19 janvier, 2012
Béjaia: Les ouvriers de Cevital réclament leur droit à l’exercice syndical
L’unité de production agroalimentaire du groupe Cevital de Béjaïa a été complètement paralysée durant toute la journée d’hier par les ouvriers qui ont décidé de geler la production à l’effet de réclamer auprès de leur administration la mise en place d’un syndicat.
Il s’agit, a-t-on appris sur les lieux, d’un mouvement de grogne qui s’est amorcé spontanément dès la première heure de travail et qui a concerné tout le personnel ouvrier à l’exception des cadres administratifs, paralysant ainsi toute activité au niveau des deux raffineries de sucre, d’huile végétale et de la margarinerie.
Dépourvu d’un syndicat depuis la création du groupe en 1998, les ouvriers se disent “privés de leur droit le plus élémentaire”, à savoir, celui relatif à l’exercice syndical par la mise en place d’un syndicat les structurant et par lequel il sera possible de faire entendre leurs revendications à leur administration.
Des revendications pourtant nombreuses, nous fait part un ouvrier gréviste, que les ouvriers peinent à transmettre aux instances supérieures du groupe industriel faute d’une structure syndicale pour diriger le personnel ouvrier.
Interrogé sur les raisons qui ont déclenché ce mouvement de colère, l’un d’eux nous répond : “Nous voulons nous munir d’un syndicat afin de pouvoir réclamer des conditions de travail plus favorables et nous exigeons une grille de salaire et des primes à la hauteur de nos aspirations et des richesses qu’on crée pour cette société.”
Un autre ouvrier accuse le groupe Cevital de “favoritisme” dans l’octroi de primes de fin d’année. “Les cadres dirigeants du groupe ont perçu une prime de 500 000 DA en 2011 alors que nous petits ouvriers nous n’avons eu droit qu’à une prime infime à l’occasion de l’Aïd”, dénonce-t-il.
A l’heure où nous mettons sous presse, l’action de protestation spontanée des ouvriers est marquée par un certain manque d’organisation à cause justement de l’absence d’un encadrement, a-t-on constaté sur place, mais qui s’apprête en revanche à mieux s’organiser tout prochainement, indique un des initiateurs de la protestation, par, notamment, la désignation d’un comité parmi les ouvriers qui servira de médiateur entre les ouvriers et l’administration. La Dépêche de Kabylie
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