias à sa solde qui ne se privent pas d’insulter le Maroc, son peuple et ses autorités, mais aussi d’autres pays et leurs peuples, allusion faite à la Tunisie, la Libye, l’Egypte et bien d’autres..
    Ceci étant dit et posé, je tenterais, à la lecture des articles publiés par ces journaux algériens, de brosser une analyse sur la situation sociale que traverse aujourd’hui l’Algérie et ce, à quelques semaines des législatives et des présidentielles.
    Pour ce qui est des volets politique, sécuritaire et de la place de l’Algérie sur la scène diplomatique, ceux-ci feront l’objet d’autres papiers que je proposerais aux lecteurs
    I – Situation sociale algérienne
    Un simple coup d’œil sur l’ensemble de la presse algérienne depuis quelque temps permet au commun des mortels de relever que la situation sociale d’un grand pays producteur de pétrole et de gaz est catastrophique et hors norme.
    En effet, la crise touche non seulement les secteurs vitaux de la société algérienne tels: la santé, l’éducation, le logement, le sanitaire et le transport mais aussi et surtout l’approvisionnement en denrées alimentaires de base, en eau potable et en électricité des populations.
    Pour étayer mes propos, je citerais simplement ces cas :
    1/ grève d’une semaine des travailleurs de l’éducation (SNTE) à dater du 09 janvier 2012, constitués notamment d’agents de saisie, de secrétaires, d’agents administratifs et assimilés administratifs, d’archivistes, de laborantins, d’agents d’entretien et de sécurité, de documentaristes, de factotums, de chauffeurs, de travailleurs de cantines et d’agents d’hygiène en raison des conditions exécrables de travail et des disparités de salaires énormes par rapports aux travailleurs de l’éducation nationale algérienne.
    2/ grève des pilotes de ligne d’Air Algérie le 03 janvier 2012 pour revendiquer des meilleurs salaires et une amélioration de leur condition de travail. Une grève qui a causé d’important retard retards aux vols tant en Algérie que dans les pays que dessert la compagnie aérienne algérienne.
    3/Le président de la Commission Nationale Consultative de Promotion et de Protection des droits de l’Homme en Algérie (CNCPPDH), Farouk Ksentini a affirmé fin décembre 2011, avoir reçu 20 000 plaintes pour atteinte aux droits de l’homme (la Hougra).
    Il a même déclaré que l’Etat devrait agir pour que certains responsables cessent d’agir en toute impunité, tout en dénonçant au passage le vide législative, qui encourage ce phénomène monnaie courante dans l’administration algérienne et ce, en toute impunité.
    4/ début janvier 2012, de nombreuses personnes exclues d’une opération de relogement à Constantine ont menacé de se suicider collectivement si elles n’étaient pas réhabilitées dans leurs droits au logement. A signaler que ces personnes détenaient leurs actes de propriétés.
    5/ de nombreuses wilayas algériennes ont été les théâtres de manifestations, sit-in et occupations des lieux publics. Les populations de ces régions protestaient contre la dégradation de leur niveau de vie. Ces manifestation ont concernées essentiellement les wilayas de Tizi Ouzou, Tipaza, Blida, M’Sila et Laghouat
    Les revendications portaient sur le recasement d’habitation, l’assainissement, le raccordement au réseau du gaz de ville, le revêtement des routes.
    6/ La mal vie des enseignants contractuels à qui ont continue à leur refuser l’intégration. Ces « travailleurs sociaux », aux services de la collectivité, ont menacé de jeter leur carte d’identité nationale algérienne dans la poubelle et de suicider collectivement
    C’est ainsi que plus de 400 personnes, venant de Bejaia, Djelfa, Tébessa et Jijel ont manifesté devant la présidence et passé la nuit dehors sous de conditions climatiques très dures. A noter que seuls les algériens des pays du Golfe leurs ont fournis couvertures et nourritures.
    7/ Pour conclure mon volet social, je vous livre la cerise sur le gâteau.
    Le 08 janvier 2012 à Ouargla, Laghouat et Skikda, trois villes pétrolières ont été les champs de manifestations des sans emplois. Ces protestataires demandaient du travail et une enquête sur les dérapages, la prévarication et la corruption
    Ces jeunes ne comprennent pas d’être laissés à l’écart de revenus générés par la manne pétrolière de leur pays, qui représente plus de 40% du PIB alors que le chômage touche plus de 20% de cette catégorie de la population de ces villes.
    Pour mémoire, et à Laghouat, plus d’une dizaine personnes ont été blessées et des dizaines d’autres arrêtées lors d’affrontements le 10 janvier 2012 entre forces de sécurité et habitants de cette ville. Selon un responsable des protestataires, Abbes Hadj Aissa, la situation serait même hors du contrôle des chômeurs et des services de sécurité,
    Les affrontements, qui ont débuté le matin 10 janvier 2012, ont a été marqués par la participation active de la population a réagi aux provocations des services de sécurité qui ont insulté des personnes âgées qui attendaient le bus.
    Ces jeunes ne comprennent pas d’être laissés à l’écart de revenus générés par la manne pétrolière de leur pays, qui représente plus de 40% du PIB alors que le chômage touche plus de 20% de cette catégorie de la population de ces villes.
    Que conclure ?
    Tout d’abord, malgré d’importants revenus générés par les hydrocarbures, les autorités algériennes, qui se sont succédées depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, n’ont pu offrir au peuple algérien un cadre de vie digne de leur potentiel économique que l’a offert la nature.
    Ces mêmes autorités ont préféré confisquer l’indépendance acquise par le peuple algérien dans le sang afin de s’enrichir et perpétuer leur contrôle sur les richesses de leur pays et tuer dans l’œuf toute tentative de contestation sur ce fait accompli.
    Je souhaiterai qu’on m’explique deux choses :
    1/ comment un pays comme l’Algérie qui dispose d’importantes réserves en pétrole et en gaz et dont les revenus dans ces deux domaines sont faramineux ne puisse garantir à sa population une vie digne et meilleure qu’envieraient les populations européennes ?
    2/ comment un pays comme l’Algérie, qui sous la colonisation française était alimentairement auto-suffisant et alimentait même la métropole el produits alimentaires, , soit obligé depuis son indépendance d’importer des produits de base comme le lait, la viande, les céréales, les fruits et légumes, le sucre, le thé, l’huile de table pour alimenter sa population ?
    J’invite donc les lecteurs à m’apporter des réponses.
    En vous demandant de bien vouloir publier ce papier. Une réponse par courriel à cette demande serait appréciée. Cordialement. Farid Mnebhi.

  3. Farid Mnebhi dit :

    Une analyse pré-électorale sur l’Algérie (2ème partie)
    Je rappellerais aux lecteurs que la première partie de mon analyse a traité de la situation sociale en Algérie
    Cette deuxième partie de mon analyse sera consacrée à la situation sécuritaire qui prévaut actuellement en Algérie.
    Pour se faire mon texte sera subdivisé en deux volets, l’un traitant de la sécurité domestique, l’autre relevant de la lutte terroriste et la criminalité transnationale.
    II /: Situation sécuritaire en Algérie.
    A / Au plan purement interne
    Tout d’abord, il convient de rappeler que la criminalité domestique en Algérie se nourrit essentiellement du chômage, de la déperdition scolaire, de la misère, de l’oisiveté mais aussi des conditions sociales (logement et revenu familiale) précaires qui marquent au fer rouge les enfants et les jeunes.
    Si l’on se réfère aux statistiques publiées par la seule gendarmerie algérienne, on notera que pour Alger uniquement, 50% des criminels font partie de la classe inactive et la tranche d’âge 18-28 ans en constitue l’ossature.
    Ainsi, les quartiers come Baraki, El Harrach, La Montagne, la Casbah, et Bab El Oued sont quotidiennement le théâtre de vils crimes, assassinats ou meurtres, viols, attentats à la pudeur, d’atteintes à la faille et aux bonnes mœurs.
    A Oran, autre grande ville algérienne, n’est pas épargnée par ce phénomène. Connue jadis pour être un excellent lieu de détente, de distraction et de divertissement, la capitale de l’Ouest est devenue ces dernières années le carrefour de la criminalité, occupant la première place en Algérie, supplantant ainsi la capitale sur ce registre.
    La criminalité a tellement pris de l’ampleur et des proportions inquiétantes que les oranais ont décidé, face à l’incompétence des forces de la sécurité publique, de s’organiser pour se faire justice eux-mêmes en cas d’agression.
    Dans les quartiers d’Oran-Est, soit Haï El Nour, Haï El Yasmine, Haï El Sabah et l’USTO, le crime organisé a pris la première place face au grand banditisme. Il englobe le trafic des stupéfiants, le trafic d’armes et de munitions, de métaux précieux, la délinquance économique et financière, la contrebande, la migration et les faux et usage de faux.
    Autre élément qui n’est pas fait pour arranger les choses : des armes prohibées, importées frauduleusement, comme les sabres et les fusils harpons, sont en vente libre dans certains quartiers.
    Enfin, l’´escalade de la criminalité, n’est pas l’apanage de ces deux grandes métropoles. Elle touche, plus ou moins, toutes les métropoles. Le niveau de la criminalité a atteint des pics jamais connus auparavant, notamment à Annaba, Constantine, Sétif, Skikda, Mostaganem, Relizane, Tlemcen, Bejaia, Jijel, Batna ainsi qu´au niveau des villes frontalières.

    On peut donc dire que la situation sociale et la flambée des prix en Algérie, mais aussi le laxisme des forces de la sécurité publique, de la justice algérienne et la corruption sont les ferments de cette criminalité domestique. et que la situation est plus que dramatique pour la société algérienne.
    B/ au plan de la lutte anti-terroriste
    Suite à l’annulation du second tour des législatives en janvier 1992 et la dissolution du Front Islamique du Salut par l’oligarchie politico-militaire, l’Algérie a plongé dans un terrorisme aveugle, il est vrai alimenté en sous main par l’Etat pour justifier ses meurtres, tortures et déportations dans des camps de concentration dans le sud algérien et régler certains comptes avec la population Kabyle.
    Depuis cette date, et à ce jour, les forces de sécurité algériennes sont dans l’incapacité totale d’éradiquer un terrorisme interne qui a fait, continue de faire, des milliers de morts et blessés parmi la population civile.
    A ce terrorisme purement local, s’est greffé depuis quelques années un terrorisme international avec l’allégeance des groupes islamiques armés algériens à Al Qaida. Une allégeance qui donnera naissance à Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) qui sévit dans le Nord de l’Algérie, principalement en Kabylie, mais aussi, et surtout en toute impunité, dans le sud algérien et la zone sahélo-saharienne.
    Face à cette nouvelle donne, les services de renseignement et de sécurité algériens, qui ne pouvaient contrôler la situation, ont opté pour une sécurisation maximum de la capitale et des points stratégiques (aéroports, ports, champs pétrolifères, bases militaires), laissant le champ libre aux terroristes de l’AQMI dans le reste du pays.
    En effet, depuis fin 2006, le nombre d’attentats n’a cessé d’augmenter. Les cibles sont souvent des institutions publiques, ainsi que des entreprises étrangères et leurs employés. En avril 2007, des attentats. à la bombe qui visaient les bureaux du Premier ministre et un poste de police à Alger ont fait de nombreux morts et blessés. En juin 2008, une entreprise française a été la cible d’un attentat à Beni Amrane L’organisation al-Qaida au Maghreb islamique menace également de perpétrer des attentats contre des infrastructures occidentales
    Par ailleurs, AQMI a pu constitué des bases arrières de repli et logistique dans le sud de l’Algérie et dans des secteurs proches des frontières avec le Niger, le Mali, et la Mauritanie afin d’opérer ses coups de mains (enlèvements d’étrangers, attaques de casernes pour récupérer des armes et des munitions),de s’adonner aux trafic de drogues et à la contrebande en toute tranquillité mais aussi d’implanter des cellules terroristes dans ces pays afin de les déstabiliser et de s’activer en Afrique de l’Ouest.
    Des bandes armées et des terroristes islamistes, qui vivent de contrebande et d’enlèvements contre rançon, sévissent dans une grande partie du Sahara. Ils sont bien organisés, opèrent sans tenir compte des frontières et ont des contacts avec des groupes criminels locaux.
    Au printemps 2003 plusieurs groupes de touristes ont été enlevés dans le sud du pays. Début février 2011 une touriste italienne a été enlevée dans une région située au sud de la ville de Djanet. En octobre 2011, des employés européens d’une organisation humanitaire ont été enlevés d’un camp de refugiés près de Tindouf. Je citerai également les enlèvements de ressortissants français, étrangers et locaux au Mali et au Niger, le meurtre de certains d’entre eux.
    De plus il n’est pas superflu de mettre en relief le rôle joué par le Polisario dans le rapt des travailleurs sociaux A Rabouni près de Tindouf dans les caps des séquestrés sahraouis, une zone ultra sécurisée par l’armée et les services de sécurité algériens et le commandement polisarien. Un rapt qui démontré l’implication directe du polisario et l’assentiment des plus hautes autorités civilo-militaires algériennes.
    Face aux suspicions de plus en plus grandes et sérieuses de la communauté internationale, l’oligarchie militaro-politique tente de donner des gages de bonne foi et de démonter sa volonté de faire échec au terrorisme sur son territoire.
    C’est pourquoi, on a pu remarquer avec étonnement que la presse algérienne dans son ensemble s’est faite récemment l’écho d’arrestations et de liquidations physiques de terroristes, de neutralisations de certaines de leurs cellules ainsi la large place accordée aux différents procès impliquant des terroristes. Autre gage donné, le remplacement du responsable de la sécurité intérieur et le limogeage de nombreux responsables sécuritaires et civiles dans le sud algérien.
    En conséquence, on peut affirmer, sans grand risque de se tromper, que la situation sécuritaire en Algérie, sur tous les plans, n’est pas reluisante et indigne pour sa population qui aspire à vivre dans la quiétude, la dignité, en sécurité et en parfaite entente avec tous ses voisins.
    Cependant, et il faut bien le souligner, La criminalité et le terrorisme en Algérie constituent un fonds de commerce et un divertissement pour les plus hautes autorités civiles et militaires algériennes.
    En effet, face à la faillite d’une politique et la démission d’une société entière, la gangrène se poursuit et n’est pas prête de s’arrêter. Pour y arriver, il faudrait beaucoup de courage aux hommes politiques algériens pour éradiquer ce double fléau qui mine la société algérienne.
    Aussi et pour conclure mon propos, je pose tout simplement cette question aux lecteurs : les hommes politiques ont-ils le courage, la volonté et l’honnêteté intellectuelle d’affronter l’oligarchie qui dirige leur pays depuis l’indépendance pour y mettre un terme ?
    En vous demandant de bien vouloir publier et diffuser ce papier. Une réponse par courriel serait appréciée. Cordialement. Farid Mnebhi.

  4. Farid Mnebhi dit :

    Une analyse pré-électorale sur l’Algérie (3ème partie)

    Pour mémoire, je rappellerais que les deux premiers papiers traitaient de la situation sociale et sécuritaire en Algérie. Ce troisième papier a pour objet de dresser un état des lieux de la diplomatie algérienne.

    Tout d’abord, s’il existe en Algérie un domaine où il est préférable de se taire c’est la conduite de la politique étrangère.

    Dans ce pays, le peuple et la presse n’ont pas voix au chapitre et à la moindre infraction ils sont rappelés sèchement à l’ordre par le Ministère des Affaires Etrangères. Le Parlement, outrageusement dominé par le FLN, le RND et le MSP, n’a jamais interrogé le titulaire du ministère sur la gestion de son département et encore moins sur le traitement diplomatique de telle ou telle affaire.

    Cet état de fait s’explique aisément par le fait que la conduite de la politique étrangère dépend essentiellement et exclusivement du Chef de l’Etat et de son staff mais surtout de la toute puissante DRS du général Médienne. Toute prise de position ou décision diplomatique au plan international doit avoir reçu au préalable l’accord du patron de la DRS. Plus, tous nomination des ambassadeurs et fonctionnaires diplomatiques doivent recevoir obligatoirement l’agrément du général.

    Ceci étant dit, la première question à laquelle je tenterais de répondre est celle-ci :

    1/ que représentait la voix de l’Algérie sur la plan diplomatique ?

    Il n’est pas difficile de répondre à cette interrogation. L’Algérie, dès son indépendance en 1962, s’est attelée, grâce à ses importants revenus pétroliers et son aura acquise suite à sa victoire sur le colonisateur, à développer ses relations avec le monde arabe, le continent africain et les pays d’Europe de l’Est.

    Il est vrai, que la voix de l’Algérie comptait parmi les plus importantes de la scène internationale, notamment au sein de l’organisation des pays non-alignés.

    Dans ce cadre, la diplomatie algérienne a exercé des pressions sur les pays occidentaux lors de la débâcle des pays du front en 1967 face à Israël, et même rompu ses relations diplomatiques avec les USA. Alger a également contribué grandement aux mesures de restrictions prises par l’OPEP en octobre 1973 après le conflit israélo-égypto-syrien.

    On mettra également à l’actif de la diplomatie algérienne son rôle majeur dans le dénouement du litige frontalier entre l’Irak et l’Iran avec la conclusion de l’accord d’Alger en mars 1975.

    Autre fait majeur des diplomates algériens la résolution de la crise des otages de l’ambassade américaine à Téhéran par la signature des accords d’Evian.

    Autre intervention réussie de la diplomatie algérienne est celle qui a mis fin à la guerre civile au Liban avec les accords de Taef sous l’égide de la commission tripartite composée de l’Algérie, de l’Arabie Saoudite et du Maroc.

    Ces succès diplomatiques avaient positionné l’Algérie sur la scène internationale comme l’un des pays en capacité de traiter avec tout le monde ou presque, et qui pouvait intervenir en médiateur et proposer des solutions de sortie de crise dans les différents conflits.

    Dernière réussite diplomatique algérienne, la signature du traité de paix entre l’Ethiopie et l’Erythrée le 12 décembre 2000, sous l’égide de Bouteflika avec la bénédiction des Américains.

    Depuis, la diplomatie algérienne s’est mise en hibernation. L’orgueil et la fierté d’une diplomatie présente et active ont définitivement marqué le pas et le département algérien des Affaires étrangères peine à s’imposer sur l’échiquier géopolitique.

    La seconde question que l’on se pose donc naturellement est bien celle-ci :

    II/ quels sont les facteurs qui ont conduit à la faillite de la diplomatie algérienne ?

    Tout d’abord la centralisation drastique des décisions et des initiatives au niveau du Palais dEl Mouradia et à l’intérieur des murs de la DRS bloquant l’émergence d’une nouvelle génération de diplomates aptes à appréhender le monde d’aujourd’hui et de soumettre aux politiques des notes objectives et rationnelles

    Ensuite, les différentes accélérations de l’histoire ont sonné le glas de la diplomatie algérienne. Avec la chute du Mur de Berlin les idées anti impérialistes chères à l’Algérie sont tombées en désuétudes plaçant ce pays sans aucune doctrine de politique étrangère à défendre.

    Aujourd’hui, la diplomatie de l’Algérie peine à s’imposer auprès des pays qui comptent sur la scène internationale .en raison de son manque de consistance et de cohérence. Elle est maladroitement et réagi avec beaucoup de retard. Elle est également sans perspective ni stratégie.

    L’illustration parfaite de ces ratages diplomatiques sont la gestion des évènements qui ont secoué la l’Egypte, la Tunisie, la Libye et la Syrie.

    Pour ce qui est de la Libye la position algérienne est diplomatiquement incompréhensible. . L’Algérie aurait dû coordonner sa position avec les pays africains pour que Kaddafi quitte le pouvoir sans l’intervention des Occidentaux. Elle avait les moyens et les compétences pour réussir une telle action diplomatique. Elle ne l’a pas fait.

    De plus, alors que la communauté internationale reconnaissait les nouvelles autorités tunisiennes et libyennes, Alger s’enfermait dans un black out effarant et s’enfermait dans une stratégie de démentis toujours contradictoires.

    Pour ce qui est de la Syrie, l’Algérie semble muette, ou plutôt inaudible, sur ce dossier. Alors que l’armée de Bachar Al Assad se comporte comme des criminels et tue des civils en toute impunité, Alger met sur un pied d’égalité l’oppresseur et la victime. Quelle serait la réaction des autorités algérienne si la Ligue Arabe venait à suspendre la Syrie ? A mon avis pas très confortable, ni sur le plan régional, ni sur le plan continental ni devant la communauté internationale.

    III/ Un dossier explosif aux mains des autorités militaires et civiles algériennes : le dossier du Sahara marocain.

    Il faut souligner que ce dossier est entre les mains exclusif de la DRS, nul Chef d’Etat algérien, depuis la mort de Boumedienne, ne gère ce dossier, et encore moins les diplomates ; La seule fois où un chef d’Etat algérien a tenté de trouver une solution, il a été éliminé physiquement. Il s’agit de feu Mohamed Boudiaf.

    Le refus de reconnaître la souveraineté marocaine sur ces provinces sahariennes et son soutien stérile et contre-productif au polisario ; représente un boulet que traîne la diplomatie algérienne, en raison d’un monopole de la DRS sur ce dossier, depuis plusieurs décennies

    Un léger retour en arrière pour expliquer ce non sens algérien s’avère à mon sens nécessaire pour expliquer aux lecteurs le fin fond de ce dossier.

    Dès son indépendance, Alger s’est échinée à devenir le leader du continent africain et du Monde Arabe. Une stature que lui contestait naturellement le Maroc et l’Egypte nassérienne.

    Aussi, l’Algérie a usé de tous ses moyens, essentiellement financiers, pour déstabiliser le Maroc et lui porter préjudice au sein des instances internationales.

    Suite à la récupération, légitime et reconnue internationalement, par le Maroc de ces deux provinces sahariennes en 1975, Alger, avec l’aide de la Libye de Kaddafi, accouche d’un soit- disant mouvement de libération, le polisario.

    La répartition des tâches entre Boumedienne et Kaddafi s’établissait comme suit :

    Alger offre un sanctuaire au polisario à Tindouf, un soutien diplomatique et militaire. Tripoli amenant les fonds financiers.

    Grâce à ce partage des tâches, et avec l’argent des revenus pétroliers de ces deux pays et la diplomatie financière, la pseudo RASD sera admise au sein de l’OUA en 1982. Une admission qui s’est faite en violation des règlements et de la charte de cette organisation continentale et avec l’aide très bien récompensée de son secrétaire général Edem Kodjo

    D’ailleurs, après ce holdup diplomatique, la RASD n’a jamais pu intégrer une autre organisation internationale et aujourd’hui les reconnaissances qu’elle avait obtenues suite aux largesses financières de ces protecteurs ne sont plus qu’une peau de chagrin. Sur le plan continental, elles ne représentent 30% des Etats. Un simple vote au sein de l’Union Africain suffirait pour l’exclure.

    Enfin la question de la RASD constitue un facteur essentiel de blocage dans la coopération Euro Maghrébine et Africaine et de déstabilisation de la région sahélo-saharienne en raison de son implication dans des activités de terrorisme et de criminalité transnational en matière de trafics de drogue, d’armes et d’êtres humains, mais aussi un vecteur de freinage au développement de la région du Maghreb et pour Lesquels l’Algérie à une grande part de responsabilité.

    En conclusion, tous ces faits attestent d’une perte de vitesse de la diplomatie algérienne sur la scène mondiale et ce recul à un prix à payer. Je citerais comme exemple remarquable le contrôle humiliant infligé au ministre algérien des affaires étrangères, Mourad Medelci, à l’aéroport de Washington. Une scène qui a fait le tour du Monde.*

    Aujourd’hui, la seule diplomatie qui est prônée en Algérie c’est celle du régime. Les diplomates algériens ont pour missions, définies par la DRS, de défendre le régime imposé par l’oligarchie qui gouverne l’Algérie depuis son indépendance afin qu’elle puisse conserver le pouvoir et s’enrichir et non celle de défendre les intérêts supérieurs de leur pays et de promouvoir son image à l’extérieur.

    En vous demandant de bien vouloir publier et diffuser ce papier. Une réponse par courriel serait appréciée. Cordialement. Farid Mnebhi.

  5. haich maich dit :

    ca me rapelle el bouzizi ***********************************************************************************************alerte***************************

  6. Farid Mnebhi dit :

    Une analyse pré-électorale sur l’Algérie (4ème partie)
    Après avoir traité des situations sociale et sécuritaire et fait un état des lieux de la diplomatie algérienne, ce papier se propose d’apporter des éléments d’analyse et de réflexion qui pourraient permettre d’appréhender au mieux la scène politique en Algérie et ce, à quelques mois des législatives et des futures présidentielles.
    Il serait superflu et totalement inutile de faire une rétrospective sur ce chapitre car il n’y a rien à retenir. Depuis l’indépendance le pouvoir politique a été rapidement confisqué par les chefs de l’armée des frontières orientales, à savoir Boumediene, Bouteflika, leurs subordonnés et plus tard par leurs protégés, tous d’anciens enfants de la troupe française.
    Le but de ce papier est de tenter de donner un éclairage sur ce qui se passe aujourd’hui, en 2012, dans ce pays sur le plan politique.
    Pour ce faire, je scinderais mon papier en trois blocs. Le premier fera le point des initiatives prises par le gouvernement et la chambre des députés dans le cadre des élections législatives. Le second, tentera d’évaluer les forces politiques et les tendances qui se dessinent. Et enfin, le troisième s’efforcera d’apporter un point de vue sur une candidature Bouteflika et ses probables répercussions au plan interne et externe.
    I/ Action du gouvernement et de la chambre des députés
    En 2011, le parlement a validé un certains nombre de réformes politiques annoncées en grande pompe, dans le sillage du printemps arabe et de la montée des voix appelant au changement,
    Ces réformes qui ont concerné la loi sur les partis politiques, la loi sur le régime électoral, la loi organique définissant les cas d’incompatibilité avec le mandat parlementaire, l’élargissement de la représentation des femmes dans les assemblées élues, le code de l’information et la loi sur les associations, ont été validées par les deux principaux partis de la majorité en l’occurrence le Front de Libération Nationale (FLN) et le Rassemblement National Démocratique (RND) en plus de députés indépendants. Le MSP, islamiste et membre de l’alliance gouvernementale, les a, pour sa part, rejeté.
    L’adoption de ces réformes a suscité remous et polémiques parmi les partis politiques dont bon nombre les a rejetées en estimant qu’elles ont été vidées de leur substance ».
    Seuls le FLN et le RND se sont réjouis de ces réformes, le reste des partis politiques s’est déclaré déçu car ces textes qui n’ont pas tenu compte de leurs propositions, comme en témoigne le boycott des uns et l’abstention des autres lors des séances de vote de ces projets de lois.
    Ainsi donc, les réformes projetées, annonciatrices d’une remise en cause profonde du système, à savoir une transition démocratique réelle, ne constituent en fait que des mesures palliatives pour circonscrire tout danger.
    Elles ne sont donc qu’un subterfuge qui sert les intérêts partisans et permet au pouvoir en place d’étouffer toute tentative de contestation ou de soulèvement comme en Tunisie, en Libye ou en Egypte et permet à l’oligarchie gouvernante de fermer le champ politique et de renforcer sa main mise sur les partis en vue de leur normalisation.
    A noter qu’une loi sur la création des partis empêche tout retour des islamistes du Front islamique de Salut (FIS) sur la scène politique.
    Ces réformes signent également la volonté des gouvernants de réintroduire les méthodes du parti unique dans la vie politique algérienne.
    Enfin, la révision des listes électorales commence à susciter des doutes et des soupçons sur la régularité des prochains scrutins sont émis et pourraient annoncer un scandale électoral et présidentiel. En effet, le ministère de l’intérieur a annoncé le chiffre de 4 millions de nouveaux électeurs, alors que celui-ci ne peut en aucun cas excéder les 2 millions.
    C’est pourquoi, pour donner plus de crédibilité à cette élection, le gouvernement algérien a invité pour la 1ère fois des observateurs de l’Union Européenne à venir surveiller leur bon déroulement.
    Le cadre législatif et les actions de l’exécutif étant posés qu’elles sont les forces politiques qui s’affronteront pour obtenir les votes du peuple algérien. Tel sera l’objet de la deuxième partie de ce papier.
    II/ Forces politiques en présence
    Tout d’abord, il y a lieu de souligner que les élections qui se sont déroulées en toute transparence et dans la sérénité en Tunisie, en Egypte et au Maroc ont posé un problème au pouvoir algérien. En effet, la barre démocratique est très haute pour l’oligarchie algérienne pour qu’elle puisse l’atteindre. L’Algérie n’est peut être pas encore prête pour un changement de la pratique politique et encore moins à renouvellement de l’élite dirigeante qui domine le champ politique depuis l’indépendance
    Concernant, l’opposition algérienne, particulièrement celle non islamiste, on peut dire à juste titre qu’elle brille par son silence et son incapacité à se faire entendre. Elle donne l’impression qu’elle attend que le pouvoir lui concède les restes du festin et qu’elle craint de prendre ses responsabilités afin de s’éviter les foudres de la sinistre DRS. Elle se cantonne pour l’heure à demander au chef de l’Etat le changement du 1er ministre et la formation d’un gouvernement de technocrates qui garantiraient l’équité de législatives.
    De plus, et il faut le signaler, cette opposition, composée pour l’essentielle du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), du Mouvement pour la Réforme Nationale (MRN), du Mouvement Démocratique et Social (MDS) du Parti des Travailleurs (PT) et du Front des Forces Socialistes (FFS).est dans l’impossibilité intellectuelle de produire des idées, des analyses et des propositions de changement politique. Le reste de cette opposition est constitue de trois formations islamistes à savoir Ennahda, le Front pour la Justice et le Développement (FJD) et le Mouvement de la Société pour la Paix (MSP). Le FIS n’ayant pas droit au chapitre car interdit, mais ses relais dans la société algérienne sont importants, y compris au sein des partis politiques tels le FLN, le RND et le MSP.
    Face à cette opposition on trouve l’alliance gouvernementale qui détient la majorité au parlement et au sénat. Elle était constituée de trois partis : le Front de Libération Nationale (FLN), du Rassemblement National Démocratique et du Mouvement de la Société pour la Paix (MSP). Ce dernier vient de quitter cette coalition pour se positionner dans l’opposition à des fins électoralistes.
    En effet; en passant dans l’opposition, le MSP cherche à se donner une virginité politique et à capitaliser sur la vague islamiste actuellement à vogue dans les pays voisins et arabes.
    Pour l’instant les deux partis au pouvoir s’attachent à donner des gages d’une bonne transparence des futures législatives et à récuser toute victoire des islamistes.
    Le leader du FLN n’a t’il pas affirmé récemment que son parti sortirait vainqueur ce scrutin législatif en raison de la fidélité de ses bastions traditionnels et de la réalité du terrain et qu’il serait suivi de la coalition islamiste qu’il crédite de 35% des voix.
    A part cela, c’est le vide total.
    Autre force, que l’on néglige souvent, c’est le citoyen. Pour l’heure, il faut remarquer qu’une importante partie du peuple algérien s’identifie aux discours des islamistes et ce, bien que des affaires de corruption et de mal gestion pèsent sur les épaules de certains cadres du MSP.
    Quoi qu’il en soit, il semblerait que les algériens restent absents du champ de la contestation politique et considèrent qu’il n’est pas dans leur intérêt que la situation change. Certes, ils sont malheureux. Certes, ils savent que les choses pourraient aller mieux. Mais, au fond d’eux-mêmes, ils préfèrent le statu quo. Les uns estiment qu’ils auraient plus à perdre qu’à gagner d’un bouleversement du paysage politique, notamment sur le plan matériel (on fait de très bonnes affaires en ce moment en Algérie). Les autres, et c’est là où, à mon sens réside l’une des explications majeures de l’indifférence des algériens, ne voient pas où se situe l’alternative et disent même ignorer si elle existe.
    C’est pourquoi, la possibilité d’un fort taux d’abstention donne des maux de tête aux détenteurs réels du pouvoir, à savoir l’armée et particulièrement la DRS. Si ce faible taux annoncé venait à se confirmer au soir des élections, il discréditerait fortement l’Algérie au plan international.
    Face à cet imbroglio existe l’inconnue Bouteflika pour tenter de résoudre l’équation algérienne. Se présentera –t-il ou pas à un 4ème mandat ?
    III/ l’inconnue Bouteflika
    Il faut rappeler que la présidence de Bouteflika s’est bâtie sur le retour de « l’homme providentiel » et non sur l’édification d’institutions politiques capables d’aider la société algérienne à résoudre pacifiquement ses conflits.
    Il est vrai que l’homme a un capital, un passé et des atouts personnels qui ont fait de lui un refuge dans une conjoncture particulière où l’Algérie souffrait du terrorisme et que le processus des réformes exigeait qu’il restât au pouvoir après 2008.
    Mais aujourd’hui, tout le monde s’interroge sur l’éventualité d’un 4ème mandat pour Bouteflika et de ses probables conséquences au plan interne et externe.
    Agé de 75 ans et gravement malade, sa réélection pourrait engendrer de nombreux problèmes à l’Algérie, notamment sur le plan de politique intérieure.
    En effet, en cas d’empêchement du président d’exercer ses prérogatives, le pouvoir se trouverait confronté à une situation difficile à gérer. Bien qu’aucune figure ne semble pour l’instant sortir du lot pour une possible succession, un 4ème mandat pour Bouteflika ne rendrait en aucune façon service à son pays.
    Aussi, la question qui vient naturellement est : comment peut-il rester au pouvoir jusqu’en 2014 et briguer ce 4ème mandat ?
    Il faut souligner que Bouteflika souhaite inscrire son nom dans l’histoire de l’Algérie comme celui d’un bâtisseur et d’un réformateur. C’est sous son règne que le nouvel aéroport de la capitale a été construit, comme des dizaines de milliers de logements, ou l’autoroute est-ouest (900 kilomètres), le tramway et la première ligne du métro d’Alger.  »
    Toutefois son passage à la tête de l’Algérie est marqué surtout comme étant l’homme qui a maté dans le sang l’intifada kabyle de 2001 et fait montre de son incapacité ou de son refus à éradiquer la corruption.
    De plus, un départ du président Bouteflika ne garantirait en aucun cas une transition démocratique, l’armée et la DRS s’y opposeront de toutes leurs forces.
    Tant que ces deux institutions, qui dirigent le pays depuis 1962, lui accorderont leur confiance et que son état de santé le lui permette, il restera au pouvoir. Dans le cas contraire, elles prendront les mesures adéquates pour son remplacement et choisir son successeur qui devra, au préalable, faire allégeance.
    Au final que conclure ?
    1/ qu’il est certain que tout sera mi en œuvre pour éviter un raz de marée islamiste, L’Algérie a vécu cette expérience dans sa chaire en 1991 et l’histoire ne se répètera pas,
    2/ que les Algériens ne font pas confiance à l’opposition,
    3/ que le comportement actuel du régime algérien laisse à penser qu’il n’y aura pas d’ouverture démocratique dans ce pays et qu’un risque d’implosion sociale est à craindre en raison de la privation du peuple de ses droits élémentaires d’expression et de liberté,
    4/ qu’un fort d’abstention est envisageable en raison de l’absence d’une alternative viable, acceptée par le peuple algérien et qui réponde à ses attentes dans les domaines du social, de la santé, de l’enseignement, du logement, des infrastructures de base, des droits de l’homme, de l’accès à l’eau potable et au gaz de ville et à l’électricité, au travail et aux loisirs,
    5/ que l’oligarchie gouvernante applique avec rigueur et assiduité un centralisme et un totalitarisme digne des anciennes républiques communistes d’Europe de l’Est et à l’ex-URSS. Le tout étant dirigé par un pseudo parti unique, qui ne doit son existence qu’au bon vouloir d’un puissant service de renseignement qui a la main sur tous les leviers de l’Etat. Il faut dire que tous ces dirigeants, de l’indépendance à aujourd’hui, sont passés par les fameuses universités Lumumba et Lénine, les écoles ou centre d’instructions militaires et de renseignement soviétiques, est-allemandes, roumaines, bulgares, yougoslaves tchécoslovaques, hongroises, nord coréennes et cubaines ou entre les mains de leurs d’instructeurs en Algérie. Une formation stalinienne qui perdure encore aujourd’hui,
    6/ et enfin, que donc la situation politique et sociale en Algérie est grave et délicate et que ce pays, en ébullition chronique, n’est donc pas sortie de sitôt de l’auberge.
    En vous demandant de bien vouloir médiatiser et diffuser ce papier. Une réponse par courriel à cette demande serait appréciée. Cordialement. Farid Mnebhi.

  7. Rabah dit :

    Pour des raisons multiples, dont le logement est l’une des principales, les troubles, les émeutes,les manifestations violentes, les sit in violemment réprimés par la police anti-émeutes et les grèves légales et sauvages reprennent de plus belle dans plusieurs wilayas du pays.

    Mais Bouteflika, dont les courtes réapparitions après de longues absences inquiètent les Algériens et les étrangers, est absent de la scène politique et sociale algérienne malgré les évènements majeurs que le pays va vivre entre 2012 et 2014, au plus tard.

    Le raffiot “Algérie” chavire, va à la dérive et risque même de sombrer, d’un moment à l’autre, et son vieux capitaine est réfugié dans sa cabine/bunker, loin de son équipage, plus que jamais divisé sur sa succession proche et des passagers en proie à la panique grandissante à cause d’une absence totale de visibilité.
    Cette fuite en avant suicidaire de Bouteflika et de son clan de prédateurs n’augure rien de bon pour notre pays que les islamistes, boostés par les récentes “victoires” de leurs frères dans d’autres pays arabes, dont ils ont récupéré, toute honte bue, les révoltes populaires, avec l’aide de Qatar et de ses mentors américains, se préparent à cueillir dans leur escarcelle.

    Le pourrissement actuel est dangereux et ceux qui ont la noble et lourde charge de veiller à la stabilité, la sécurité et l’unité du pays pourraient être une fois encore surpris par l’évolution de la situation qui pourrait devenir incontrôlable, à tout moment.

    Bouteflika, que seul son petit koursi intéresse, s’en fout éperdument, s’il en est d’abord conscient.

    Rabi yestour bledna oua ouladna.

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